Auteur : The Dark Cyan Star

Traducteur : Severus Snape

Correctrice : Agatha Brume

Disclaimer : Les personnages et l'histoire appartiennent à leurs créateurs respectifs. En revanche, la traduction est à moi.

NdT : Hello tout le monde !

Et oui, c'est encore nous. Nous revoilà avec une nouvelle fic.

Ohhhhhhhhh vous, je le sens, vous allez me dire :

-Comment ça encore une nouvelle ?! ET LES AUTRES ALORS ?!!! Y SERAIT PAS UN PEU TEMPS DE SI COLLER A FOND ET DE LES AVANCER VOIR MEME DE LES FINIR ?!!!

Et moi de répondre sans aucune honte, ni remors, ni culpabilité mais en geignant tout de même un peu pour faire plus vrai et compatir voir pleurer dans les chaumières …

- Ce n'est pas ma faute, c'est la sienne !!! Elle me pervertie !!!

J'y peux rien moi si Tag connaît de merveilleux auteurs qui postent et vantent les mérites de confrères. Alors, comme c'est une grosse nouille en langue shakespearienne, elle m'y colle et comme elle a bon goût … tout coule de source. Si si je vous assure, elle n'a pas mauvais goût. Une preuve ??? Ok !!! Elle m'a choisi pour frère, c'est pour vous dire et moi, je l'ai choisi pour sœur fouettarde. Si si je vous promets, elle manie la langue et le verbe … je vous raconte pas nos disputes et autres.

Bon, juste pour vous dire aussi que c'est Sucubei, revenant sur FF avec une super histoire, qui balance les bonnes fics anglaises à lire. D'ailleurs, profitez-en pour aller lire la sienne là : Wolfrain , elle vaut vraiment le détour

Oh et puis encore une chose très importante, « Underneath The Starless Sky » de The Dark Cyan Star se trouve dans sa version originale là. N'hésitez pas, là encore, à aller y faire un tour.

Encore un petit truc … Nous avons demandé à l'auteur l'autorisation de traduire et de poster sa fic sur FF. Nous devons bien avouer qu'après plus d'un mois d'attente, nous n'avons toujours pas de réponse, alors nous postons … bien évidemment si l'auteur refuse cette publication nous la retirerons. Nous ne savons pas si d'autres personnes la traduisent, nous ne voulons pas empiéter sur les plates bandes de qui que se soit mais sous le titre "Sous Un Ciel Sans Etoile", il n'y a rien, alors ….

Bigbizzzzzzzzzzz


Propriété des Greyback

"T'es-tu déjà demandé comment faisait la lune pour briller autant ?"

Harry roula des yeux avec amusement devant la question de Ron. "Je crois que l'on apprend ça au collège, Ron."

Tous deux étaient allongés sur une table de pic-nic au milieu du parc, regardant le ciel. Ils rentraient tout juste de leur entrainement de course à pieds qui avait duré jusque tard dans la soirée et ils avaient décidé de se reposer sur cette engageante planche de bois avant de rentrer chez eux. La brise californienne jouait dans leurs cheveux et rafraichissait leur peau brûlante.

"Probablement dans ton école. Pas ici," rétorqua Ron en repoussant ses mèches rousses.

Harry et sa famille étaient arrivés en Californie quelques mois plus tôt, à temps pour qu'il démarre son année de terminal là-bas. C'était à cause du travail de son père pour une agence quelconque. Sa mère et sa sœur avaient été d'accord pour partir vers la côté californienne – mais lui détestait déménager. Il ne s'intégrait pas vraiment ici avec sa petite taille et son caractère calme. A l'école, il était connu comme un solitaire qui s'asseyait à l'écart en classe ainsi que pour manger. Il avait rejoint l'équipe de course à pieds car sa mère et son père l'avaient pressé de le faire et parce que courir était la seule chose qu'il appréciait ici. Il était même sacrément doué.

Deux yeux verts brillants se fermèrent et savourèrent la brise légère. C'était bon d'être allongé là après une longue journée d'école. Ron et lui s'étaient rencontrés sur la piste et se parlaient maintenant de temps en temps au lycée. Ils étaient l'opposé l'un de l'autre. Harry était calme, timide et studieux tandis que Ron était un plaisantin aimant attirer l'attention mais pas un fan des études. "Tu vois cette grande maison là-bas, derrière les arbres ?" demanda Ron.

Harry ouvrit les yeux et les dirigea vers l'endroit que pointait Ron. C'était une grande bâtisse faite de bois épais. Ce dernier semblait peler par endroit. Les fenêtres étaient noires. "Oui, et alors ?"

"C'est la maison du vieux Greyback. Tout le monde parle de lui. On dit que sa demeure est pleine de criminels et qu'il kidnappe de petits enfants." Les yeux de Ron s'allumèrent. "On dit qu'il est aussi effrayant que le père-fouettard. Il a de longues dents jaunes et des cheveux blanc et graisseux, couverts de boue et d'urine." Il baissa d'un ton. "On dit aussi qu'il sort la nuit et mange les petits animaux qui vivent dans les bois… on va jeter un œil ?" Harry blanchit devant la question et regarda la sinistre propriété avec incertitude.

"Je ne sais pas Ron… je crois que mes parents vont se demander où je suis." Ces cheveux noirs se placèrent comme par magie devant ses yeux tandis qu'il surveillait le regard amusé de Ron.

"Ca c'est l'excuse bidon numéro un qu'utilise les gens quand ils ont peur. Allez Harry, juste un petit coup d'œil à la fenêtre pour voir si c'est vrai que le vieux Greyback vit là." Harry resta silencieux tandis qu'il regardait la pleine lune comme suspendue au-dessus du manoir biscornu. "Très bien." Ron haussa les épaules, descendit de la table et attrapa son sac. "J'irais tout seul alors."

Harry resta assis sans bouger, regardant Ron prendre la direction des bois sans se soucier de rien et surtout pas de lui. Sentant des gouttes de sueur coulées le long de sa colonne vertébrale, Harry attrapa son propre sac, le jeta sur son épaule et suivit la tête rousse. "Ron… attends."

Le rouquin eut un sourire plus que suffisant lorsqu'il regarda par-dessus son épaule alors qu'il s'arrêtait pour permettre à Harry de le rejoindre. "Je savais que tu finirais par voir les choses comme moi." Bien qu'ils ne soient amis que depuis quelques semaines, Harry voyait déjà de nombreux défauts en Ron. Défauts qui le rendaient de moins en moins plaisant à mesure que les jours passaient. Harry soupira et le suivit sous la frondaison. Il devait se débrouiller avec les branches basses des arbres qui ne gênaient pas Ron. Il détestait être petit et maigre… il était comme sa mère. Même sa sœur était plus grande que lui.

Il ricana bêtement en apercevant toutes les particules végétales qui recouvraient ses mains, il les essuya sur son baggy. On ne pouvait pas dire qu'il s'intéressait vraiment à la nature ou à l'écologie… il était plutôt du genre citadin, qui aime les grandes villes et sa jungle urbaine. Bien qu'il ne soit jamais allé au nord, il avait le désir de vivre à New York et d'y trouver un travail. Il était certain de pouvoir obtenir une bourse et devenir chirurgien.

"Oh merde…" jura-t-il lorsque ses lunettes glissèrent de son nez et tombèrent au sol. Il était aussi aveugle qu'une chauve-souris sans elles, exactement comme son père. "Un peu d'aide serait la bienvenue, Ron," demanda-t-il sarcastiquement en se mettant à genoux et cherchant l'indispensable objet à tâtons.

Son ami ne répondit pas et, sans trop savoir pourquoi, Harry se figea, comme si son corps avait enregistré avant son cerveau qu'un truc clochait. Il resta immobile autant que faire se peut. Il n'entendait plus un bruit – pas de Ron écartant les branches, pas de bruit de pas. La forêt était silencieuse, comme vidée de tous ses occupants, de toute vie … et du roux aussi. Jurant, Harry fit courir ses doigts tremblant sur le sol et trouva finalement ses lunettes. A peine les posait-il sur son nez qu'il entendit Ron crier de terreur quelque part devant lui. "Ron !" Il se leva et courut en direction du cri, ignorant les branches qui lui fouettaient le visage.

La forêt commencait à se faire très dense, sa progression en devenait plus difficile, lorsqu'il entendit enfin la respiration étranglée de son ami. "H- Harry… loup !" Harry stoppa net en voyant un énorme loup gris s'approcher de Ron. S'il n'avait été en état de choc, il aurait probablement tourné les talons et courut aussi vite qu'il le pouvait mais tout ce qu'il fut capable de faire était de regarder le plus gros… loup sur lequel il est jamais posé les yeux. "Cours, Harry! Cours !" Les yeux bleus de Ron le suppliaient de bouger.

"Je ne peux simplement pas …" Il commença à reculer pendant que le loup reniflait le dos tremblant de Ron avec son museau blanc.

Le pied d'Harry rencontra une brindille qui se brisa en deux. Les larges oreilles grises du loup s'animèrent puis un regard ambre flamboyant rencontra deux yeux verts terrifiés. Tout se figea pendant quelques instants puis Harry s'agenouilla lentement en face de Ron et tendit la main à son ami sans jamais quitter le loup des yeux. Ses mouvements étaient prudents au cas où l'animal fut aussi effrayé que lui… mais il en doutait. La chose était énorme, bien plus grand qu'eux deux réunis. Ses narines flairèrent en direction de la main d'Harry avant de revenir à Ron.

Arrondissant le dos, le loup encercla les deux adolescents, gardant ses yeux méfiants sur la petite forme d'Harry. "Viens, Ron," siffla doucement le brun tandis que son ami regardait, en état de choc, le loup qui leur tournait autour. "Prends ma main, espèce d'idiot."

Une main pâle pris la sienne en tremblant et Harry le mit sur pied tant bien que mal. Tous deux se tenaient côte à côte et reculaient hors de portée du loup. Instantanément, la bête rabattit les oreilles en arrière et montra les crocs de façon menaçante. "Qu'est-ce qu'on fait maintenant ?" demanda Ron en s'accrochant au poignet d'Harry.

En voyant ce mouvement, le loup grogna sourdement et fixa son regard sur Ron en faisant un pas en avant. "Cours… maintenant." Comme un seul homme, ils se tournèrent et sprintèrent aussi vite qu'ils le purent loin du loup et de la maison. Tous deux faisaient de la course et tous deux étaient les plus rapides de l'équipe – mais Harry était le plus rapide des deux. Ses foulées étaient plus courtes que celles de Ron mais il avait la vivacité et la vitesse pour le dépasser lui et tous ceux de l'équipe… mais malheureusement il n'était pas plus rapide qu'un loup.

Regardant par-dessus son épaule, il vit le loup dépasser Ron sans s'en soucier. Ses yeux ambre étaient focalisés sur Harry et uniquement sur lui. Regardant de nouveau devant lui, il accéléra encore sa course. Son cœur manqua un battement lorsqu'il vit la forêt s'éclaircir. Peut-être que le loup ne les suivrait pas en terrain découvert ? Tout ce qu'il avait à faire était d'atteindre la lumière et…

Des dents pointues attrapèrent sa chaussure, le faisant tomber à plat ventre. Ron arriva de derrière et saisit sa main, essayant de jouer à celui qui tire le plus fort avec le loup. Ca aurait été une vision amusante s'ils n'avaient pas été en danger. Le rouquin lâcha un cri de rage et parvint à sortir le pied d'Harry de sa chaussure. Le sac à dos du brun tomba de son épaule mais, à cet instant précis, il n'en avait cure. Avec un grognement de reconnaissance, ils repartirent de plus belle mais, alors qu'ils entrevoyaient la lisière de la civilisation, une douloureuse pointe s'insinua dans le mollet d'Harry. Ne s'arrêtant pas, les deux garçons atteignirent les abords de la petite ville.

Stoppant sous les lampadaires de la rue, Harry posa ses mains sur ses genoux et essaya de reprendre son souffle. Ron faisait exactement la même chose à côté de lui, lâchant occasionnellement un petit rire. "Pourquoi ris-tu ?" demanda un Harry traumatisé.

Il leva la tête vers Ron qui s'était assis avec un sourire stupide sur le visage. "C'était hilarant." Il se mit à rire et Harry n'en crut pas ses oreilles. "Je veux dire… c'était effrayant mais maintenant que nous nous en sommes sortis vivants… merde, tu aurais dû voir ta tête !" Ron recommença à rigoler. Harry s'éloigna de lui, dégoûté.

"Parles pour toi," marmonna-t-il en regardant sa jambe qui saignait. Une coulée de sang s'épanchait de sa blessure sur sa chaussette et avait même réussi à maculer son unique chaussure. Il aimait cette paire de basket… une tachée de sang et l'autre en diner de loup.

"Harry," geignit Ron en émettant un rire de fou. "Je suis désolé."

Harry grogna et partit vers sa maison. La morsure n'entraverait pas son aptitude à courir mais son sac allait lui manquer. Il avait tout dedans. Ses chaussures de course, sa veste, son emploi du temps, ses devoirs, son permis de conduire, sa carte de lycée et son portable. Au moins, il avait toujours ses clefs de voitures. Et puis, le lycée n'était pas si loin, il pourrait y aller à pied.

Mais comment allait-il expliquer à ses professeurs qu'il n'avait pas faits ses devoirs ? "Je suis désolé, Mr Snape, mais un loup à manger mon sac." Oui, il était certain que son professeur de Chimie allait immédiatement accepter cette excuse.

Il arriva devant une villa à bel aspect et ouvrit le portail. Une allée en brique menant au porche était bordée par une pelouse parfaitement entretenue par ses soins. Sa maison avait un style à mi-chemin entre mexicain et moderne – comme la plupart de celles de la rue. Elle était de couleur sable foncé. Une seule lampe brillait à l'entrée. Son cœur rata un battement lorsqu'il se rendit compte que ses clefs étaient aussi dans son sac. Bordel de merde

Prenant une profonde inspiration, il leva le poing et frappa à la porte. Il ne pouvait qu'imaginer la tête de ses parents lorsqu'ils ouvriraient. Sa sœur se ruerait sur la porte la première puis son père, qui arriverait tout juste d'une dure journée au travail. Ils jetteraient un coup d'œil par le judas avant d'ouvrir.

Harry se retourna lorsque le battant pivota. Son père le regarda en fronçant le nez. "Harry ? Où sont tes clefs ? Pourquoi rentres-tu si tard ? J'ai essayé de t'appeler mais tu n'as pas décroché."

Sa sœur passa la tête dans l'encadrement et lui sourit. Elle pouvait être un vrai petit démon par moment. Il trouvait que le caractère de son parrain avait la fâcheuse habitude de déteindre sur elle. Sirius Black était reparti en Floride. Il manquait à Harry, de même que ses vieux amis, Hermione Granger et sa petite amie Cho Chang.

"Je me suis fait attaquer," répondit pathétiquement Harry au moment où la porte s'ouvrait en grand pour laisser passer sa mère.

"Harry." Elle tendit les bras vers lui et le fit rentrer, écartant son père et sa sœur d'une main impatiente. "Tu es blessé ?" Ses yeux verts s'arrêtèrent sur sa cheville et elle poussa un cri. "Viens chéri. Laisses-moi nettoyer ça."

Harry fut emmené de force dans la cuisine et assis sur une chaise. Sa mère alla chercher l'alcool dans la salle de bain ainsi qu'une serviette humide avant de revenir vers lui. Skyler, sa sœur, s'assit en face de lui et le regarda avec ses yeux noisette. "Qu'est-ce qui s'est passé ?" demanda son père tandis que sa mère commençait à nettoyer la plaie. Harry siffla de douleur lorsque l'alcool toucha les chairs à vif.

"Ron et moi étions en route pour la maison après un entrainement tardif quand nous avons été attaqué par un chien… un chien plutôt balèze." Il laissa de côté la partie où Ron l'avait forcé à aller à la propriété des Greyback et que c'était un loup et pas un chien. "J'ai laissé tomber mon cas à dos. J'avais pas mal de trucs dedans."

"Nous devrions l'emmener chez le médecin," dit Lily après avoir nettoyé la morsure. "Il pourrait avoir la rage." Harry émit un grognement fatigué et secoua la tête.

"Non, s'il te plait, maman. Je vais bien et je suis épuisé." Ses parents se regardèrent et acquiescèrent.

"Nous garderons un œil dessus et si je vois le moindre signe inhabituel, nous allons directement aux urgences." Harry acquiesça et se leva, regardant son mollet rougit. "Dis à ton père où tu as laissé tomber ton sac pour qu'il aille le chercher." Harry se figea une seconde et eut l'air hésitant. Devait-il dire à son père où il l'avait perdu ? Ou devait-il mentir ?

"Je l'ai perdu vers le parc… près de la sortie." Son cœur semblait lourd tandis qu'il leur servait ce mensonge et faisait sortir son père de nuit et chercher quelque chose qu'il ne trouverait jamais.

James acquiesça en se tournant pour fouiller dans le tiroir à la recherche de ses clefs de voitures. "Skyler, veux-tu venir avec moi ?" Sa sœur sauta de joie et s'approcha de lui.

"James, elle a école demain. Elle devrait déjà être au lit," réprimanda Lily en posant sa main sur l'épaule frêle d'Harry.

C'était sa famille… il était plus le fils de sa mère, que celui de son père et sa sœur était plus une fille à son papa. Harry fronça le nez pour rien – ou pour tout. Quelque chose n'allait tout simplement pas dans sa vie en cet instant précis. C'était inexplicable mais il se sentait… anxieux. "Je vais me coucher," marmonna-t-il puis il disparut sans rien ajouter.

Il descendit l'escalier qui menait jusqu'à sa chambre et s'écroula sur son lit. Sans se changer, il tomba dans un sommeil agité.


A suivre…