Chers lecteurs,

Ceci est le dernier chapitre du premier texte que j'aurai traduit. Vous ne pouvez savoir tout ce que je ressens en écrivant ces mots. Cette fanfiction, Dans les mots de Ginevra Molly Potter, a vraiment changé ma vie. Elle m'a fait découvrir une nouvelle passion, la traduction, la carrière vers laquelle je m'enligne maintenant. Autrement, je serais sans doute devenue infirmière ou enseignante (ce qui n'est pas mal, mais ce n'est pas MA vocation, c'est un choix facile et évident). Je voudrais donc vous remercier d'avoir lu cette histoire jusqu'au bout. Elle m'a touché autant que vous, elle m'a rapproché d'un personnage de Harry Potter que j'estimais beaucoup : Ginny Weasley. J'espère avoir pu vous faire découvrir un auteur de talent, Justin (Thejealousone). À bientôt pour la semi-suite.

Je vous aime tous,

Ginny374

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Chapitre 20 : Une histoire à raconter

- Est-ce que Papa a vraiment mit ta bague dans le Vif d'or?

Je m'arrêtai sur le pas de la porte de la chambre de ma fille. J'étais sur le point d'éteindre la lumière avec ma baguette. Je tournai les yeux vers le lit à la place, directement sur le visage d'une petite fille de neuf ans très curieuse qui me fixait aussi. Ses cheveux roux flamboyants tombaient sur ses épaules.

- Toi, Lily fleur, commençai en pointant un doigt accusateur sur elle, tu devrais être endormie.

Je marchais jusqu'à elle et m'assis sur le lit, les yeux toujours posés sur ma petite fille.

Elle s'assit dans le lit, son dos appuyé contre la tête de lit, ignorant le fait que son heure de coucher était passée depuis longtemps. Je n'étais pas en colère et je ne me serais pas assise près d'elle comme je l'ai fait si je l'avais été.

- J'étais endormie, dit-elle, mais là, tu en es arrivée au moment où Papa te fait sa demande.

Je caressai son front, essayant de la refaire sombrer dans ses rêves.

- Oui, ton père a vraiment mis la bague dans le Vif d'or. Ne le dis à personne, mais au fond, c'est un romantique.

Elle rigola et hocha la tête, m'indiquant qu'elle le savait déjà. J'étudiai son visage, m'étonnant de me voir autant dans ses taches de rousseur, ses yeux, ses cheveux et même dans sa façon de se tenir en ce moment.

- Maman, demanda-t-elle prudemment, combien de ce que vous nous raconter dans les histoires est vrai?

Je regardai ma belle petite fille avec amour, remarquant encore une fois à quel point elle était perspicace. Harry et moi avions toujours raconté à nos enfants la plupart des événements qui avaient marqués nos vies sous forme d'histoire avant de dormir, même si nous laissions toujours les détails plus sinistres de côté. Nous les arrangions pour qu'ils croient que ce n'était que ça : des histoires.

Quand James avait eu l'âge d'entrer à Poudlard, Harry et moi l'avions assis et nous lui avions raconté que les histoires étaient toutes vraies. Même si ça n'avait pas été très difficile de lui cacher toutes ces choses avant cela, une fois qu'il aurait eu onze ans et qu'ils partirait pour l'école, ce serait impossible de continuer à garder nos secrets, surtout quand une partie de la matière en Histoire de la Magie concerne son père. Nous avions fait la même chose pour Albus deux mois plus tôt avant qu'il ne commence Poudlard. Maintenant qu'ils étaient tous les deux au courant, nous leur avions demandé de continuer de faire croire à Lily que les histoires étaient fictives pour un peu plus longtemps.

Nous ne leur disons pas tout. Qu'est-ce qui serait amusant dans le fait d'être un Potter si vous n'aviez pas le loisir de résoudre certains mystères par vous-mêmes? Je me souviens toutes les lettres que James nous avait envoyées l'an dernier, chacune posant des questions sur une nouvelle histoire qu'il avait entendue sur son père. «Tu ne m'as jamais dit que Papa avait mené un groupe de défense illégal!», avait-il écrit une fois. Et, bien sûr, nous ne lui avions pas raconté l'histoire originale de l'AD simplement parce que nous ne voulions pas inspirer sa propre nature de fauteur de trouble.

Je réfléchis à la question de Lily et ripostai une question que moi je me posais.

- Pourquoi tu me demandes ça?

- Je vous ai entendus, toi et Papa, quand vous avez parlé à Albus avant qu'il ne parte pour Poudlard.

Je n'étais pas surprise. Elle avait hérité de mon besoin de savoir chaque petit détail de ce qui l'entourait, mais j'étais sous le choc qu'elle est attendu si longtemps avant de m'en parler. Nous avions parlé à Albus vers la fin Août. Et maintenant Novembre approchait. Je lui ai posé la question

Elle m'a fait son petit sourire innocent.

- J'avais peur que vous ne m'en parliez pas, dit-elle. Oncle Ron et Tante Hermione ne l'ont pas fait, pas plus que Grand-mère et Grand-père. Personne ne voulait m'en parler. Ils m'ont tous dit de vous poser la question.

Alors, elle avait donc essayé de soutirer des informations à tout le monde. J'aurais bien voulu que ma famille me prévienne que ma fille devenait si curieuse à propos des histoires. Maintenant, je ne savais pas trop quoi lui dire parce que je sentais qu'elle était encore un peu jeune pour savoir la vérité. Je devrais en parler avec Harry d'abord.

- Alors, Maman? insista-t-elle.

- Il est trop tard pour s'inquiéter de cela maintenant. Est-ce qu'on pourrait en parler demain matin? lui demandai-je.

Avec un mélange d'hésitation et de déception, elle hocha la tête. Je l'embrassai sur le front et tendis les bras pour ajuster son oreiller. Ma main toucha quelque chose, caché dans la taie.

- Oh, Maman…

Son visage se voila de peur, le regard qu'elle avait quand elle savait qu'elle avait des problèmes.

Je sortis l'objet mystérieux de sa cachette. Dans ma main, je tenais un livre, un livre très familier avec une couverture très familière avec un garçon qui m'était très familier sur la couverture qui avait une cicatrice en forme d'éclair, très familière elle aussi. Le titre était «Harry Potter à l'école des Sorciers», par JK Rowling. En quelque sorte amusée, je levai les yeux du livre Pour croiser le regard de Lily. Elle semblait effrayée, mais je n'étais pas en colère.

- Où as-tu eu ça, Lily? lui demandai-je, sachant déjà qu'il y avait probablement un livre manquant dans la bibliothèque du bureau de Harry.

Quand elle comprit que je n'allais pas lui crier dessus, elle se redressa.

- Je l'ai chipé dans le bureau de Papa la semaine dernière, répondit-elle. Est-ce que je vais en baver?

Je baissai de nouveau les yeux sur le livre. Elle avait marqué la page où elle avait arrêté sa lecture, environ à la moitié du livre. De tous nos enfants, Lily était la seule à avoir découvert les livres qui avaient été écrits sur son père. Pour être honnête, après toute mon expérience d'intrigues pour découvrir la vérité, je ne pouvais m'empêcher d'être fière d'elle.

- Non, Lily, répondis-je en me levant pendant qu'elle se blottissait dans les couvertures. Nous en reparlerons demain, promis.

Je m'éloignai d'un pas du lit.

Mais elle avait une autre question.

- Tu crois que le Choixpeau Magique à donner le choix à Albus comme il l'a fait pour Papa?

- Oui, bien sûr.

- Alors, pourquoi il est à Serpentard?

Je gardai le silence. C'était vrai. Même après la petite discussion qu'il avait eu avec Harry sur les choix, mon plus jeune fils avait été mis à Serpentard. Albus ne nous avait pas dit s'il avait choisi d'accepter la décision du Choixpeau, mais je suppose qu'il avait accepté le fait que la maison n'a pas autant d'importance que la personne qu'on est vraiment. De tous nos enfants, Albus était celui qui ressemblait le plus à Harry. C'est-à-dire que, aussi proéminents qu'étaient ses traits de Griffondor, ses traits de Serpentard étaient tout aussi forts.

- Je n'en suis pas sûre, répondis-je, en éteignant les bougies avec ma baguette. Si tu tiens vraiment à le savoir, tu peux lui envoyer un hibou demain.

J'arrivai à la porte et m'arrêtai, attendant une réponse, mais aucune ne vint.

- Maintenant bonne nuit, ma Lily fleur. Je t'aime.

- Je t'aime aussi, souffla-t-elle dans le noir.

Je marchais à travers les couloirs du Square Grimmauld, où les souvenirs des dix-huit dernières années étaient si forts. Je passai devant une photo de Kreattur, qui était mort très vieux, il y a neuf ans, et devant une photo de Harry et moi le jour de notre mariage, trois mois après qu'il ait fait sa demande, puis je m'arrêtai devant le bureau de Harry. Je serrai les doigts sur le livre qui était dans ma main et je frappai à la porte. Il m'invita à entrer.

La radio jouait doucement et j'entendais une voix familière parler à travers les haut-parleurs. Je m'arrêtai pour écouter pendant que Harry, qui regardait plusieurs rapports, penché sur son bureau, arrêta de fouiller dans ses papiers pour écouter ce qui se disait en onde.

- Suite au vote de la Loi contre la Diffamation l'année dernière, Rita Skeeter a été accusé de 594 actes de diffamation. Si elle est déclarée coupable des charges qui pèsent contre elle, elle devra faire face à des amendes insurmontables. Dans l'impossibilité de payer ces amendes, elle se retrouvera à Azkaban. L'auteure controversée, responsable des biographies sur Albus Dumbledore, Severus Rogue, Harry Potter et la liste est longue, est convaincue qu'elle sortira du tribunal en femme libre, mais Hermione Weasley, l'avocate du Département de la Justice Magique qui mène les poursuites, croit que c'est peut-être le dernier chapitre pour Rita Skeeter. Je vous garderai au courant des détails du procès. C'était Potterveille avec votre hôte, Lee Jordan. Gardez l'espoir; gardez la foie. Bonne nuit.

La radio continua de jouer. Levant les yeux de ses documents, Harry m'accueillit avec un sourire.

- Ginny, tu n'aurais pas pris la Carte du Maraudeur? Elle était dans un tiroir de mon bureau.

Il pointa le secrétaire sur la gauche.

Je secouai la tête.

- Tu paries combien que ces un des garçons qui l'a prise? suggérai-je, contournant le bureau pour être plus près de mon mari. Je vais devoir dire du ou trois mots à Fred sur quelles histoires en particulier il ne devrait pas raconter à James et Albus.

Harry haussa les épaules et remarqua l'objet que j'avais en mains.

- Des recherches pour ton livre? s'enquit-il, attrapant ma main et m'asseyant sur ses genoux. Tu n'as pas besoin de ça quand tu m'as, moi.

Je levai le livre et souris.

- Pas moi, Harry, dis-je. Ta fille l'a pris comme lecture de chevet.

La bouche de Harry tomba.

- Tu plaisantes?

Je secouai la tête.

- Et elle nous a entendus parler à Albus. (Ses mains me massaient le dos je fis une pause de deux secondes pour apprécier). On dirait bien que notre secret n'en est plus un.

Harry soupira.

- Je ne voulais pas qu'elle y soit exposée à un si jeune âge, dit-il. Tu te souviens de comment elle a réagi à l'histoire du basilik et qu'au moins, pour la calmer, on pouvais toujours lui dire que c'était juste une histoire.

Je roulai les yeux.

- Elle avait quatre ans quand on lui a raconté celle-là, dis-je. Elle a grandi depuis. De toute façon, dès qu'elle a décidé qu'elle veut savoir quelque chose, elle ne s'arrête pas avant d'avoir tout découvert…

J'hésitai avant de continuer.

- Au fait, Harry…

Je pointai ma baguette vers la porte et elle s'ouvrit brusquement, révélant le visage ahuri de notre seule fille.

- Va te coucher, Lily.

Elle grogna et s'engloutit dans le couloir, le bruit de ses pas faisant écho sur les murs.

Je me retournai vers Harry, qui était occupé à rire de la scène.

- C'est bien notre Lily, dit Harry en essuyant les larmes de rire de ses yeux.

Il prit le livre de mes mains et le remit avec ses compagnons dans la bibliothèque.

- Nous n'avons pas vraiment le choix, n'est-ce pas?

- Tu as fait de ton mieux pour garder les garçons jeunes aussi longtemps que possible, répondis-je, me calant plus profondément dans son étreinte. C'est seulement qu'avec elle, ça ne marchera pas. Alors, est-ce qu'on lui en parle demain?

Harry hocha la tête. Nous restâmes assis en silence pendant quelques minutes. Le doux soulèvement de sa poitrine à chaque respiration était réconfortant. J'aurais pu m'endormir dans ses bras, sur la chaise de son bureau. Mais il interrompit le silence et me demanda si j'avais regardé le courier.

- Gwenog t'a envoyé les dernières information sur le Quidditch pour te donner de quoi écrire, dit-il, me soulevant dans ses bras forts pour me remettre sur pieds. Et Albus à envoyé une lettre. J'ai pensé que tu voudrais la lire. Moi, de mon côté, je dois aller dormir si je veux pouvoir me lever tôt demain pour le procès de Skeeter.

Je mis mes bras autour de son cou et l'embrassai.

- Va dormir, Harry, et j'aurais du temps pour m'occuper du courrier avant minuit.

Harry m'embrassa une deuxième fois et quitta le bureau.

J'étais maintenant seule, assise au bureau, la radio jouant toujours doucement. Une pile de lettre m'attendait maintenant. Je pris donc la première enveloppe, qui était de Gwenog, et l'ouvris. À l'intérieur, il y avait une scène de Quidditch qu'elle m'avait envoyée. Maintenant que j'étais correspondante sportive pour la Gazette du Sorcier, je devais écrire un article et l'envoyer par la poste avant l'heure d'impression.

Sur l'image, il y avait un flash de couleur et, au ralenti, on voyait Angerona attraper le Vif d'or d'une main habile. Son badge de Capitaine était accroché sur son uniforme des Harpies de Holyhead. Je fermai l'enveloppe et décidé d'écrire l'article plus tard.

Je mis de côté de nouvel exemplaire du Chicaneur et pris la lettre qu'il y avait en dessous. J'y lus l'écriture familière de mon plus jeune fils.

Maman et Papa,

Il y a tant de choses que je découvre sur vous! Papa, tu ne m'avais jamais dit que Tante Hermione, Oncle Ron et toi, vous étiez entrés par effraction à Gringotts et vous aviez libéré un dragon! Est-ce que vous pourrez m'en dire plus quand je reviendrai à la maison?

Victoire vient me parler quelques fois, mais elle dit qu'elle ne sait pas si elle aura beaucoup de temps libre cette année puisqu'elle passe ses ASPIC. Je lui posé des questions sur Teddy, mais elle est devenue toute rouge et a refusé d'en parler. Qu'est-ce que vous croyez qu'il va se passer pour ces deux-là?

J'ai suivi vos conseils pour Scorpius et maintenant il est beaucoup plus gentil avec moi. Après que nous ayons passé cette retenue ensemble la semaine dernière, les choses se sont calmées. Plus de duels de minuit (Ce n'était pas mon idée! C'était la sienne! Je ne pouvais pas le laisser croire que j'étais une poule mouillée!).

Jillian Fields est tombée de son balai quand un Cognard malin l'a percutée. Si elle ne s'en est pas remise à temps pour le match de samedi, je pense que je vais faire les essais. Je pense que c'est stupide de ne pas laisser les Première Années entrer dans l'équipe (sauf toi, Papa, chose que tu as également oublié de mentionner!). S'ils me donnaient la chance de voler, juste UNE fois, ils verraient à quel point vous m'avez appris à être bon sur un balai.

James voulait que je vous dise qu'il est désolé de ne pas avoir écrit parce qu'il a trop de travail à l'école. Mais ce n'est pas la vraie raison! Il passe tout son temps avec Samantha Corner. Vous vous souvenez d'elle? C'est une sang-mêlée avec les cheveux aussi roux que toi, Maman. Je pense que James l'aime bien.

Rose et Fred disent bonjour!

Avec tout mon amour,

Albus

Je posai la lettre sur le bureau; les informations contenues dans la lettre m'avaient donné le sourire. J'adorais recevoir des lettres de mes enfants. C'était en quelque sorte une preuve que Harry et moi faisions du bon boulot avec eux.

Le seul courrier qu'il restait était une enveloppe que j'avais déjà ouverte la veille. Je pris la pile de papiers et relus la note qui y était attachée.

Ginny, j'ai lu les chapitres que tu m'as envoyés jusqu'à maintenant. Tu as quelques erreurs mineures de grammaire et de petits problèmes de structures, mais l'un dans l'autre, ton autobiographie est vraiment superbe. J'ai fini une boîte entière de mouchoirs quand je lisais le chapitre 12. C'est magnifique, vraiment.

Est-ce que tu as décidé de la façon de le conclure? Ça a été la plus dure des décisions quand j'ai écrit l'histoire de Harry. Tout le monde veut savoir ce que devient le héro après la bataille. Pour ton livre, j'ai pensé que tu pourrais finir sur une note plus personnelle pour accentuer son côté très privé et émotif. Peut-être ton mariage… ou la naissance d'un de tes enfants.

Tu vois le problème quand il faut conclure une histoire de cette envergure. Je suis certaine que tu penseras à quelque chose. Envoie-moi un hibou si tu as un blocage.

Joanne Rowling

En tenant le manuscrit de mon autobiographie, je me demandai ce que je mettrais en conclusion. Je l'ouvris au premier chapitre et je vis les annotations à l'encre rouge que Joanne avait ajoutées aux endroits où des corrections étaient nécessaires. Je le refermai et le mis de côté. Si je commençais à le regarder à cette heure si, je perdrais la notion du temps et continuerais à le lire et je n'aurais plus de temps pour mon article.

En plus, je savais déjà quelle conclusion je voulais.

Après avoir passer quelque temps à commenter le match de Quidditch, j'écris le jet final de mon article pour la prochaine impression de la Gazette du Sorcier. Je ballais en donnant l'enveloppe à notre hibou et je l'envoyai par la fenêtre en la regardant disparaître dans la nuit étoilée.

Quand je pénétrai dans la chambre quelques minutes plus tard, je fis de mon mieux pour être aussi silencieuse que possible. Harry avait vraiment besoin de repos, mais aussitôt que je m'assis sur le lit, je sentis une main glisser dans la mienne et sa voix pleine d'amour murmurer mon nom. Je retirai mes pantoufles et me couchai près de lui.

- Alors, tu as fini le roman? demanda-t-il.

- Non.

Je me tournai sur le côté pour lui faire face même si la nuit camouflait son visage.

- Et non, Harry, tu n'auras pas droit à un aperçu.

Depuis le début du projet, il me suppliait de lui montrer les mots de Ginevra Molly Potter, mais je lui avais refusé. Il devrait attendre que le livre soit terminé.

- Juste un tout petit…?

- Aucune chance, interrompis-je en me rapprochant de lui pour l'embrasser passionnément.

Il oublia rapidement sa requête et se perdit dans ma douce distraction. Après plusieurs minutes, je m'arrêtai, le souffle court et le cœur battant.

- Tu dois te sentir mieux, murmura-t-il, référant à ce matin quand je vomissais dans la salle de bain.

En fait, j'avais eu des nausées toute la semaine. Harry s'inquiétait et j'avais rendu visite aux Guérisseurs plus tôt dans la journée.

- En effet, répondis-je. J'ai été voir Ernie à St-Mangouste.

- Est-ce qu'il a trouvé ce qui te rend malade? fit-il en posant une main tendre sur ma joue.

Je hochai la tête.

Je pris sa main et la serrai dans la mienne. Avec un sourire, je fis doucement desce3ndre nos mains enlacées, contre mon cou dénudé, sur ma poitrine arrondie, et je m'arrêtai sur mon ventre ferme. Je dépliai délicatement ses doigts, sa paume reposant directement sur mon estomac.

- Alors, tu veux que ce soit un garçon ou bien une fille?

…………

Et maintenant, je suis assise au bureau de Harry. Il doit être environ onze heure du matin et je suis debout depuis quatre heures. J'ai passé toute la matinée à écrire ce chapitre, m'assurant que tous les détails aient du sens avant de l'emballer pour l'envoyer à Joanne Rowling.

Pendant que j'écrivais, Lily est venue dans la pièce. Elle est restée debout et m'a demandé si elle pouvait espérer avoir une petite sœur bientôt. Émerveillée par son talent pour espionner les conversations, je lui ai confirmé que c'était parfaitement acceptable. Mon esprit a vagabondé un peu; je pensais à des noms. Dora serait très joli pour une petite fille et Arthur serait un nom fort si c'était un garçon.

J'ai vu les yeux brun chocolat de Lily scanner la pièce et son regard tomber sur la bibliothèque derrière moi. Je me suis tournée, j'ai levé la main vers l'étagère et j'en ai sorti le livre. Sa page était toujours marquée à l'endroit où elle avait arrêté de lire. Je lui ai donné le livre. Elle m'a fait un grand sourire et s'est assise par terre pour le finir tout de suite.

Vous m'avez connue dans ce livre sous le nom de Ginevra Molly Weasley. Quand j'étais une petite fille, j'écoutais toutes les histoires à propos de Harry Potter, ce grand sorcier, le sauveur du monde magique, et même alors que je n'étais qu'une simple petite fille, je me suis attachée à ce héro. À l'âge de dix ans, je suis tombée amoureuse su garçon qui peuplait les histoires que Maman me racontait avant d'aller dormir.

On ne m'appelle plus Weasley aujourd'hui. Maintenant, c'est Potter. Pour une raison qui m'échappe toujours, le champion de mes histoires est devenu le champion de mon cœur, et lui aussi, il est tombé amoureux de moi. Presque deux décennies ont passé depuis le jour où j'ai pris son nom et chaque moment, depuis mon mariage en passant par la naissance de mes enfants, a été un instant remarquable dans ma vie avec l'homme que j'ai toujours aimé.

Chaque champion a besoin d'un contexte. Chaque héro a une histoire à raconter. Mais pour chaque saveur, il y a quelqu'un en arrière-plan qui lui donne une vraie raison de ce battre, et ces gens aussi, ont une histoire à raconter. Je ne sais pas si quelqu'un prendra la peine de lire ce que j'ai à dire, mais c'est mon histoire, vu de ma perspective, exprimée dans mes mots et écrite avec mon amour.

Alors que rédige ces mots en conclusion, je pense à tout ce que le futur me réserve. J'ai été une capitaine de Quidditch renommée mariée au sorcier le plus célèbre du monde. Quand je suis tombée enceinte de James, j'ai renoncé à cette vie pour en étreindre une autre, plus complète et plus significative. Bien que j'aimais énormément conduire un balai, j'aimais encore plus être une mère.

Maintenant que je suis assise à mon bureau et que j'écris ces mots, en regardant ma fille découvrir les secrets de son père, un autre enfant grandissant en moi, je vous défies de trouver une personne en ce monde qui pourrait être plus heureuse que je le suis à l'instant.

…………

Et ces mots marquent la fin de cette histoire. J'ai adoré la traduire et je vous avouerai que je verse presque quelques larmes en constatant que je viens d'achever un projet qui m'a pris deux ans à finir. Ce sont peut-être les mots de Ginevra Molly Potter, mais ce sont avant tout les mots de Justin (l'auteur). Il a l'air d'un type formidable qui s'est d'ailleurs marié cette année. Tout ce que j'espère, c'est qu'il publiera son propre roman un jour et que ce jour-là, j'aie mon diplôme en poche pour pouvoir le traduire moi-même. Comme vous l'avez constaté, il a beaucoup de talent (et c'est encore mieux en anglais!). Donc sur ces mots, je vous dis au revoir et à la prochaine. Vous avez été des lecteurs formidables. N'oubliez pas de donner des reviews (C'est quand même la fin…).

xxx¸

Alie