N/A :Je sais que « Les Larmes de l'Ange » attend toujours son dernier chapitre. Et je peux vous jurer qu'il existe quelqu'un d'encore plus frustré que vous : MOI. C'est tout de même impressionnant de savoir que j'ai le plan détaillé de ce chapitre dans ma tête depuis mai, et que je suis complètement incapable de le mettre par écrit. Ou du moins avec une lenteur insupportable… BREF.
Ma muse est un peu mourute en ce moment. Je me met devant une page blanche et ça me laisse perplexe lol. Qu'est ce que je vous poste là alors ?

Et bien, c'est une fic que j'ai commencée le mois dernier, quand j'étais encore capable d'écrire HAHAHA -- A l'origine, c'était sensée être une oneshot. Mais vue que je n'ai écrit que la première partie de ce qui devais être plusieurs parties (je vous ai dit que mes phrases craignaient mdr), je la partage avec vous, en espérant que la suite viendra XD

Logiquement, avec le titre, la citation et le sujet de ce chapitre, vous devriez comprendre le thème de cette fic, et de chaque chapitre à venir :p

Enjoy, et merci à tous ceux qui prennent le temps de me lire, et de me donner leur avis :))

Genre : Vous allez jamais me croire mais… actuellement cette fic est d'abord Romance avant d'être Angoisse mdrrr HOURA moi XD

Pairing: GSR

Rating: T

Disclaimer : Rien ne m'appartient dans CSI, mais la majorité des choses dans cette histoire sort quand même de ma tête lool.


Prends ma main, et emmène-moi au loin.


"Le plus grand bonheur que puisse donner l'amour, c'est le premier serrement de main d'une femme qu'on aime." Henri Beyle


Chapitre 1 : You had a ponytail

Tout avait débuté lorsqu'elle lui avait tendu la main, et qu'il l'avait prise dans la sienne.

Il était aisé de penser que cela avait commencé trois heures auparavant, lorsqu'elle avait posé sa première question, première d'une longue série. Lui-même serait capable d'admettre que dès l'instant où il avait entendu le son de sa voix, le timbre si particulier de sa Sara, il avait su, avait compris au plus profond de son être qu'elle était la femme de sa vie, et qu'il allait tout faire pour la faire devenir sienne.

Mais ce n'était pas exactement la vérité.

A cet époque, en ce jour d'octobre 1998 durant lequel il avait donné sa première lecture du séminaire, les notions telles que 'coup de foudre' ou 'femme de sa vie' étaient inexistantes, ou du moins enfouies sous une tonne de principes scientifiques et rationnels. Ce n'était pas qu'il ne croyait pas à l'amour. Il savait qu'il était scientifiquement prouvé que les réactions chimiques déclenchées par l'organisme face à certaines personnes pouvaient donner un sentiment d'exaltation sans comparaison.

Mais n'ayant jamais expérimenté cette sensation lui-même –ce n'était pas qu'il ne voulait pas, il était toujours partant pour une expérience- cela demeurait simplement une autre donnée de plus à classer dans un tiroir de son cerveau.

Alors, lorsque cette jeune femme avait parlé, et avait posé une question des plus intéressantes, il avait été enchanté de voir que certains de ses auditeurs étaient véritablement venu pour l'écouter, et semblaient avoir un minimum de connaissance sur le sujet. Et même lorsque les questions se suivirent au fil des heures, et que son contentement s'agrandi, elle n'avait été qu'une cérébrale de plus, comme il en avait déjà vu, comme il en reverrait encore.

Et lorsqu'elle fit son chemin jusqu'à l'estrade à la fin de la matinée, sa queue de cheval rebondissant au rythme des marches qu'elle descendait, il avait esquissé un sourire, espérant intérieurement qu'il aurait l'occasion de discuter un peu plus longuement avec elle. Et c'était sincèrement son côté scientifique qui avait parlé.

Mais voilà.

Elle lui avait tendu la main. Et avait sourit.

Si ces deux évènements s'étaient produit de façon séparée, peut-être ne se serait-il jamais fait happer aussi violemment et définitivement par cette magnifique créature.

Mais il ne le saurait jamais –et ne tenait absolument pas à le savoir- car le fait était que cela s'était bel et bien produit simultanément.

Il prit sa main dans la sienne, et fut immédiatement traversé par un frisson qui ne ressemblait à rien qu'il ait pu expérimenter auparavant, alors que son regard était hypnotisé par le large sourire qui apparaissait au même instant sur son visage.

Quelqu'un de plus rêveur et de moins scientifique aurait pu se dire qu'il venait d'être frappé de plein fouet par la flèche de Cupidon.

Mais c'était de Gil Grissom que nous parlions ici.

De Gil Grissom sentant au plus profond de son être pour la première fois de sa vie –et Dieu merci, pas la dernière- que Sara Sidle allait bouleverser son existence.

Bien sûr qu'il ne le réalisa pas, qu'il n'y pensa même pas. Ses croyances concernant l'amour et tout autre sentiments bien guimauves et perturbants étaient toujours enfouis dans un tiroir poussiéreux.

Mais il lui aurait été impossible, même avec toute la volonté du monde, de ne pas sentir ce frisson, délicieusement inattendu et complètement inconnu, et de ne pas vouloir réitérer l'expérience aussi souvent que possible.

C'est pourquoi il lui proposa rapidement d'aller discuter devant un café. Et qu'il accepta immédiatement son invitation à dîner (qui n'en n'était pas vraiment une, mais qui s'en rapprochait grandement).

Et dès qu'il le pouvait, il posait ses mains sur elle.

D'accord, le terme n'était peut-être pas le bon, étant donné qu'il n'aurait jamais au grand jamais osé littéralement poser une des ses mains sur les formes de son corps. Non pas qu'il n'en ai aucunement l'envie, au contraire.

Cela avait commencé innocemment.

Il lui tendit une tasse de café, et laissa délibérément leur doigts se frôler. A nouveau ce courant électrique, moins puissant que lors de la poignée de main bien entendu, mais non négligeable.

Il réitéra l'expérience avec divers objet au cours des jours qui suivirent –livres, magazines, journaux, tout et n'importe quoi. Lorsqu'ils entraient dans un bâtiment, il plaçait sa main dans le creux de son dos, dans un geste presque inconscient de galanterie, mais ses motivations étaient toutes autres.

Très vite pourtant, il réalisa que son envie ne s'arrêtait plus à un frôlement de leur peau ou à un bref contact de leurs épaules ou de leur jambes (cela était arrivé exactement cinq fois au cours du mois, que Dieu le pardonne).

Non, les choses avaient vite dérapé, dans son esprit au moins.

Ils visitaient un des nombreux musées de la ville, et il la regardait s'extasier devant telle ou telle œuvre d'art, son visage s'éclairant alors que ses lèvres s'étiraient dans un sourire captivé et rêveur. Et soudain, il avait la vive envie de glisser ses deux mains de chaque côté de ce visage et de l'attirer à lui, gouttant son sourire, curieux de voir si la chaleur qu'il dégageait pénétrerait son corps.

Et lorsqu'il la raccompagnait le soir à son studio, déclinant toujours son offre de rentrer boire un dernier café, son intérieur bouillait d'un désir ardant de la bloquer contre le mur, et de découvrir quelle serait la puissance du frisson lorsque leurs deux corps seraient étroitement accolés alors qu'il la presserait contre le béton. Ses mains seraient glissées dans ses cheveux bouclés dont il voulait absolument découvrir la texture, tandis qu'elle aurait enroulé ses bras autour de son cou pour mieux l'attirer à elle, approfondissant leurs baisers, noyant ses gémissements dans sa bouche.

Ceci n'était que deux des 587 scénarios qu'il avait eu le temps de s'imaginer durant ce mois d'octobre 1998, deux parmi les 795 582 autres scénarios qu'il s'inventerait ensuite entre octobre 1998 et mai 2005.

Et c'était mal. Très, très mal. Il le savait parfaitement, c'était pourquoi il ne céda jamais à la tentation, bien qu'elle eu réitéré ses tentatives avec véhémence.

Désirer la toucher, avec tellement de force que c'en était presque douloureux. Refuser de céder, garder ses distances autant que possible, plaçant une cinquantaine de murs entre eux, dans l'espoir que cela écraserait toute envie ou besoin, physique ou émotionnel.

Deux réactions totalement paradoxales. Destinées à se percuter encore et encore, aucune ne parvenant à surpasser l'autre, approfondissant la blessure à chaque nouvel à-coup.

Lui demander de rester à Vegas. Passer toute une année à continuer les effleurements et le flirt totalement 'innocent'.

Lui avouer qu'il ne s'était jamais intéressé à la beauté avant de la connaître. Car la beauté n'existait que dans les traits fins de son visage, dans la pureté de son sourire, dans l'éclat de ses yeux.

Et puis s'éloigner, la repousser. Lui dire d'avoir une vie en dehors du travail, une vie dont il ne devait plus faire partie, et la punir ensuite en la rejetant encore plus, parce qu'elle avait osé lui obéir.

Paradoxe, destin et douleur.

Une bonne définition de leur relation durant ses premières années.

Et tout avait débuté lorsqu'elle lui avait tendu la main, et qu'il l'avait prise dans la sienne.


N/A : J'ai commencé cette histoire car il est évident qu'en ce qui concerne le GSR, à chaque fois qu'ils se sont pris la main d'une façon ou d'une autre, ça signifiait quelque chose de plus profond :p J'envisage d'explorer ces moments, d'utiliser mon imagination (quand elle reviendra HAHA) pour en rajouter des inédits aussi.

Laissez-moi savoir si ça vous intéresse ;-)

Take care !!

PS : Le titre du chapitre, c'est une phrase de Grissom à Sara dans le 8x02, lorsqu'ils parlent de leur première rencontre. 'Tu avais une queue de cheval'. Awwwww ¤guimauve¤