N /A : Viiiiii je saiiiiiiiiis ça fait environ…8 mois que je n'ai pas mis à jour cette histoire mais, levez la main si ça surprend quelqu'un…mdrrr

HumHum, anyway :) Je n'ai plus d'autre histoire GSR en route, pas de oneshot imminente à écrire, et malgré le fait que j'ai tenté d'arrêter d'écrire sur eux (voulant tenter autre chose quand même), et bien j'ai complètement échoué XD A nouveau, ce n'est pas surprenant lol. J'adore vraiment trop les écrire, ils sont comme une (délicieuse) drogue pour moi, donc voilà, j'avais besoin de ma dose, donc j'ai continué cette histoire ! :D

J'espère que ça vous plaira :))

Genre : Mmmmmm assez appréciable je pense, pour ce chapitre :p

Pairing: GSR

Rating: T

Disclaimer : Rien ne m'appartient dans CSI, mais la majorité des choses dans cette histoire sort quand même de ma tête lool.


Prends ma main, et emmène-moi au loin.


Chapitre 3 : Someone young and beautiful shows up

Les tâches de rousseurs formaient une ligne discrète et éparpillée sur son nez et le haut de ses joues.

Et cette constatation l'étonna.

Ce n'était pas le fait qu'il puisse observer la forme de chaque grain se dessinant sur sa peau pâle qui le surprenait. La proximité de leurs visages était telle qu'il aurait été difficile d'en être autrement. Mais étant donné l'obscurité du couloir, une telle netteté était bel et bien…étonnante.

Pourtant, rien n'était aussi désarçonnant que le fait qu'il puisse avoir ce genre de pensées maintenant.

Mais ancrer dans un coin de son cerveau chaque détail de cet instant était plus fort que lui. Connaissant son métier, c'était même à prévoir. Bien que la sensation que provoquait cette observation (presque) silencieuse n'ait absolument rien à voir avec ce que la mise en pratique de son travail pouvait lui apporter.

Ses tâches de rousseurs, la forme et l'aspect de ses lèvres, si proche, et son souffle, son souffle sur son propre épiderme, qui envoyait de nouveaux frissons d'anticipation à travers son corps.

C'était ce souffle qui brisait en partie le silence pourtant crépitant qui régnait autour d'eux. Ses lèvres étaient légèrement entrouvertes, dans un appel muet et impatient, et chaque bouffée d'air qui s'échappait d'elle avait un tintement rauque, mélange d'appréhension et d'excitation, qui ne faisait que rendre l'instant encore plus chargé de tension. Et tout ce qu'il désirait dans l'immédiat, c'était mettre fin à cette torture, et finalement goûter sa saveur

Mais les choses n'auraient jamais dû se dérouler ainsi.

C'était vraisemblablement la faute du vin, qu'ils avaient consommé d'une main légère durant leur dîner 'd'adieu'. Qu'il avait surtout consommé, pour être exact.

L'alcool avait toujours eu sur sa raison un pouvoir inhibiteur impressionnant et terrifiant. Tout comme Sara Sidle avait sur l'ensemble de son être un pouvoir sans limite, et totalement terrorisant.

C'était définitivement la faute du vin.

Ou bien peut-être de l'ascenseur. Car avant l'ascenseur, il aurait pu se contenir, et jamais il n'aurait rempli (à plusieurs reprises) son verre du liquide rougeâtre au diner. Et surtout, jamais, jamais, jamais il ne se serrait retrouvé accolé ainsi à elle, contre la porte encore verrouillée de son appartement.

Mais l'ascenseur avait été plein, et elle avait été trop proche. Lui, dos à la cloison, elle, dos à lui.

L'année passée, il avait eu à plusieurs reprises l'occasion d'enregistrer brièvement son odeur. Une bouffée de senteurs agréables et naturelles qu'il savait posséder des vertus envoûtantes et dangereuses; c'était bien pourquoi il avait tout fait pour éviter de s'y perdre. Mais dans cet ascenseur...

Dix étages à grimper, avec un arrêt à chaque pallier, où des employés sortaient et rentraient avec la même cadence, empêchant la cessation de cet accolement forcé. Il n'était qu'un être humain après tout, et des prises d'oxygènes régulières étaient obligatoires pour assurer sa survie.

Mais lorsqu'il inspira véritablement l'odeur de ses cheveux, la mort, délicieusement tentante et agréable, lui sembla bien proche.

Elle avait un parfum de fruit exotique, qui de façon non surprenante lui convenait parfaitement. La fragrance était assez légère pour ne pas être trop envahissante, mais elle était définitivement puissante. Connaissant sa conscience professionnelle, ce ne devait pas être le résultat d'un produit chimique couteux dont elle se serait aspergée, mais seulement de son shampoing. Et comme tout chez elle, il était douloureusement parfait, et emplie de tentation silencieuse. De façon assez compréhensive, à partir de cet instant, il souhaita être immunisé contre son odeur, de la même façon qu'il n'était plus incommodé sur les scènes de crimes depuis des années.

Mais bien entendu, il avait conscience de l'opposition totale de ces deux senteurs.

L'ascension vers le bureau du présumé suspect sembla durer des heures. Le moment le plus difficile fut entre le sixième et septième étage. Plus de personnes entrèrent que ne sortirent, et le dos de Sara vint inexorablement s'accoler totalement à lui. Il se récita à toute vitesse les noms latins de tous les spécimens accrochés aux murs de son appartement de Vegas, tentant d'ignorer la chaleur de sa chair contre la sienne; ou la façon dont elle se mordilla la lèvre, put-il voir, lorsqu'elle tourna suffisamment la tête pour qu'il puisse observer une partie de son profil. Elle avait manifestement rougi, et ce mordillement nerveux et inconscient était une preuve de ce que cette situation devait provoquer en elle.

Oui, l'ascenseur avait définitivement joué un rôle important dans ce qu'il était entrain de se dérouler dans ce couloir sombre.

Mais la faute ne reposait pas seulement sur lui. Il savait que cette situation remontait à plus d'un an auparavant, lorsqu'elle était apparue dans sa vie.

La preuve la plus évidente de cette prise de conscience la concernant était la façon dont il n'était pas rentré une seule fois en contact avec elle durant ces treize mois. Ce n'était pas l'envie qui lui avait manqué, pourtant.

De l'appeler, de simplement lui envoyer un email. Mais il ne l'avait jamais fait, car elle était dangereuse. Il n'aurait pas été capable de se l'expliquer, mais il le savait. Après quelques mois, la vie avait eu raison de ses pensées incongrues, et cette attraction étrange s'était apaisée.

Lorsque Mayer -un vieil ami, sous directeur du labo de San Francisco- l'avait contacté pour réquisitionner ses talents d'entomologiste, il n'avait à aucun moment réalisé que cela signifiait qu'il y avait une forte probabilité pour qu'il la revoit. La probabilité pour qu'elle soit investigatrice sur l'enquête était beaucoup plus faible, et pourtant...

Sa collègue lui avait donné le nom de ses deux autres collaborateurs, et certes, il avait été pris de court, mais pas déstabilisé pour autant.

Treize mois avaient passé. Treize mois sans aucun contact. Et l'atmosphère de légèreté qui les avait entouré durant son séminaire ne serait certainement pas présent ici, car c'était autour de la mort d'innocents qu'ils seraient réunis cette fois.

Non, sincèrement, elle n'aurait aucun pouvoir sur lui. Il en était profondément persuadé.

Jusqu'au moment où il arriva à sa porte et qu'il la revit, assise devant une succession de photos.

Comme le jour de leur rencontre, ses cheveux étaient attachés, bien qu'ils soient seulement retenus par une pince, comme une coiffure faite à la va-vite pour éviter d'être dérangée par la présence de ses mèches bouclées. Son teint avait toujours cette même complexion un peu trop pâle, qui prouvait qu'elle passait la majorité de son temps enfermée plutôt que dehors.

Mais surtout, ses yeux étaient fermés, et une expression de profonde impuissance était dessinée sur ses traits.

Observer minutieusement quelqu'un pendant un instant quelque peu rallongé après plusieurs mois d'absence n'avait rien d'anormal en soit.

Mais la formation violente et soudaine d'un creux dans sa poitrine, et surtout du frisson d'excitation et d'étrange... soulagement qui le traversa, cela n'était pas normal. Du tout.

Il se sentit sombrer un peu plus lorsque, après avoir frappé pour signaler sa présence, elle tourna la tête et connecta son regard au sien.

Alors qu'ils débutaient un échange à première vu tout à fait innocent, il pria silencieusement pour que la gravité qui semblait toujours l'habiter du fait de son enquête ne la quitte pas, et que cela empêche ses lèvres de s'étirer.

Car si Sara lui souriait...il serait tout simplement et définitivement perdu.

Dieu, qu'il fut bon de se perdre.

OoOoOoOoO

La seule chose qui pourrait les sauver de cette situation serait que l'un d'eux parle. Que l'un d'eux exprime à voix haute la gravité de ce qu'ils s'apprêtaient à faire.

Il était sincèrement convaincu que la manifestation d'un autre son que leurs respirations courtes et impatientes serait sa porte de sortie.

Et encore une fois, il n'aurait pas pu se tromper davantage. Car elle parla, oh oui.

« Griss... »

Son nom s'était échappé de ses lèvres, toujours si proches, et la supplication qui résonnait dans ce murmure rauque et implorant s'infiltra en lui, vibrant dans chaque fibre de son être, et la faim qui s'entendait clairement dans sa voix se reflétait également avec perfection dans ses yeux légèrement vitreux.

Il réalisa donc très, très rapidement qu'il avait eu tord. Au lieu de ramener ses pieds sur terre, sa raison se tapit encore un peu plus au son de sa voix, laissant alcool, adrénaline, et surtout désir, prendre le contrôle.

Cependant, il ne se jeta pas sur elle telle une bête affamée-ce qui n'aurait pourtant déplu à aucun d'eux. L'étrange ivresse qui l'habitait lui donnait l'impression d'être en possession d'un pouvoir unique et tout puissant. Le pouvoir de faire d'elle ce qu'il voulait, de l'avoir à sa merci, et d'être le seul pouvant décidé de la façon dont les choses allaient évoluer.

Dans ce genre de situation, beaucoup se serait donc tout simplement jeté sur elle telle une bête affamée. Mais Gil Grissom était bien connu pour se détacher de la normalité.

Car il ne pouvait pas nier le fait qu'en temps normal, c'était elle qui possédait tout contrôle sur lui. Elle l'avait totalement envoûté, il était sous son emprise, et il détestait ça avec tellement de force. Mais pas ce soir.

Alors, au lieu de lui donner immédiatement ce qu'elle voulait -c'est à dire lui- il prit son temps, et décida de l'analyser avec encore plus d'acuité. En toute sincérité, il espérait surtout comprendre pourquoi elle avait un tel effet sur lui.

Ses deux mains, qui avaient jusqu'à présent reposées contre la porte, l'entourant et l'emprisonnant, bougèrent. Alors que la première se glissa dans le creux de son dos, déclenchant un violent frisson contre sa paume, la deuxième alla se perdre dans la masse bouclée et satinée de ses cheveux, son pouce effleurant volontairement la peau douce de sa joue. Le souffle tremblant et gémissant qu'elle émit immédiatement à ce toucher le poussa sans hésiter à commettre le geste suivant.

Il attira enfin son visage au sien, avec une lenteur insupportable et volontaire. Mais ce n'était pas pour embrasser ses lèvres, non. Pas encore. Il n'allait pas céder aussi facilement. Il glissa ses lèvres sur sa tempe, tout en inspirant profondément, alors qu'elle agrippait sa chemise, se nichant volontiers contre sa chaleur. Son odeur était plus puissante et entêtante que jamais, le désir qui s'échappait d'elle rajoutant une fragrance chaude qui n'appartenait définitivement qu'à elle.

Cela aurait dû être le déclencheur final. Moins de trois minutes plus tard, ils auraient dû se trouver de l'autre côté de la porte, voir de même de l'appartement, se déplaçant vers la chambre à coucher d'une démarche instable et précipitée, semant vêtements et gémissements le long du chemin.

Mais il n'en fut rien, car il s'avéra que Grissom avait raison. La manifestation d'un autre son que leurs respirations courtes et impatientes fut sa porte de sortie.

Celui d'une sonnerie de téléphone.

Ce bruit inattendu les figea tous deux. Les doigts de Sara se crispèrent un peu plus contre son torse, alors qu'il relâchait sa respiration contre son oreille. Le téléphone continua de sonner, et il réalisa très vite que ce n'était pas le sien.

Avec un grognement de pur mécontentement, elle le relâcha enfin pour pouvoir aller se saisir de l'appareil en question, le remontant rapidement à son oreille libre.

« Allo ? Oh, Thomas ! »

La note d'étrange panique qui résonna dans sa voix déplu immédiatement à Grissom, qui sentit son estomac se tordre désagréablement. Ce sentiment ne s'arrangea pas lorsqu'elle continua :

« Non non, je ne suis pas occupée, je viens de rentrer, le diner s'est terminé plus tôt que- … En chemin ?? … Bien sûr que non ça ne me dérange pas, c'est juste que- …Je sais, j'ai été très prise avec l'enquête… Tu me manques aussi. Okay. A tout de suite, alors. »

Elle raccrocha, avant de se tourner vers Grissom, qui l'avait rapidement relâché lorsqu'il avait pris conscience de l'identité de son interlocuteur.

Malgré la pénombre du couloir, il pouvait clairement noter la rougeur de ses joues, et il se doutait avec amertume que cette coloration n'était plus due à sa proximité, si ce n'était pas la gêne qu'il devait provoquer à présent.

« Je…je suis désolé, j'aurais dû t'en parler, je…tu… » Bafouilla t-elle, tout en commençant à fouiller frénétiquement dans son sac, à la recherche de ses clés de toute évidence.

Il aurait aimé pouvoir se mettre en colère. Il aurait plus qu'accueilli ce sentiment de déception et d'énervement que la situation aurait dû provoquer en lui. Mais en réalité, s'il était tiraillé entre deux émotions, la colère n'était pas l'une d'entre elle.

Une partie de lui, étrangement et extrêmement possessif, ne voulait qu'une chose : Reprendre les choses là elles avaient cessé moins de deux minutes plus tôt. La plaquer à nouveau contre cette porte, avec un mélange de violence et de passion, et l'embrasser avec ardeur jusqu'à ce qu'elle se liquéfie entre ses bras. Qu'il la fasse gémir, à l'exact moment où le bellâtre qui avait la chance de partager sa vie pénétrerait dans le couloir, pour constater qu'elle n'était plus sienne.

Mais ce sentiment n'était pas digne de lui. La résignation, pure et simple, voilà ce qui lui convenait.

Elle était si jeune. Il n'était vraiment pas surprenant qu'elle soit engagée dans une relation avec un homme, sans aucun doute beaucoup jeune que lui. Il ne pouvait même pas lui en vouloir pour ne pas avoir mentionné ce fait durant les sept jours qu'ils avaient passé ensembles, car il aurait dû s'en douter. Elle était trop jeune, trop belle, intelligente et tentante pour qu'il puisse s'autorisé à espérer quoi que ce soit.

Il était plus facile de se laisser envahir par cette âcre acception, que de laisser la jalousie prendre possession de sa raison.

« Ne t'excuse pas. » finit-il donc par répondre, lui venant en aide. Et le manque d'accusation dans sa voix la fit stopper l'exploration de son sac, et elle releva enfin les yeux vers lui. « Il se fait tard, de toute façon, et je dois être à l'aéroport à l'aube demain matin. »

Elle le regarda sans rien dire, sincèrement surprise, interloqué, et toujours clairement coupable.

« J'ai beaucoup apprécié de travail à tes côtés, Sara. Et c'était un plaisir de pouvoir te revoir. Prends soin de toi, et bon courage pour la suite. »

Il commença à se retourner pour s'éloigner vers l'ascenseur, lorsqu'elle se saisit de sa main.

« Grissom… »

Il se tourna vers elle, l'envie de l'attirer à lui devenant trop rapidement plus forte que son besoin de la laisser. L'expression qui déformait les traits fins de son visage lui prouvait qu'elle aurait voulu dire plus, beaucoup plus, que de simplement prononcer son nom d'une voix étranglée. Mais elle était une jeune femme réellement brillante et intelligente. Elle devait elle aussi comprendre la signification de ce qu'il tentait de lui dire sans un mot.

Qu'il était temps pour elle de le laisser partir, car il ne ferait rien de plus ce soir. Ou même dans un quelconque futur. Elle comprenait également qu'il n'y avait aucun ressentiment dans cette décision.

Seulement beaucoup trop de regrets.

Alors, elle serra ses doigts entre les siens, et murmura : « Appelle-moi… Ou écris-moi… »

Et il serra sa main dans la sienne, sans dureté, sentant ce même frisson qui l'avait parcouru le jour de leur rencontre, traversé son corps.

« Je le ferais. »


N/A : Le titre de ce chapitre est tiré du magnifique monologue de Grissom dans 'Butterflied', 4x12 :))

A partir de maintenant, la suite de cette histoire se déroulera dans la continuité de la série :) Je ne vais absolument pas écrire sur chaque épisode, sûrement un ou deux par saison :p Ou des passages entre épisodes/saisons, qui sait XD Pas de promesse concernant la prochaine mise à jour, vous vous doutez de ce que ça donnera sinon (sifflote)

Bref bref, si vous êtes toujours intéressé, n'hésiter pas à me le dire ! :D J'espère que vous avez apprécié :)