Titre : Ah, la frustration !
Auteur : ylg
Base : Spirou & Fantasio
Personnage : Fantasio ; mention de quelques autres
Genre : gen-ish tirant vaguement sur l'angst
Gradation : PG / K-plus
Légalité : propriété de plein de monde chez Dupuis mais pas de moi ; je ne cherche ni à manquer de respect ni à tirer profit.

Thème : « S'en mordre les doigts » pour 6variations
Continuité : fait référence à plusieurs albums, plutôt des époques Fournier puis Tome & Janry et pfou, ça me fait suer de tout lister pour un truc si court
Nombre de mots : 400+

oOo

Fantasio est un bon garçon, bien élevé, avec peut-être un peu moins de principes que son ami Spirou mais quand même plein. C'est un bon garçon, mais il n'est jamais le meilleur.

Les honneurs sont toujours pour d'autres ; c'est Spirou le héros. Il se fait passer devant par d'autres reporters... y compris des filles ! Seccotine plein de fois, Ororéa aussi. Et puis les filles lui passent à côté. (Il ne fait plus la liste de ses ratages. Quant à ses succès ? Marie-Chantal ne compte pas ; elle a cédé à la cause, il a tout fait à travers de la caméra et rien de ses mains. Et cette fille à Papeete, qu'il a évidemment laissée au port, il a finalement oublié son nom depuis.)
Ah, la frustration ! C'est à s'en tordre les mains, s'en mordre les doigts, s'en taper la tête contre les murs.

Par moments il a la certitude de ne même pas être le personnage principal de sa propre vie.
Il se laisse marcher dessus. À cause de quoi ? Des principes que lui a inculqués sa famille ? Et pour ensuite trouver à redire sur ce qu'il en tiré ?
Il a décidé de couper court aux réunions de famille pesantes, pour le bien que ça lui faisait d'entendre les commérages : Oh oui le cousin Zantafio est un voyou mais au moins il a réussi dans la vie, il a fait de grandes choses.
Alors que lui, apparemment il a trop de morale et pas assez de mordant. De la galanterie, du fair-play, de la loyauté, et de la crédulité aussi. C'est comme ça qu'il s'est fait rouler dans la farine par tellement de nanas.

D'ailleurs même s'il suivait l'exemple de Zantafio et tournait mal, il ne ferait même pas un voyou convaincant.
(Il y a eu cet épisode dans la jungle maudite dont il n'est pas fier du tout. Ça n'était même pas sa faute mais il s'en sent coupable quand même. Et même enragé, après avoir commis méchanceté sur méchanceté, c'est quand même lui, pour une fois, qui a sauvé Spirou, mais il ne trouve pas que ça le rachète pour autant. Une chance, quand même, qu'il n'ait pas réussi à devenir un monstre !)

Alors voilà. Un gentil garçon, mais jamais assez bon. Toujours deuxième, toujours le faire-valoir, et il ne s'aperçoit même pas que s'il n'était pas là pour servir d'appui aux autres, héros ou rivaux, ces autres n'iraient pas bien loin tous seuls.