Bonsoir tout le monde !

Voici la suite ! Vous me direz ce que vous en pensez !

Bonne lecture :)


Le caméléon soupire, et consent à quitter la porte, sachant que, cette fois, la Miss n'essaierait pas de sortir. Le ton direct qu'elle a employé montrant que sa patience a d'ores et déjà atteint ses limites et qu'elle compte bien avoir quelques explications. A peine cinq minutes ensemble, et ils se chamaillent. Ils le seraient sûrement encore sans l'intervention de la jeune femme. Jarod s'approche de sa chasseresse, laissant tout de même un peu de distance entre eux. Miss Parker croise aussitôt ses bras au niveau de sa poitrine, comme pour mettre une barrière supplémentaire pour les séparer, tandis qu'il cherche au fond des ses yeux couleurs océan par où commencer.

- Je suis désolé, souffle-t-il gentiment.

Tout d'un coup, sans prévenir, ce qui déstabilise un instant la jeune femme, prise au dépourvu. Cependant, elle ne scille pas et regarde sa proie avec agacement. Malgré tout, les excuses du p'tit génie la touche profondément, mais en aucun cas elle lui laissera savoir.

- Ce n'est pas le moment Wonder Boy ! Tu as chaque misérable jours de ta vie prochaine que tu vas passer au Centre pour espérer que je te pardonne. Pour l'instant, j'attends des explications ! lance-t-elle d'un trait.

- Très bien, répond Jarod peu surprit par l'attitude de sa Némésis.

Il dépasse la jeune femme et va s'asseoir sur le bout du lit. Elle se contente de le regarder faire en pivotant sur elle-même pour rester face à lui, gardant la même posture qui lui donne une allure dominante. Il comprend qu'elle n'a pas l'intention de le rejoindre et décide que ça n'a pas grande importance pour le moment. Tout ce qui compte à l'instant c'est ce qu'il a lui dire et la lueur de détermination qu'il lit dans les yeux de la Miss qui ont prit une teinte gris acier…impénétrable. Sentant qu'elle allait finir par taper du pied s'il continuait de ne rien dire, il se décida...

- Comme tu as dû le remarquer en lisant mes notes, j'ai recherché les rouleaux, dit-il, non sans une once de reproche. Seulement, je n'ai toujours pas trouvé leur localisation. J'ai fait des recherches dans les fichiers du Centre, et j'ai découvert qu'ils avaient, eux aussi, tenté de les repérer. J'en ai déduit qu'ils avaient peut-être mit la main dessus avant moi...

- Donc tout ton plan, de m'enfermer avec Laurel et Hardy, ainsi que, je présume, mettre hors-jeu l'Oncle Fétide et son nouveau toutou, c'était bien pour aller dans la gueule du loup récupérer des présumés prophéties… !

- Pas seulement, avoue le caméléon doucement.

- Ton « pas seulement » signifie peut-être que je vais savoir pourquoi tu as un dossier entier sur mon petit frère, remarque la jeune femme sur un ton ironique, cependant curieuse.

- Il n'est pas ton petit frère, rectifie hésitant Jarod.

- Mon neveu..., corrige alors la Miss en appuyant bien sur le second mot pour montrer son agacement.

- Il ne l'est pas non plus..., la contredit une nouvelle fois le jeune homme, la voix chevrotante.

- Quoi ! Sauf, si par là tu veux dire que ni Raines, ni Mr Parker ne sont mon père ce qui pour une fois me rendra contente de t'avoir parlé, je ne vois pas où tu veux en venir...

- Tu ne t'es jamais demandée comment Mr Parker avait pu avoir un enfant si déjà au moment de ta conception il avait des problèmes de ce côté là…, commence-t-il incertain.

- Non..., confesse-t-elle perdue.

Pourquoi aurait-elle remit en doute la parole de son père…Mr Parker. Non la vraie question c'est : pourquoi ne l'a-t-elle pas fait, se réprimande-t-elle intérieurement.

- Et de ce fait comment Brigitte avait pu tomber enceinte…malgré que dans son dossier médicale elle soit stipulée stérile.

- C'était un faux dossier, interjette-t-elle.

- Oui, mais pas sa stérilité...

- Tu veux bien arrêter de tourner autour du pot ! Tu veux en venir où à la fin ?

- Juste au fait que ni Mr Parker, ni Brigitte, ne sont ses vrais parents.

- Tu divagues, j'ai fait accoucher mon adorable belle-mère, je peux t'assurer que cet enfant est le sien !

- Non. Elle a était inséminé. Elle a simplement servit de mère porteuse...

- Mon Dieu…, murmure la Miss en appuyant une de ses mains contre sa bouche.

Loin d'éprouver de la compassion pour cette femme qu'elle a détestée. Mais de la pitié. Le mot « servit » n'a jamais été si vrai. Elle comprend à présent pourquoi son père n'a pas été affecté un instant par la mort de sa nouvelle femme. Tout ce qui l'intéressait c'était son héritier, qui d'après Jarod ne l'est pas réellement. Il a toujours contrôlé la vie des gens, toujours manipulé. Oui c'est de la pitié qu'elle ressent pour la femme blonde qui n'a été qu'un pion de plus dans le jeu de Mr Parker.

- Qui sont ses parents alors ? demande-t-elle soutenant le regard de Jarod.

- Je ne sais pas encore qui est sa mère, je ferai des tests ADN pour le découvrir. Elle n'est indiquée dans aucun des dossiers du Centre. Du moins en ce qui concerne ceux informatiques.

- Tu as donc bien l'intention d'aller le chercher. Pourquoi ? Tu ne crois pas que c'est à moi de le faire. Même s'il n'est pas mon frère, ou mon neveu, je le considère tout de même comme de ma famille.

- ...

Le caméléon ne répond pas, se contentant de baisser les yeux, ne pouvant pas maintenir la connexion entre leurs regards. Miss Parker entre-ouvre la bouche, ayant peur d'avoir comprit tout ce que Jarod vient de lui dire. Elle ne cesse de se répéter que c'est impossible. Mais c'est le Centre. Le seul moyen d'avoir la réponse à sa question, c'est de la poser à l'homme assit en face d'elle. Elle va donc prendre place à ses côtés et demande d'une voix étonnement douce :

- Qui est le père Jarod ?

L'interpellé relève légèrement la tête, plongeant son regard dans le sien. Elle y lit aussitôt la réponse, et ne peut faire qu'une moue désolée. Le caméléon l'a déjà regardé avec ses yeux là, ceux de chiots tristes, ceux qui la font fondre lorsqu'elle lui court après. Mais à cet instant, elle ressent seulement de la peine, de le voir si perdu de le voir ne pas contrôler la situation…

- Il est de toi…, souffle-t-elle, n'attendant pas de réponses.

Le jeune homme se contente d'hocher la tête, elle comprend qu'il n'a pas encore bien réalisé qu'il était papa. De tous les changements que ça implique dans sa vie, en commençant par le fait de faire sortir son fils du Centre. La Miss éprouve une pointe de jalousie. Jalousie parce que cet enfant va pouvoir vivre libre, loin de la Maison des Horreurs, mais aussi parce qu'elle n'a plus aucun droit sur lui désormais. C'est l'enfant de Jarod et de Dieu seul sait qui ! marmonne-t-elle pour elle-même.

- Je vais faire quoi avec un enfant ? interroge le caméléon désorienté ce qui fait sursauter légèrement la jeune femme.

- …

- Je m'en veux de penser ça. Je devrais être heureux. Je suis papa…Je suis papa…

Comme si le répéter plusieurs fois l'aider à l'accepter, mais il sait que ça ne marche pas, ayant essayé cette méthode plusieurs fois auparavant.

- Je ne sais même pas qui est la mère…Et quel genre de vie je peux offrir à un enfant, avec le Centre qui me court après, une famille à moitié recomposée…

- …

Elle ne répond rien, sachant que Jarod à besoin d'exposer ses sentiments à voix haute. Elle n'a pas l'habitude de le voir si déstabilisé, si incertain.

- Je ne veux pas qu'il vive dans la crainte, mais je ne peux pas le laisser au Centre non plus. Je ne sais pas comment je vais faire une fois que je l'aurai. Je voudrais qu'il soit élever dans l'amour, et je ne sais même pas si je peux lui offrir ça, achève-t-il en se prenant la tête entre les mains.

La Miss l'observe un instant, cherchant la bonne chose à dire. Ce qu'elle doit s'autoriser ou non à dire.

- Jarod…, chuchote doucement la jeune femme en apposant une main sur l'épaule du caméléon pour attirer son attention.

Il redresse la tête. Les yeux brillant, le souffle de Miss Parker en est coupé. Cependant, elle n'en est que plus déterminée pour dire ce qu'elle souhaite...

- Jarod, réitère-t-elle avec la même douceur. Je suis sûrement mal placé pour te dire ça, mais si dans les gens que je connais il y a quelqu'un qui peut donner de l'amour, c'est toi. Tu pourras rendre heureux cet enfant. Tu vas rendre heureux cet enfant. C'est ton fils. Tu es un caméléon, tu sauras comment t'y prendre. Et puis en ce qui concerne le Centre, tu as déjà fait tes preuves en matière de disparition des radars…

- Parker…

- Je veux que tu prennes soin de cet enfant, le coupe-t-elle le regard un peu embrumé en levant sa main pour l'empêcher de continuer. Ca fait plusieurs mois que je le cherche déjà, je suis ravie que tu l'aies trouvé. Je suis heureuse que tu sois son père, il va pouvoir avoir une vraie vie, du moins un semblant...

- Merci, sourit Jarod à l'attention de sa chasseresse. Donc, quand les portes s'ouvriront, tu vas me laisser partir ?

- Non, répond-elle en rendant un léger sourire au caméléon. Tu vas t'enfuir.

Le p'tit génie émet un rire, amusée par la Miss. Sa chasseresse n'est jamais loin, du moins les règles de leur jeu ne s'estompent jamais complètement. Donc elle ne le laisse pas partir, mais c'est lui qui lui échappe. Cette fois la jeune femme lui renvoie un sourire éclatant. Jarod n'en est que plus heureux. Il se sent plus léger, et tout ça grâce à Miss Parker.

- Tu sais, tu pourras toujours le voir, je comprends que tu tiennes à lui, propose-t-il.

- Il a une mère, précise-t-elle.

- Je ne la trouverais peut-être jamais...

- Probablement que si en fouillant dans les dossiers du Centre. De toute façon je ne joue pas les mamans ! Et une fois que tu l'auras, tu disparais des radars du Centre, tu te souviens.. ?

- Du Centre oui, pas nécessairement du tien...

- Le Centre. Moi. C'est la même chose. Si je te vois traîner je serais obligée de te poursuivre, rappelle-t-elle.

- Tu pourrais…

- Non Jarod.

- On verra...

- C'est tout vu pour moi, insiste la Miss.

Le jeune homme ne réplique pas, sachant que c'est inutile, mais lui fait un sourire en coin. Signe que la bataille n'est pas terminée. Miss Parker roule des yeux, comprenant que ce n'est que partie remise, et détourne son regard de celui du caméléon.


A suivre ...

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