Disclaimer : Harry Potter appartient à J.K. Rowling. (Mais qui peut bien encore l'ignorer ?)
Pairing : Crack. 8D
Note : Non mais je vous assure, c'est pas de ma faute. Allez plutôt ennuyer kyurane (sur LJ) qui est seule responsable.



Déguisé en pendu.

Blaise Zabini n'aimait pas les surprises. En bon Serpentard qu'il était, il ne supportait pas l'imprévu, planifiait toujours tout ce qui était en son pouvoir, tout ça pour garder le contrôle. Car tout était une question de contrôle, il ne fallait pas l'oublier.

Aussi, passer la porte de cette fichue salle d'études pour y trouver Anthony Goldstein – pendu par les pieds à la poutre du plafond – n'entrait pas dans son top 10 des choses les plus agréables à voir.

« Nom de… Goldstein, c'est quoi ce cirque ? » Marmonna-t-il plus pour lui que pour l'autre abruti qui, de toute façon, ne pouvait certainement pas l'entendre au vu de ses yeux fermés et de ses bras ballants.

Un instant, Blaise se sentit presque paniqué ; Goldstein était-il inconscient ? Mais cette inquiétude se dissipa aussi vite qu'elle ne l'avait parcouru. Tout était une question de contrôle. Là, ça allait tout de suite mieux.

Il s'approcha donc et jaugea le corps d'un air suspect. Goldstein n'avait, en fait, que l'air paisiblement endormi. Était-ce seulement possible d'arborer un air aussi détendu lorsqu'on était pendu par les pieds ? Blaise secoua la tête et soupira. Il était prêt à quitter la pièce lorsqu'il sentit une main attraper un bout de sa cape. Le tout accompagné d'un juron des plus élégants.

« Bordel de cul ! »

Charmant, vraiment.

« Zabini, franchement, ça t'écorcherait de t'inquiéter pour ma petite personne et de me venir en aide ? »

Blaise, las avant même d'avoir entamé la discussion, se retourna donc pour faire face au crétin qui lui servait de petit ami depuis près d'un mois. Qu'avait-il fait pour mériter cela ? Cette question le hantait jour et nuit.

« Non mais c'est quoi cet air blasé, en plus ? Tu ne vois pas que je souffre le martyre, dans cette position ? C'est tout sauf confortable, tu sais. Je sais bien qu'on est censés se râler dessus pour Merlin sait quelle raison mais quand même ! Tu pourrais t'inquiéter. Ou même, me parler. » Anthony fit la moue. « Et puis, j'ai le vertige. »

« Goldstein… Ne me dis pas que tu t'es mis dans cette situation grotesque pour que je vienne à ta rescousse et qu'on se réconcilie ? »

Blaise ne savait même pas pourquoi il posait la question alors qu'il connaissait déjà la réponse.

« Bah, si. »

HA !

« Non parce que tu vois, je suis malheureux à l'idée de ne plus te parler. Pas que tu parles beaucoup, de toute façon, mais tu vois ce que j'veux dire. »

« Je vois, » acquiesça sans grande conviction le Serpentard.

« Et aussi, une semaine sans te toucher, c'est dur, » minauda Anthony. « Atroce, même. … Tu m'embrasses ? »

Étouffant un petit rire, Blaise secoua la tête.

« Si tu arrives à te détacher. Je t'attends au bout du couloir, après quoi on fera tout ce que tu souhaites, » promit-il avec un sourire charmeur.

Et il quitta la pièce.

Fin.