ANAMNESE….

Partie 1

Titre : Anamnèse.

Sous-titre de la partie 1 : Anamnèse d'une rencontre entre un misanthrope et une rêveuse.

Auteur : Sganzy

E-mail : : Pas à moi, pas de sous.

Spoiler : Tout ce qu'on sait sur le passé de House et Cuddy.

Genre : Humour, Drame, Cuddy/House, NC-14

Résumé : De ses débuts chaotiques à la fin d'une belle amitié, l'histoire de House et Cuddy.

NOTES :

Je sais que normalement dans le jeu de Lacrosse y a pas de patins, mais j'avais envie alors voilà !

John Rzeznik et Robby Takac sont les chanteurs de Goo Goo Dolls groupe de rock qui débuta fin des années 80, c'est un tout petit peu hors temps par rapport à la fic, mais je vois bien House écouter les Goo Goo Dolls et Scorpions à l'université, en plus d'ACDC évidemment.

J'ai essayé au mieux de respecter la chronologie de la série (les âges, ect…), mais ai découvert trop tard que même si Cuddy était bien devenue Dean of Medecine a trente deux ans, House et elle avaient déjà travaillé ensemble avant. Mea Culpa, je suis sure que la plupart d'entre vous ne le savait même pas !

J'ai volontairement laisser de côté la mode et les mœurs des années 80…même si j'en ai respecté la culture et les références (un minimum).

De mon humble avis, cette fic n'atteint pas le NC-17 et je trouverais dommage de privée les jeunes gens de 16 ans de cette histoire (modeste moi ? Evidemment ! ), alors disons que c'est un NC-14. Vous verrez, y a rien de bien dramatique et aucune découverte choquante de l'anatomie pour quelqu'un de 15 ans.

Les points de vues sont gérées assez anarchiquement, même si l'histoire reste majoritairement basée sur la vision de Cuddy.

Je bavasse, je bavasse, mais si vous avez eu le courage de lire cette longue note, vous l'aurez surement de lire cette très longue fic ! Si j'ai de la chance, vous y prendrez même du plaisir. N'oubliez pas de me faire savoir où en est mon karma : 

Présence de scènes et d'un langage pouvant choquer la sensibilité des plus jeunes (mais vraiment très jeune alors)

Have fun !

Beaucoup de gens retiennent de Gregory House son cynisme, son irresponsabilité et sa tendance exagérée aux sarcasmes, mais pas Lisa Cuddy. Pour elle, s'il était quelques choses qui caractérisaient le Dr House, c'était sa haine de la solitude et des changements. Il paraît absurde de prétendre que le grand Gregory House, médecin et salopard de renommé mondiale puisse avoir peur de quelque chose et pourtant, Lisa mieux que personne connaissait ses faiblesses.

Il était terrifié par le changement. C'était ce qui guidait chacun de ses actes. C'était sa haine du changement qui l'avait fait refuser l'opération de sa jambe tout comme c'était cette haine qui l'avait empêché de se remettre du départ de Stacy.

Contrairement à ce qu'il voulait laisser croire, il détestait être seul. Il aimait à jouer au misanthrope et éprouvait une réelle haine des imbéciles, mais s'il appréciait quelqu'un, il voulait passer le plus de temps possible avec lui. C'était pour ça qu'il avait emménagé si vite avec Stacy, pour ça qu'il passait la plupart dans son temps dans le bureau de Wilson et qu'il n'avait jamais chassé ce dernier de chez lui après son troisième divorce.

Et par un concours de circonstances, c'était ce qui avait amené Lisa Cuddy à être ce qu'elle était aujourd'hui. L'ironie de tout cela était probablement qu'un phobique du changement ait pu changer, façonner la femme qu'elle était aujourd'hui, mais pourtant le doyen en médecine Lisa Cuddy savait que tout ce qu'elle avait, ou n'avait pas, était du à cet homme.

Alors qu'elle n'était encore qu'une deuxième année à l'université, elle était déjà brillante, très brillante, mais elle n'avait pas cette rage de réussir, elle n'avait pas l'ambition d'être la meilleure. Elle était major de sa promo parce qu'elle était studieuse. Parce que c'est comme ça qu'elle avait été éduquée, entre les livres et la morale. Elle n'avait, pour tout dire, rien de particulier : un petit ami, des bonnes notes et elle était persuadée que ça lui suffisait. Elle sortait peu, trop de cours à apprendre pour trop peu de temps. Et puis, elle ne trouvait pas que se vomir les uns sur les autres était fondamentalement socialisant. De toute façon, des amis, elle en avait déjà. Des tas ! Certes, la moitié ne la retenait que sous le pseudonyme « la copine de Daniel », mais ce statut en soi était gratifiant alors ça lui allait. Après tout, qui ne serait pas fier de sortir avec l'un des meilleur élève de dernière année de médecine qui s'avérait être aussi le capitaine de l'équipe de Lacrosse de l'université et, de l'avis de sa mère, un garçon juif de bonne famille. Oui, il n'y avait aucun doute, selon les standards juifs et télévisuels, Daniel était définitivement l'homme parfait.

C'est pourquoi, le jour où Daniel la demanda en mariage, elle n'hésita pas une seconde. Sa vie semblait déjà toute tracée et elle ne trouvait pas à redire. Elle allait devenir médecin, épouser un brillant chirurgien qui lui ferait probablement de merveilleux enfants. Elle avait 20 ans et pouvait déjà prétendre à une happy end assurée. Oh, non, elle n'était pas naïve, elle savait qu'avec le temps un mariage pouvait s'essouffler, qu'un jour elle pourrait avoir des regrets de s'être marier si jeune, avec son premier et unique amant qui plus est, mais envers et contre tout, elle y croyait parce que…eh, c'est comme ça que ça marche le grand amour !

Ils fêtèrent leurs fiançailles au champagne et aux cotillons en se promettant de belles choses. Jamais sa mère n'avait été aussi fière d'elle.

Elle rencontra Gregory House une semaine plus tard. Bien que « percuta » soit plus approprié. Elle rêvassait dans les couloirs des résidences universitaires quand il lui fonça dessus en roller. La première fois qu'elle entendit sa voix, ce fut sous la forme d'une insulte. La première fois qu'elle vit son visage, il était enfoui entre ses seins que son débardeur dévoilés un peu trop alors qu'ils étaient allongés sur le sol. Bizarrement, leur première rencontre était assez significative de ce qu'allait être leur relation : douleur, insultes et voyeurisme.

Fermant les yeux, Lisa essaya d'identifier une douleur significative due à sa chute. Mis à part un mal de dos, une difficulté à respirer due à une poids sur sa poitrine et…

« Eh ! »

Yeux écarquillées, elle tenta de repousser l'homme au dessus d'elle qui ne semblait pas décider à bouger. Il résista, mais leva les yeux vers elle, un léger sourire au coin des lèvres.

« Désolé, je n'avais pas remarqué que les jumelles étaient accompagnées. »

Elle fronça les sourcils, ne comprenant pas vraiment. Un haussement suggestif des sourcils et un regard vers sa poitrine l'éclairèrent.

« Poussez-vous ! »

« Sinon quoi ? Tu vas m'étouffer avec tes airbags ? »

De nouveau, elle ouvrit la bouche sous le choc.

« Pas de soucis, je suis volontaire », rajouta-t-il avec un clin d'œil exagéré.

Elle tenta de se dégager de son poids, mais il était définitivement trop lourd. Elle sentit de nouveau la barbe de son menton la griffer entre les seins. Sous le coup de la rage, elle lui donna un coup de genoux dans l'entrejambe. Il retient à peine son cri avant de basculer sur le côté, plié en deux.

Choquée par son geste, elle se redressa et posa une main sur sa bouche alors que l'autre se posait automatiquement sur l'épaule de l'homme à côté d'elle.

Elle n'était pas violente, ne l'avait jamais été, elle haïssait la violence ! Même si cet homme avait été particulièrement vulgaire, il ne méritait probablement pas une telle violence.

Elle voulut lui demander si ça allait, s'excuser, mais quand elle parvint enfin à capter son regard, il était rieur. Nom de…il riait ! Elle venait de frapper quelqu'un pour la première fois de sa vie, de perdre le contrôle, et il trouvait ça drôle !

Soudain, elle sentit une rage nouvelle compresser ses poumons. Comment pouvait-on être aussi…Sentant qu'elle avait besoin de se calmer et que ce n'était définitivement pas près d'arriver auprès de ce…goujat, elle lui envoya son regard le plus noir et dut se retenir de ne pas lui donner un coup de pied alors qu'elle l'enjambait et partait le plus vite possible.

Elle fit de son mieux le reste de la journée pour ne plus y penser. Ce n'est que le soir venu, quand elle se déshabilla et remarqua les égratignures à la commissure de ses seins qu'elle repensa à cet homme en roller. Rien que d'y penser suffisait à accélérer les battements de son cœur sous le coup de la colère. Jamais elle n'avait connu ça. Bien sûr, elle avait eu sa dose de colère durant l'adolescence. Colère contre l'injustice, contre les industriels, contre les hommes politiques, mais au final elle n'en avait garder qu'une répulsion pour la viande et le souvenir d'une colère sans objet précis. Elle n'avait jamais vraiment détester quelqu'un au point de le frapper. Durant le lycée, elle avait été harcelée, mais si la colère était là, la peur était bien plus forte. Elle n'avait pas eu peur de lui. En voyant son sourire tout ce qu'elle avait ressenti était la rage qu'il se moque aussi impunément d'elle. C'était étrange, mais fort. Plus fort que…

« Lise qu'est ce que tu fais ? Tu vas rater le début du film ! », appela Daniel du salon.

Elle se mordit la lèvre et rougit sans vraiment savoir pourquoi. Elle enfila sa chemise de nuit la moins décolletée, elle n'avait pas envie de subir un interrogatoire de son compagnon sur la provenance de ces griffures et certainement pas envie de raconter sa mésaventure avec l'homme à roller.

TBC…