Et si tout pouvait être modifié…

Chapitre 1 : Rêve et discussion

Dans cette chambre du 4 Privet Drive, seulement éclairée par la pleine lune, un jeune garçon de presque seize ans venait de se réveiller en hurlant et transpirant tout son saoul, une main posée sur sa cicatrice en forme d'éclair, chaude et douloureuse. Maigre, de taille moyenne, avec deux yeux vert émeraude et une tignasse de cheveux noir impossible à coiffer, le Survivant chercha fébrilement ses lunettes qu'il attrapa sur la commode et les mit sur son nez. D'un coup sa vision s'améliora. Il jeta un regard à son réveil, qu'il avait réussit à réparer quelques années plus tôt et qui lui indiquait trois heures du matin. Il se leva en sachant pertinemment que le cri qu'il venait de pousser allait réveiller son oncle et donc que celui-ci monterait le lui reprocher en ignorant ce que le garçon avait fait ou vu pour pousser un tel hurlement. Même pas une minute après cette réflexion, il entendit les marches de l'escalier grincer, ce qui annonçait la venue prochaine de son oncle.

L'oncle Vernon était un homme à forte carrure, quasiment pas de cou et une moustache à faire pâlir d'envie n'importe qui. Il jeta un coup d'œil dégoûté à la chambre de son neveu. Celle-ci était remplie de vieux grimoires, de plumes en tous genres, de feuilles de parchemins froissées, de robes de sorciers, d'un superbe balai, un Eclair de Feu, offert par son parrain en troisième année et, dans un coin, une magnifique chouette au plumage blanc comme la neige enfermée dans sa cage et qui s'ébrouait les plumes d'un air mécontent montrant ainsi son désaccord d'être réveillée ainsi en pleine nuit.

Il braqua ensuite son regard sur Harry qui s'était accoudé à la fenêtre pendant qu'il examinait la chambre.

- C'est toi qui as poussé ce hurlement ? Grogna-t-il.

- Oui et alors ? Marmonna celui-ci.

- Pour quelle raison ce cri ?

- Un cauchemar.

- La prochaine fois, fais des cauchemars en silence, d'accord ? Grogna l'oncle Vernon.

- D'accord ! Soupira-t-il et je souffrirais en silence aussi pensa-t-il en passant ses doigts sur sa cicatrice encore chaude et douloureuse pendant que l'oncle Vernon redescendait se recoucher.

Harry se dirigea vers son lit tout cabossé et se laissa tomber dessus les bras en croix en repensant à son rêve ou plutôt à son cauchemar rectifia-t-il.

Depuis la virée au ministère de la Magie en juin dernier, il ne cessait de faire des cauchemars sur ce qui c'était passé et ce qui aurait pût se passer si l'Ordre du Phœnix n'était pas arrivé à temps. Il avait entraîné Ron, Hermione, Ginny, Luna et Neville dans ce guet-apens tendu par Voldemort et ses Mangemorts. Ils avaient faillis tous y rester. Il ne se le serait jamais pardonner si un de ses amis y était mort. Tout ça à cause d'une vision envoyée par Voldemort où il voyait Sirius se faire torturer et qu'il avait été trop stupide pour comprendre que c'était un piège pour l'attirer au Département des Mystères au ministère dans la section prophéties où il aurait dût récupérer une prophétie faite avant sa naissance.

En pensant à Sirius, des larmes et la colère remontèrent, qu'il se dépêcha de refouler.

Il revoyait Bellatrix Lestrange, bourreau des parents de Neville, lancer l'Avada Kedavra sur Sirius, Sirius le recevant et tombant avant de passer l'arche d'où il n'était jamais réapparut.

A cette pensée, il réprima un sanglot. Son parrain était mort à cause de sa stupidité à vouloir jouer les héros. Il s'était fait avoir par Voldemort et en avait payé le prix.

Par contre ce n'étaient pas ses souvenirs qui l'avaient réveillé mais le fait de se voir lui-même en train de lancer le sortilège de la Mort sur Sirius et les paroles de Voldemort après qu'il l'ait expulsé de son corps. Il lui avait dit de sa voix aiguë et froide :

-Tu perdras tous ceux à qui tu tiens, je te ferais souffrir Harry POTTER.

Le problème, c'est qu'il avait raison. Son plus grand point faible était ses amis pour lesquels il ferait l'impossible.

Au début du mois de juillet, il avait été très surpris par l'arrivé du phœnix de Dumbledore, Fumseck, avec une lettre portant le sceau du directeur.

Il l'a connaissait par cœur à force de l'avoir lu car elle lui mettait du baume au cœur.

Cher Harry,

Après les événements de juin dernier, je voulais te faire promettre de ne pas te refermer sur toi-même et de ne pas te culpabiliser. Par rapport à la prophétie, ne t'en fais surtout pas, car dès la rentrée, tu viendras prendre des cours avec moi. Je voulais aussi te dire de m'avertir immédiatement si quoi que ce soit d'inhabituel venait à arriver.

Je te demande donc de bien te reposer car l'année à venir risque de ne pas être de tout repos.

Comme si une seule année à Poudlard avait été facile pensa-t-il !

Fumseck tenait absolument à venir te porter cette lettre lui-même.

Si cela continue, il te vouera un culte. C'est bien la première fois que je vois un phœnix s'attacher autant à quelqu'un qu'à son propre maître. Sur ces bonnes paroles, je vais te laisser te reposer et te dis au 1er septembre.

Encore une fois ne te renferme pas sur toi.

Albus Dumbledore

Commandeur du Grand-Ordre de Merlin,

Docteur ès sorcellerie, Enchanteur-en-chef,

Manitou suprême de la Confédération internationale des Mages et sorciers.

Ce n'était pas de sa faute alors. Dumbledore lui disait de ne pas culpabiliser pourtant, il ne pouvait s'empêcher de penser que c'était de sa faute.

Il se releva donc et s'assit à son bureau pour faire ce que l'honorable directeur lui avait demandé. Ce qui veut dire lui écrire une lettre lui rapportant son rêve.

Il prit une plume et se mit à écrire.

Professeur,

Je fais comme vous me l'aviez demandé au début de l'été.

Je vous envoie donc Hedwige pour quelques informations. En cette nuit du 17 juillet, j'ai revu la mort de Sirius. Le problème, c'est que c'est moi qui lui envoyais le sortilège de la Mort et je me suis réveillé avec ma cicatrice brûlante et douloureuse. Cela n'a peut-être aucun rapport avec Voldemort mais vous m'aviez demandé de vous contacter à la moindre anormalité avec ma cicatrice. Et bien voilà, c'est fait.

Je vous souhaite une bonne fin de vacances et à la rentrée.

Harry,

Il se retourna vers Hedwige, qui le fixait avec ses deux petits yeux bleus, et crocheta la serrure de sa cage. Il avait appris cette technique de Fred et Georges Weasley, trois ans auparavant quand ils étaient venus le libérer des Dursley pour l'emmener au Terrier.

Hedwige libérée, il lui attacha le parchemin à la patte et la mit sur son épaule et alla à la fenêtre.

- Vole ma belle, vole. Apportes cette lettre à Dumbledore le plus rapidement possible.

Elle lui mordilla l'oreille affectueusement et s'envola en direction du Nord, vers Poudlard.

Harry soupira et retourna se coucher avec 'Le Quidditch à travers les âges'qu'il avait recommencé pour l'énième fois le soir dernier.

A huit heures, il descendit préparer le petit déjeuner pour éviter les répliques acerbes de son oncle et de sa tante mais malheureusement, quand il arriva dans la cuisine,

- Dépêche-toi de faire griller les œufs de ton oncle cria la tante Pétunia lui vrillant les tympans au passage.

- Oui, oui marmonna-t-il.

- Et arrête de marmonner dans ta barbe le réprimanda-t-elle sévèrement.

Harry se dépêcha de préparer le petit-déjeuner, engloutit le sien en quatrième vitesse avant de remonter dans sa chambre tout aussi rapidement.

En entrant, il prit son manuel de métamorphose et se mit à le lire avec attention. Depuis le début de l'été, il avait repris tous ses anciens livres de cours et les avait tous lus de la première à la cinquième année comprises.

Il ne lui restait plus que le livre de métamorphose de cinquième année à lire et il pourrait se reposer.

Il s'était mis à lire et à apprendre par cœur tous ses livres pour ne plus avoir à se reposer sur d'autres sorciers plus expérimentés que lui pour se sortir de mauvais pas.

Ron le traiterait de rat de bibliothèque s'il venait à l'apprendre, Hermione lui érigerait une statue pour s'être enfin mis à travailler dur, mais lui il s'en fichait. Il ferait tout ce qui est humainement possible pour protéger ses amis et tous les gens auxquels il tenait.

Pendant trois jours, il ne quittait son livre que pour prendre ses repas et aller aux toilettes.

Il venait de terminer le livre de métamorphose quand Fumseck apparut dans un 'clap' sonore.

Le phœnix de Dumbledore vint se poser sur l'épaule de l'adolescent qui tout de suite se sentit en bien meilleure forme.

- Montre-moi cette lettre Fumseck.

Le phœnix tendit la patte gauche et Harry pût la décrocher sans mal. Il l'a décacheta et fût surpris d'y lire ces mots.

Harry,

Désolé de ne pas t'avoir contacté plus tôt car j'étais dans un endroit où même les immenses pouvoirs d'une chouette sorcière comme Hedwige ne pouvait me trouver. Je viens juste de rentrer à Poudlard où une chouette blanche, plus qu'énervée, faisait le tour de mon bureau en arrêtant pas de piailler.

J'ai à peine eu le temps de te répondre avant qu'Hedwige ne me croque tout cru.

Ne quitte surtout pas la maison de ton oncle et de ta tante car des membres de l'Ordre vont passer te chercher à 14 heures cette après-midi. Prépare donc ta valise et soit prêt à partir dès qu'ils seront là. Je ne t'en dis pas plus sauf que les nouvelles Patacitrouilles sont excellentes. Prépare toi donc à partir dans de brefs délais.

Je te donnerais de plus amples détails à notre prochaine rencontre.

A très bientôt.

Albus Perceval Wulfrick Brian Dumbledore.

Patacitrouilles ! Tiens donc ! Comme cela, cette après-midi, il allait quitter les DURSLEY un mois et demi plus tôt que prévu pour Poudlard,, mais pourquoi.

Apparemment, Dumbledore prenait son rêve très au sérieux mais lui ne s'en inquiétait pas plus que cela car depuis sa troisième année et les détraqueurs, il faisait cauchemars sur cauchemars.

Son réveil lui indiqua midi et demi. Il était remonté dans sa chambre depuis seulement un quart d'heure quand Fumseck était apparu dans sa chambre. Et heureusement car sinon l'oncle Vernon aurait piqué une crise mémorable.

Il rassembla donc toutes ses affaires éparpillées aux quatre coins de la chambre.

Il ramassa d'abord tous les livres qui étaient disséminés un peu partout puis il rangea plumes et parchemins avant de mettre ses robes de sorciers par-dessus et pût enfin fermer sa valise.

Il prix un vieux sac à dos et y rangea la Carte du Maraudeur et la cape d'invisibilité héritée de son défunt père. Après tous ces rangements, il se jeta sur le lit et regarda sa montre.

Quatorze heures moins deux. Il se dépêcha de descendre sa valise et la cage d'Hedwige dans le hall, son sac sur le dos.

A l'instant même où il déposait ses affaires, la sonnerie de la porte d'entrée retentit.

- C'est pour moi ! cria Harry

Il se dépêcha d'ouvrir la porte et eut l'agréable surprise d'y trouver Remus et Tonks sur le paillasson, le sourire aux lèvres.

- Harry ! dirent-ils au même instant.

- Professeur ! Tonks ! s'exclama-t-il heureux d'être sur le point de quitter les DURSLEY.

Au moment où il disait ces mots, il vit les doigts de Lupin et de Tonks entrelacés.

- Depuis quand êtes-vous ensemble ? demanda-t-il des paillettes de joie dans les yeux.

- Cela fait une semaine aujourd'hui annonça fièrement Tonks rougissant légèrement.

- Et bien félicitations vous deux, dit-il en serrant la main de son ex-professeur et faisant la bise à Tonks qui avait au même instant une chevelure rose chewing-gum.

- Où son tes valises Harry ?

- Juste derrière professeur.

- Harry soupira-t-il, combien de fois faudra-t-il te répéter de m'appeler Remus car je ne suis plus ton professeur.

- A os ordres Remus ! dirent ensembles Harry et Tonks en se mettant au garde à vous puis en se mettant à rire de leur plaisanterie.

- Ah ! Ces jeunes ! lâcha-t-il en réprimant un sourire. Bon ce n'est pas tout mais nous devons nous dépêcher de partir.

- Pendant que l'on amène ta valise dans le coffre de la voiture, vas prévenir ton oncle et ta tante que tu ne reviendras que l'été prochain.

A ces mots, le jeunes homme exulta. Il se dépêcha de prévenir l'oncle Vernon qui ferait passer ou pas le message mais ça, il s'en fichait complètement.

Il s'arrêta sur le pas de la porte en voyant une superbe Rolls-Royce noire métallisée stationnée devant chez lui avec Remus et Tonks qui l'attendaient à l'intérieur. Il monta donc à l'arrière et Remus démarra en faisant crisser les pneus.

- Où allons-nous ? demanda-t-il se doutant déjà de la réponse.

- A la gare de King's Cross lui répondit Tonks en souriant.

- Le Poudlard Express a été spécialement affrété pour nous trois par Dumbledore pour que nous soyons à l'école ce soir.

- Pourquoi allons-nous à Poudlard ? Rien de grave, j'espère s'inquiéta Harry.

- Dumbledore te le diras lui-même ce soir lui répondit Remus.

A 15h30, ils arrivèrent à la gare. Ils traversèrent la barrière en faisant attention à ce que les moldus ne les voient pas. Ils se dépêchèrent de monter dans le Poudlard Express qui n'avait pour l'occasion qu'un seul wagon.

Tous trois s'installèrent donc dans un des compartiments et se mirent à parler de tous et n'importe quoi avec Tonks assise sur les genoux de Remus et Harry riant tout bas de voir l'adulte se comportant comme une adolescente.

Ils arrivèrent à Poudlard peu avant 22h et prirent la calèche qui les mena devant le grand hall.

Ils prirent la direction de la Grande Salle où se trouvait déjà Dumbledore et …

- Dobby !! s'exclama Harry qui fût le premier à se rendre compte de la présence de l'elfe de maison.

- Harry Potter ! Harry Potter est sain et sauf exulta Dobby en sautant de sa chaise et clopinant pour se jeter, les larmes aux yeux, dans les jambes de Harry qui se reçut sur les fesses.

Harry jeta un coup d'œil à Dumbledore et vit la mine sombre de celui-ci.

Il se douta à cette vue qu'il s'était passé quelque chose de grave.

- Qui est mort cette fois-ci ? demanda-t-il abruptement.

- On a retrouvé le corps d'Ollivander vers 15h cette après-midi dans un champ près d'Edimbourg répondit Dumbledore le visage fermé.

- Comment vont faire les jeunes sorciers pour acheter leur baguette ? demanda Remus dans un murmure.

- Gregorovitch a été sollicité par le ministère et dès la semaine prochaine, il s'installera au Chemin de Traverse.

Harry pensa que c'était la meilleure solution mais ce ne serait pas la même chose qu'avec les yeux pétillants de malice d'Ollivander.

Ils s'assirent donc à table et mangèrent en discutant des conséquences de la mort du fabricant de baguettes.

Apparemment, le Chemin de Traverse était maintenant déserté.

Vers 23h, ils se séparèrent. Dumbledore était parti un peu plus tôt dans la soirée en disant à Harry de venir le voir dans son bureau après le repas.

Remus et Tonks rentrèrent chez eux et Harry se dirigea plus lentement que d'habitude vers le bureau du directeur car il lui en voulait encore d'avoir gardé le secret sur la prophétie jusqu'à l'année dernière. Sur son passage, il entendit de nombreux tableaux discuter de la nouvelle qu'un élève était dans l'école pendant les vacances.

Arrivé devant la gargouille, il s'arrêta et dit :

- Patacitrouilles.

La gargouille se déplaça pour dévoiler l'escalier menant au bureau de Dumbledore.

Il s'arrêta devant la porte et frappa :

- Entrez ! dit une voix derrière la porte.

Harry poussa la porte et entra dans le bureau du directeur. Ce même bureau qu'il avait démolit un mois auparavant mais aucune trace ne restait de la colère qui l'avait envahi en juin dernier. Le grand bureau trônait au centre de la pièce, les centaines d'objets tous aussi étranges que fascinants. Derrière le bureau, le vieux choixpeau et l'épée de Godric Gryffondor se trouvaient dans une vitrine près d'une fenêtre.

Dès qu'il entra dans le bureau, Fumseck vint se poser sur son épaule en lançant un tremolo qui fit frémir le garçon.

Dumbledore leva les yeux du parchemin sur lequel il était penché et sourit en voyant l'adolescent.

- Ah, Harry ! s'exclama-t-il en l'invitant à s'asseoir.

- Professeur.

- Appelle-moi Albus quand nous ne sommes que tous les deux et nous allons y être souvent cette année.

- D'accord prof…Albus. Ça va être dur de perdre l'habitude.

- Oui c'est vrai mais au bout d'un moment tu ne t'en rendras même plus compte. Mais revenons-en a un autre sujet. Comment vas-tu Harry ? demanda-t-il d'une voix redevenue soudainement grave et en le regardant de ses immenses yeux bleus qui donnent l'impression de le passer aux rayons X.

Harry examina ses sentiments. Il était triste, ça c'était sûr. La mort de Sirius lui avait donné un grand coup au moral. Il ne voulait pas l'avouer mais le perdre, c'était comme perdre une deuxième fois son père. Sirius avait toujours été là pour lui. Alors le perdre…

Il était aussi abattu par le poids de la prophétie qui reposait sur ses épaules. Tuer ou être tué ; tel était son avenir. Il était aussi très heureux d'être débarrassé des Dursley jusqu'à l'année prochaine.

Mais ce qui primait, c'était une détermination froide. Il voulait venger son parrain, ses parents, toutes les personnes mortes à cause de Voldemort.

- Ça pourrait aller mieux mais dans l'ensemble, ça va répondit-il d'une voix sourde.

- Tu te demandes peut-être pourquoi je t'ai fait venir à Poudlard ?

- A cause de mon rêve je suppose.

- Tout à fait. Je devine que tu te dis que ce n'était qu'un simple rêve comme tous ceux que tu as déjà eus mais c'est tout le contraire. Laisse moi te raconter une petite histoire.

- Il y a de cela un peu moins de 16 ans, un mage noir très puissant as tué les parents d'un jeunes garçon.

- Mais Albus !!

- Laisses moi finir Harry ! s'exclama-t-il.

Avant de mourir, la mère de l'enfant utilisa l'ancienne magie pour garantir la sécurité de son fils. Grâce a cette protection, l'enfant réussit a s'en tirer avec une simple cicatrice en supprimant ledit mage noir pendant 14 ans. Grâce à la protection de la mère, un vieux mage réussit, grâce au sang de la mère de l'enfant, à protéger une maison où habiterait cet enfant. Jusqu'à la onzième année de sa vie, il vécu normalement. Le jour de ses 11 ans, on lui annonça qu'il était un sorcier. Il alla donc dans une école spéciale, se fit des amis, affronta des ennemis mais le seul problème, c'est qu'il devait retourner dans sa famille qu'il détestait tous les été car les protections avaient été ainsi faites .

Ainsi donc se passa trois années de sa vie jusqu'au jour où il permit à son parrain de s'évader au nez et à la barbe du Ministère. Ledit parrain prit contact avec le vieux mage en lui demandant s'il pouvait participer à la protection de son filleul.

Le vieux mage accepta avec joie. A la fin de la cinquième année scolaire du garçon, le parrain de celui-ci mourut en laissant les protections à la dernière représentante vivante de sa famille.

Malheureusement, la cousine fait partie du camp du mage noir qui est revenu.

Elle a donc supprimée les protections mises en place par son cousin et a donc pût communiquer l'emplacement de la maison à son Maître.

Au moment où le mage se rendait compte de ce grave problème, il reçoit une lettre de l'adolescent lui disant que le mage noir s'est introduit dans ses rêves. Alors le mage décide de déplacer l'adolescent dans l'endroit le plus sûr du monde :son école.

Dumbledore laissa quelques minutes à Harry pour ce remettre de cette mine d'explications.

- Alors, alors…Cela veut dire que je ne peux plus retourner chez les Dursley et que Sirius m'a toujours protégé et que Voldemort peut entrer dans mes rêves et que…Les Dursley sont en danger !! s'écria-t-il, affolé.

- Du calme Harry répondit Dumbledore. Une explication à la fois.

Les Dursley ont été conduits dans un autre pays et ont subit le sort d'oubliettes pour faire disparaître tout ce qu'ils ont vécu depuis ces 16 dernières années.

Sirius a toujours gardé un œil sur toi comme un père l'aurait fait pour son fils.

Quand à Voldemort ; il ne peux pas t'atteindre tant que tu es dans l'enceinte de l'école, ce qui veut dire que tu vas devoir passer le reste des vacances à Poudlard.

Je te préviens que tu seras sûrement tout seul jusqu'à la rentrée. Par contre, tu as carte blanche pour lire et utiliser tous les livres de la bibliothèques, la réserve comprise. Tu as accès à toutes les salles de cours et au matériel s'y trouvant. Voici la clé donnant accès au bureau de Mme Bibine pour que tu puisses pratiquer le quidditch et ainsi remporter la coupe cette année.

Tu as aussi accès à l'infirmerie où Mme Pomfresh t'as laissé bon nombre de potions en quantités suffisantes et une liste de sorts te permettant de soigner n'importe quels types de blessures. Les seuls accès interdits sont les bureaux des différents professeurs.

Je pense avoir tout dit alors Harry, as tu une question ?

Harry resta subjugué par ce qu'il venait d'entendre. Il passerait les 5 semaines et demies à venir à Poudlard. Il pourrait faire ce qu'il voulait, lire toute la journée, apprendre des sorts de septième année et faire du quidditch à volonté.

- Non Albus. Ah ! Si ! Quel est le mot de passe de la salle commune de Gryffondor ?

- Il va te faire plaisir je pense, le mot de passe est Patmol.

Harry en fût très ému. Le directeur avait mis comme mot de passe le nom de l'animagi de son parrain.

- Merci Albus dit-il d'une voix étranglée.

- De rien Harry. Au fait, je te conseille d'utiliser la Salle sur Demande pour t'entraîner aux nouveaux sorts que tu apprendras. Je te conseille aussi de vite apprendre les sorts de soins car certains sorts sont extrêmement destructeurs. Voici aussi la recette de la potion dites 'Tonus'. Te connaissant assez bien, je te demandes donc d'en préparer pas mal de doses. Tu trouveras tout ce qu'il te faut dans la Salle sur Demande. Mais attention pas plus de 2 doses par jour. Voici aussi la recette de la potion 'anti-fatigue'. Même consigne que pour la potion 'Tonus'.

Ah oui avant que je ne n'oublie, voici un petit livre très intéressant.

Dumbledore lui tendit un petit livre intitulé 'Construire son propre balais par Marcus Nimbus'.

- C'est lui qui a fondé la société Nimbus ? demanda Harry incrédule

- Oui c'est bien lui. Il me l'a écrit quand je lui ais parlé de ta situation.

Je crois que tout est dit donc je te souhaite de passer de bonnes vacances.

Ton courrier arrivera par voie normale mais où que tu sois.

- A vous aussi Albus et merci répondit l'adolescent en serrant le livre contre lui et en se dirigeant vers la sortie.

Ses pas le dirigeaient tout droit vers la salle commune des Gryffondor.

Il repensait aux merveilleuses vacances qu'il allait avoir et la confiance que lui témoignait le directeur le rendait fier.

Il ne se rendit pas compte qu'il était arrivé devant le portrait de la Grosse Dame.

- Le mot de passe ?

- Patmol répondit-t-il poliment.

- Bienvenue à la maison.

La Grosse Dame s'effaça pour laisser entrer Harry dans la salle commune.

Il se dirigea tout de suite vers le dortoir où il se laissa tomber sur le lit. Après plusieurs minutes à ne rien faire, il se décida à se changer pour se mettre en pyjama et pour pouvoir dormir. Quand il enleva sa montre, elle indiquait 2 heures du matin.

Dumbledore et lui avaient parlé presque 3 heures. Quand il posa la tête sur l'oreiller après avoir enlevé ses lunettes, il sût qu'il passerait la meilleure nuit de sa vie.