Titre : lumière et rubans noirs
Auteur : ylg
Fandom : Candélabres
Personnages/Couple : Éliane/Kate, avec indices de Kate/Husseyin et de Kate/Julien, mais c'est principalement l'imagination d'Éliane qui les génère.
Rating : PG / K-plus
Disclaimer : elles sont à Algésiras, à qui j'envoie tous mes voeux d'encouragement pour le tome 5 ; vivement qu'on sache ce qu'elles deviennent !

fic écrite pour "Naver" dans le cadre d'Obscur Échange et j'ai la sinistre impression de m'être plantée du tout au tout sur cette demande.
juste 500 mots, pile la limite inférieure demandée.

oOo

Kate a toujours traité Éliane comme sa petite sœur, voire même parfois, presque comme sa fille. Pour tout le reste, seul Husseyin compte, pour elle. Lui seul représente tous ses espoirs. Du coup, il devient important pour Éliane aussi. Elle fera tout pour le protéger, si cela lui assure de rester auprès de son amie.

Quand elle essaie de comprendre le cœur de Kate, Éliane en vient aussi parfois à se demander si sa haine pour Solédango ne cacherait pas autre chose et elle s'en désole ; elle refuse tout simplement d'y croire. Elle ne déteste pas Roy ou Sophie de la même manière, mais ça ne veut rien dire.

Les Candélabres peuvent-ils aimer ? Elle est persuadée que oui. Même s'ils ne sont pas humains, s'ils n'en ont que l'apparence, ils ont une existence propre.

Bien sûr, ils n'ont pas de corps à proprement parler. Ils ne sont qu'un reflet de feu entre deux pans de la réalité. Ils ne vivent pas dans le monde tangible. Leur personnalité est bien réelle, oui, mais le visage qu'ils se donnent, ils le volent à la mémoire d'humains aujourd'hui disparus. Leurs larmes même ne sont qu'illusion.

Ils n'ont ni besoin de se nourrir ni de dormir ni rien… Pas besoin de se délasser après une dure journée, le concept de journée ne signifiant d'ailleurs pas grand-chose pour eux. Pas de salissure à effacer de leur corps. Pas besoin de se dévêtir, inutile de partager, par exemple, un massage, un peu de repos ensemble ?

Et pourtant Éliane, à la manière des humains, rêve de défaire les rubans dans les cheveux de Kate et à ses manches, ces rubans noirs qui semblent emprisonner sa forme lumineuse. Elle rêve de faire glisser sa chemise sur sa peau, et de libérer ses boucles blondes de leur tresse trop sage. Tant pis si elles ne sont pas vraiment réelles, elle en imagine le poids et la douceur entre ses doigts. Tangibles ou non, Éliane aime regarder les cheveux de Kate. Blond pâle, couleur de la lumière d'une matinée d'hiver. Ils seraient encore plus jolis si elle acceptait de les relâcher, de les laisser former une crinière folle autour de son visage trop sage.

Mais elle n'ose jamais s'y aventurer. Kate ne la laisserait pas faire. Kate ne lui laisse jamais rien faire. Kate cherche toujours à la protéger, elle prend toujours les devants dès qu'il peut y avoir danger. Trop souvent même, elle réprimande ses initiatives, voyant la prise de risque avant le résultat. Pas qu'elle veuille lui faire mal ou la rabaisser exprès… mais Kate compte Éliane pour acquis, sans doute ; elle n'envisagerait pas sa vie sans sa petite Éliane à ses côtés.

En cela, Éliane pourrait comprendre à quel point son amie tient à elle, pour refuser de l'exposer à quelque danger que ça soit, réel ou non… au contraire, elle s'attriste de cette attitude. Tant pis pour ses idées sur qui doit protéger qui, elle voudrait, enfin, pouvoir lui être utile, vraiment utile, ne serait-ce qu'une seule fois.