Bien le bonjour (ou bonsoir!) chers lecteurs(trices)

Voici une nouvelle story, en espèrant qu'elle vous plaise!

Titre: Apprendre à être humain.

Résumé: Draco Malfoy se meure depuis la bataille finale. Son regard est vide. Son sourire narquois a disparu.Sauf quand il se chamaille avec le Survivant. Rogue, inquiet, va demander un service à Harry, un grand service.

Rating: K pour l'instant

Genre: Humour (enfin ça dépende, vu que c'est le mien...) et un peu de Romance quand même

Disclaimer: Comme d'habitude, rien n'est à moi ; à part l'idée de cette fic'.

Apprendre à être humain

Prologue

«Si!»

«Non!»

«Si!»

«Non!»

«Si!»

«NON!»

«Puisque je te dis que si Potter!»

«Malfoy, tu sais bien que j'ai raison, c'est non!»

«T'as un hippogriffe au plafond Monsieur-le-Sauveur-du-Monde, J'AI RAISON!»

«Espèce de sale…»

«Ca suffit!»

Les deux concernés aux deux maisons différentes: Gryffondor et Serpentard;

Aux deux physiques opposés: l'un brun aux yeux verts, l'autre blond aux yeux gris;

Aux deux noms que tout le collège de Poudlard connaissaient mais ne réunissaient jamais, du moins pour le meilleur: Harry Potter et Draco Malfoy ; levèrent les yeux vers l'importun qui interrompait leur si palpitante discussion.

Malgré leurs fréquents ou plutôt éternels différents, ces deux Némésis avaient pourtant un point commun: emmerder l'autre le plus possible; alors que la guerre était finie.

Alors que tous deux furent dans le même camp durant la Grande Bataille.

Alors que Serpents et Lions commençaient à pouvoir discuter ensemble sans s'étriper.

Alors qu'ils avaient souvent l'occasion de parler chiffon tranquillement mais, et quoi qu'il puisse se passer, quoi qu'ils puissent se raconter, ils parvenaient TOUJOURS à se contredire et à s'engueuler, comme des 'gamins de cinq ans', d'après l'érudite Hermione Granger, à ce qu'on disait future Madame Weasley.

Enfin passons. Les deux jeunes hommes regardaient donc avec effarement depuis quelques secondes un Severus Rogue rouge de colère et quelque peu échevelé par la course qu'il venait d'effectuer tout en se rhabillant avec empressement et en pestant sur 'ces deux crétins qui lui faisaient perdre son temps' et 'cet imbécile de Dumbledore qui le faisait courir pour s'occuper de son filleul irresponsable et de l'autre ébouriffé à binocles'.

Un Rogue tout rouge et décoiffé? Un Rogue qui les jugeaient tous deux, un air malicieux accroché au visage? C'en fut bien trop pour le pauvre Harry, qui n'avait jamais vu son vénéré professeur, un air presque 'gentil'?! collé sur ses traits. Il déglutit et essaya d'opérer une retraite stratégique mais un regard noir de ce cher Severus le rassura 'ouf, tout était normal! Alléluia!' et il resta là, les bras ballants, essayant de se convaincre que ce qu'il avait cru voir n'était qu'un simple délire né de son imagination fertile et qu'il allait tôt ou tard se réveiller, en se marrant comme une balei...

«Potter?! Youhou! Potter, on te parle crétin!»

Ledit Potter jeta un regard noir à son voisin, retenant à grande peine une remarque puérile mais libératrice du genre: 'C'est celui qui dit qui y est! Na!'

«Monsieur Potter, je disais donc que le directeur et moi-même en avons ras le chapeau de vos disputes quotidiennes avec Monsieur Malfoy. C'est donc pour ça et aussi le fait que vous m'exaspèrez continuellement que je vais vous donner une punition exemplaire pour votre comportement puérile et complètement déplacé! Veuillez m'accompagner dans mon bureau Potter et vous, Draco, rejoignez vos appartements; je vous y rejoindrai pour discuter de ma décision.» Le blond ne dit pas un mot et s'enfuit vers son havre de paix, un masque d'indifférence gravé sur ses traits.

On aurait pu dire que le Grand Harry Potter, Sauveur du Monde Sorcier, adulé de la population du Monde entier, n'en menait pas large lorsqu'une porte s'ouvrit sur le bureau de son professeur de Potions; mais ça aurait déçu tellement de jeunes filles bavant sur 'son courage exceptionnel, sa bravoure merveill…' qu'on s'est abstenu de révéler cette info croustillante digne de Rita Skeeter.

Rogue se dirigea vers son bureau, boitant légèrement; blessure due au… 'mécontentement' de Voldemort lorsqu'il avait appris que son cher serviteur était du côté du vieux fou; l'espion avait de la chance d'être encore vivant.

Des étagères débordantes de choses non identifiées et franchement horribles genre: trucs mous informes, créatures difformes, plantes visqueuses et répugnantes… occupaient les murs et par la même occasion, l'esprit du brun. Le Survivant plongeait bien trop souvent dans ses pensées, n'écoutant pas un mot de ce que disait Severus, et encore une fois, ce dernier se fit un plaisir de le tirer de sa rêverie: «oui et donc comme j'ai surpris votre ami Weasley avec Zabini dans la tour d'astronomie hier soir en train de…»

«QUOI?!» Oui, notre cher Harry était quelque peu émotif depuis la fin de la guerre et la moindre petite nouvelle disons… 'inattendue' avait de graves conséquences sur son organisme: yeux révulsés, tremblement incontrôlés et même, oui même un filet de bave au coin des lèvres. Rogue profita de ce moment exceptionnel quelques instants puis il remit son élève en route, histoire de rejoindre Mi… euh histoire d'être débarrassé de ce cancrelat répugnant: «Donc, si je vous ai fait venir ici Potter, c'est pour vous faire part de mon... mon… inquiétude»

Harry leva un sourcil: c'était donc si difficile d'énoncer ce mot?! Il répliqua d'un ton innocent; après tout, il pouvait bien s'amuser un peu, non? «Votre quoi professeur?»

Ce dernier le foudroya du regard et cracha: «Je vous préviens tout de suite Potter: ne me demandez pas de répéter ce mot! Reprenons: je suppose que vous vous êtes tout de même rendu compte que Draco était 'bizarre' depuis la bataille finale…»

Pour une fois, Harry ne répliqua rien d'un ton acerbe; non pas de gentillesse ou de mots doux aujourd'hui, il se contenta de se souvenir…

Draco Malfoy après la guerre.

Draco Malfoy et son regard vide.

Draco Malfoy et sa prestance disparue.

Draco Malfoy qui ne draguait plus tout ce qui avait de belles fesses.

Draco Malfoy qui ne souriait même plus d'un air narquois.

Draco Malfoy qui avait tout perdu il y avait seulement six mois: son père, tué par Voldemort, sa mère, assassinée pour le défendre, ses amis, tous ceux qui avaient fait le mauvais choix ou plutôt qui avaient eu peur de se détourner de leur destinée, tous tués de la main de l'Ordre, de la main de ceux avec qui il avait choisi de se battre.

Draco, seulement Draco.

Le Survivant releva la tête et prit la parole, d'une voix enrouée: «Il ne va pas bien …»

«Ravi que vous l'ayez vu Potter», répliqua Rogue, un air plus doux sur le visage. «Je m'inquiète beaucoup pour lui: il ne sourit plus, il ne mange qu'à peine si bien qu'il maigrit, il ne parle presque plus… Son regard n'exprime rien qu'un gouffre béant. A part, à part quand…»

Harry reçut alors comme un coup de fouet de nouveaux souvenirs: lui se battant avec Malfoy, yeux dans les yeux, une flamme dansant dans leur regard. Dans leurs deux regards. «Quand on se dispute. Quand je suis là...»

«En effet. Je pense que vous êtes son seul lien avec le passé, celui qui a toujours été et qui sera toujours là. Vous êtes son ennemi, sa Némésis,. Malgré le temps, malgré les évènements, vous avez toujours été là Potter. Son passé, son présent et il semble bien son futur.»

«Sa Némésis…»

«Potter, ce n'est pas tout à fait une punition que je vais vous donner, je vais vous demander quelque chose, une sorte de service; êtes-vous prêt à m'écouter?» Le Survivant hocha la tête, sa gorge semblant trop nouée pour laisser passer les mots. «Aidez-le.»

Ses cordes vocales émirent tout de même un mot, un unique mot qui pourtant signait la confirmation que quoi que lui dise Rogue, quoi qu'il faille faire pour aider son ennemi, il le ferait. Parce que Malfoy avait toujours été là, comme une zone sombre qui lui permettait de libérer sa peine, sa colère; le gardien de ses cauchemars; son antithèse personnifiée. Un léger son fut emporté jusqu'à Severus, qui attendait patiemment; c'est qu'il commençait à le comprendre son binoclard détesté: «Comment?»

«Apprenez-lui à être humain Potter, enseignez-lui le bonheur, la tristesse, le rire, les larmes, l'amitié et aussi… l'amour.»

Jamais Severus Rogue n'avait employé une voix si douce, à la fois rauque de sentiments contenus et légère comme une plume.

Jamais Severus Rogue n'aurait pu penser que son filleul était à ce point ancré dans son cœur.

Jamais Severus Rogue n'avait aimé autant un autre que lui-même en cet instant, ce petit garçon qu'il avait presque élevé, dans l'ombre d'un géniteur cruel et absent, cet adolescent qu'il avait ramené dans le droit chemin, cet homme qui se mourait à petits feux maintenant.

Quant à Harry Potter, lui essayait seulement d'imaginer dans quel foutoir il s'était embarqué: comment pourrait-il faire naître un sourire chez Malfoy alors qu'ils se détestaient?

Comment allait réagir le Serpentard en apprenant la nouvelle?

Comment allait-il lui apprendre des choses qu'il avait mis tant de temps à comprendre lui-même?

Pourquoi…?

Où…?

Quand…?

Le brun se posait mille et une questions, toutes plus absurdes les unes que les autres mais une seule, peut-être la plus rhétorique de toutes, franchit ses lèvres, sans qu'il ait pu la retenir: «Qu'est-ce que c'est le bonheur?»

Le professeur de potions, abasourdi mais pas si étonné que ça finalement, ne trouva pas les mots, seulement une phrase banale pour rassurer celui qui pouvait sauver son filleul: «Vousy arriverezPotter, je le sais.», avant de quitter son bureau, laissant Harry seul, une larme roulant sur sa joue


Voilà. Votre avis? Je continue?

Nouni