Salut les gens! Alors, me voilà avec une traduction d'une fic américaine. Si j'ai décidé de la traduire, c'est parce qu'il n'y a pas nombre de personnes qui lisent des fics dans des langues différentes, et comme celle-là m'a vraiment intéressée, j'ai décidé de vous laisser voir par vous-même. Le titre original est Thirteen Reasons Why et l'auteur est Runaway xo.

L'auteur vient d'avoir 14 ans et ce qu'elle écrit est vraiment bien, et je vous demanderais (s'iou plaît!) de laisser des review's (et elle précise, sans fautes d'orthographe ou de grammaire pour qu'elle puisse mettre vos commentaires sur un site de traduction! mdr!). Merci!

Et merci à ma soeurette qui m'a aidée pour les expressions avec lesquelles j'avais un peu de mal.

Cette histoire comporte 16 chapitres et voilà le premier.

Bonne lecture!


Disclaimer: Les personnages, les décors et l'histoire appartiennent à Stephenie Meyer, et je ne fais que traduire la fic de Runaway xo.


Chapitre 1)

Prouve-le.

« Bella », chuchota une voix douce.

« Mhmm ? », marmonnai-je en retour.

La voix répondit, plus près de moi. « C'est l'heure de se lever. » Je pouvais sentir l'haleine fraîche chatouiller mon cou, passant comme une plume sur ma peau chaude, envoyant un frisson le long de mon corps.

Je ne pus m'empêcher de sourire, mais je ne voulais pas encore ouvrir les yeux, je gardais le meilleur pour la fin. « Je dors », répondis-je, en enterrant ma tête plus près de sa poitrine de pierre, mes doigts jouant paresseusement avec le col de sa chemise.

Il gloussa, encore plus proche qu'avant. Je sentais ses lèvres glaciales frôler mon front. « Pourrais-tu être assez gentille pour ouvrir les yeux ? »

« Pourquoi ? », marmonnai-je, en cachant encore ma tête dans sa poitrine alors que mon visage rougissait et que mon cœur s'emballait, simplement dus à son contact.

« J'aimerai voir les yeux de ma fiancée quand je lui dis que je l'aime. »

Mes yeux s'ouvrirent brusquement et ma respiration se coupa. Je rencontrai ses yeux topazes, et essayais de me concentrer sur eux, ce qui était assez dur puisque la pièce tournait.

« Bella, qu'est-ce qui ne va pas ? » Il ne semblait pas très inquiet, en fait, c'était comme s'il essayait d'étouffer un rire. L'amusement évident dans ses yeux.

« Fiancée ? », m'étouffais-je.

Il acquiesça, un petit peu plus sérieux maintenant, observant mes traits, essayant d'interpréter mon expression.

« Tu veux dire que ce n'était pas un rêve ? », murmurai-je plus pour moi-même, fermant les yeux, essayant de me remémorer la scène qui s'était jouée dans ma tête. Edward et moi dans la prairie, et rentrant ensuite chez Charlie. Le regard de Charlie quand nous lui avons dit que nous étions…

« Oh mon Dieu. » Je respirai. « Nous allons… »

« Nous marier », termina-t-il prudemment, se penchant plus près, ses yeux dans les miens, essayant désespérément de lire mes pensées. Et avec cela, il s'étendit sur ma gauche et observa mes yeux alors que je me rendais compte de l'anneau qui était resté à mon troisième doigt.

« Oh », respirai-je, plaçant mon autre main sur le côté de ma tête, souhaitant désespéramment que la pièce arrête de tourner.

Edward me connaissait trop bien et, rapidement, il défit les trois premiers boutons de sa chemise et pressa mon front contre sa poitrine agréablement glaciale.

Après quelques respirations profondes, mes lèvres remplacèrent mon front, il se pencha et embrassa mes cheveux. « Ça va mieux ? », gloussa-t-il.

« Je pense que oui », répondis-je entre les baisers que je donnais à sa poitrine parfaite.

« Je dois dire que tu le prends mieux que Charlie », dit-il avec un élancement de tristesse dans la voix.

« Charlie », haletai-je, la scène entière me revenant. Charlie m'emmenant brutalement dans une autre pièce, loin d'Edward. Même si je savais qu'Edward pourrait entendre tout ce qu'il dirait. « Et s'il te quitte de nouveau, Bella ? », avait beuglé Charlie, me faisant hésiter. « Il t'a quittée une fois et a pu récupérer tous les morceaux, mais qu'en sera-t-il la prochaine fois, Bells ? Hein ? Et si la fois suivante, les morceaux sont trop petits ? » Charlie avait été sur le point de me crier dessus, et j'avais senti des larmes brûlantes au coin de mon œil.

« Tu as tort, Papa. » J'avais essayé de paraître forte, mais ma voix avait craqué, me rendant vulnérable et faible. « Edward ne me quittera pas. »

« Pensais-tu qu'il te quitterait la première fois ? », avait défié Charlie.

C'est à ce moment que j'avais commencé à pleurer, mes sanglots avaient soudainement éclaté dans ma poitrine, comme si quelqu'un y avait envoyé une bombe. Alors, m'étant rappelée qu'Edward pourrait entendre tout cela, se retenant probablement contre l'envie de me consoler, je m'étais mise à pleurer plus douloureusement encore.

« Bella », avait soupiré Charlie, frustré. « Je ne voulais pas te faire pleurer. Est-ce que nous pourrions au moins en discuter d'abord ? » Sa voix était devenue à peine un chuchotement à la fin, me suppliant.

« Il n'y a pas à discuter. », avais-je dit en retour, contenant à peine mes sanglots. « J'aime Edward. »

Subitement, Charlie, le nom d'Edward et le mot aimer dans la même pièce m'avaient fait me sentir vraiment claustrophobe. Bien qu'il était évident que j'aimais Edward, même pour quelqu'un d'aussi entêté que Charlie, j'avais alors réalisé que je ne lui avais jamais dit de vive voix. Debout, je m'étais sentie transparente, comme si Charlie avait pu voir à travers moi. Je n'étais pas arrivée à regarder le visage de Charlie, essayer de trouver le bonheur et l'amour, ou au moins l'acceptation que je cherchais. Et c'était un sentiment horrible, le sentiment de rester debout là-bas, avec rien pour me cacher. Je n'étais pas parvenue à analyser son expression, car j'étais partie en courant en direction de la cuisine où Edward était assis. J'avais été sûre que sa main serrait la table, lui faisant sûrement des trous, et que ses yeux étaient durs. Je n'avais pas parlé mais j'avais sauté sur ses genoux et m'étais effondrée contre lui, mon corps secoué de sanglots, m'étant sentie faible et coupable d'infliger cette torture à Edward.

J'avais senti sa main lisser mes cheveux. J'avais pu sentir l'extraordinaire contrôle qu'il fallait pour être doux avec moi alors que son corps venait juste d'être envahi par la colère. Je ne me rappelais de rien après ça. Je pense que c'est le moment où je me suis endormie.

« Je suis désolée, Edward », haletai-je lourdement, revenant à l'instant présent. Je passais mes bras autour de son cou. « Je suis tellement désolée »

Il rigola et fit des cercles apaisants sur mon dos. « Ne t'excuse pas Bella. Ce n'est pas de ta faute. »

Je pouvais l'entendre dans sa voix, il était encore en train de se blâmer. « Arrête », sifflai-je en me retirant.

« Quoi ? »

« Arrête de te blâmer ! »

« Mais Bella, si je ne t'avais pas quitté, Charlie n'aurait jamais- »

« Je t'ai dit d'arrêter », l'interrompis-je, son visage étant douloureux. Le fait de toujours se blâmer devenait lassant.

« Laisse-moi mettre les choses au clair », lui dis-je sévèrement, mon front se plissant alors que je réfléchissais. « Je t'aime, et pour une étrange raison, tu m'aimes aussi. »

Son visage se durcit, mais il ne dit rien. Je dois dire qu'il était de plus en plus d'accord avec moi.

« Tu as fait un marché avec moi : que tu me transformais, seulement si je me mariais avec toi d'abord. Exact ? »

Il hocha la tête.

« J'ai dit oui, et ensuite, quand nous l'avons dit à mon père, il est devenu dingue. Est-ce que tu me suis ? »

Il sourit de façon tordue, en hochant la tête de droite à gauche, ses magnifiques cheveux de bronze lui tombant devant les yeux.

« Je me réveille ce matin pour te trouver là, en dépit de toutes les choses horribles avec lesquelles Charlie a probablement du te menacer. »

Edward sourit, de façon lugubre, et haussa les épaules.

« Alors, je ne vois pas de quoi tu pourrais te blâmer. », lui fis-je remarquer, sûrement un regard suffisant sur mon visage.

Il me lança un regard noir. Je m'esclaffai et me mis à genoux sur le lit pour que je puisse poser mon front contre le sien « Je t'aime. Ne m'aimes-tu pas ? »

Il roula des yeux.

J'attendis. « Alors, c'est un oui ou un non ? » Je le taquinais.

« Isabella Marie Swan, je t'aime plus que personne n'a jamais aimé quelqu'un d'autre dans cet univers. »

Je fronçai les sourcils. « Tu veux dire… après moi, bien sûr. »

J'observais son expression soigneusement alors qu'elle devenait perplexe. « Excuse-moi ? »

« Et bien, je t'aime plus que personne n'a jamais aimé quelqu'un d'autre dans cet univers. Et nous ne pouvons pas partager le même titre », dis-je avec un petit sourire satisfait.

Il gloussa, embrassa mon nez, et murmura ensuite à mon oreille : « Alors, j'imagine que c'est moi qui gagne. » Il était sur le point de m'enlever du lit quand je le stoppai.

« Oh non, tu ne gagnes pas. » Je m'agrippai à mon oreiller. « Tu ne penses quand même pas que tu m'aimes plus que ce que je t'aime. N'est-ce pas ? »

Il gloussa et me souleva contre ma volonté, mais il ne répondit pas.

« Alors ? », le pressai-je.

« Laisse-moi mettre les choses au clair », dit-il. « Tu penses que tu m'aimes plus que ce que je t'aime ? »

Je m'esclaffai et lui fit un signe de tête. Je ne pense pas qu'il savait si j'étais sérieuse ou pas. Est-ce que j'étais sérieuse ? Je ne le savais même pas, mais le mélange d'amusement et de frustration sur son visage était inestimable.

« Et bien, tu as tort. » Il sourit rapidement alors que nous nous souvenions de la dernière fois où cette conversion avait eu lieu. Au déjeuner, l'année d'avant, et tout le temps qu'elle dura, mon cœur avait battu si vite qu'il dû meurtrir l'intérieur de ma poitrine. « Et cette fois », continua-t-il, « Je te le prouverai. »

« Me le prouver ? », répétai-je en regardant son visage suspicieusement. Où voulait-il en venir ?

« Oui, je vais te le prouver, avec treize raisons. »

« Treize raisons pour lesquelles… »

« Treize raisons pour lesquelles je t'aime, bien sûr. »


Voilà! Un premier chapitre! Review's s'iou plaît!