NUMBERS TRILOGIE: "PASSE, PRESENT, FUTUR"

II - PRESENT: "Un amour possible"

Disclaimer: les personnages ne m'appartiennent pas, ils restent la propriété de leurs créateurs. J'écris pour le plaisir et ne perçois aucune rémunération.

Genre: slash PG-13 / NC-17, romance + un poil de drame + un zeste d'humour

Pairing: Don / Charlie

Remarques de l'auteur:

Don et Charlie ont 5 ans d'écart et dans ma fic ils ont 35 et 30 ans (leurs deux anniversaires seront les vraies dates de naissance des acteurs)

Les flash-back sont en italique, de même que les pensées des personnages.

Les personnages de Carolina Johnson, Gabriella et Paolo Vezziano, Maggie, Daniel Repston, John Tanner et ses enfants Laura et Anthony sont des inventions de mon cru.

Allusion à plusieurs épisodes, AUCUN SPOILERS.

Résumé: Charlie a appris qu'il a été adopté et que Don est amoureux de lui. Les deux hommes ont débuté une relation sentimentale mais le mathématicien a quelques appréhensions...

I: Discussion matinale:

Charlie ouvrit les yeux et étira ses bras; il se sentait reposé et détendu. Le mathématicien sourit: on était dimanche, alors il pouvait rester un peu au lit ! Le jeune homme soupira: cela faisait déjà trois semaines que son père lui avait révélé son adoption, et que Don lui avait avoué ses sentiments. Si Charlie avait su faire face à la découverte de ses origines, en revanche il lui avait fallu plus de temps concernant sa relation avec l'agent du FBI. Celui-ci lui avait dit et redit qu'ils iraient à son rythme, que rien ne pressait entre eux...

Le mathématicien tourna la tête vers Don: ce dernier dormait encore, et Charlie se surprit à avoir envie de se blottir dans ses bras. Cela faisait deux nuits que les deux hommes partageaient le même lit, et depuis le mathématicien sentait une sourde angoisse l'étreindre: maintenant qu'ils étaient passés d'une relation fraternelle à un début de relation de couple, il faudrait bien qu'un jour ils abordent un aspect important de celle-ci: les rapports charnels...

Charlie n'était pas complètement ignorant des choses de l'amour, mais jusqu'à présent il n'avait jamais vraiment eu de relation sérieuse. Il avait bien eu une petite amie quand il avait vingt ans, avec laquelle il avait franchi le cap de la première fois, cependant il appréhendait totalement le fait de devoir un jour passer à l'acte avec Don... Celui-ci, justement, commençait à émerger tout doucement du sommeil:

"Salut toi... bien dormi ?

-Bonjour, Don... Oui, j'ai bien dormi... Et toi ? Après la semaine de dingue que tu as eu, je me doutais bien que tu aurais besoin de récupérer, mais je ne pensais pas que tu te réveillerais maintenant !

-Et toi, ça fait longtemps que tu as ouvert les yeux ?

-Non, à peine cinq minutes... Je te regardais dormir...

-Vraiment ? Et tu n'as pas cherché à me réveiller par un doux baiser, comme la belle au bois dormant ? demanda Don en riant.

-Oh...Je... Je ne voulais pas te réveiller, je pensais que tu avais besoin de dormir...

-C'est vrai, mais si j'ai ouvert les yeux maintenant et pas dans une heure, c'est que j'ai eu mon compte de sommeil, tu ne crois pas ? Alors ?

-Alors quoi ?

-Je peux l'avoir mon baiser, ou il faut que je vienne le chercher ?"

Et joignant le geste à la parole, Don se redressa dans le lit de façon à surplomber son compagnon. L'agent du FBI pencha son visage vers celui de Charlie et posa ses lèvres sur les siennes:

"Toi, il y a quelque chose qui te contrarie !

-Hein ? Mais non, Don, tout va bien, pourquoi tu me dis ça ?

-Parce que je te sens tendu... Je sais bien que depuis qu'on est ensemble, c'est plutôt moi qui vais vers toi que l'inverse, mais quand même ! Je te connais suffisamment pour savoir quand quelque chose te turlupine !

-Mais non !

-Oh si ! Alors vas-y je t'écoute ! Qu'est-ce qui ne va pas ?"

Charlie se sentit rougir, il avait soudainement envie de se sauver hors de la chambre, mais il se dit que la fuite ne serait jamais la solution à son problème. Il inspira donc un grand coup et se lança:

"Don, cela fait maintenant trois semaines que nous avons appris pour mon adoption ... et ça fait aussi trois semaines que nous... sommes ensemble...

-Oui, et ?

-Et alors, trois semaines, cela peut être un laps de temps très court ou très long selon les personnes et les circonstances... Et trois semaines, ce n'est pas rien... dans une relation amoureuse... Pour moi ça va, mais... toi ?

-Quoi, moi ?

-Eh bien... on sort ensemble, là c'est la deuxième nuit que nous passons dans le même lit, et je...

-Nous y voilà..., fit Don avec un petit sourire en coin.

-Don ?

-Effectivement, nous sommes ensemble depuis trois semaines, et j'en suis très heureux. Mais toi tu te dis - depuis quand je n'en sais rien - que bientôt j'aimerais passer à l'étape supérieure... Et donc tu es là à stresser à l'idée qu'un jour je pourrais avoir envie de toi alors que tu ne te sentiras pas prêt pour ça ! Je me trompe ?

-..."

Charlie était devenu pivoine au fur et à mesure que Don parlait et se maudit de réagir comme il était en train de le faire: il faisait la vierge effarouchée, alors qu'il était pourtant un homme adulte de presque 30 ans ! Le mathématicien sentit les larmes lui monter aux yeux et voulut détourner son regard de Don, mais celui-ci, qui le connaissait bien, anticipa le mouvement: il posa sa main sur la joue de Charlie pour l'empêcher de tourner la tête et l'obliger à le regarder dans les yeux:

"Charlie... Il ne faut pas te mettre dans un état pareil ! Oui, c'est vrai, j'ai envie de te faire l'amour, je mentirais si je prétendais qu'en ce moment je ne ressens aucun désir pour toi, mais je sais aussi que pour le moment tu n'es pas prêt. Quand le seras-tu, je n'en sais rien, ça viendra quand ça viendra, j'attendrai, ne t'inquiète pas ! Je ne te forcerai pas et je n'irai pas voir ailleurs, si c'est ça qui t'angoisse !

-Don...

-Pour l'instant nous passons le plus de temps possible à deux, nous sortons et nous dormons ensemble, et ça me convient tout à fait. J'espère simplement qu'avec le temps tu apprendras à te détendre et que je pourrai enfin te prendre dans mes bras et te caresser pendant des heures..."

Pour toute réponse, Charlie enlaça Don et l'embrassa. Ce dernier attira le corps de son compagnon contre le sien de façon à ce que le mathématicien se retrouve allongé sur lui. Les deux hommes s'embrassèrent tendrement pendant plusieurs minutes, puis Don demanda:

"Charlie... Est-ce que ça t'ennuierait si... je glissais mes mains sous ton tee-shirt ?

-Euh... non, pourquoi ?

-C'est juste que... j'aimerais sentir ta peau sous mes doigts, et pas ton vêtement...

-D'accord..."

Don remonta alors le tee-shirt de Charlie et entreprit de lui caresser le dos tout en reprenant ses baisers. Le mathématicien frissonna lorsqu'il sentit les mains de son compagnon sur sa peau et il voulut rendre la pareille à ce dernier. Le jeune homme fit glisser ses mains sous le tee-shirt de Don qui sourit et reprit:

"Charlie... On pourrait peut-être enlever nos vêtements..."

Devant la mine légèrement effrayée de l'intéressé, Don enchaîna rapidement:

"Je parlais de nos tee-shirts ! On n'enlève que le haut ! Le bas, on le garde ! Alors détends-toi !"

Charlie se redressa pour permettre à Don de se lever. Les deux hommes retirèrent leurs maillots, et avant que le mathématicien ait pu réaliser ce qui lui arrivait, son petit ami l'avait déjà enlacé par la taille et l'embrassait sur la poitrine. Le jeune homme ne put s'empêcher de lâcher un petit cri de surprise, d'autant plus que Don était en train de le faire se rallonger dans le lit. Charlie se retrouva donc dans sa position initiale, mais avec l'agent du FBI sur lui. L'aîné des deux hommes embrassait maintenant son cou, et le mathématicien se laissa emporter par les douces sensations, lorsque...

"Don !

-Quoi ? Qu'est-ce qui se passe, Charlie ?

-Euh... C'est juste une impression ou... Je sens un truc contre ma cuisse..." répondit le jeune homme en rougissant.

-Charlie..." soupira Don. "Qu'est-ce que tu croyais ? Que j'allais réussir à t'embrasser et à te caresser sans que mon corps ne réagisse ?

-Ben... Oui..." souffla l'intéressé d'une toute petite voix.

-Charlie... Arrête de t'affoler pour un oui ou pour un non ! Tu sais que je ne vais pas te sauter dessus sans te demander ton avis, tu le sais, non ?

-Oui... C'est juste que... Don, mets-toi un peu à ma place... Nous avons grandi ensemble, pendant des années nous étions deux frères, et aujourd'hui... tout a changé... C'est loin d'être évident pour moi...

-Et moi alors ?" s'exclama Don. "Tu crois que j'étais bien dans ma peau avec les sentiments que j'ai pour toi, jusqu'à ce que j'apprenne pour ton adoption ? Tu crois que ça a été facile pour moi ?

-Oh Don, excuse-moi... Ce n'est pas ce que je voulais dire... Je..."

Charlie fit appel à toute sa volonté, mais ses larmes furent les plus fortes et commencèrent à couler.

"Charlie... Oh non, ne pleure pas... Je sais que tu ne t'attendais absolument pas à ce que tu as appris il y a trois semaines... Ni moi non plus d'ailleurs, mais sache qu'en répondant à mes sentiments tu m'as rendu très heureux... Allez, remets-toi...

-Don, je tiens à toi... Je voudrais tellement te donner ce que tu souhaites...

-Moi aussi, je t'aime, Charlie... Mais il ne faut pas que tu te mettes la pression, d'accord ? Je ne veux pas que tu te forces, tu me le promets ? Tu n'es pas prêt, tu n'es pas prêt ! Et par conséquent, j'attendrai ! Mais sache que je ferai tout mon possible pour t'aider à te détendre et donc... à te sentir prêt un jour ! Tu me fais un sourire maintenant ?

-Don... Je me sens tellement bête...

-Il ne faut pas, Charlie... C'est normal d'avoir des craintes et des appréhensions au début d'une relation... Et le meilleur moyen de combattre ce genre de peur, c'est d'en parler, et c'est justement ce que tu es en train de faire !

-Don... On ne se lèverait pas ? Je crois que je commence à avoir faim...

-T'as raison, moi aussi..."

Les deux hommes se relevèrent et remirent leurs tee-shirts, lorsque le regard de Charlie fut attiré par une petite bosse au niveau du caleçon de Don. Le mathématicien ne put s'empêcher de rougir et il pouffa de rire dans sa main, ce qui fit réagir l'agent du FBI:

"Quoi ? Qu'est-ce que tu as à rire comme ça ?

-Don... Tu ne comptes pas descendre tout de suite j'espère ?

-Pourquoi ?

-Parce que... Je crois que ton corps ne s'est pas encore remis de m'avoir embrassé !"

Don baissa la tête et regarda son bas-ventre:

"Si tu ne le savais pas encore, je t'informe que tu es très attirant, Charlie ! Mais si ça peut te rassurer, j'avais bien l'intention d'aller prendre une douche avant de descendre !

-Une douche ? Pourquoi faire ?

-A ton avis ? Tu ne sais pas que l'eau froide c'est très bon pour calmer les ardeurs amoureuses ? Et crois-moi, je vais en avoir besoin !"

Et l'agent du FBI se rendit à la salle de bains, laissant un Charlie rouge pivoine dans la chambre.

ooooooooooo

"Ah ! Bonjour les garçons ! Bien dormi ?, lança Alan lorsqu'il aperçut les deux hommes entrer dans la cuisine. "Il y a encore du café, si ça vous intéresse !

-Bonjour papa, répondit Don. "Charlie, tu veux du café ?

-Non merci, Don. Bonjour...papa...

-Charlie... tu ne vas pas recommencer avec tes "beaux-papas" ou "Alan", j'espère ?

-Non, rassure-toi... J'avais juste envie de te taquiner...

-Je préfère ça, répondit Alan. "Mais au fait, Charlie, dans une semaine c'est ton anniversaire... Et je ne sais vraiment pas quoi t'offrir... T'aurais pas une p'tite idée par hasard ?

-Non, désolé ! En fait, je pense à quelque chose depuis hier soir, mais j'aimerais avoir votre avis...

-Vas-y, on t'écoute, répondit Don.

-Eh bien, je me disais qu'un bon resto entre amis ça pourrait être sympa pour mon anniversaire, avec Larry, Amita, Megan, David et Colby... Et puis... cette année, c'est un peu spécial pour moi... Un restaurant c'est un cadre neutre, je serai plus à l'aise pour parler de mon adoption... Qu'est-ce que vous en dites ?

-Eh bien, Charlie, reprit Alan, c'est ton anniversaire, c'est toi qui décides... Personnellement je trouve que tu n'es pas obligé d'annoncer ton adoption ce jour-là, mais si tu préfères qu'il en soit ainsi...

-Merci, papa. Et toi, Don, tu en penses quoi ?

-Oh, euh... C'est une super idée... mais... tu vas juste annoncer ton adoption ?

-Bien sûr, Don ! Tu ne crois tout de même pas que je vais révéler dans la foulée que je sors avec mon frère adoptif ! Cette information-là, je préfère la réserver pour ton anniversaire...

-Ben voyons ! Parce que tu t'imagines que ce jour-là je vais annoncer à la cantonnade: "Ah oui, au fait, je sors avec Charlie, c'est mon petit ami depuis qu'on a appris qu'il a été adopté!" Tu rêves ! On dira aux autres pour nous deux lorsque les gens auront assimilé l'info de l'adoption, pas avant !

-Mais je n'ai jamais imaginé qu'il eut pu en être autrement, mon cher", ajouta malicieusement Charlie.

-Bon, allez, ça suffit tous les deux", les gronda gentiment Alan. "Moi, je vais aller me préparer. Cet après-midi je vais voir mes copains pour notre partie de cartes hebdomadaire...

-Et nous... Je ne sais pas. Je crois qu'on va passer le reste de la journée bien tranquilles à la maison, pas vrai Charlie ?"