La BELTANE

Rating: M+

Pairing: DM/HP

Correctrice: PAS ENCORE CORRIGÉ

Résumé: UA Harry aurait dû rester coucher ce jour-là. Sa curiosité l'a poussé à interrompre une cérémonie où les veelas choisissent leurs compagnons. Le voilà devenu la cible de veelas dominants en chaleur très déterminés. DMHP

Nda:

Cher lecteur,

Laisse moi te donner le meilleur conseil du monde.

Quand un ou une amie te demande si tu peux l'aider pour son déménagement, sache que cette personne est à cet instant ton ennemie mortel. Alors vite, trouve une excuse, casse toi la jambe, attrape une gastro, apprend que ton cochon d'inde, Bebert est mort… Mais surtout n'accepte pas cette requête.

Car ce qui t'attend, c'est bien plus qu'une semaine de perdue. Bien sûr ton ami aura déclaré quand une journée se serait réglée. Au pire, deux jours. Maximum trois. Et voilà que ton week end s'est fait bouffer par les cartons.

Pauvre innocent que tu étais, tu t'es dit que ce n'était pas un souci, car ce n'est pas 45m carré de surface habitable qui vont être terrible à vider.

Je me ris de toi lecteur si tu imagines qu'en effet ce n'est pas horrible. L'être humain, la femme geek et fashion est une créature qui amoncèle : chaussures, fringues, mangas, livres, jeux vidéos, figurines, crayons, … Puis comme elle aime ses trucs faut bien les ranger, par couleur, par genre, par forme, par ordre alphabétique…

Je vais te parler de ton amie. Il y a AVANT son déménagement (oututesfaitchierdaider) et il y a APRÈS.

Avant elle était une adorable fleur, une charmante compagnie, loyale et douce. Maintenant tu as vu son côté obscur. La fleur s'est transformée en abominable sergent-major et toi en truffion faisant des pompes à ses pieds à en bouffer de la boue.

Dans son petit appartement, toute fois suremplie (mais comment pouvait-elle ranger tout ça), elle va te poursuivre. Et tu n'auras nulle pars où te cacher. A la moindre pause café, bavardant avec tes autres copines, elle surgira tel le diable hors de sa cage, aboyant des ordres dans une pluie de postillons, la veine battant à ses temps, le visage rougis, les yeux fous écarquillés, les cheveux volant dans tous les sens.

Toi, pas moyen de lui rappeler qu'à la base, t'es bien gentille de rendre service.

Car ton amie n'est plus rationnelle. Elle déménage. Elle est une boule de stress bondissante entre les murs. Tu comprends, ses clés, elle aurait déjà du les rendre. Mais elle a sur estimé la charge de travaille et maintenant elle est dans le caca.

La plus courageuse des malchances ayant répondu à l'appel et qui s'en mordent les doigts, tentera de lui rappeler gentiment que c'est de sa faute et d'un regard l'amie déménageant la fera taire. Surtout que les couteaux pointus traînent encore sur la table. Ils seront vite rangés dans un carton. Faut pas lui donner de mauvaises idées.

Tu te couperas X fois avec un carton. OUI, un carton ça coupe et ça fait VACHEMENT mal. Sans parler des bleus, car tu te cogneras partout.

Heureusement que pour descendre (3 étages sans escalier) cartons, machine à laver, meubles… cela a été fait par les garçons. Heu ils ne sont pas cons, ils sont arrivés quand tout était rangé, étiqueté… et qu'il n'y avait pas trop à réfléchir, juste descendre les trucs dans le petit camion loué pour l'occasion.

Et ce ne sera pas fini. Les mecs dans le camion, les nanas dans la voiture, vous voilà partie jusqu'à son nouvel appartement dans une nouvelle ville à quelques heures de route.

Et le même boulot, mais dans l'autre sens tu te taperas.

On peut dire qu'on la grave mérité le restaurant qu'elle nous a offert.

Mais PLUS JAMAIS ! (la prochaine fois, je serais morte, puis c'est tout)

BONNE LECTURE (j'en peux plus, dès que je suis rentré j'ai retravaillé mon chapitre et je l'ai updaté. Le problème de chargement venait de mon ordi. C'était une histoire du nom du document. Ce que je comprends pas, ça a toujours bien marché avant quand je faisais comme ça. Bref …. là je veux juste dormir)

Chapitre 8 : Le bon, la brute et le truand

Vlad allongé sur le lit dans une chambre de l'auberge des Trois Ballais ne regardait déjà plus la jeune femme allongée près de lui. Cette dernière pourtant magnifique, vêtue seulement d'une petite culotte et de son soutien-gorge dormait profondément, sa main délicate posée sur la poitrine mince du jeune vampire.

Observant les fissures au plafond, il réfléchissait. Le directeur de l'école avait appris, bien évidemment, qu'il s'était servi en sang dans le corps (plus ou moins consentant) de ses apprentis. Malgré son immunité diplomatique le vieil homme avait été clair. S'il agressait encore une fois un ou une de ses élèves dans son école, il y aurait des conséquences.

Un rictus se forma sur ses lèvres.

Dumbledore risquerait-il une guerre vampire contre sorcier juste pour une petite morsure dont l'élève ne se souviendrait même pas ?

Toute fois, pour continuer ce qu'il faisait : rendre la vie de son cousin infernal, il avait décidé d'obtempérer.

Il ramassa sur le bord du lit une cravate bleu et bronze en souriant amusé. Le vieux fou lui avait interdit se nourrir dans son école, rien ne l'empêchait de s'abreuver de la Serdaigle (elle s'appelait Juliette ? aucune importance) à Près-Au-Lard.

Vlad finit par se lever, satisfait dans tous les domaines. Cette jeune fille se débrouillait plutôt bien pour plaire à un homme. Elle se souviendrait d'avoir coucher avec le bel étranger mais ne posséderait aucune mémoire de la morsure sur sa cuisse.

Après s'être rhabillé, le vampire se dirigea vers la sortie. Avant qu'il ait pu toucher la poignée, la porte s'ouvrit et la silhouette haute de Lucius apparut.

Haussant un sourcil, il se décala laissant entrer le veela-sorcier. Les cheveux lâchés, vêtue élégamment, sa canne en main Lucius jeta un œil désapprobateur à la jeune fille assoupie sur le lit.

« Bonjour Lucius. Ne t'inquiètes pas pour elle. Elle ne pourra se réveiller que dans une heure. C'était une bavarde, vois-tu. » Expliqua Vlad en s'installant sur un fauteuil près d'une cheminée.

Il s'avachit, croisa les mains sur sa poitrine, les jambes écartées dans une attitude désinvolte.

Les deux hommes savaient très bien pourquoi ils se retrouvaient face à face.

« Tu ne changeras donc jamais. » Constata Lucius en s'asseyant sur le fauteuil en face.

« Changer mon incroyable et charmante personnalité, pourquoi faire ? »

Malfoy ne prit pas la peine de répondre. Il se contenta de le jauger de ses yeux gris glacials. « Approche toi de mon fils ou de son compagnon et… »

«Oh je t'en pris Lucius. Ne me menace pas, nous savons très bien que tu ne risqueras pas une guerre en t'attaquant à moi. »

« Essayer de voler le compagnon d'un veela n'est-ce pas en soi une déclaration de guerre ? »

« Ton fils est autant vampire que veela. Quand je m'en prends à lui, c'est une affaire de vampire, il n'y aucun risque de représailles d'un tiers. D'ailleurs je trouve cela pathétique que Draco envoie son papa tenter de régler son problème. Il a peur de moi ? »

Lucius ricana. Il se pencha, prenant appui sur sa canne.

« Draco veut en fait éviter d'être obliger de te tuer. Car c'est ce qui arrivera si tu continus. Quand évolueras-tu ? Vous n'étiez que des enfants, c'était un accident. Tu penses vraiment qu'elle approuverait ? »

Les yeux du vampire devinrent entièrement noirs et ses crocs jaillirent.

« Que m'importe que Serena approuve ou pas. Elle est morte et c'est la faute de ton fils ! N'est-ce pas justice que son compagnon me revienne quand il m'a privé de mon calice ? »

Lucius, encore calme, l'observa consterné. « Tu es autant fautif que Draco dans cette histoire si ce n'est plus. Tu étais le plus âgé. » Affirma-t-il.

Perdant son sang froid, avec un grondement et à une vitesse surhumaine Vlad se jeta sur Lucius. Les iris du sorciers virèrent à l'argentée, il repoussa le vampire et le plaqua contre le sol à l'aide d'une prise.

Surpris Vlad voulut se relever mais un pied écrasa sa trachée.

« Tu es sans aucun doute le plus puissant, Vlad. Mais la puissance n'est pas forcément décisive lors d'un duel. L'intelligence, l'expérience, la connaissance compte tout autant si ce n'est plus. Ne sois-pas si certain de l'emporter contre moi. » Il appuya ses propos en écrasant un peu plus le cou de vampire qui cracha et siffla de colère.

« Il est si facile afin de ne pas se laisser submerger par la tristesse et la culpabilité de se trouver un bouc émissaire. C'est tellement mieux d'avoir un coupable à blâmer. Sauf que dans votre histoire il n'y a que des coupables et des innocents. Personne ne voulait que Serena meure. Tu dois pardonner à Draco, pardonner à Serena et surtout te pardonner toi même. Prendre Harry ne comblera pas le vide. Ta haine est dirigée contre les mauvaises personnes, Vlad. C'est Alucard le problème, et non ma famille. »

Lucius relâcha le jeune vampire qui toussa, libéré enfin de la pression.

Le blond se dirigea vers la porte. Il déclara avant de sortir. « Je garderais un œil sur toi, et si tu oses t'en prendre encore à mon fils ou à son compagnon notre prochaine discussion sera moins amical. »

« Oui parce que là, c'était une réunion tout à fait charmante. » Répondit le vampire d'une voix étouffée en regardant le veela-sorcier partir.

Il resta allongé au sol, pensif.

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Draco et Harry descendaient vers la grande salle pour prendre leur petit déjeuner. Ils avaient fait un détour du côté de l'infirmerie afin de confirmer que le brun n'était pas tombé enceinte.

Pompresh les avait accueilli suspicieusement (« vous vous n'êtes pas encore battu, tout de même ? »), puis en écoutant leurs explications, avait fait les gros yeux au blond. Sans cérémonie, elle fit voltiger sa baguette au-dessus et certifia qu'en effet, Harry n'attendait aucun enfant.

Draco et Harry soulagés, soupirèrent de concert. Ils reçurent toute fois (en même temps que la potion contraceptive), un sacré sermon de l'infirmière. Ou plutôt, Draco eut droit à quelques remontrances car étant le mieux informés c'était à lui de faire le plus attention. Il les supporta sans rechigner, observant du coin de l'œil son compagnon grimacer après avoir bu l'odieux breuvage.

Bien, ils allaient pouvoir copuler sans aucune crainte… Enfin dès qu'Harry serait d'accord se dit-il en se refrognant. Combien de temps cela lui prendrait ? Une semaine ? Un mois ?

C'était le fond de sa pensée tandis qu'il se dirigeait vers la grande salle. Ils n'avaient pas échangé un mot, néanmoins le brun ne paraissait pas être dérangé plus que ça par sa présence.

Il y avait un peu de progrès.

Arrivé à destination le veela-vampire foudroya du regard les imprudents observant un peu trop longtemps le brun. Ils allèrent rejoindre le groupe formé par Ron, Hermione, Millicent et Blaise au bout de la table des serpentards. Ils semblaient être en grande discussion.

Quand ils s'installèrent, leurs amis arrêtèrent de parler, les regardant comme s'ils s'attendaient à les voir exploser.

« Hey Ry, Malfoy bien dormi ? » S'enquit Ron avec un grand sourire crispé, les oreilles toutes rouges.

Les oreilles rouges signifiaient chez le rouquin soit la colère, soit l'embarras.

« Que se passe-t-il Ron ? » Demanda Harry.

Le roux fit alors une grimace dont l'objectif était sans doute de montrer l'incompréhension. Sauf qu'il avait surtout l'air d'avoir fait dans son pantalon.

« Mais rien ! Pourquoi se passerait-il quelque chose ? Le soleil brille, c'est le week end, tout va bien. Et surtout il y a des gaufres au petit déjeuner. Ahahaha, » Il engouffra une dite gaufre en souriant les joues gonflées.

« Salazard… mais c'était quoi ça ? » Demanda Millicent atterré.

Blaise était sans voix. Ce fichu Griffondor ne savait vraiment pas mentir.

Hermione qui pendant cet échange s'était cachée derrière un gros livre, le posa et souffla fataliste. Ron était incapable de mensonge. Elle se rappelait trop bien quand il avait essayé de lui organiser une fête « surprise » pour son anniversaire. Pfff

« C'était Weasley quand il essaye de réfléchir. » Se moqua le blond. « Bon quel est le problème ? Pourquoi tout le monde nous regarde ? Expliquez. » Ordonna-t-il.

Ron les regarda à tour de rôle mécontent. « Vous ne m'avez pas beaucoup aidé non plus ! Je ne peux pas tout faire. »

« Ron, mon cœur en sucre, la prochaine fois juste tais-toi. A partir du moment où tu as ouvert la bouche s'était fichue.» Assura Hermione en posa une main apaisante sur l'épaule de son chéri. Ce dernier la regarda comme trahis.

« Tu es censé me soutenir ! Je suis ton homme. » Déclara-t-il en tapant du poing sur la table. Le sirop d'érable sur sa gaufre gicla allant arroser son t-shirt.

« Oui, oui, et quel homme ! » Se moqua gentiment Hermione en faisant disparaître les tâches d'un rapide recurvite.

Laissant le couple se taquiner, Blaise prit la parole, s'adressant à Draco. « C'est à cause de l'article de la gazette paru ce matin. »

« Qu'est-ce qu'il raconte encore sur moi ? » S'enquit Harry en se servant un jus d'orange. Il était assez blasé. Il n'y avait pas une semaine sans qu'on parle de lui dans les médias sorciers.

Draco s'empressa d'arracher des mains de Millicent son exemplaire et ses yeux agrandirent quand il vit la couverture.

On pouvait y voir sa photo ainsi que celle d'Harry avec en titre, ' Harry Potter uni à Draco Malfoy !'

« Merde!»

Harry qui avait lu au-dessus de son épaule devint tout pâle. « Mais je… j'avais demandé que ce ne soit pas ébruité ! » S'offusqua-t-il.

« Potter, tu t'attendais vraiment à ce que votre union reste secrète ? On est à Poudlard, il suffit qu'un élève en ait parlé à ses parents et qu'ils aient vendu l'information. » Expliqua Blaise en haussant les épaules.

Le brun paraissait au bord de vomir. Draco s'en vexa.

« Je suis désolé que tu es si honte de moi mais il y aurait bien fallut un jour que tout le monde le sache. » Dit-il sèchement.

Harry se tourna vers lui en lui lançant un regard noir. « Ce n'est pas ça andouille, c'est que maintenant ils sont forcément au courant et je voulais leur annoncer moi même. »

« Qui ? » Demanda le blond intéressé en faisant abstraction de l'insulte.

Harry échangea un regard inquiet avec Ron et Hermione. Le veela-elfe ouvrit la bouche mais n'eut le temps de s'expliquer interrompus par les portes de la grande salle s'ouvrant avec fracas.

Un gros chien noir apparut.

« Oh. » Fit Draco comprenant enfin.

Les élèves interrompirent le repas, regardant la bête n'ayant rien à faire à Poudlard s'avancer.

« Le sinistros ! » Hurla Lavande avant de s'évanouir sur son amie qui n'en menait pas large.

Le chien semblait chercher quelqu'un, il l'aperçut enfin et courra jusqu'à Harry.

Il aboya furieusement.

« Sniffle, bonjour. » Salua Harry.

Le chien répondit par une série d'aboiement indigné et irrité.

« Oui, oui j'ai compris. Je te suis. » Il se tourna vers Draco. Le blond dévisageait le chien avec anxiété. « Il veut nous parler. Viens. »

Avec un soupire résigné, il partit à la suite du brun suivant Sniffle hors de la salle.

A la table de Griffondor, Seamus s'exclama. « Donc en plus d'être fourchelang, il parle au chien ? Il est quoi doggylang ? »

OOOOOOOOoooooDM/HPoooooOOOOOOOOO

Suivant Sirius toujours en chien dans le dédales de couloirs, Harry était très inquiet de ce qui allait suivre. Il jeta un œil vers le blond et tira une certaine satisfaction peu charitable en avisant la pâleur du jeune homme.

Draco n'en menait pas large non plus.

Sirius les mena vers une partie du château qu'ils ne connaissaient pas.

Ils finirent par arriver à un cul de sac où un tableau occupé tout un mur. L'œuvre pictural montrait une cascade dans laquelle s'abreuvaient diverses créatures magiques comme des licornes, des chevaux ailés…

Le chien traversa le tableau et disparut.

« Je suppose que si je te propose d'en profiter pour filer, tu ne voudras pas ? » Plaisanta Draco.

« Serpentard ! » Se moqua Harry cependant gentiment.

« On ne se refait pas. » Répondit-il en souriant joyeusement.

Le brun s'empressa alors de passer à son tour au travers du tableau afin de cacher son rougissement. Pas question de lui montrer comment un simple sourire pouvait le troubler.

Il pénétra dans un grand salon donnant sur une roseraie. Il n'eut le temps d'admirer la décoration somptueuse, dès que Draco l'eut rejoint, un grand homme brun se jeta immédiatement sur lui.

« Toi, tu as osé toucher à mon filleul ! » Gronda-t-il.

Le jeune veela-vampire peina à maîtriser son instinct à répondre contre l'attaque. Ses canines sorties étaient les seuls témoins de son irritation. Si Sirius n'était pas considéré comme le père de son compagnon, ils seraient déjà en train de se battre.

« Sirius ! » Intervint Harry en essayant de les séparer.

Un rayon rouge passa à côté lui faisant voler cheveux et toucha son parrain. Celui-ci se retrouva figé, les sourcils froncé, la bouche ouverte et en position de combat.

Harry se retourna pour trouver un très enceint Remus Lupin, baguette en main.

« Bonjour louveteau. » Dit-il en souriant joyeusement. Il se dandina jusqu'à lui et le pris dans ses bras. Harry rendit l'étreinte avec plaisir, le ventre de Remus étant comme une grosse pastèque entre eux.

Draco de son côté se dégagea de la prise de Sirius, dont seul les yeux pouvant bouger étincelaient de colère.

« Tu crois que tu peux le déstatufier ? » Demanda Harry en regardant son parrain.

« Oh tu le connais, dans cet état il refuse d'être rationnel. » Répondit Remus en haussant les épaules.

Harry et Draco échangèrent un regard. Pétrifier quelqu'un était-ce rationnel ? Décidemment le calme et tempéré Remus avait fait place à une personne aux techniques… plus radicales. Les hormones, sans doute.

« Venez, allons-nous asseoir. »

Ils allèrent s'installer sur de grands canapés blancs cassés. Sur une table basse en verre, diverses viennoiseries ne demandaient qu'à être dégustées (Remus ne pouvait plus se passer de chocolat depuis sa grossesse).

« Toi, jeune homme, tu as de sérieuses explications à me fournir ! » Dit le loup en pointant du doigt le brun.

Harry rougit et déglutit.

« Vous allez le laissez vraiment comme ça ? » S'enquit Draco en indiquant Sirius, toujours bloqué devant l'entrée.

« Oh, oui tu as raison. Il doit écouter aussi. »

De sa baguette le loup-garou fit flotter Sirius et le posa de telle sorte qu'il puisse les observer et les entendre.

« Ne me regarde pas comme ça paddy. Je t'avais dit de m'attendre ! Tu l'as cherché. » Puis Remus se tourna à nouveau vers son fils de cœur. « Alors, racontes moi tout depuis le début. » Commanda-t-il.

Comprenant qu'il ne pouvait plus y échapper, Harry narra les derniers évènements. Quand il eut terminé son récit il ne fut pas conscient d'avoir été écouté non seulement par ses parents mais surtout par Draco.

Le blond avait écouté avec attention la version du brun de leur histoire. Il réalisait avec déception et douleur qu'Harry ne le considérait même pas comme son compagnon. À l'entendre leur histoire ressemblait plus à un grand malentendu.

Le griffondor avait l'art de se complaire dans le déni.

La partie était loin d'être gagnée.

« Je vois. J'avoue que c'est plutôt inattendu, les Potter n'ont que je sache aucun gène veela. Il faudra approfondir la question. Cependant ce que je voudrais savoir maintenant c'est pourquoi nous n'avons pas été aussitôt mis au courant ? » Le loup-garou jeta un regard mauvais au blond qui l'affronta, refusant de baisser les yeux.

« Ce n'est pas sa faute ! » Le secourut Harry. « Lucius et Narcissa avaient proposé une rencontre avec vous mais j'ai refusé. Je leur ai expressément demandé que vous ne soyez pas au courant. » Admit-il.

Même Sirius toujours immobilisé, regardait son filleul ses yeux trahissant sa surprise.

« Pourquoi Harry ? Je pensais que tu avais compris que tu pouvais compter sur nous. Nous t'aimons comme notre fils. Tu ne nous fais pas confiance ? »

« Cela n'à rien avoir ! » S'empressa de répondre le brun bouleversé. Il ne rejeta pas la main de Draco qui s'était posé sur son dos dans un geste de réconfort. Inconsciemment il se pencha vers le blond.

Cela n'échappa pas à Remus. Le loup-garou en fut un peu soulagé. Peut être ce n'était pas si horrible enfin de compte.

« Explique-nous Harry. »

« Je… Tu attends un enfant. »

« Cela me paraît évident. » Se moqua l'ex professeur en caressant son ventre.

« Tu es si fragiles en raison de ta condition. Comme tu es un loup-garou une grossesse est beaucoup plus dangereuse. Je ne voulais pas te stresser à cause de moi et ma capacité à me mettre dans des situations impossibles. C'est votre moment à vous deux ! Avec tout ce que vous avez traversé, vous le méritez. Je refuse de le gâcher. » Plaida Harry

Remus se leva pour s'asseoir à côté d'Harry. Il passa un bras pardessus son épaule et le colla contre lui.

« Je ne suis pas en sucre Harry. Je suis au courant, et tu vois malgré la surprise il ne m'est rien arrivé. Nous avons, toi inclus, traversé toutes ses épreuves pour être ensemble. Ne nous met pas à l'écart surtout quand tu as besoin de nous. Compris ? »

Harry hocha la tête.

Ils furent interrompus par l'arrivée impromptue des parents de Draco accompagné d'un Severus Rogue à l'air renfrogné.

« Messieurs Black-Lupin. Le directeur Dumbledore nous a informé que vous vouliez nous voir. » Déclara Narcissa en souriant. Elle regarda son fils et parut soulagé par son expression. En voyant Remus se lever, elle intervint. « Non, non je vous en pris, ne vous levez pas. Nous allons nous asseoir près de vous. »

Lucius et Severus s'arrêtèrent au niveau de Sirius et échangèrent un regard goguenard en comprenant que l'ennemie numéro 1 des Serpentards de leur époque était immobilisé.

Narcissa et son époux s'installèrent en face du trio.

« Je suis désolé pour cet article Harry. D'habitude nous avons un informateur dans la gazette, mais nous avons été mis au courant trop tard pour empêcher la parution de l'article. » S'excusa Lucius à l'adresse de son beau-fils.

« Ne vous inquiétez pas pour cela. C'était inévitable. J'aurais juste que préféré que mon parrain et mon oncle ne l'apprenne pas comme ça. »

« Et moi donc, Harry. »

« Encore une fois, je… pardon. » Répéta le jeune homme en se mordant la lèvre.

« Tu apprendras ainsi que ne sachant pas ce qui peut arriver, il est important de se parler avant d'y être obligé. » Sermonna le loup-garou. Il se tourna vers les parents de Draco. « Je voulais vous voir pour savoir ce que vous pensez de cette union. »

Lucius inspira. Cette question était pour lui. Même s'il avait été plus âgé de quelques années que Lupin et Black, sa réputation quand il était à Poudlard le précédait.

« Harry Potter est un grand sorcier. Il a prouvait plus que n'importe qui dans cette pièce sa valeur, son intégrité et sa loyauté. J'approuve le choix de mon fils et je serais honoré de l'accueillir, s'il le souhaite, au sein de ma famille. » Déclara-t-il jouant sur la carte de la sincérité et de la simplicité. Il avait à faire à des Griffondors, il savait que se serait apprécié.

Le loup-garou sut au ton, à l'odeur que le sorcier ne mentait pas. Ses craintes se trouvèrent apaisées. Il n'aurait jamais laissé son fils de cœur à une famille qui ne le voulait et ne le méritait pas. Les Dursley avaient suffit.

Le cœur d'Harry battit à tout rompre dans sa poitrine. Il se sentait malgré lui émut d'être accueillit si chaleureusement dans une famille, lui qui en avait été si longtemps privé.

« Si vous avez des question, nous serons ravie de vous répondre. Mon cousin Sirius ne s'est jamais intéressé à ses origines veela, mais il faut admettre qu'il est de la branche qui tient plus du sang vampire de notre famille. » Ajouta Narcissa. « Je suis d'ailleurs surprise que vous ayez réussit à l'immobiliser si longtemps. »

« C'est parce que j'ai combiné plusieurs sortilège. » Admit humblement Remus. Il continua avec un sourire amusé. « Sirius s'imaginait qu'Harry resterait vierge jusqu'à ses 30 ans. Il a du mal avec l'idée de le laisser partir. Sinon j'ai bien une question : que va-t-on faire pour cet Été ? Harry devait normalement venir habiter avec nous pendant les grandes vacances. »

« C'est évident ! Il viendra avec moi vivre au manoir. » Informa Draco. Son ton ressemblait à un ordre car dans sa tête, il n'était pas question que cela se passe autrement.

« Comment ça vivre avec toi au manoir ? On ne m'a pas demandé mon avis. Je veux rentrer chez moi avec Sirius et Remus. » S'offusqua Harry.

« Chez toi, c'est avec moi maintenant. » Grogna Draco.

« J'en étais sûr ! » S'énerva le brun en lui enfonçant l'index dans sa poitrine. « Tu ne peux pas t'empêcher de tenter de contrôler ma vie. »

« Cela n'à rien avoir ! Nous ne pouvons pas être séparé ! Je ne peux pas passer deux mois sans te voir ! » S'agaça le blond.

« Tu pourrais très bien me rejoindre au square Grimmauld dans ce cas. »

Draco ouvrit la bouche, la referma et fronça les sourcils. « Je suis censé être celui qui te fourni un abris. » Bougonna-t-il.

« Les enfants, les enfants… s'il vous plaît. »

Draco et Harry se tournèrent vers Narcissa d'un même mouvement de tête. La sorcière blonde leur fit un sourire radieux.

« Pourquoi se mettre en colère pour un problème qui n'en est point un. Messieurs Black-Lupin sont les bienvenus aux manoir Malfoy, s'ils le veulent. »

« C'est très généreux de votre par, madame Malfoy. Nous acceptons l'invitation avec plaisir. N'est-ce pas S… » Sa voix mourut dans sa gorge en avisant à quoi ressemblait son mari.

Le visage de ce dernier avait été tagué au feutre. On avait dessiné sur les joues de Sirius des moustaches, colorié tout noir autour d'un de ses yeux et au bout de son nez, rejoint ses deux sourcils et écrit sur son front 'mad dog'.

A côté de lui, Severus l'air impassible les dévisageait comme s'il se demandait pourquoi tout le monde s'était arrêté de parler. Les yeux de Black mitraillaient le professeur de Potion espérant le voir fondre sous son regard.

Comme si de rien était le professeur déclara :

« Et bien, j'étais venu au cas où on avait besoin de moi pour maîtriser le cabot et pour donner cela à Draco. » Il sortit d'un petit sac une boîte rétrécie magiquement. Il la donna au jeune homme. « N'oublis, une par jour. Bref, ce n'est pas que tous ces bons sentiments m'écœurent mais j'ai d'autres potions à brasser. Narcissa, Lucius, Messieurs. »

Il partit avec un mouvement dramatique de ses robes noirs et avec l'air très satisfait d'un chat ayant mangé une souris.

Un flash les firent sursauter, Narcissa, Remus, Harry et Draco se tournèrent vers Lucius qui tenait un appareil photo.

« C'est juste une petite assurance pour défendre mes arrières. » S'expliqua-t-il. Quel serpentard ne sauterait pas sur une occasion de chantage ?

« LUCIUS ! »

OOOOOOOOoooooDM/HPoooooOOOOOOOOO

Harry éclata de rire.

« Ce n'est pas drôle ! »

La pauvre Ginny grogna de frustration en passant une main dans ses cheveux mouillée. Elle fixa d'un air mauvais le jeune homme néanmoins il était démentit par le tressautement de ses lèvres qui ne demandaient qu'à sourire.

« Je suis désolé Gin, je pensais vraiment que tu avais réussi à mettre en place ton bouclier. » S'amenda Harry en essayant de ne plus rire.

Il avait accepté d'aider la rouquine à réussir son bouclier avec les sortilèges informulé. Cela faisait une demi heure qu'ils travaillaient dans une salle vide et pour l'instant si elle arrivé à le faire apparaître, il restait efficace à peine quelques secondes.

Harry savait que Draco était à son entraînement de Quidditch en ce moment. Ainsi il pouvait donner sa leçon sans un regard vénéneux et belliqueux.

Même si le comportement du Serpentard s'était grandement amélioré.

De son côté, Harry faisait aussi des efforts… Non ce n'était pas exactement ça. Il avait décidé de prendre les choses au jour le jour et de cesser de repousser à chaque fois le veela-vampire.

Il gardait encore une certaine distance et si le serpentard la respectait, le burn voyait bien que cela le faisait souffrir. Aussi le soir, dans leurs appartements il demeurait une petite heure au salon où ils discutaient.

C'était des moments juste pour eux deux qui apaisaient le blond. Harry le laissait même se coller contre lui sur le divan.

Et faire cela n'était pas un effort. En réalité il se sentait lui aussi apaisé. Comme si ce lâchait prise permettait à la créature en lui de s'exprimer.

Depuis la fameuse fois où Draco était venu l'arracher de la Tour de Griffondor, ils n'avaient plus eu de contact charnel.

A présent les rêves du brun étaient remplis de Draco lui faisant l'amour dans divers endroits et dans diverses positions.

Le brun grâce au livre conseillé par Narcissa savait que c'était tout à fait naturel. C'était le veela en lui se languissant de Draco.

Si pour lui c'était difficile, il savait que pour le veela-vampire c'était bien pire. Même si ce dernier prenait à présent une potion inhibitrice.

Harry culpabilisait parfois de ne pas pouvoir répondre aux attentes du jeune homme. C'était encore trop pour lui. Il ne pouvait admettre être engagé à vie alors qu'il n'avait même pas atteint la vingtaine.

« Tu me remontres ? » Demanda Ginny se rappelant à sa présence.

« Oui bien sûr … » Il n'eut le temps de finir sa phrase qu'un rayon bleu coupa légèrement sa joue ainsi qu'une grosse mèche de cheveux.

La petite sœur de son amie poussa un crie terrifié. Elle se précipita vers lui et sortit un mouchoir de sa poche et essuya sa joue ensanglantée.

« Oh Merlin ! Harry pardon ! J'ai cru que tu avais convoqué ton bouclier ! Mais quelle idiote, je suis tellement désolée. Heureusement que je ne te visais pas vraiment. Pardon. Tu as mal ? Tu veux que je t'accompagne à l'infirmerie ? » Balbutia-t-elle rapidement.

Elle continua un baragouiner un flot de paroles incohérente tout en se collant contre Harry.

D'abord en état de choc, Harry se laissa faire. Puis les gestes de la jeune fille devinrent un peu trop intime ainsi il l'écarta doucement en la rassurant et en tenant lui même le mouchoir contre sa joue pour endiguer le sang.

« Ne t'inquiètes pas Ginny. Ce n'est pas grave, juste une égratignure et quelques cheveux en moins. Ce genre d'accident arrive tout le temps quand on s'entraîne. » Dit-il en souriant. Il grimaça de douleur. Sourire avait tiré sur sa joue. La blessure devait être plus profonde qu'il l'avait pensé. « Je vais devoir par contre arrêter le cours et allait à l'infirmerie. »

« Je t'accompagne. »

« Non non ! Ça ira, ne t'inquiètes pas.»

Harry ne voulait pas que Draco sache pour le cours.

Si à présent le blond le laissait assez souvent tranquille, depuis quelques jours il était redevenu plus jaloux et collant. Harry avait une petite idée sur la raison de ce changement, même si cela ne lui plaisait pas et lui faisait peur. En tout cas il préférait ne pas donner des raisons supplémentaires au Serpentard de se montrer encore plus possessif.

Surtout que Draco n'aimait pas Ginny. Il était convaincu qu'elle avait toujours le béguin pour Harry et ne lui faisait absolument pas confiance.

« On se revoit quand pour notre prochain cours ? » Demanda la ravissante rouquine en souriant.

Le brun attrapa son sac et la regarde embêté. « Je suis désolé Gin, je ne pense pas que je pourrais. Entre mes cours normaux, ceux avec Narcissa et Draco je n'ai pas le temps. Tu peux toujours demander à Hermione de t'aider.»

La vérité était qu'Harry se demandait si le blond n'avait pas raison. Ginny était une sorcière douée. Il voulait bien que parfois elle ait une difficulté sur un sortilège, mais pendant la leçon il s'était plusieurs fois demandé si elle ne faisait pas délibérément exprès de rater son sort.

« Oh, d'accord je comprends. Merci quand même Harry. »

Elle ressemblait à une petite fille prise en faute.

Harry se sentit fondre. Il s'approcha de la petite sœur de Ron et lui embrassa la joue. « Ce n'est pas grave Ginny. Allez, tu as du talent pour la DCFM, je suis certain que tu n'as pas besoin de moi. A plus. »

Il partit et ne vit pas le regard intense qui le suivit.

A suivre…

Un petit chapitre, je sais mais le prochain sera plus long ! J'espère qu'il vous a plu. En tout cas s'il était drôle à écrire, il dévoile peu l'action. Enfin vous avez compris, Sirius n'est pas prêt à laisser son bébé au vilain serpentard. Lol

Vlad va-t-il abandonner ? A votre avis ?

Next chapter : Canicule

Draco a très trèèèès trèèèèès chaud. NIARK NIARK

Revieeeeeeeeeeeeeeeeewwwwwww (lol)