UN PATIENT NOMME WILSON NC-17

Partie 1: « Cherchez la femme »

disclaimer: les persos ne sont pas à moi, blablabla...sauf Monsieur Tcheng et sa petite famille (épouse, les deux filles et le fils !), et (en partie seulement) le docteur (gynécologue) Nathan Spencer-Petrelli (non, aucune allusion à "Heroes"...)

rating: NC-17

pairing: « Houson », autrement dit House / Wilson

L'histoire se situe dans la saison 3, après l'« affaire Tritter »

Petite remarque en passant: cette fic a d'abord été postée sur le forum "Le monde du slash" et à ce jour (20 août 2008) 9 chapitre ont été publiés. Le rythme est théoriquement d'un chapitre par semaine ou toutes les deux semaines.

Et puis attention aussi au déroulement de l'histoire: cette fic aura 2 suites possibles ! Pourquoi ? Vous verrez bien...


Chapitre 1

Le docteur James Wilson allait se pencher pour prendre son gobelet de café dans le distributeur, lorsqu'il ressentit une petite crampe abdominale. « Je devrais peut-être réduire ma consommation de café, songea-t-il, ou alors j'ai mangé un truc que mes intestins n'ont pas l'air d'apprécier. Ça fait déjà trois jours que je me sens comme « ballonné »... Pourvu que je ne couve pas un truc du genre gastro... On est peut-être début mars, mais le virus est encore là ! »

Son gobelet à la main, l'oncologue allait repartir vers son bureau, lorsqu'il se rappela qu'il avait quelque chose à demander à House.

Le hasard – ou le destin ? - avait voulu qu'il rencontre un patient relativement âgé d'origine chinoise, Hou Siao Lin Tcheng dit « Monsieur Tcheng », acupuncteur de profession. Ce dernier était venu consulter pour des soucis de prostate, et Wilson avait détecté la présence de cellules suspectes lors des analyses pratiquées. Mais heureusement pour le patient, il n'y avait pas de cancer déclaré : le cas avait été décelé assez tôt pour éviter cette évolution.

En discutant avec Monsieur Tcheng, l'oncologue avait fini par lui parler de House – sans le nommer – et de son problème récurrent de douleur à la jambe. Wilson savait que certains de ses patients avaient recours à l'acupuncture en plus de leurs traitements, et il préférait voir les gens lutter contre la douleur d'une façon naturelle plutôt que de s'abrutir d'antalgiques... comme une certaine personne, qui avait failli se retrouver derrière les barreaux il y a deux mois pour une consommation journalière de Vicodine qui était plus qu'exagérée...

L'acupuncteur lui avait alors répondu que sa discipline donnait de bons résultats pour ce type de cas, mais que le mental jouait également beaucoup dans la guérison. Wilson avait précisé à Monsieur Tcheng que la personne en question n'était pas du genre à se confier facilement, ni à oublier les coups durs infligés par la vie ou les gens, mais qu'il ne serait peut-être pas réfractaire à une petite séance d'acupuncture. House avait bien accepté une fois de se faire masser par une kinésithérapeute...

Wilson était arrivé devant la salle de réunion – et également bureau – de son ami. Son équipe était là – Foreman en train de lire le journal, Cameron devant le tableau en train de noter des éléments tout en discutant avec Chase, assis à côté du neurologue - mais pas lui. L'oncologue tapa un petit coup sur la porte vitrée pour signaler sa présence, puis entra:

« Bonjour docteur Wilson, dit Cameron.

- Docteur Cameron, répondit celui-ci.

- Bonjour Docteur, lancèrent presque en même temps Chase et Foreman.

- Bonjour Messieurs. Dites-moi, je cherche House, il est là ? »

Le neurologue regarda sa montre, et déclara:

«Il est presque 9 heures, je pense qu'il ne devrait pas tarder... sauf s'il a encore eu une panne d'oreiller ! Et entre nous, je ne suis pas pressé qu'il se pointe: il était d'une humeur massacrante hier à cause de sa jambe et j'espère qu'aujourd'hui il sera un peu plus...cool...

- Oui, c'est vrai qu'hier il était... « charmant », concéda Wilson. Mais pour ce qui est de sa douleur à la jambe, j'aimerais lui soumettre une idée et je croise les doigts pour qu'il daigne m'écouter...

- Vous auriez une alternative à lui proposer à la Vicodine ? », demanda Cameron, à la fois surprise et intéressée.

- Oui, d'ailleurs quand il arrivera, vous pourrez lui dire que...Argh ! »

L'oncologue ressentit soudain comme un coup de poignard dans le ventre. Une fulgurante douleur était en train de traverser son abdomen, telle des milliers d'aiguilles, et de se propager vers ses reins et sa poitrine. Le médecin se retrouva instinctivement plié en deux, penchant du même coup son gobelet de café - dont le contenu, se renversant telle une cascade, fut rapidement absorbé par la moquette - avant de lâcher ce dernier qui roula sur le sol jusqu'aux pieds de Cameron:

« Docteur Wilson ? Qu'est-ce qui se passe ?, s'inquiéta la jeune femme en voyant l'oncologue tomber à genoux, le souffle coupé et le visage soudainement très pâle.

- Docteur Wilson, ça va ?, demanda Foreman en se levant d'un bond de sa chaise, imité par Chase, et en se précipitant vers son confrère. Docteur Wilson ? »