Je suis en train de remanier les chapitres, en changeant quelques formules qui ne me plaisent plus... Rien de bien important pour lire la fic, les faits restent exactement les mêmes! C'est juste une manière pour moi de me replonger dans la fic et sa trame avant d'écrire la suite... :p

Jack est général, Sam colonel. Mitchell est... inexistant, purement et simplement ;)

La fic se situe au tout début de la relation entre Sam et Pete. Celui-ci n'est pas au courant du SGC et de ses activités. Tout ne concorde pas forcément avec ce moment précis de la série, mais ce n'est pas non plus le but premier :D

Nouvelle version du chapitre 1:


ONCE UPON A NIGHTMARE

I waited for you a long long time


Le colonel Carter prit encore quelques instants pour réfléchir avant de fermer son sac. Non, quand même, elle n'allait pas prendre des rapports en cours pour le premier week end de libre qu'elle avait depuis des semaines... Au diable le travail! Elle avait besoin de décompresser. Elle empoigna alors sa veste, sortit de son laboratoire en fermant avec précaution la porte derrière elle, puis se dirigea vers les ascenceurs qui remontaient à la surface.

Quelle ne fut pas sa surprise quand le visage de son supérieur apparut derrière la porte qui s'ouvrait devant ses yeux! Il semblait perdu dans ses pensées, et il fallut qu'elle entre dans l'ascenceur pour qu'il se rende enfin compte de la présence de son ancien second. Un léger sourire se dessina alors sur son visage.

« Alors Carter, on s'offre un petit week-end de tranquilité? »

« Bien mérité, si je puis me permettre monsieur. »

« Oh, mais je n'en doute pas! »

Quelques instants s'écoulèrent, l'ascenceur remontant vers la surface, avant qu'elle ne demande elle-même:

« Vous avez pris quelques jours également? »

« En effet colonel, même s'ils sont certainement moins « mérités » que les vôtres, si on considère l'accumulation de retard que j'ai pris pour la paperasse. »

Carter lui sourit à son tour sans ajouter un mot. Jack décida de demander une dernière chose avant d'arriver à la surface:

« Je connais déjà votre réponse mais je me risque tout de même à poser la question: je suppose qu'un week end dans un certain chalet ne vous tente pas? »

Le sourire qu'il lui lança à cet instant lui fit un effet tel qu'elle se mordit la lèvre afin de ne pas répondre ce que son instinct lui soufflait. Et pourtant ce n'est pas l'envie qui lui manquait. Loin de là.

« Je suis désolée mon général mais j'ai déjà des projets. »

« Des excuses, tout simplement! » Lança Jack, qui pensait à du baratin pour échapper à nouveau au Minnesota seule avec lui.

Pourtant, ce fut lui qui cette fois se mordit la lèvre.

« A moins que... » souffla-t-il.

« Oui » continua-t-elle. « Il m'attend en haut. »

Un silence, pesant cette fois, se fit dans l'ascenceur. Jack s'en voulait d'avoir tant insisté. Il aurait préféré ne pas savoir. Maintenant, il allait y penser tout le week-end.

Eh merde!

L'ascenceur continuait de monter, cherchant désespérément à se sortir des entrailles oppressantes de la montagne de Cheyenne Mountain. Les secondes s'écoulaient des plus lentement. Jack fixait le mur droit devant lui, et Sam, de son côté, lui lançait des regards de coin, pour voir sa réaction et tenter d'accrocher son regard. Pourtant, rien n'y faisait. Le général O'Neill était bien décidé à ne pas croiser les yeux de son second. Pas maintenant. Plus maintenant.

La porte de l'ascenceur s'ouvrit enfin, laissant pénétrer ce qui sembla être des flots d'air frais pour les deux militaires, qui avaient cru étouffer dans cet espace clos et minuscule, seuls face à l'autre.

Ils signèrent tous deux les papiers les autorisant à sortir de la base militaire de manière machinale, toujours sans jeter un coup d'oeil à l'autre, ce qui troubla l'officier en charge des registres, qui était habitué à plus de complicité entre eux.

Ils sortirent néanmoins côte à côte de Cheyenne Mountain, comme deux inconnus dans le métro, prenant la même direction sans jamais rien savoir de cet être qui cheminait à ses côtés.

Ils firent encore quelques pas, et ce que Jack vit au loin acheva de le renfrogner: ce Patrick, Peter ou Pete, peu lui importait, était assis à cheval sur une moto, tenant un casque dans sa main, un sourire immense accroché sur ses lèvres.

Le savoir n'aurait pas suffi, le destin avait voulu que Jack le voit.

Sam murmura un simple « Bon week end mon général » et s'élança vers cet homme, qui pour Jack était en même temps le plus grand minable et le plus heureux des hommes de cette planète.

Voire de l'univers tout entier.

Pas de chance, dans ces cas-là, de les connaître, justement, les limites de l'univers.

Pete fit un signe de la main à l'encontre de Jack, que celui-ci fit mine de ne pas voir.

Et puis quoi encore? Il voudrait peut-être aussi que je sois témoin à son mariage?

Jack eut un pincement au coeur. Sam sortait à peine avec ce type, que lui pensait déjà au mariage. C'en était presque comique. Il aurait du aller souffler son idée à ce ringard, pendant qu'il y était.

Sam, arrivée au niveau de son amant, l'embrassa d'un baiser rapide et enfourcha la moto, enfillant le casque apporté par Pete. Elle lança un dernier regard, rapide également, sur Jack, qui n'était plus à cet instant qu'une ombre qui fixait le sol, comme tentant de se convaincre de l'importance que revêtaient les cailloux sur lesquels il était en train de marcher.

Pete démarra alors la moto, Sam s'aggripa à sa taille, et l'engin les emmena tous deux hors de vue du général, qui se sentit à cet instant plus aigri que jamais.


Le soir, alors que le corps de Sam reposait, nu, contre celui de son amant, elle ferma les yeux, profitant du moment présent. Elle se sentait libre, libérée même des contraintes et du stress de son travail, ici, avec lui, loin du SGC et de ses dangers, loin de tout ce qui lui rappelait que sa vie n'était pas exactement celle qu'elle devrait ou aurait pu être.

Pete rompit ce silence en lui chuchottant une question qu'il croyait anodine à l'oreille: « ce gars, ton supérieur, tu le connais bien? Il fait toujours cette tête? »

Cette question eut l'effet d'une douche froide pour Sam. Elle ouvrit les yeux et se rendit enfin compte du lieu où elle se trouvait. Dans sa chambre, sa propre chambre, dans son lit même, avec un homme qu'elle connaissait à peine. Non pas qu'elle était du genre prude, non... plutôt qu'elle n'était d'habitude pas du genre à se consoler de manière consciente dans les bras d'un autre. Différence qui compte, du moins de temps en temps.

Elle dirigea ses yeux vers ceux de Pete, et elle sentit alors la honte et la culpabilité s'insinuer en elle, honte de lui mentir, de se mentir à elle-même... Non elle n'aimait pas cet homme. Et pourtant elle sentait bien que lui l'aimait de plus en plus, et s'accrochait à ce qu'il croyait être une relation tangible et hypothétiquement durable.

Elle décida néanmoins de lui répondre, pour n'être pas totalement malhonnête avec lui.

-Je le connais assez bien pour savoir pourquoi il fait cette tête, de temps à autre...

Elle n'en dit pas plus, et Pete dut se contenter de cette réponse énigmatique. Il savait que sa compagne était quelqu'un de très mystérieux. Cela était lié à son travail, classé « Top secret », il le savait, et il mettait tous les autres mystères entourant sa compagne sur le compte de son travail. La naïveté d'un amoureux fraîchement touché par les flèches de Cupidon, pour ainsi dire...