Hello ! Je livre ici un minuscule OS, écrit pour 31 jours sur le thème : icône - du Milo et Camus pour ne pas changer


Titre: Steppe immaculée

Jour : 2 septembre

Thème : Icône

Fandom: Saint Seiya

Couple: Milo x Camus - enfin, surtout Milo qui pense à Camus.

Warnings éventuels: Du plus sérieux pour une fois…

Disclaimer: Tout à M.Kurumada, Shueisha, Toei, etc...


Steppe immaculée

Ce pays rude et gelé, tu le représentes si bien…

Tu es son incarnation, incarnation de quelque chose qui vous éblouit, vous fascine, vous laisse tiraillé en tous sens par des vents déchaînés…

Quelque chose qui vous remue les tripes, qui vous laisse à la fois très fort et très faible, lucide et confus…

Une plaine qui paraît morne et désolée au premier regard, où tout n'est que chagrin et solitude, sur laquelle rien n'affleure qui pourrait prouver une étincelle de vie.

Un endroit, où une fois qu'on y a posé le pied, on a envie d'y revenir encore et encore.

Pourtant, dans ce pays on a froid. Dans ce pays on se sent étranger, rejeté, nié dans son humanité.

On a peur aussi, peur que cette glace insidieuse qui ronge le cœur de ce lieu finisse par vous entourer, vous fossiliser le corps et l'âme, vous instiller la même absence de sentiments qui est son lot quotidien.

Alors pourquoi ?

Pourquoi est-ce que je reste ?

Pourquoi est-ce que je souffre ?

Mes pieds sont pris dans une gangue de glace éternelle.

Dès que j'ai croisé tes prunelles enchâssées comme deux saphirs dans ton visage de porcelaine, j'y ai rivé mon regard, mes sens, je t'ai donné ma vie.

Sans le savoir, j'ai été piégé dans ton orbite, satellite insignifiant qui ne parviendrait jamais à te rejoindre.

Car ta pâleur n'est que le reflet de la neige qui emprisonne ton âme.

Tes yeux qui pourraient être si doux, tu les transforme en deux lacs glacés.

Ta fragilité apparente n'est là que pour dissimuler ta solidité inébranlable.

Tu es devenu ce que l'on attendait de toi.

Ta contrée d'adoption n'a eu qu'à modeler un terrain déjà favorable, te transformant petit à petit en son icône désincarnée, lointaine et cruelle.

Pourquoi je m'épuise contre les blizzards de ton indifférence ?

Parce que même ces régions ravagées par les tourbillons de flocons blancs se réchauffent parfois d'un rayon de soleil.

Parce qu'alors la nature morte ressuscite.

Et c'est ce que je désire, faire naître la chaleur dans ce terrain vierge, enluminer sa pureté d'ange sans la salir.

Si tu es la glace, je serai le feu qui la liquéfiera.