Rating: leger pour le moment, mais je ne me sens pas enfermée dans une case et si les evenements le veulent, je passerais facilement à un registre plus matûre. Que ce soit pour contenant sanglant, violent ou sexuel. Mais je tâcherai de vous prévenir en début de chapitre. Par contre il y a de fortes chance qu'un yaoi se profile (drizzt X entreri), ce ne sera pas le centre de cette fiction, mais je compte y arriver aussi.

Disclaimer: Drizzt et Entreri appartiennent à R A Salvatore, ce qui est bien dommage..

-DD-

La nuit était tombée depuis quelques heures, les lueurs de la ville jetant leur dévolu mouvant dans les ombres de la petite pièce silencieuse. Seul le cri du veilleur de nuit me parvenait, en troublain parfois le calme sereint qui s'y était installé.

Des pas réguliers et feutrés se rapprochèrent, ne prenant nullement le temps d'une infime halte devant la porte de bois qui s'ouvrit d'un geste vif... et ne bougea plus.

Le regard de l'assassin venait de se poser sur la chaise que j'occupais quelques heures opparavant. La trouver vide ne semblait pas lui convenir. J'observais avec amusement les différentes sentiments qui essayaient de se départager son visage, mais ne lui laissait pas le temps de relever le regard vers moi pour l'apostropher.

" Desserre la mâchoire, l'humain, je suis ici."

"Toi.." Me répondit l'homme, la machoire effectivement des plus crispée, la main n'ayant nullement lâchée la poignée de la malheureuse porte. Les quelques secondes écoulées depuis son arrivée lui avaient déja permit un net changement de postion : de celle du conquérant sûr de lui, Artémis Entreri était passé à une vigilance constante, prêt à me sauter dessus au moindre mouvement suspect.

"Oui, moi. Pourquoi, tu attendais quelqu'un d'autre?"

"L'elfe.." gronda l'assassin, n'appréciant guère la situation.

J'haussais les épaules avant de poser un regard sérieux et évaluateur sur l'assassin.

"Tu en as mis du temps, je commençais sérieusement à me demander si je ne devais pas en profiter pour récupérer quelques heures de sommeil."

"Hum." fut la seule réponse de l'homme qui en profita pour refermer la porte et rentrer dans la pièce. Sans me quitter un seul instant des yeux, il s'adossa au mur.

"Jusqu'où es-tu prêt à aller, l'elfe?"

Cette question me prit au dépourvu, voyant pertinement ce qu'il voulait dire par là. Etais-je prêt à tuer sur demande, moi qui me faisait écraser par ma conscience dès le premier sang? Mais cet homme était un assassin de métier, refuser viendrait à rendre caduque le souhait que j'avais avancé de façon si impertinente plus tôt. Et puis je ne pouvais me mentir. J'aimais sentir ma lame vaincre la chair d'un autre être, me sentir supérieur et vivant me grisait bien davantage plus que la honte que j'en ressentais.

Mais que répondre? Je ne me voyais pas vraiment lui proposer mes talents en vol, espionnage ou autre mission sans victime. Je ne savais même pas si j'en serais capable.

Que dire alors?

"Je ne sais pas."

Je vis bien que cette réponse surpris l'humain, mais c'est d'un rictus mauvais qu'il me répondit.

"J'aurais dut m'en douter. Il est hors de question d'aller plus loin en ce cas."

"Cela semble te contrarier. Aurais-tu déja trop espéré de cette alliance?" Osais-je répondre, autant par instint que pour l'empêcher de fuir.

L'assassin se contenta de me foudroyer du regard.

"C'est la perte de temps que tu m'as causée qui m'ennuie, ne confonds pas tout l'elfe."

"Je veux un droit de regard sur les missions que nous aurions à effectuer. Ainsi que toutes les informations allant avec. Si je l'accepte en tant que telle, alors je te donne ma parole que j'irais jusqu'au bout, quel que soit cet objectif. Ah, et nous faisons 50-50 aussi évidement."

"60-40, ce sont mes contacts." Marchanda l'homme sans trop réfléchir à ma diversion.

Cela me convenait parfaitement. Je n'avais aucune idée de combien pouvaiten être ces primes, mais il me semblait que quarante pour cent ce n'était déja pas trop mal. Sans compter que je ne voyais vraiment pas quoi en faire pour l'instant. Mais fallait bien donner le change, je sentais parfaitement que notre relation se forgerait dans la compétitivité. Celui qui courberait l'échine serait en position de faiblesse.

"Uniquement si tu me fournis de quoi m'équiper correctement avant tout. Je ne supporte plus ces frusques."

D'un regard évaluateur qui me mis étrangement mal à l'aise, Entreri sembla prendre la pleine valeur des haillons déplorables que je portais. Et de la lame en bien piètre état que j'avais gardé près de moi.

J'appriéciais encore moins le fin sourire moqueur qui en ressorti.

"Uniquement une avance. Tu me rembourseradès que nous toucherons notre première prime."

"Soit. Faisons ainsi."

J'appréciais à sa juste mesure l'utilisation d'un futur non-conditionnel quand à cette première mission réussie.

"Bien. N'importe lequel de nous deux est libre d'abandonner cette "alliance" quand il le souhaite, mais jamais pendant une mission. Ce que l'on commence, on le finit, par n'importe quel moyen. Mais si tu commences à être un poids où que j'ai mieux à faire.."

"Cette attention de tout mettre au clair dès le départ est vraiment louable de ta part. Et..."

Ce fut le moment que choisi mon estomac pour gargouiller de façon atroce.

Le sourire moqueur de l'humain me déplus plus encore.

"Tu devrais sérieusement penser à nourrir les prisonniers dont tu prévois de faire de futurs alliés, l'humain."

"Je ne donne jamais à manger à un elfe, toujours des goûts trop spécifiques et agaçants."

"Une habitude?"

La curiosité me piquait davantage que la faim. Cet homme m'avait pourtait l'air d'un solitaire aguerris malgré une sociabilité qui semblait facilement pouvoir s'adapter. Et une pointe de jalousie me transperça aussitôt. Moi qui avais l'impression d'avoir une relation privilégiée -quelque soit son type- avec cette bribe de mon passé, imaginer que je n'étais qu'un comparatif parmis d'autres..Ce sentiments nouveau et amère m'agaça davantage encore sous le haussement de sourcils de mon compagnon, me poussant à me lever pour écourter la conversation et passer au plus urgent: requinquer mon organisme.

"Et tu crois aller où comme ça?"

En une seconde il fut devant moi, la pointe d'une lame sous mon cou. Rapide, très rapide. Je sentais parfaitement mon corps trop faible pour avoir eut le temps de réagir. Mes errances de ces derniers jours, mes blessures et le combat de mon organisme contre le somnifère m'avaient laissé bien trop éreinté pour ne serait-ce que tenter le duel. Je soupirais et repoussais doucement l'arme du dos de la main, mes yeux encrés dans les siens.

"Manger."

"Je.."

Je soupirais avant de répondre le ton quelque peu exaspéré.

"Ecoutes, petit humain – son regard n'apprécia pas tout en s'en portant intrigué, mais je m'en fichais- je me fiche du lieu qui te sert de pied à terre. Il me semble avoir décidé de m'allier à toi, ce n'est surement pas pour courir voir une quelconque instance de justice ou chasseur de prime afin de te vendre. Bien que cela me rapporterai surement gros à voir ta tête, cela m'offrirais en sus ennuis et solitude. Deux choses qui me fatiguent, là et maintenant. Alors tu vas être gentil et me laisser passer."

Son bras s'était raidi sur l'arme, son regard se faisant sombre et insondable. Je devinais facilement le tumulte de son âme, tout comme l'incongruité de ma conversation et humeur. Mais il est des moments où la faim devient plus puissante que n'importe quoi d'autre. Je me sentais faible et je n'aimais vraiment pas cela,

"5 minutes à peine et me voila déja à regretter..." Répondit-il avant de passer devant moi tout en gardant une distance de sécurité. Etais-je elfe à poignarder dans le dos? Il fallait le croire.

"Reste dans la chambre le temps que je désamorce quelques pièges, ce genre de choses coûte un bras."

Je restais dans le couloir, le regard poser sur lui.

"Do Urden..."

Il semblait que la confiance regnait. Soupirant, je décidais de prendre mon mal en patience quelques instants de plus en rejoignant la pièce qui m'avait servit de prison tout en me demandant si j'étais capable de détecter et éviter ces pièges. Mais la faim coupa rapidement court à cette réflexion, poussant mon esprit à définir ce que ma misérable bourse pourrait bien m'offrir.

Je d'ombres