AUTEURS: Morgane et Holly ( Carly )

AUTEURS: Morgane et Holly ( Carly )

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DATE : Septembre 2008

SAISON : Hors saison

CATEGORIE : Romance Humour.

RESUME : Suite de Addict

ARCHIVES : Je serai très heureuse que ce fanfic soit diffusé sur d'autres sites, merci de m'en informer si vous l'utilisez.

DISCLAIMER : Je ne touche pas d'argent pour cette fic, que j'écris pour le plaisir.size12 Cependant, la totalité de cette fanfiction est la propriété de son auteur (ne pas publier, en totalité ou en partie, sur quelque support que ce soit, sans l'accord de l'auteur).

NOTE DES AUTEURS :

carys:Voila, une suite d' addict ! L'idée nous est venue, et bien. Je dois dire que ces malice qui nous a demandée une suite, on n'en a parlé avec Holly et voici donc la suite ! Qui j'espère vous plaira, tout autant que nous !

Holly: Pour une fois c'est moi qui me charge du postage et des coupures lol, mais ce sera une suite par semaine point barre lol, j'ai ma réputation de monstre à préserver !

OoO

4 mois...

Des soupirs, des gémissements s'élevaient dans la pièce à mesure que la température grimpait, atteignant les 37.2, que les caresses se faisaient plus poussées et précises, les amenant inexorablement vers le chemin de la passion à l'état pur. Il connaissait pourtant ce corps pour l'avoir tant de fois vu et touché, mais à chaque fois, c'était comme un électrochoc, il restait sans voix devant la perfection de cette silhouette. Un corps de déesse dont il ne pourra jamais se lasser.. Un corps qui le rendait dingue. Réprimant son désir de la faire sienne dans l'immédiat, John parsema son cou d'une pluie de baisers, puis il glissa ses lèvres sur la poitrine de Elizabeth qui se soulevait et se rabaissait au rythme de ses assauts. Sa peau était si douce, si douce... Il ne pourra pas tenir très longtemps. Dans un ultime effort et car il voulait faire les choses dans les règles de l'art, John caressa la pudeur de sa partenaire avec une infime douceur avant d'y plonger sa langue pour lui faire endurer mile tortures dont il était expert. Le corps de la jeune femme se souleva, tandis que ses mains agrippaient les draps, ce qui ne fit qu'augmenter l'excitation de John, ravi de la voir si réceptive. Alors qu'il remontait vers son visage pour l'embrasser...

John se réveilla.

Il lui fallut plusieurs secondes pour réaliser que ce n'était qu'un rêve, un de plus, comme si ce n'était déjà pas assez dur de jouer la carte de l'abstinence depuis quatre mois. Un vrai record, jamais il n'avait tenu aussi longtemps. Il était vraiment en manque... et que Elizabeth dorme avec lui ne l'aidait pas vraiment, mais étant donné qu'il leur était interdit de connaître le bonheur charnel et tout ce qui pourrait les conduire à déraper jusqu'à ce que John soit guérit, ce dernier ne voulait pas non plus lui imposer ce sacrifice de faire chambre à part. Il pouvait aisément comprendre les difficultés de la jeune femme à sortir avec un drogué du sexe! D'ailleurs, il avait de la chance qu'elle ne l'ait pas encore plaqué.

La jeune femme dormait toujours, heureusement il ne l'avait pas réveillé en gémissement pendant son sommeil comme ça lui était arrivé de nombreuses fois. Le clair de lune ombrageait son visage lui rendant sa beauté véritable. Mon dieu, elle est si belle. Stop! Retourne toi et rendors toi se corrigea John. C'est alors qu'il réalisa, qu'une fois encore, une certaine partie de son anatomie avait répondu à son inconscient. Etant au pain sec et à l'eau depuis quelque temps, il n'était pas rare et pas du tout surprenant à ce que son petit soldat se mette souvent au garde-à-vous sans se demander si le moment était opportun ou non. Il répondait présent comme le ferait le premier de classe en levant systématiquement le doigt pour répondre à une question de sa maîtresse.

D'un bond, il se leva et se dirigea dans la salle de bain pour prendre une douche froide, encore. Il ne connaissait plus que ça depuis quatre mois, et vu le nombre de douches qu'il prenait parfois par jour, il était assez étonnant qu'il n'ait pas encore attraper la crève!

Lorsqu'il sortit de la salle de bain, John vit Elizabeth les yeux ouverts, couchée sur son flanc gauche, une main soutenant sa tête.

- « Je t'ai réveillé, Eli? »

- « C'est l'eau de la douche. »

John fit le tour du lit, et s'assit sur le bord.

- « Tu as encore fait un rêve.. disons... »

- « Erotique? Oui » lui répondit-il en se prenant le visage entre les mains.

- « J'espère que c'était avec moi » fit-elle, malicieuse, dans l'espoir de détendre l'atmosphère.

- « Bien sûr que c'était avec toi »

Eizabeth posa sa main sur la cuisse de John, mais ce dernier la repoussa vivement.

- « Je... désolé mais... »

Elle acquiesça de la tête, signe qu'elle comprenait, il avait peur que ce simple contact suffise pour le faire partir.

- « Parle moi de ton rêve. »

- « J'ai pas vraiment envie. »

- « Tu sais ce que le médecin t'as dis. Tu dois parler quand... quand ce genre de chose t'arrive. »

- « Tu veux dire quand je rêve que je te fais l'amour, mais je n'ai pas besoin de rêver pour me l'imaginer. » rétorqua t-il sur la défensive.

En réalité il n'avait pas besoin de grand chose pour que ses pensées se focalisent sur le sexe, tout était devenu excitant pour lui, un rien suffisait à l'émoustiller, le faisant alors passer aux yeux de Elizabeth pour un parfait détraqué sexuel.

- « Tu savais que ce serait dur »

- « Oui mais pas à ce point. Bon sang si tu savais comme j'ai envie de toi Elizabeth. »

Et moi donc, songea Elizabeth mais qui préféra garder cette pensée pour elle.

- « Pense à ta guérison, le plus dur est déjà passé »

- « Je ne suis pas aussi sûr que toi, mon ange. »

Le chemin sera encore long et parsemé d'embûches. Chaque jour, John livrait cette bataille contre lui même, et à force de volonté mais surtout par amour pour Elizabeth, il faisait tout ce qu'il pouvait pour rester maître de ses pulsions. Il lui devait bien ça. Mais pourrait-il encore tenir longtemps?

- « A quoi tu penses, John? »

- « Elizabeth, je ne suis pas sûr que le moment soit approprié pour parler. Il est 2 heures du mat' »

- « A défaut de pouvoir faire l'amour, on peut parler, et tu sais aussi bien que moi que c'est nécessaire pour ta thérapie. »

John capitula et s'assit en tailleur en face de la jeune femme.

- « Je me demande comment tu fais pour supporter cette situation, c'est vrai quoi je dois passer pour qui à tes yeux, mais toi tu restes là et tu me soutiens. »

- « Car je t'aime, on peut tout faire par amour »

Même si elle ne lui dira jamais clairement, cette vie chaste lui pesait tout autant, mais ça ne servait à rien de le culpabiliser davantage, au contraire, sa guérison ne s'en trouverait que retardée. N'étant qu'une femme, ou plutôt un être humain avec ses envies et ses besoins, il était naturel que Elizabeth ait envie de son homme, surtout qu'elle l'aimait à la folie et qu'elle connaissait ses prouesses au lit. Encore, si elle ne savait pas de quoi il était capable, l'abstinence forcée serait certainement plus facile à vivre, mais ayant déjà goûté au fruit de la passion, il lui était tout particulièrement difficile de s'en passer. Comment peut-on regretter quelque chose qu'on ne connaît pas? On dit que la patience est une vertu, c'est en tout cas ce que Elizabeth se répétait pour rétreindre l'envie de sauter sur son compagnon. Le meilleur est à venir... Une fois guéri de son addiction, ils pourront connaître enfin une vraie relation de couple, car finalement, jusqu'à là, ce n'était que le sexe qui régissait leur histoire.

- « Et puis j'ai pas l'impression d'avoir fait des progrès en quatre mois... qui me dis que je guérirai un jour. »

- « En général il faut un an pour guérir, mais tout dépend des personnes. Crois moi tu guériras... John, lève tes yeux de ma poitrine et regarde moi dans les yeux! »

- « Pardon » bafouilla t-il.

Et bien, ce n'est pas encore demain la veille!

Tant que le désir sexuel primera sur son amour pour Elizabeth, tant qu'il ne pourra pas se tenir à ses côtés sans qu'une pulsion ne naisse en lui, John ne sera pas guéri. En fait, il se trompait en affirmant n'avoir pas fait de progrès en quatre mois. John avait réappris le bonheur d'être avec une femme sans que rien ne se passe, de savourer uniquement sa présence, et bien que sa dépendance reprenait le dessus au bout d'un moment, c'était un bon début, il était sur la bonne voie.

- « Je serai toujours là pour toi, John »

- « Je sais et je t'en remercie » murmura t-il en lui chipant un baiser.

Ils se toisèrent du regard, chacun pouvait lire le désir de l'autre et au moment où leurs lèvres se rapprochaient de nouveau...

- « Bonne nuit! » s'exclamèrent-ils à l'unisson

Et ils se couchèrent en se tournant le dos pour éviter une quelconque forme de tentation.