Disclaimer: tout ou partie de ce qui suit est à Rowling, le hérisson vient de chez Franquin.

Genre: je persiste dans le délire déjanté. Ce n'est pas ma faute: l'usine à Idées d'Albus s'est remise en route, et Vector a repris du poil de la bête... Poudlariens, prenez garde! Et inutile de zieuter vers la Patagonie: plus de place là-bas...

Avertissement: ce petit délire est la suite de la Machine Infernale. Rassurez-vous: elle est bien morte... mais on retrouve ici qqes personnages de la 1ere histoire. Donc, si tu ne connais pas la 1ere partie, ô lecteur, tu va te sentir aussi perdu qu'une musaraigne dans un enclos de vélociraptors. Si tu tiens à continuer tout de même (en connaissance de cause: ne viens pas te plaindre si ta santé mentale en ressort quelque peu affectée), sache que:

- le sentimental (à ses heures, si si si) Severus Snape dorlote secrètement un petit hérisson nommé Quissifrott, héros imprévu du 1er volet,

- une étrange substance (identifiée comme étant un Blop) bloblotte dans les cuisines de Poudlard. Et accessoirement manifeste des intentions homicides,

- le professeur Vector, initialement spécialiste de l'Arythmancie, a montré un talent rare pour la Bêtise et les Catastrophes (s'attirant la haine de son collègue de Potions),

- le professeur d'Etudes Moldues, Oreste Smith, a préféré fuir les fous de Poudlard pour affronter des anthropophages pingouins à dents de sabre en Patagonie (tellement plus affectueux que les Serpentards); il s'est pris d'affection pour un pingouin nommé Hermione qu'il élève aux côtés de la médicomage Andromaque (aucun rapport avec une certaine pièce de Racine. Ou presque),

- Albus Dumbledore, pour le malheur de l'équipe professorale, a des Idées. Du genre de celles qui font tomber en panne la Machine à Café, et accessoirement menacent la survie du corps enseignant.

Amateurs de délires: allez donc jeter un coup d'œil à Jusqu'à ce que Mort s'ensuive, de Srithanio. Vous ne serez pas déçus!

-

-

-.-.-.-.-


-.-.-.-.-

-

Chapitre 1: Prélude.

-

Harry avança une main prudente. L'Autre recula, méfiant. Ce n'était visiblement pas la bonne méthode. Ron tenta à son tour une approche précautionneuse : et au mouvement de recul de la créature s'ajouta un grognement hostile. Ron retira précipitamment ses doigts.

« C'est qu'il est féroce...

- Méfie-toi, un geste de travers et il pourrait réduire tes doigts en charpie : il paraît qu'il suit un traitement spécial pour renforcer les dents. »

Le grognement s'accentua et deux canines d'un blanc immaculé surgirent. Harry n'avait jamais pensé qu'une couleur puisse avoir une forme, mais c'était bien le cas en l'occurrence : les dents étaient aiguisées et le blanc pointu, pointu, pointu.

« Et Neville m'a dit que Patil lui avait dit que les jumeaux disaient que le bruit courait que (respiration) on l'a dressé spécialement pour l'attaque des élèves. »

Harry recula encore, sans honte : les héros qui n'ont pas peur ne sont pas courageux, juste inconscients.

« Ouais, c'est ça, et Luna l'a vu se transformer en Ronflack Dentu à la nouvelle lune, aussi. Bon, c'est vous qui avez voulu venir : soit vous faites des papouilles idiotes à cette bestiole pleine de puces en gâtifiant comme Hagrid devant un dragon, soit on s'en va : j'ai 2 livres à rendre à la Bibliothèque et mon devoir de Métamorphose à relire. »

Les garçons se jetèrent un coup d'œil découragé : entre la bête qui grondait (avec maintenant des mouvements de mâchoire inquiétants) et Hermione commençant à brandir ses Livres, les voilà servis...

Harry soupira. Il avait demandé à ses amis de l'accompagner jusque dans les cachots pour guérir d'une récente phobie qu'il avait développée, sans savoir comment, à l'égard des dents et des objets pointus en général, c'était donc à lui de se lancer. S'obligeant à garder les yeux grands ouverts, il s'accroupit et, presque nez contre museau, gargouilla bravement :

« Petit petit petit ! »

Le grondement se fit rugissement (du moins pour l'oreille hypersensible et shootée à la trouillamine d'Harry) et...

« POTTERGRANGERWEASLEEEEEEY ! »

... il tomba les lunettes premières sur le dos de la Bête.

« Kesvousfichélààààà ? »

Snape n'attendit pas de réponse (1) pour se précipiter vers eux et accomplit l'exploit de les saisir tous les trois par une oreille. (2) Hermione se cramponnait désespérément à ses bouquins (qui mouraient d'envie de fuir, vu le mal qu'elle se donnait pour les retenir), Ron à son sandwich (dont les cornichons, eux, avaient déjà pris la poudre d'escampette), et Harry au sens commun, qu'il se sentait bien près de perdre, vu la situation.

« Et vous, Potter, immonde sadique, relâchez immédiatement ce pauvre animal ! »

D'où ils étaient, Ron et Hermione voyaient le ventre duveteux de la bestiole et quatre petites pattes gigotant frénétiquement. Le reste... Merlin, le reste était encastré dans le nez de Harry-le-phobique-des-piqûres. Snape arracha d'un coup sec la Bête. Sans plus attendre, Ron et Hermione empoignèrent un Harry au bord du délire, abandonnant respectivement un marque-page et une tranche de saucisson.

Snape ne leur jeta pas un regard, toute son attention concentrée sur le cher petit être tremblant : cet abruti de Potter avait cassé 5 piquants à son hérisson.

-

-.-.-.-.-

-

Quissifrott-le-hérisson-féroce (dont les dents pouvaient rivaliser, au moins, avec celles d'une souris) mordilla affectueusement la main de l'Homme en Noir. Les autres casse-pieds enfin partis (il s'était retenu de les dévorer tout crû : ce ne serait pas digne d'un hérisson bien éduqué (3)), il allait enfin profiter avec délectation de sa ration de cloportes pilés.

-

-.-.-.-.-

-

Severus posa délicatement sur son bureau le quadrumane débordant d'affection et d'appétit, puis il l'examina avec l'attention inquiète d'une maman Manticore : il ne semblait pas souffrir de la perte de ses piquants et trottinait déjà en direction d'une éprouvette pour pratiquer son activité préférée (« coince-museau », immédiatement suivie de « galopade effrénée à la poursuite d'un nez allongé de 15 cm de verre »). Il hésita : son hérisson était sans conteste très intelligent (forcément, avec un tel maître), mais ces derniers temps il avait le chic pour se mettre dans des situations impossibles. S'il le laissait ici, il avait toutes les chances de le retrouver les 4 fers en l'air, pédalant dans les ennuis. S'il le prenait avec lui... ça allait encore jaser en salle des profs. Pas question non plus de l'enfermer en attendant son retour : le petit être avait de ces regards de reproche qui vous suivaient jusqu'à la tombe. Il se décida donc à le prendre dans sa poche, comptant sur sa réputation de Terreur des Cachots pour que personne ne le bouscule.

Si le professeur Snape n'avait nourri un tel sentimentalisme à l'égard de sa boule de piquants, la semaine eût été beaucoup plus tranquille.

-

-.-.-.-.-


Notes :

(1) La seule qui le satisferait, vu son expression, serait la mort subite et néanmoins douloureuse des 3 Gryffondors, et ces derniers ne semblaient pas disposés à lui faire ce plaisir. Les ingrats.

(2) Exploit, oui, comptez : 3 oreilles, 2 mains. Faut des doigts souples et musclés.

(3) Même éduqué par Severus Snape: non que ce dernier milite contre l'anéantissement de la population estudiantine, mais Albus n'appréciait pas les réductions d'effectifs inconsidérées: il se retrouvait alors avec des profs inemployés ce qui, Severus voulait bien l'admettre, faisait désordre.

-.-.-.-.-

-

C'est donc reparti pour un tour! Je ne vous promets pas une grande régularité pour les chapitres, 1 toutes les 3 semaines je pense.