L'épreuve des dieux.

o

o

Note Auteur:

Bien que j'aime lire les fictions dans lesquelles Harry affronte la guerre et tout son monde, j'ai tendance à en écrire où il change d'identité, remonte le temps, devient quelqu'un d'autres, est adopté. Tout ce que je peux pour qu'il échappe à la prophétie et les autres sorciers. OUPS, je l'ai encore fait.

J'ai tendance à faire paraître: créatures, dieux et déesses, mythologies et autres grands schémas de l'Univers. Nommez les je le fait... je crois. Mais toujours à ma sauce et selon mes envies du moment.

Je ne sais jamais si un personnage que j'aime va finir par être maudit, détesté ou autre, sauf Harry qui est toujours gentil et protégé... C'est que des fois je leur en veux de ne pas avoir agis de manière à protéger Harry de tout ce qu'il a vécu. (et d'autres fois je les envois vers une seconde chance avec lui.)

Il m'arrive de reprendre l'idée générale d'une de mes histoires pour en faire une seconde qui se déroule autrement. Par exemple si je veux j'écrirais une quinzaine de récits avec Harry adopté magiquement par Severus et caché du monde sorcier par un changement d'identité, je le ferais.

Voilà c'est tout, pour l'instant.

P.S: cette histoire est unique par contre. L'idée ne m'étais jamais venue avant que je ne commence à écrire la première phrases. Il paraît que je suis une pondeuse d'idées. Remerciez ma muse. Lol.

Re P.S: je ne pensais pas poster cette histoire tant qu'elle ne serait pas finie, mais je voulais m'assurer de ne pas la perdre si mes archives venaient à disparaître... et j'ai pensé après avoir mis les quatre chapitres dans les documents, qu'il serait dommage de ne pas poster directement. Tant pis si je mets plus de temps à updater mes fictions... Le plus important c'est que je m'amuse en écrivant et tout viendra quand ça viendra.

o

o

o

Chapitre 1

o

o

o

A 16 ans, Sirius Black, étudiant de Poudlard école de magie pour jeunes sorciers essayant d'échapper à leurs parents... du moins c'est ce que représentait l'école pour lui... s'appuyait contre un arbre dans un parc abandonné. S'il était là, c'est parce qu'il avait décidé qu'il en avait assez des idées de sangs purs de sa mère, et que celle-ci essaie de le réformer de son vagabondage adolescent. C'est à dire que Walburga Black, sorcière extraordinaire, voulait faire de lui l'un des futurs serviteurs du grand sorcier noir Lord Voldemort. Autant dire que Sirius refusait d'entrer dans le service d'un homme qui tuait tout ce qui se mettait en travers de son chemin et tout ce qui n'était pas selon lui de race pure. Franchement, faire partie de ses familles de sorciers dont les ancêtres avaient été présents pour la fondation de Poudlard, n'était pas réellement un honneur. Parce que avoir le sang de ces vieilles familles ne donnait que peu de choix de vie: devenir mangemort et tuer et détruire aux ordres de Voldemort, se marier à une sorcière de bonne famille qui avait une grande chance pour avoir des gênes commun avec lui après tous les inter mariages qui réduisaient la qualité du sang et le nombre d'anciennes lignées, ou devenir traître à son sang en travaillant pour la lumière. Mauvais, bon, magie noire, magie blanche. Sirius avait le plus d'opportunités et de libertés en quittant sa chère famille et l'abus verbal auquel il était soumis parmi eux, qu'en restant. Mais... Sirius ne voulait pas vraiment se battre pour la lumière. Il avait été éduqué dans les anciens principes et bien qu'il n'était pas d'accord avec beaucoup de choses, il pouvait voir la lente mort de la magie à chaque loi que passait le ministère pour annihiler la magie noire. Pourquoi les sorciers étaient tellement pressés de voir disparaître part de ce qui avait appartenu à leur monde pour des générations? Sirius ne comprenait pas. Pour lui, les nés moldus, sorciers nés de parents sans magie, avaient le droit d'entrer dans leur monde et d'apprendre. Mais ils avaient aussi le devoir d'apprendre la totalité de leur monde et d'en accepter toutes les voies. Aussi ténébreuses soient-elles, elles avaient une raison d'exister, une utilité pour chacun d'eux. L'adolescent craignait que cette destruction de leurs croyances n'entraîne leur perte. Il avait raison.

En attendant, il se trouvait dans un parc de Londres. Parce qu'il s'était enfui de chez lui. Son départ avait beaucoup à voir avec la rage de sa mère dés qu'il entrait dans une pièce. Après tout, lui un Black de grande lignée, avait été réparti à ses 11 ans dans la maison des griffondors de Poudlard contenant les suiveurs de la lumière, les combattants du bien. Sa mère aurait voulu le voir dans la maison sombre des serpentards où régnaient magie noire et complots. Et parce qu'il avait voulu échapper à la servitude qui aurait été forcée sur lui par Voldemort s'il avait suivi la tradition, il avait demandé au choipeau magique de le mettre ailleurs... Bien sûr, il n'aurait jamais pu deviner ce jour de répartition que l'objet magique verrait en lui toutes ces qualités de griffondor qui fonce dans l'action sans réfléchir d'abord. Bien que Sirius soit un jeune homme plus mature qu'il ne le montre aux autres, en moment de choix critique il avait tendance à foncer dans le tas. Comme en ce moment précis... puisqu'il avait quitté son domicile familial sans avoir pu prévenir son meilleurs ami. Hors Sirius se retrouvait incapable de joindre James Potter et ses parents qui s'étaient absentés pour la nuit. Sirius avait originalement prévu de partir le lendemain... Mais un événement imprévu lui avait fait avancer ses plans. Son oncle préféré Alphard Black, son seul soutien dans son choix de vie, était mort dans la journée. L'homme avait été poignardé dans une ruelle de la malfamée allée des embrumes près de l'Allée de Traverse. Depuis que la nouvelle leur était parvenue, sa famille avait lancé les procédures pour l'enterrement... et la lecture du testament. Son oncle était un homme riche sans héritier.

Pour la première fois depuis longtemps Sirius avait pleuré pour quelqu'un de son sang. Il avait aimait Alphard qui comme lui possédait le nom d'une étoile. Et voir sa mère et ses cousins salir sa mémoire en se concentrant sur l'héritage, avait été la goutte d'eau en trop. En même temps, dans la folie des préparations, personne ne s'apercevrait de son départ avant au moins trois jours, lorsqu'ils voudraient tous lui faire porter les robes noires avant d'aller ensevelir son oncle.

A un jour près, Sirius aurait rejoint la famille Potter et aurait été hors de portée des siens. Mais le voilà coincé dans ce parc, près à s'installer sur un banc et y dormir par peur que quelqu'un trouve le moyen de prévenir les siens s'il se présentait dans les lieux fréquentés des sorciers. S'allongeant, il contempla la nuit tombante autour de lui, les ombres qui s'étendaient et se mêlaient, et le silence froid d'un début d'été qui aurait du être chaud. Il lui fallut quelques minutes pour s'apercevoir que la sensation glacée venait plus de son désespoir grandissant que de la véritable température. Sirius ferma les yeux...

Au début le son était faible à ses oreilles, les cris distants. Puis tout devint brutalement clair. Les voix et l'image prenant racine derrière les yeux fermés du dormeur.

"Harry! Derrière toi!" S'écria une voix féminine paniquée.

Une forme aux cheveux noirs ébouriffés se jeta au sol, un sort vert passant au-dessus de lui. La personne roula et lança son propre sortilège sur l'attaquant.

"Merci Mione." Murmura le jeune homme aux yeux les plus verts que Sirius ait jamais vu. Même ceux de Lili Evans n'étaient pas aussi brillants d'émotions et de magie.

L'inconnu s'élança dans une étrange danse au milieu d'un champ de bataille couvert de corps éparpillés et de guerriers combattant sans relâche. Sirius reconnut les mangemorts immédiatement, formant leur propre camp contre un grand nombre de sorciers sans autre bannière que leur différence d'accoutrement. Eux ne portaient aucun uniforme d'esclaves. La jeune femme hurla à nouveau, mais parce qu'elle était tombée sous les coups d'un ennemi. Un jeune homme aux cheveux roux accouru et la débarrassa du mangemort, ne prenant que le temps d'une caresse sur les cheveux emmêlés et ensanglantés de la demoiselle. Le terme amazone n'avait jamais eu plus de sens que pour cette femme et celles qu'elles rejoignit plus loin. Les dames aux cheveux roux, noirs, bruns, s'assemblaient pour protéger les blessés et guerroyer parmi les leurs.

"Ron! Non!" L'homme aux yeux verts se précipita vers la forme courbée de celui au cheveux roux et le coucha tendrement sur le sol pendant qu'un petit groupe venait leur servir de bouclier. Mais il était trop tard. Le roux regarda les yeux émeraudes avec un doux sourire.

"Au revoir mon frère." Puis cessa de respirer. L'homme aux yeux verts laissa couler ses larmes mais repris vite sa position au combat, regardant un instant la jeune femme qu'il nommait Mione retenir ses propres larmes plus loin. Puis, les sorts semblèrent changer de direction, évitant soigneusement

le jeune homme.

"Harry Potter." Siffla une voix dure et froide.

"Voldemort." Reconnut le jeune homme... et Sirius avait du mal à accepter qu'il était un Potter. Parce que si c'était le cas, il n'était pas assez stupide pour ne pas comprendre que les yeux verts et les cheveux ébouriffés venaient d'un mélange des gênes de Lili Evans et de James Potter. Une vision du futur?

"Ah. Enfin le temps est venu. J'ai eu beaucoup de difficulté à assurer cette rencontre. Avec les efforts que Dumbledore avait fait pour qu'on se voit seul à seul... il m'a fallut du temps pour annuler tout son travail et choisir le lieux de mon attaque. Je commençais à me lasser de voir le vieux fou contrôler mes moindre gestes."

"Il est vrai que suivre ses plans vous aurait fait perdre l'avantage." Reconnut Harry, sans prendre la peine de mentir ou dénier.

"Et ce n'est pas du tout ce que je voulais, jeune Potter. Heureusement il est mort, même si par sa propre faute et non la mienne. J'ai appris juste avant de tuer Severus qu'il avait reçu l'ordre d'abréger les souffrances du pauvre homme après qu'il ait touché un objet maudit. Un malheur vraiment."

"Severus..." Murmura le plus jeune.

"Tu ne pensait tout de même pas que j'étais assez stupide pour ne pas voir qu'il espionnait pour votre camp?" S'indigna le plus vieux.

"Non, Voldemort. Pas le moins du monde. Mais j'étais assez innocent pour penser que vous le garderiez en vie pour ses talents de maître de potion. Après tout vous avez les moyens si vous gagnez de le garder prisonnier." Déclara Harry.

"Certes. C'est ce que j'aurais fait s'il ne m'avait pas mis dans une telle rage. Mais Severus a toujours su comment faire ça aux autres."

"Sa plus grande qualité." Plaisanta Harry comme s'il n'était pas face à son pire ennemi. Il baissa les yeux et le grief que Sirius y lut lui fit comprendre que Severus avait apparemment quelque importance.

"Je suis intrigué petit Potter. N'a-t-il pas passé des années à te faire payer les erreurs de ton père en classe de potions? A te haïr sans relâche, à te torturer moralement autant qu'il pouvait sous l'excuse que c'est l'attitude que j'attendais de lui?Même t'enseigner l'occlumencie a servi à violer ton esprit." Et Voldemort était réellement curieux.

Harry sourit: "Severus Rogue était l'être le plus rancunier que j'ai jamais croisé. Mais qu'espérer après tout ce qu'il a subit aux mains de mon père et ses amis. Presque tué par loup garou et tout ce que les griffondors reçoivent comme punition est une claque sur la main. Je suis heureux que Remus ait vécu toutes ces années mais d'après la loi il aurait du recevoir la peine de mort. Le bon compromis pour Dumbledore aurait été de le renvoyer de l'école. Aussi détestable que l'idée soit pour moi. Au moins Severus n'aurait pas eu à affronter sa plus grande peur tous les jours jusqu'à la fin de sa scolarité." Sirius avait arrêté de respirer en entendant ces mots sortir de la bouche de son.. quoi.. neveu de coeur s'il venait à naître un jour? Ce qu'il deviendrait de par le lien qui unissait Sirius à James.

"Mais Sirius Black était le vrai coupable." Dit calmement Voldemort.

"Hélas, étant donné sa noble lignée et prenant compte des lois contre les créatures, Sirius n'aurait jamais pu être touché par son crime. Remus aurait tout pris sur lui quoi qu'il soit arrivé. Sirius avait fait sa paix avec Remus, c'est tout ce qui compte maintenant. Malgré mon amour pour mon parrain et mon parrain de coeur, je comprend le point de vue de Severus mieux que quiconque."

"Oui. Après tout tu a grandi chez ces moldus." Prononça la voix sans inflexion du sorcier noir. Mais Sirius vit quelque chose dans son regard. "Nous nous ressemblons vraiment plus que ce que je n'avais vu au départ."

"Sentimental Voldemort. A la différence prêt que tu as été attaqué toute ton enfance par les enfants de l'orphelinat, et jamais aimé. Quand j'ai du vivre un abus de ma propre famille, grandir avec leur haine, sans nourriture, sans amour, enfermé pour onze année dans un placard sous l'escalier. Battu par mon cousin et sa bande, rabaissé par mon oncle et ma tante. J'ai été un esclave dans leur main. Toi tu étais libre d'aller à ta guise, tu avais une chambre, tu pouvais les éviter, et tu n'avais pas à affronter les attentes de tout le monde sorcier à ton entrée à Poudlard. Tu étais libre. Je ne l'ai jamais été. Non Voldemort. Nous ne nous ressemblons pas. Tu as toujours choisi ta voie, j'ai toujours était manipulé sur la mienne." Déclara Harry avec passion.

Voldemort contempla les paroles du jeune homme et hocha de la tête.

"Mais tu refuse le choix que je te donne de me joindre."

"Tu as tué mes parents, ton espion a fait enfermer mon parrain à Azkaban pour une décennie. Une autre de tes serviteurs l'a envoyé derrière le voile. Tes hommes ont détruits le monde sorcier. Tout ce qui aurait pu m'apporter du bonheur ton camp me l'a enlevé. Je ne pourrais jamais voir ton offre comme une possibilité."

"Et si rien de tout ça n'était arrivé?"

"J'aurai grandit élevé par des serviteurs de la lumière. Après j'ignore si je les aurais suivis ou si comme Sirius j'aurai brisé les traditions de ma famille."

"Nous ne saurons jamais alors." Se lamenta presque Voldemort. "Tu aurais été un allié puissant."

"Et tu cherche toujours autant le pouvoir. Soit pour le détruire soit pour le prendre." Confirma Harry. Pendant qu'ils parlaient les deux différents camps de la bataille avaient cessés leur lutte et s'étaient réunis autour des deux hommes. C'était un fait que tous savaient que leur duel déciderait de leur avenir. A quoi servait de se battre, même pour torturer leurs ennemis, s'ils pouvaient profiter de ce spectacle hors du commun à la place?

Harry et Voldemort semblait avoir pris le temps de parler dans l'unique but de leur permettre de se mettre en place.

Enfin, le duel commença. Sirius regardait avec une horreur grandissante les sorts noirs qui fusaient des deux sorciers. Non parce qu'ils étaient sombres et illégaux mais parce qu'ils étaient tous d'une forme ou d'une autre des sortilèges de morts puissants. Ceux de Voldemort entraînerait toujours une souffrance insupportable, tandis que ceux de Harry était fait pour ne durer qu'une seconde et sans peine. Harry Potter était vraiment un être de coeur, au contraire de son ennemi. Le respect que les deux affichaient était tel que leurs compagnons eux-mêmes en étaient bouches bées. Aucun de ces sorciers des deux parties n'avait envisagé que deux ennemis puissent avoir un sentiment aussi noble l'un pour l'autre. Quoiqu'il était clair pour Sirius que Harry respectait plus le pouvoir de l'autre homme qu'autre chose. Sinon, s'il respectait son point de vue sur le monde, il ne se battrait pas contre lui. Au bout d'un temps indéterminé, Harry sortit une épée du néant et la plongea dans le corps de Voldemort, profitant d'avoir atteint l'être avec une série de sorts inattendue. Le sorcier noir s'écroula... mais leva sa baguette et lança un avada kedavra sur Harry. Le jeune homme épuisé vis le sortilège venir et accepta son sort. Sa destinée était atteinte après tout. Voldemort n'était plus. Le vieux sorciers avait poussé son dernier souffle à la fin de kedavra. Harry fut entouré de la lueur verte et s'écroula dans le silence soudain assourdissant.

Ensuite, rien ne se passa comme l'aurait prévu Sirius. Il avait imaginé que les vainqueurs arrêteraient l'ennemi et que tout irait bien, même si en même temps son coeur se brisait de voir tomber ce jeune homme qui serait dans le futur quelqu'un qu'il savait qu'il aimerait. Mais rien ne fut ce que ça aurait du. Les mangemorts se tournèrent sur les autres sorciers dans leur colère. Et bientôt, pris de surprise, le camp de la lumière s'effondra. Et, à l'étonnement horrifié de Sirius Black, Voldemort se releva.

L'homme pris une grande respiration et observa la scène avec curiosité avant d'éclater de rire.

"Maître?" Fit la voix soulagée de l'un de ses serviteurs.

"Les fous n'ont pas détruits tous les objets qui me retenaient en vie. Je ne peux pas mourir. Je suis immortel." Se réjouit le sorcier noir. Son rire cessa lorsque Harry se releva à son tour. Ecarquillant les yeux Voldemort s'avança sur lui et le saisit par le col de ses robes.

"Je sais pourquoi je vis Potter. Mais pourquoi es-tu encore ici bas?"

Harry regarda autour de lui et des larmes naquirent de l'horreur qui s'étendait au sol. Tellement de corps sans vie. Tellement de personnes qu'il connaissait. Son monde était mort.

Harry refusa de répondre au sorcier, bien que son expression disait qu'il savait pourquoi il était toujours vivant. Mais le regard de Voldemort tomba sur le front du jeune homme et la cicatrice en forme d'éclair que Sirius apercevait à peine.

"Ah! Je vois petit homme. Cette nuit si lointaine d'halloween à laissé plus derrière elle qu'une marque." Harry frissonna dans la poigne de son ennemi."Je ne suis pas sûr très cher Harry qu'il reste quoi que ce soit qui puisse te tuer sans se retourner contre moi. Tu sembles avoir une chance incroyable à chaque fois que je t'attaque. Comment m'assurer de ta mort cher Harry?" Réfléchit l'homme à haute voix.

Dans sa vision endormie, Sirius tremblait de terreur froide. Reconnaissant qu'il ne pouvait rien faire. Pourquoi voyait-il tout ça?

Soudain la vision changea. Le groupe de mangemorts et leur maître étaient devant un grand portail de pierre au milieu duquel se trouvait une substance mouvante dont sortaient des murmures. En bon sang pur, Sirius reconnut l'objet de l'une des nombreuses heures d'études que sa famille avait forcée sur lui. Sirius se rappela aussi que Harry avait dit que son parrain avait été poussé derrière le voile.

La voix de Voldemort le fit revenir au présent (ou au futur selon le point de vue).

"N'est-ce pas parfait? Je vais te réunir avec ton bien aimé parrain. Après tout tu n'as eu que deux années pour le connaître. Et encore, je dirais quelques jours dans ces deux années, puisqu'il fuyait le ministère à l'époque. Alors qu'en dis-tu?"

"Pas grand chose Voldemort. Mes mots ne serviraient à rien à présent."

"Au contraire. Tu pourrais essayer de me convaincre d'épargner ton filleul." Se moqua Voldemort. Harry hoqueta de surprise et essaya de se libérer des liens magiques qui le retenaient.

"L'enfant est innocent. Si personne ne lui révèle sa lignée il peux être élevé selon vos idéaux." Tenta le jeune homme terrifié. "Il est aussi le dernier des Black vivant. Vous ne pouvez détruire cette lignée."

"Très serpentard de ta part. Mais je ne suis pas surpris. Le choipeau voulait te placer dans cette maison d'après ce que j'ai vu dans ta mémoire avec notre ancien lien. Ce serait en effet une bonne raison de le laisser vivre. Malheureusement, comme tu as pu t'en apercevoir, certains de mes hommes ne sont pas très intelligents et finiraient tôt ou tard par lui révéler ce secret. Et puis, le garçon est fils d'un loup garou et porte la même malédiction. Et tu sais ce que je pense des créatures." Dis presque tendrement l'homme comme s'il parlait à un enfant.

"Pitié." S'abaissa à dire Harry.

"C'est si beau de voir l'amour que tu donnes aux autres. Si nous avions grandis ensemble, nous aurions été frères et je t'aurai donné une place à mes côtés. Ta loyauté a toujours été sans faille pour ceux que tu aimes." Se lamenta l'homme. "Mais... tu avais raison tes mots ne valent plus rien."

Un homme apporta un tas de couvertures qui bougeaient doucement. Sirius fut choqué de voir une minuscule main s'échapper du tissu. Un bébé.

"Non." Murmura Harry d'une voix roque d'émotions. "Non."

"Si. Mais je vais être généreux Harry Potter. Je vais te laisser le tenir quand vous serez jetés dans le voile." Il rit de voir les yeux larmoyants mais défiants du jeune homme. "Sirius Black se fera une joie de voir son filleul et le fils de son meilleur ami."

Voldemort s'approcha du bébé tandis que Harry essayait de briser ses liens, paniquant à l'idée de ce que son ennemi allait faire à l'enfant. Le sorcier noir, retira un bout de couverture et Sirius pu voir les incroyables yeux d'ambres du petit bonhomme. "Remus." Murmura Sirius, devinant enfin de qui était l'enfant. Mais s'il était de Remus et un Black en même temps, qui était la mère? Narcissa était mariée à Malefoy. Andromeda avait épousée un moldu. Bellatrix était promise à un autre. Qui de leur âge pouvait aimer Remus? La réponse lui apparut quand les cheveux du petit être changèrent de couleur. Et Sirius grogna à l'idée de sa toute petite cousine devenant un jour suffisamment femme pour donner un bébé à son meilleur ami. Tonks était sa cousine préféré et elle était encore si petite. Malheureusement Sirius ne pouvait que se plaindre pour l'effet. Il savait qu'il n'aurait pas son mot à dire si les deux tombait amoureux dans l'avenir. Et puis il voulait que Remus soit heureux, et Tonks pouvait atteindre ce but.

Voldemort pris le bébé et l'emmena à Harry. D'un sort il lia les mains du jeune homme devant lui de façon à ce qu'il puisse tenir son futur fardeau et y déposa le minuscule être. Sirius fut surpris de voir que le bébé se calma une fois dans les bras de son parrain. Harry regarda son filleul avec des yeux pleins de larmes retenues puis releva ses épaules et fit face à son ennemi.

"Je suis prêt."

"Voilà le Potter que je connais. Je savais que tu saurai reconnaître ta défaite." Etrangement Voldemort ne semblait pas se moquer de son prisonnier et sa situation. Il entraîna le jeune homme, en le tenant par le bras, vers l'arche de pierre. Doucement, l'ayant placé dos à l'objet, Voldemort poussa Harry dans le voile. Sirius le regarda être absorbé par la substance, comme au ralenti. Il avait envie de hurler de rage et de frapper le sorcier noir et ses hommes. Leur retirer la fascination qu'ils affichaient à voir deux enfants passer derrière le voile de mort. Il ne pouvait rien faire. Il ne pouvait rien faire.

Alors que les larmes coulaient de ses yeux, il se sentit aspiré à son tour par l'arche voilée. Consterné que bien qu'hors de sa portée il en sente le pouvoir et puisse être attiré par sa puissance. Il était tellement choqué qu'il ne tenta pas de réagir à la magie et se laissa plonger derrière ce voile qu'un Sirius plus vieux avait déjà affronté. Au lieu de mourir cependant, Sirius se trouva debout de l'autre côté, au centre d'un cercle de lumière blanche entouré par un brouillard gris épais. A ses côtés se tenaient Harry et l'enfant, tous deux libres de liens... et un Sirius beaucoup plus vieux. Ciel! Comment avait-il pu vieillir autant?

"Bonjour Harry." Prononça la voix roque du vieux Sirius... Que le jeune Sirius appellerait Black sous peine de se confondre avec lui-même, quoique 'le vieux Sirius' était aussi pas mal comme désignation. Après tout, il était vieux.

"Sirius." Pleura Harry. "Sirius... j'ai perdu."

"Non Harry. Tu n'as pas perdu. Les sorciers ont perdus. Ils ont échoués leur épreuve."

"Sirius?" Demanda le jeune sorcier pleine d'incompréhension.

Black regarda son filleul agenouillé à terre, berçant sans s'en apercevoir le bébé loup garou.

"Les sorciers savent que les dieux ont créés ce monde et nous ont donné la magie. Mais ils s'en croient supérieur du reste des êtres vivants. Il pensent qu'ils ont été choisis parce qu'il étaient meilleurs. Ils ont oubliés les paroles des dieux. Ils ont oubliés que la terre entière est faite de magie ainsi que chaque chose qui y vit. Les moldus ont la magie, mais n'y ont pas accès comme nous. Quoique certains ont des dons de télékinésie et voyance très prononcés. Chaque être vivant possède un niveau d'accès différent et pour des raisons différentes. Les sorciers n'auraient jamais du se mêler des affaires des créatures et les limiter. Les sorciers auraient du se concentrer sur leurs vies. Mais ils aiment tout contrôler, tout diriger. Et ont décidés qu'ils avaient le droit de se placer au-dessus de tous les autres. Quelle bande d'imbéciles. Et non seulement ils sont intervenus dans l'existence des autres créations des dieux, ils se sont aussi avérés êtres des peureux asservis et stupides."

"Sirius?"Interrompit Harry qui bien qu'il comprenne une partie du discours n'en voyait pas le rapport avec une quelconque épreuve.

"C'est simple Harry. Les dieux ont envoyé une épreuve aux sorciers. Oh! Ils n'ont pas créés de toute pièce une catastrophe qu'ils devaient régler, non. Les dieux ont utilisés les conséquences des actions des sorciers pour insérer l'épreuve. Les sorciers ont créés Voldemort avec leurs préjudices et leur passivité. Voldemort s'est créé par sa vanité et sa soif de pouvoir. Dumbledore l'a créé en intervenant dans sa vie et prenant des décisions telles que le renvoyer chaque été dans son orphelinat. Puis, tu es né. Et tu étais déjà destiné à devenir la marionnette de la lumière. Car les dieux voyaient que Dumbledore faisait déjà des plans pour ton entrée dans l'ordre du phénix. Tu étais le fils d'un sang pur de puissante lignée, descendant de griffondor lui-même, et d'une sorcière née moldue plus magique que la plupart des purs sangs. Tu étais désigné à devenir un auror et lutter pour le bien de tous. Alors les dieux ont envoyé une prophétie qui annonçait que tu aurait le pouvoir de détruire Voldemort. Savais-tu que les prophéties étaient le test des dieux?"

Harry secoua la tête, suivant l'histoire en remerciant merlin que son filleul soit endormi dans ses bras.

"Dans l'histoire, à chaque fois qu'ils veulent tester leurs créations, les dieux donnent à un prophète des mots de changement. Ces paroles sont ainsi appelées parce qu'une fois entendues elles sont soit ignorées soit suivies à la lettre. Dans le premier cas ceux qui auraient du y voir une prédiction d'un futur possible et changer leurs actions pour éviter qu'il arrive, foncent tête première dans les évènements et réalisent la partie négative de la prophétie. Dans l'autre cas, les individus qui ont entendus les paroles manipulent ceux touchés par la prophétie pour arriver à la meilleur issue pour eux. Lorsque Cassandre a annoncé la destruction de Troie, personne ne l'a écoutée. Personne ne voulait entendre ses mots, trop fiers pour penser un instant être si vulnérable. Et pour prouver qu'ils avaient eus raison et étaient les meilleurs, ils se sont fait une joie de faire entrer le cheval et de le mettre sous le nez de leur peuple. Ensuite tous se sont mis à moquer Cassandre en lui désignant le preuve de leur victoire: le cheval. S'ils l'avaient écoutés ils auraient eu une chance. Dans ton cas l'épreuve était plus 'piégée' je pense. Parce que quelque soit leur choix les sorciers perdaient. En n'écoutant pas ils laissaient Voldemort remporter la victoire, et en écoutant ils gagnaient mais d'ici quelques années de créations de lois anti-créatures, de limitations de magie noire et d'inter mariage. Des années à rabaisser les traditions tout en rabaissant les demi sang et né moldu en ne leur offrant que des jobs de bas niveau. Après tout ça, Harry, les sorciers auraient finis par tuer la magie. Voldemort aurait fait de même en gagnant. Mais toi Harry tu étais la clef, la chance des sorciers. S'ils t'avaient aidés dans ton combat comme il fallait, s'ils avaient participé plus qu'en entrant dans ton camps alors que la guerre était déjà là... ils auraient été jugés apte par les dieux à se voir offrir un cadeau précieux."

"Je ne comprends pas Sirius." Protesta Harry. Et le jeune Sirius était dans le même cas que lui.

"Sans la prophétie, Dumbledore aurait essayé plus tôt, une fois la découverte des horcruxes faite, de lancer les recherches pour les trouver. Il les aurait détruite lui-même. Quoiqu'il aurait refait l'erreur de porter la bague et d'être touché par la magie noire. Au moins en une année il aurait augmenté ses efforts et assuré que le monde magique soit protégé. Severus n'aurait pas eu à lui promettre de le tuer. Et oui, j'admets que j'avais tord à son sujet. Derrière le voile, c'est comme si des siècles avaient passés, j'ai eu le temps d'apprendre de mes erreurs. Aussi dégouté que je sois, avec moi-même, de dire ça: je n'ai jamais vu d'homme aussi méritant que Severus Rogue. Il a tout sacrifié pour Lili d'abord, puis pour gagner sa liberté, et puis pour protéger son filleul Drago. Il voulait aussi épargner à d'autre ce qu'il avait vu de Voldemort en entrant à son service. Il n'aurait pas fait ce choix sans mes actions à Poudlard. Il aurait été un maître de potion renommé et libre sans les maraudeurs sur son dos. Mais pour en revenir aux changements causés par prophéties: les sorciers avaient le pouvoir en unifiant leurs efforts contre Voldemort, de le vaincre. Tu n'étais pas le seul à avoir le pouvoir. La prophétie disait juste que tu avais le pouvoir, mais pas que tu étais le seul. Chacun des membres de notre communauté pouvait agir dans cette lutte. Au lieu de ça ils t'ont tout mis sur le dos. Un coup ils te vénéraient et l'autre ils te détestaient et te craignaient."

"Qu'auraient fait les dieux si les sorciers avaient passés l'épreuve correctement?" Demanda un Harry quelque peu dépassé par les évènements, se levant avec difficulté avec le fardeau dans ses bras.

"Le cadeau dont je te parlais était de régler pour eux les problèmes que l'idée des sangs purs avait créé. Ils auraient offert une série de prophétie annonçant la renaissance d'anciennes lignes disparues dans la descendance des cracmols. Les dieux auraient fait en sorte que les sangs purs voient la résurgence des vieilles familles comme une bénédiction. Ils auraient eu deux lignées de cracmols unies pour donner un nouveau sorcier au sang parfaitement pur bien que la magie soit restée endormie de longs siècles dans leurs familles. Bien sûr pour les nés moldus qui n'apprécieraient pas d'être remisés plus an bas de l'échelle sociale, les dieux auraient fait naître quelques puissant sorciers d'ascendance moldue, ayant autant de pouvoir que Merlin et prophétisés comme étant l'héritage que Merlin aurait donné aux sorciers... Les dieux ont une grande qualité toute serpentard de pouvoir créer à leur avantage des situations particulières. Ils avaient un raisonnement tout prêt pour toutes les protestations que les sorciers étaient sûrs d'avoir. Grâce à eux la magie ne serait pas morte. Ou aurait été donné quelques millénaires supplémentaires avant la prochaine grande épreuve."

"Mais ils ont échoués et nous sommes morts." Dit Harry en fermant les yeux. Le jeune Sirius le regarda avec tristesse. Il aurait aimé pouvoir le soutenir. Il aurait aimé que voir tout ça ait pu ne serait-ce que l'aider à sauver le bébé de Remus auquel le jeune homme tenait tant.

"Pas vraiment." S'amusa Sirius. Et Harry releva les yeux pour voir le plus grand sourire que son parrain ait jamais affiché.

"Je devrais être très inquiet de te voir sourire comme ça." se plaignit Harry, conscient que Sirius avait sous la main quelque chose qu'il trouvait très drôle. Malheureusement son humour avait tendance à être extrême.

"hm hm. Tu devrais." Le plus jeune Sirius acquiesçait et espérait que Harry ne souffrirait pas trop. Le jeune Sirius admettait que son humour avait tendance à heurter la victime... Aussi comique que ça soit parfois. "Sauf que c'est le reste des sorciers qui sera victime de mon humour." Finit par le rassurer Black. Puis répondit à la question muette de son filleul.

"Les dieux ont décidés d'effacer la prophétie. Et pour se faire de remonter le temps. Laisser les sorciers vivre leurs vies et leurs erreurs sans intervenir."

"En quoi est-ce drôle pour toi?"

"Simplement parce que j'aime l'idée de les voir se traîner dans leur propre merde et devoir régler chacune de leurs erreurs sans pouvoir tout mettre sur le dos de ma seule famille." Annonça l'homme.

"Sirius..."

"Non Harry. Tu sais que j'ai raison. Ils seront forcés de réagir, et s'ils essaient de trouver un héros les dieux s'arrangeront pour que leurs plans échouent. Les sorciers n'auront droit à aucun autre Harry Potter. Aucune prophétie de changement ne sera accordée."

Le jeune Sirius sentit un grand froid l'envahir. Autant il pouvait apprécier la colère justifiée du vieux Sirius, autant il souhaitait pouvoir aider ceux qu'il aimait à survivre. L'instant où il pensa à soutenir les efforts des siens, fut le moment où son esprit pris forme dans sa vision. Le jeune Sirius se retrouva confronté aux regards étonnés des deux hommes... Ils pouvaient le voir.

"Qu'est-ce que?" Commença le jeune Sirius.

Une chouette apparut dans l'air devant les trois sorciers et se transforma en une jeune femme vêtue d'une robe grecque blanche.

"Simplement un dernier cadeau pour ceux qui se sont battus justement. Pour celui qui, aussi stupide qu'il ait été dans ses actions, a foncé sauver son filleul alors que Dumbledore n'y voyait qu'une épreuve de plus pour entraîner l'enfant. Pour ce jeune héros qui a porté son fardeau avec honneur et respect, et a su entourer d'amour les siens, même au pire de sa vie. Et pour ce jeune Sirius qui dans le passé dois choisir la voie qui sera la sienne. Vois-tu jeune Sirius, ton indécision entre les deux camps a ouvert une porte de possibilité que nous pouvons utiliser. Tu es dans une position de changement que peu sont offerts. La plupart du temps nos créations sont d'un bord ou de l'autre et seuls les héros de l'histoire ont du faire un choix entre les deux. Hercule était fils de Zeus vivant dans le monde des hommes. Entre les valeurs des dieux et celles des humains. Harry Potter était fils de lumière dans le camps de lumière mais marqué par les ténèbres. De sang pur par son père, de sang moldu par sa mère. Il avait le coeur et l'âme qu'il fallait pour être ouvert à tous les camps. Il avait le pouvoir de choisir. Mais les sorciers le lui ont pris. Toi, jeune Sirius, es à un niveau plus bas de l'échelle des possibilités. Mais tu y es. Et parce que Harry possède un lien magique avec ton vieux toi, que même remonter dans le temps ne peut effacer, nous pouvons le mener à toi."

"Quoi?" s'exclamèrent vieux Sirius et jeune Harry.

La déesse rigola: "Nous voulions vous faire un cadeau. Le vieux Sirius ne pourra jamais quitter le voile parce que pour accomplir nos souhaits nous devions le lier au voile et en faire son gardien. Monsieur Black, vous pouvez sentir chaque âme coincée dans le voile, vous pouvez décider d'où elles iront. Vous êtes entrés dans la mythologie des dieux, comme les muses et autres individus de ma race. Et comme les créatures dont le chien à trois têtes gardant les enfers fait partie." Elle sourit à la comparaison. Et les deux Sirius ne pouvaient s'empêcher de trouver l'image du chien comique. Après tout leur animagus était un chien noir symbole de mort. Un Sinistros.

Harry avait la bouche ouverte comme pour parler mais se retint. Peut-être qu'il pourrait rester avec son parrain?

"Non Harry." Dit la douce voix, brisant ses espoirs. "Mais tu seras avec le jeune Sirius dans le passé. Tu pourras entrer dans sa vie et rester auprès de lui. Et tu pourras veiller sur ton filleul et le voir grandir." ça retint l'attention du jeune homme. Car c'était la seule chose qui pouvait le convaincre. Voir Teddy vivre son enfance et devenir un homme. Rendre fier les parents du petit bonhomme depuis leur coin de paradis. Pour Teddy, Harry voulait bien vivre et avancer dans un monde passé.

"Je veillerais sur vous deux." Murmura le jeune Sirius. "Je sais que nous ne nous connaissons pas mais je sais aussi qu'un enfant de James Potter me sera toujours précieux."

"Je ne suis pas mon père." Protesta Harry gentiment.

"Je sais. Et je ne le vois pas vraiment en toi. Ni Lili non plus. Tu as une personnalité qui n'appartiens qu'à toi. Eux n'ont pas eu à affronter une armée de mangemorts ni un Voldemort complètement barge."

"Il fallait absolument que tu l'insulte pas vrai?" Fit un Harry amusé.

"Bien sûr. C'est la seule occasions que j'aurai de le faire. Dans le monde réel je devrai tout faire pour rester dans l'ombre pour vous garder tous les deux en sécurité."

"Ce ne sera pas vraiment nécessaire." Prononça la dame. "Harry sera donné un don particuliers. Parce que pour le mettre hors de portée de toute prophétie, nous devons l'intégrer à la toile de prophétie elle-même. Il doit être plongé dans le pouvoir des devins pour ne plus en être victime."

"Hein?" Prononça Harry qui n'était pas sûr de comprendre.

La déesse rigola à nouveau. "Les devins ne peuvent pas être sujets de prophétie parce qu'ils les annoncent. Donc tu dois posséder le don pour ne plus être le centre de prophétie que tu étais jusque là. Et crois moi, tu étais le sujet de plus d'une prophétie."

"Est-ce que je vais aussi dire... des paroles de changements?" Reprenant le terme que Sirius avait utilisé.

"Possible. Il se peut que ton arrivée dans le passé ouvre une nouvelle voie. Que tu donne des paroles de changements moins forte que n'aurait était ta prophétie à accomplir. Je pense que tu vas donner à certaines personnes un avenir différent. Mais pas à l'ensemble des sorciers. Pour que tu puisse vivre heureux nous avons décidé de donner une partie de nos cadeaux à une partie des sorciers. Ceux qui se sont battus à tes côtés, leur famille du passé par extension, méritent d'être offert une récompense. Ils seront bénis avec une forte magie dans un futur lointain, et pour se faire ils devront êtres menés sur une autre voie. Tu vas leur donner par tes visions et tes mots de changements l'occasion de modifier leurs avenir. Certains vont pouvoir sauver un frère de la guerre. D'autres deviendront guérisseurs parce que tu auras convaincus leurs familles. Un métier différent ou des actions différentes. Pas vraiment de grands changements. Et rien qui ne sera visible avant des siècles. Un petit remercient pour les plus justes parmi les sorciers. Comme ton ami Neville qui n'a pas pu détruire le dernier des horcruxes malgré tous ses efforts. Malheureusement Voldemort, en plus de modifier le lieu de la bataille, avait décidé de mettre son serpent Nagini en sécurité. Le jeune garçon a fait tout ce qu'il pouvait pour la trouver... en vain. Je serais heureuse de donner à Neville quelques présents auxquels je tiens. J'ai vu qu'il était très doué en herbologie. Et je suis quelque peu la déesse de la sagesse et des connaissances. Il tombera sous ma protection quand il sera né." La déesse semblait tellement enthousiaste à l'idée que Harry se retrouva à sourire, content pour son ami et compagnon de prophétie. Après tout Neville avait failli être à sa place.

"Mais, si la magie doit mourir d'ici quelques... siècles?" Demanda le jeune Sirius doucement.

"Nous avons décidés d'accorder un cadeau empoisonné aux sorciers."

"Dites mois tout." s'enthousiasma le vieux Sirius.

La déesse se pencha vers l'homme avec un air de conspirateur: "Nous leur donnons le temps qu'ils auraient eu en réussissant l'épreuve... avec un dieu différent comme responsable de l'écoulement de leurs vies."

"Qui?" demanda la voix pleine d'anticipation.

"Le dieu du chaos."

Le vieux Sirius poussa un cri heureux. Le jeune Sirius essaya d'imaginer les conséquences. Harry essaya de ne pas réfléchir du tout: il avait parfois une trop grande imagination.

"Vous voulez dire qu'ils vont tous souffrir d'une espèce de malchance soudaine? Ou un truc du genre?" Essaya le jeune Sirius.

"Un truc du genre. Ou plutôt ils devront affronter plus de catastrophe ou passer plus de barrières sur leurs chemins. Qui sait vraiment ce que le dieu du chaos peut faire? Il a une grande imagination. D'ailleurs c'est lui qui a créé la famille de Harry et a fait naître notre jeune héros. Le dieu du chaos adore faire naître les porteurs de changements. C'est d'ailleurs parce qu'il les considère ses enfants qu'il souhaite se venger des sorciers pour leurs actions, ou manque d'actions."

Harry était surpris. Mais pas tellement. Il attirait les choses étranges comme un aimant. Au moins il en avait la raison maintenant. Il était un enfant du chaos. La pensée lui donnait un drôle de sentiment de bien-être. La déesse se tourna vers lui et sourit:

"Quand un individu apprend la vérité de ses origines il gagne le sentiment d'être entier pour la première fois, d'avoir trouvé sa raison d'être. C'est une belle raison d'exister par décision d'un dieu. Mais encore plus belle s'il avait donné à sa création un but qui paraît noble à l'individu. Voldemort aurait eu ce même sentiment de savoir qu'il a été créé par le dieu de la destruction afin de détruire. Quoique ce n'est pas une excuse pour essayer d'annihiler toute une partie de nos créations. Le dieu de la destruction n'était pas très content de sa charge. Il a beau aimer détruire, même lui sait qu'il lui faut laisser quelque chose debout pour pouvoir revenir quand bon lui semble."

Harry accepta cette étrange révélation et préféra retourner son attention au petit être dans ses bras qui dormait toujours. Il pensait avec raison que l'enfant était sous une espèce de sort de sommeil pour qu'il n'ait pas à affronter la situation actuelle.

"Quand partons-nous?" Finit-il par demander.

"Vous avez connaissance de tout à un détail prêt. Dés que vous saurez je vous renverrez dans le passé le petit et toi jeune héros." Au hochement d'accord elle poursuivit. "Sirius s'est enfui de chez lui hier soir, un jour plus tôt que dans la ligne de temps originale. Et je suis navrée de dire que nous avons du faire mourir son oncle plus tôt pour avancer son départ." Elle regarda le jeune Sirius qui prit quelques minutes pour accepter ce fait, ayant aussi entendu que son oncle serait mort de toute manière. "Parce que c'est un jour plus tôt, il n'a pas pu joindre James comme l'avait fait le vieux Sirius." Le 'je ne suis pas vieux' qui vint de l'homme fut ignoré. "Sirius est endormi dans un parc de Londres. A vrai dire assez près de la future maison des Dursley." Frissonnement de Harry qui se colla à son parrain dans sa détresse. De mauvais souvenir qu'était toute la famille Dursley. "Sirius se réveillera juste avant votre arrivée. A partir de là, vous devrez prendre le bus de nuit des sorciers et aller à l'allée de traverse. Comme le matin sera venu, vous pourrez entrer dans la banque et demander à voir le gobelin Gueldibook (note auteur: allez trouver des noms de gobelins tout neuf vous! C'est dur...). Il est entré en charge d'un compte plus que fourni par nos bon soins. De quoi survivre de nombreuses générations. Il vous donnera la clef d'une maison à pré au lard. Elle est au nom de Harry Potter, un cousin des Potter qui a croisé Sirius alors qu'ils essayaient tous deux de les contacter. Harry sera un cousin éloigné dont ils ne savent rien, mais qu'ils trouveront sur les tapisseries familiales. Avec en-dessous son jeune fils Teddy, dont nous allons réduire l'influence du loup. Teddy aimeras un peu plus la viande à cuisson légère et aura besoin de se créer une meute même s'il ne se transformera jamais. Il aura été adopté par son parrain Harry après la mort de ses parents. Remus se sentira proche de lui mais nous changerons vos deux odeurs pour qu'il ne puisse pas comprendre que vous venez du futur et comment vous êtes liés à lui. Parce que Harry aura un peu peur de rencontrer sa famille, Sirius va accepter de lui laisser quelques jours pour les contacter et restera avec lui tout ce temps. Cela permettra à Sirius de donner une raison à son attachement à Harry. L'aider à veiller sur un bébé pendant près d'une semaine peu changer une vie... A ce moment là Harry acceptera de voir sa famille parce que Sirius aura besoin de leur présence pour assister à la lecture du testament de son oncle sans être emmené de force dans la maison ancestrale juste après. A partir de là, c'est chacun pour soi. Vous vivrez vos vies comme vous l'entendez. Harry se trouvera au bon endroit au bon moment pour faire ses prédictions auprès des bonnes personnes, sans avoir à les chercher. Et Sirius pourra vivre hors du combat de la lumière contre les arts noirs, en devenant le protecteur de Harry et Teddy. Il suffira de dire que Harry t'as engagé pour être son gardien et accompagnateur. Les devins font souvent appel à un autre sorcier pour veiller sur eux, surtout au cas où ils auraient des visions à des moments dangereux pour eux. Bien qu'en général la magie essaie d'éviter d'intervenir quand ils descendent des escaliers, c'est déjà arrivé. Un devin un jour est mort en tombant de trois étages sans pouvoir s'arrêter. Depuis les gardes sont plus que bienvenu."

"Et Sirius fera une babysitteur du tonnerre." S'amusa Harry qui pensait déjà à lui faire changer des couches.

"Eh!" S'exclama le jeune Sirius.

Pendant tout ce temps le vieux Sirius avait regardé la déesse avec un respect grandissant: "Vous auriez fait un maraudeur du tonnerre. Tout ce qu'on aurait pu faire vivre à l'école avec votre cerveau..." S'émerveilla l'homme.

La déesse éclata de rire et pris le compliment pour ce qu'il était. "merci. Il est temps jeunes gens. N'ayez crainte. Vous serez heureux maintenant." Affirma la dame. Puis d'un geste de main laissa une intense lumière entourer le jeune Sirius et le renvoyer vers son corps dans le passé.

Harry embrassa son parrain une dernière fois, et lui laissa tenir le bébé de Remus. Le regardant bercer le minuscule être:

"Tu vas me manquer Sirius. Je sais que le jeune Sirius va vieillir en total paradoxe de qui tu es devenu. Tu es après tout unique." Plaisanta le jeune homme. "Mais je sais aussi que je l'aimerais autant que toi si ce n'est pour différentes raisons. Je lui donnerai l'occasion d'être aussi heureux que tu l'aurai mérité. Et un jour, nous reviendrons te voir, quand notre temps aura passé." Se tournant vers la déesse il la questionna en gardant un oeil tendre vers son parrain. "Est-ce qu'il pourra nous voir? Est-ce que vous veillerez à ce qu'il ne s'ennuie pas? Qu'il ne reste pas dans ce monde entièrement gris?"

"Il verra tout. Le dieu du chaos est très attaché à lui et passera beaucoup de temps en sa compagnie. Et même lié au voile, Sirius peut le quitter pour la demeure des dieux. Il peut voir depuis ce que les humains nomment le Mont Olympe, tout ce qu'il aura besoin de voir. Et il pourra toujours par pensée prendre les décisions pour les âmes derrière le voile. Il sera heureux avec nous jeune Harry."

"Le dieu du chaos? Pourquoi je ne suis pas surpris?" Plaisanta Harry. Reprenant son filleul dans ses bras, il laissa son parrain embrasser son front là où la cicatrice en forme d'éclair avait été. Et où à présent une simple tâche de naissance en forme d'étoile se trouvait.

"Au revoir Harry. Je veillerais toujours sur toi." Puis Sirius le laissa disparaître dans la lumière de la déesse.

La déesse tendit la main au vieux Sirius et les deux êtres s'effacèrent du monde du voile, partis vers la demeure des dieux.

Dans le passé des hommes, Harry Potter et Teddy Potter atterrissaient près du banc où attendait un jeune Sirius angoissé de savoir si sa vision n'avait été qu'un rêve. Le jeune sorcier savait déjà avec certitude qu'il voulait vivre ce rêve jusqu'à la fin de sa vie. Il aimait l'idée d'avoir quelqu'un à protéger. Quelqu'un pour le garder loin du combat en même temps. Il ne voulait ni faire la guerre à sa famille de sang, ni se tourner contre sa famille de coeur. Travailler pour un devin devrait plaire à la famille Black, tandis que James accepterais tout ce que Sirius choisissait de faire.