Note Auteur: J'ai cru que j'allais craquer. Pendant deux semaines la suite refusait d'être écrite. Et bien qu'au final je n'ai qu'un interlude à vous montrer vous ne pouvez pas savoir à quel point il a été important à écrire pour m'enlever le blocage que j'avais. J'espère que le prochain chapitre viendra plus facilement.

P.S : je m'étais préparée à corriger ma plus célèbre erreur : (haleine). Mais je n'arrive plus à trouver où elle se trouve... ni si c'était le chapitre 18 ou 17. Je crois que je vais mettre toute erreur à partir de maintenant sous la même appellation : « signature d'écriture personnelle ». Si vous trouvez des erreurs comme celle-là vous saurez que c'est moi qui écrit. Excusez moi pendant que je finit de rire hystériquement. Et ignorez moi aussi, ces deux semaines sans pouvoir écrire m'ont rendue folle.


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Chapitre 19 : INTERLUDE

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Si Ted Tonks et Nymphadora ne s'étaient pas tenus, indemnes, devant Sirius... le jeune sorcier aurait probablement eut une réaction beaucoup plus violente.

Dans les conditions présentes il fallu tout de même l'intervention de toute l'équipe de Quiddich de Gryffondor pour le clouer au sol et l'empêcher de se rendre au ministère. Sirius ayant alors l'intention d'atteindre les cellules provisoires dans lesquelles se trouvaient les apprentis mangemorts qui avaient été soignés et attendaient leur procès.

Comme Sirius gigotait encore grandement, Harry plaça la petite Nymph et le petit Teddy près du visage enragé avec instruction de bien baver sur le jeune homme.

Enfin... instructions de lui faire plein de bisous pour le rendre joyeux à nouveau. Mais l'enthousiasme des deux enfants à pouvoir aider avait été telle que... bave... beaucoup de bave.

Le résultat avait été immédiat et Sirius avait entouré de ses bras les deux petits pendant des heures. Ou du moins il l'aurait fait si la couche de Teddy n'avait pas du être changée ou si Nymph n'avait pas eut besoin d'aller aux toilettes elle aussi, comme une grande d'ailleurs.

Les Tonks avaient passés deux jours à Poudlard pour rassurer Sirius et Harry. Fifi quant à elle avait fait un malheur auprès de la population féminine de l'école. Non seulement ses couleurs étaient éblouissantes mais en plus elle avait fait parti de la grande Armée Ailée. Son succès était donc foudroyant. Heureusement elle ne pouvait pas prendre la grosse tête quand elle passait tant de temps avec sa meilleure amie Nymph. La petite fille était si innocente et joyeuse que la chouette ne voyait rien de plus important que celle qu'elle avait choisi d'accompagner pour le reste de sa vie.

Harry avait eut du mal à laisser la petite famille repartir. Il avait eut très peur car l'attaque était un événement qui n'avait pas eu lieu dans sa ligne de temps. Il réalisait pour la première fois que la nouvelle ligne allait être différente. Que les changements causaient de nouvelles actions et réactions de toute part.

Le devin avait tout de même ce sentiment que le chaos qui les gouvernait dans ce nouveau présent les protégeait aussi. Que l'étincelle imprévisible guidait les choses de façon à obtenir la fin la plus positive possible. Cette sensation était rassurante pour lui. Bien qu'il sache que le monde ne pouvait être fait que de bonheur et de paix, il le désirait plus que tout au monde.

La vie reprit rapidement son cours normal. Les élèves continuant leur éducation et les professeurs enseignant.

Harry ouvrit un jour les yeux après le plus étrange des rêves. Il s'était vu au milieu d'une plaine vide de toute autre vie. Un grande ombre avait recouvert le ciel, les rayons du soleil bloqués par l'immense nuage vivant. Vivant de milliers d'ailes. L'image était familière, telle que décrite dans la dernière édition spéciale du journal sorcier. Différente aussi de par la magie que Harry pouvait voir tout autour de cette incroyable armée.

Ce n'était pas la couleur de leurs plumes qui chatoyait mais celle de milliers d'auras unies par un même lien, une même mission. Un arc-en-ciel de lueurs plus belles les unes que les autres. De l'ébène le plus pur à l'or le plus brillant. Du rose le plus tendre au rouge le plus vibrant. D'un bleu azur à un vert émeraude.

Le jeune devin n'avait jamais vu telle beauté de toute sa vie. Le pouvoir qui avait renversé le temps n'avait même pas été aussi brillamment coloré ni aussi rassurant.

C'était un mélange chaotique de couleurs et de vie, d'auras et de magie. Et soudain le jeune homme pouvait voir ce que l'étincelle de chaos qui avait été introduite dans la nouvelle ligne de temps était devenu. Une inattendue merveille.

Magnifique flamme d'un chaos qui avait plus de promesse que n'avait eu la soit disant balance entre magie noire et blanche.

À cette réalisation, Harry sentit une étincelle de chaos monter en lui, illuminant tout son être d'un feu qui ne le brûlait pas mais au contraire réchauffait son âme. Son bras s'éleva, guidé par cette flamme intérieure, cette sensation qu'il n'avait que lors d'une vision. Il ferma les yeux et laissa le rêve prendre la route qu'il voulait.

Il savait que son bras était levé, que sa main était un point fermé si ce n'est pour un doigt qui se tendait dans une direction précise.

Il sentit ses lèvres bouger, des mots lui échappant :

« Vous le trouverez où le soleil tombera à deux nuits d'ici. »

Un cri aériens lui répondit, le suivant hors du rêve comme un appel triomphant.

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Vengeance était un mot qu'elle n'avait jamais eu dans son vocabulaire. Toute sa vie elle avait été une très respectable chouette. Une Dame. Violence n'était pas dans sa nature.

La violation de son âme par un sorcier qui avait voulu la manipuler avait brisé tout ce que son sang et son rang lui avaient enseigné.

Elle ne pouvait plus parcourir le ciel, son domaine chéri, sans ressentir un tiraillement : un reste de cette magie envahissante. Elle était comme marquée à vie. Tatouée dans tout son être par l'énergie malveillante qui l'envahissait.

Aussi son seul désir, sa seule mission, était de détruire le sorcier qui l'avait attaquée. Malheureusement elle ne pouvait le trouver. Il était entouré d'une magie qui faisait oublier à tout autre que lui et ceux qui le suivaient où il était.

La Dame pensait qu'en suivant ceux aux capes noires et masques blancs elle finirait par atteindre son but.

Mais les jours passaient, les semaines, et sa seule avancée avait été de rassembler son peuple en une grande armée. Et avec eux elle s'abattait sur cette menace à l'intégrité de toute âme.

Il n'y avait heureusement pas eu de pertes de son côté. Quelques blessés que de bons sorciers avaient soignés. Quelques frayeurs que quelque gestes d'amour et de tendresse avaient apaisé.

Et l'armée grandissante fondait sur ses proies. Apprenant qu'on ne pouvait pas toujours garder son innocence. Dans ce nouveau rôle, dans ce moment unique de leur histoire, l'armée était une unité qui espérait un jour retrouver la paix.

Pour cela il leur faudrait abattre celui dont ils avaient maudit le nom. Eux les nobles hiboux, les belles chouettes, tous. Même si le sorcier n'avait attaqué que l'une d'entre eux, il n'était pas le premiers ni ne serait le dernier à ne voir en eux que des animaux sans cervelle et manipulable.

Cette évolution de leur existence servirait à montrer qu'ils existaient et qu'ils avaient une toute aussi grande place que les autres dans ce monde.

L'ombre de leur gigantesque armée entrerait dans les livres d'histoire et dans le cœur de tous. Alors ils seraient libres et en paix.

Une nuit, la noble dame s'endormit à la cime d'un arbre. Elle qui n'avait jamais rien rêvé d'autre que la chasse pour se nourrir, la joie d'une course folle dans le ciel, se vit passer une immense plaine avec ses compagnons ailés.

Au centre de la verdoyante étendue : un humain. Il ne ressemblait à aucun autre, la magie qui l'entourait en un dôme argenté n'avait rien de commun avec tout autre sorcier. Il brillait, scintillait, comme couvert d'étoiles d'un gris chatoyant. Chez toute autre cette couleur aurait pu paraître triste mais ici elle prenait vie.

Alors que l'ombre de l'armée ailée passait au-dessus du sorcier, un feu sembla s'allumer en lui. Une étincelle qui embrasait tout son être. Le dôme gris pris les teintes d'un arc-en-ciel, milles couleurs s'unissant en une image de pure beauté.

Le sorcier leva un bras et tendit un doigt.

« Vous le trouverez où le soleil tombera à deux nuits d'ici. » Prononça sa voix, l'écho de milliers d'âmes parlant avec lui.

Les mots de l'humain s'accompagnaient d'un sentiment de victoire pour la dame du ciel. Il n'y avait pour elle aucun doute sur qui elle pourrait trouver si elle suivait la direction indiquée.

La chouette lança un cri puissant. Se sentant glisser hors du rêve avec le sorcier. Et l'appel triomphant fut répété à son réveil, attirant l'attention de son armée.

La chasse pouvait reprendre.