Chapitre 14 :

Note : C'est mon premier lemon, alors soyez indulgents.

« Capitaine ? Interrogea Renji lorsque Byakuya eut décollé ses lèvres, lui permettant de reparler. Vous ne devriez pas…

-Depuis quand es-tu raisonnable, Renji ?

-Heu…

-Alors tais-toi. »

Le noble appuya ses dires et embrassa son subordonné une seconde fois, ses mains se promenant sur son corps à la recherche d'un endroit où il n'y aurait pas de bandages posés. Il se sépara à nouveau du shinigami rouge pour reprendre sa respiration et se glissa sous la couverture qui couvrait l'objet de ses désirs. Renji n'avait pas totalement compris la situation et tenta de résister un moment face à ces mains si pâles et en même temps si douces qui le faisaient frissonner. Il ne put s'empêcher de soupirer face au traitement que lui réservait son supérieur, supérieur qui s'amusait maintenant à embrasser légèrement l'abdomen redessinant les muscles finement sculptés.

Byakuya était fou de désir. Il avait attendu si longtemps pour avoir ce corps si attirant à portée de main. Il observa d'un œil froid les pansements qui recouvraient le torse du plus jeune : ils gâchaient la vue splendide qu'il avait, mais il considéra cela comme problème minime. Le plus urgent étant de s'occuper de cette tension qui le faisait se sentir à l'endroit dans son hakama. Ecoutant les soupirs de son partenaire, il comprit qu'il pouvait aller plus loin et descendit plus bas avant de rencontrer un obstacle de tissu : le pantalon du patient. D'un geste rapide et précis, il dénoua ce vêtement et le fit lentement glisser. Il y était presque parvenu quand une main lui attrapa le menton et qu'une bouche se posa sur la sienne.

Renji s'était redressé en position assise, malgré ses blessures douloureuses. Il avait décidé de ne plus réfléchir, et de laisser ses instincts prendre le dessus sur sa raison. Remarquant son capitaine occupé à ôter le hakama, il se pencha vers lui et tendit sa main droite pour lui saisir le menton et l'embrasser avec fougue. Il sentit la surprise du brun face à cette initiative et en profitant pour s'approcher et retirer délicatement le haori blanc ainsi que de défaire la ceinture du kimono noir. La veste partit peu après rejoindre le manteau blanc et la ceinture. Les deux hommes étaient torses nus dans la pièce à présent. Le lieutenant décida de montrer que lui aussi avait de l'expérience dans ce domaine et lui caressa les épaules, passant sa langue dans son cou et arrachant des soupirs au plus vieux. Maintenant, il se dit que cet homme n'était pas seulement son supérieur hiérarchique, mais également son amant. Oui, il en était sûr à présent. Et une joie intense parcourut ses veines, il comprenait maintenant pourquoi Byakuya l'avait gardé près de lui lorsqu'il était sous sa forme de chat, pourquoi il avait été aussi cruellement blessé une après-midi alors qu'il revenait de la 11ème division, et aussi pourquoi Ukitake avait l'air si soulagé de le voir de retour ici. Le noble, le glacial Kuchiki était amoureux !

Le Kuhiki en question essayait vainement de garder un minimum de raison sous les caresses du shinigami rouge pour la suite. Comprenant que ce serait très difficile, il se concentra sur la tâche qu'il voulait pour l'instant accomplir : enlever le hakama de son amant. Chose très délicate qu'il réussit brillamment. Il reprit le dessus sur son lieutenant en le forçant à se rallonger sur le lit et commença à retirer le sous-vêtement, dernier rempart qui protégeait le corps qu'il désirait. Impatient, il le fit le plus rapidement possible et se dévêtit lui-même, se sentant beaucoup moins à l'étroit sans son kimono.

Il retourna à l'assaut du corps de son amant, caressant, embrassant chaque parcelle de peau qui s'offrait à lui. Renji se tortillait sous ses attentions, il en voulait plus mais n'osait le demander, craignant une mauvaise réaction du noble qui frottait son corps au sien. Il se mordit la lèvre quand il sentit une main se poser sur son désir gorgé de sang. Les va-et-vient que Byakuya effectuait le fit se cambrer sur le lit d'hôpital. Le plus vieux estima donc qu'il était prêt. De toute façon, lui-même ne pouvait pas attendre plus longtemps.

Le shinigami rouge étouffa un cri de douleur quand il sentit une intrusion en lui, son supérieur entreprit de caresser son torse pour l'aider à s'habituer. Finalement, le lieutenant bougea et ce fut le signal pour le brun qui enchaina les coups de reins. Bientôt la douleur laissa place à un plaisir sans précédent pour le roux qui eut de plus en plus de mal à retenir ses cris. Heureusement pour eux deux, Byakuya eut le réflexe de planquer une main sur sa bouche pour ne pas ameuter tout l'hôpital.

La seule personne à se douter de quelque chose fut le capitaine Unohana. Cette dernière sentait les perturbations de Reatsu des deux hauts-gradés de la sixième division. Cela la fit sourire : depuis le temps que ces deux-là se cherchaient…

Sous les mouvements de plus en plus rapides du capitaine, Renji fut très vite débordé et se redressa pour prendre son amant dans ses bras et s'y accrocher de toutes ses forces, ses gémissements se faisaient entendre dans la pièce ainsi que les halètements de son partenaire.

« Capitaine, je vais…

-Moi aussi »

Les deux corps se libérèrent dans un râle. Essoufflé, le noble croisa le regard de son subordonné et eut la surprise de voir des yeux de chat.

« Renji. Qu'est ce que… ?

-C'est normal, il parait. Quand je n'ai plus le contrôle sur mes émotions, mes yeux deviennent comme çà. »

Cette réponse soulagea l'ainé qui avait cru avoir rêvé. Il se reprit et embrassa longuement son homme aux yeux de félin :

« Je t'aime. »

Renji n'en crut pas ses oreilles : le noble, le glacial Kuchiki venait de lui dire qu'il l'aimait ! Alors qu'il n'y croyait même plus dans ses rêves les plus fous. Des larmes lui montèrent aux yeux et il posa doucement ses lèvres sur les siennes :

« Moi aussi… Byakuya. »

Le couple sombra rapidement dans un sommeil profond, rendant à l'établissement son silence réglementaire.

Quelques heures plus tard, Byakuya se réveillant et constata que le soleil n'était pas encore levé. Que faire en attendant ? Il ne voulait pas se rendormir et s'assit sur le lit. Un bruit rauque rythmé par une respiration se fit entendre, le faisant sursauter. Non, il ne rêvait pas, c'était bien un ronronnement qu'il écoutait. Une recherche de quelques secondes lui permit de trouver rapidement la solution : Renji. Il se rallongea contre son amant et enfoui son nez dans son cou qu'il sentit vibrer. Oui, c'était bien Renji qui ronronnait, et cela n'était pas près de le déranger, bien au contraire. Sur cette pensée, il ferma les yeux et se laissa bercer par ce son apaisant.

Plus tard, Ukitake ouvrit la porte de la chambre pour voir si Renji avait survécu à la visite de son capitaine et tomba sur les deux corps nu enlacés avec le drap qui, heureusement pour eux, cachait une grande partie de leur nudité. Heureux pour son ami, il ferma tout doucement la porte pour ne pas les réveiller et s'en alla, le sourire aux lèvres.

Auteur : Voilà. Cette histoire est terminée. J'espère que vous avez apprécié et merci d'avoir suivi jusqu'au bout malgré ma longue absence. A bientôt.