Coucou tout le monde ! Je sens que beaucoup vont râler que je poste une nouvelle fic alors que je n'ai toujours pas terminé mes anciennes. Mais qu'importe ! J'ai une excuse en béton pour ça : je n'ai pas le temps ! Et le peu qu'il me reste, je n'ai pas l'inspiration ni le courage d'écrire. Ou alors, il est à 00:01... Oui oui, le 1 est important xD !

Cette fic m'a été inspirée depuis longtemps et j'avoue qu'elle peut paraître "déjà vu" mais j'espère vous surprendre agréablement !

Ce chapitre est trèèèèèès long. N'espérez pas d'aussi longs chapitres pour plus tard et surtout, n'espérez pas de vrai régularité ! Savourez car je vais fignoler le deuxième chapitre et faire la suite... Si vous trouvez que ce chapitre est trop long, je veux bien le couper mais... dites-moi OÙ ? C'est tout.

Disclaimer : Franchement, Naruto n'aurait jamais été publié si j'avais été son auteur. Je suis trop fainéante ! xD

Note : Peut-être que Naruto est devenu intelligent, et peut-être que son optimisme est à recharger, mais je ne changerai ça pour rien au monde ! En tout cas, il n'est pas OOC mais c'est vrai que certaines choses compliquées (ou tordues) n'auraient pas pu être comprises par Naruto du manga.

Note 2 : Ce que je raconte est totalement inventé (je parle des explications théoriques) ! Ou alors j'ai totalement raison mais ça, Kishi-sama ne l'a pas encore développé dans son manga xD !

Note 3 : La plupart remarqueront que les négations ne sont pas vraiment respectées et je sais que certains n'aiment pas lorsque ce n'est pas bien écrit en bon français. Mais j'y suis obligée, Naruto écrit comme il parle, c'est pas ma faute ! (Naru : Héééé ! C'est toi l'auteur je te signale !) Bref, ne m'en veuillez pas ! C'est ce qui fait le charme de cette histoire !

Note 4 : "Vulpes" signifie Renard en latin (au nominatif singulier pour qui ça intéresse)

Bonne lecture !


Vulpes

Je suis...

Une forme orange creuse frénétiquement le sol de la forêt. Sa tête triangulaire se relève de temps en temps pour surveiller les environs. Sa longue queue aussi orange que le reste de son pelage et dont le bout est blanc, virevolte de-ci de-là sous son excitation. Sa vigilance réduit quelques minutes et le renard ne s'aperçoit pas d'une nouvelle présence. Un gros chien blanc aux poils hirsutes l'a remarqué et ne loupe pas une miette des gestes de sa proie.

Soudain un cri de la part de son maître fait sursauter le renard. Ses yeux rencontrent ceux de son prédateur tapi dans un buisson. Son instinct de survie lui crie de détaler mais un grognement familier le fait hésiter. Un Homme entre dans son champ de vision et tout se passe très vite. Le chien se jette sur le renard qui essaye d'échapper aux énormes crocs. Mais une grosse patte s'abat sur son ventre, lui arrachant un jappement, et la gueule se referme sur sa patte arrière.

- AKAMARU !

Le chien relâche sa victime à contre cœur sous l'ordre de son maître.

« Akamaru ? »

Une voix. Quelle est cette voix ? Le renard ne comprend pas. Cette voix ne s'adresse apparemment qu'à lui.

Encore sous le choc de son agression, le renard ne remarque pas tout de suite que le maître s'est approché de lui. Après avoir sermonné le chien, l'Homme émet d'autres grognements que le renard n'arrive pas à comprendre. Il lui parle gentiment à son intonation mais c'est un Homme et il ne faut jamais faire confiance aux Hommes. Malgré tout, il se laisse faire. Son instinct lui hurle de partir, de retourner dans sa tanière, à l'abri. Mais il ne bouge pas. De toute façon, il ne pourrait pas. Alors il se laisse bercer dans les bras de l'Homme qui l'amène sur un chemin de terre. Tous les trois, car le gros chien les suit toujours, passent d'un endroit entouré par la nature à un autre tout à fait différent. Des grognements, semblable à l'Homme qui le tient dans ses bras, résonnent dans cet endroit. Mais ils ne s'attardent pas et le renard se retrouve finalement dans une pièce où une femelle Homme le soigne. Il se retrouve finalement à l'intérieur de quatre grilles, couché sur une surface moelleuse.

« Une cage. »

Cette voix. Elle recommence. Qu'est-ce que c'est ? Elle ressemble aux grognements des Hommes mais le renard est le seul à l'entendre. D'où vient-elle ?

Après trois jours de soin dans la cage, la femelle Homme l'ouvre une nouvelle fois pour examiner l'animal. Mais cette fois, le renard ne se laissera pas faire. Il s'enfuit par l'ouverture et arrive, par un miracle quelconque, à sortir de la maison. Un chien gris dont un œil est recouvert d'un bandage entame une course poursuite mais un ordre l'arrête et le renard échappe au chien.

Il longe les murs et les façades de cet endroit si bruyant où les grognements des Hommes sont partout présents. La faim se fait sentir dans ses entrailles et son odorat l'amène à une petite ruelle. Des rats s'enfuient à son arrivée mais ce n'est pas ce qui l'intéresse. Il s'approche d'une forme ovale et noire puis l'éventre. Des déchets peut-être pas très alléchants mais qui feront l'affaire se déversent sur le sol. Le renard n'a même pas le temps d'y goûter qu'un Homme ouvre une porte et il détale sous des grognements réprobateurs.

Il continue à longer les murs discrètement même si son pelage ne passe pas inaperçu et que des enfants le pointent du doigt à son passage. Son ventre gargouille. Ça fait quand même depuis trois jours qu'il n'a pas mangé. Il n'a pas touché à ce que lui donnait la femelle Homme. Qui sait ce qu'il y avait dedans…

Une odeur titille son museau noir et le fait approcher d'un stand de nourriture.

« Des ramen ! »

La voix le fait sursauter. Cette voix l'intrigue et lui fait peur en même temps. Pourtant, elle lui rappelle quelque chose mais il ne sait pas quoi.

Le renard continue son avancée vers ce stand qui abriterait cette odeur de ramen. Il saute sur un tabouret vide puis sur le comptoir.

- Oh ? Qu'est-ce que tu fais là toi ?

Un grognement un peu plus aigu qu'à la normal s'adresse à lui. Le renard, subjugué par l'odeur, ne s'est même pas aperçu de la présence des Hommes. Mais là, en l'occurrence, c'est une femelle.

La femelle approche sa main doucement vers lui. Son odorat développé détecte son parfum. Il se détend à cette senteur et laisse la femelle lui caresser la tête. Il en redemande presque à chaque fois que la main quitte son pelage. Puis une nouvelle fois son odorat détecte un arôme non méconnu. Même s'il ne sait pas où il l'a déjà rencontré.

Il fait un demi-tour sur le comptoir et renverse avec sa longue queue quelques épices. Un éclat de rire venant de derrière le comptoir se fait retentir et détourne l'attention du renard. Enfin… seulement pour quelques secondes. Il se dirige vers un bol et lape le liquide brûlant. D'autres éclats de rire retentirent derrière lui et la voix de la femelle de tout à l'heure s'élève au-dessus d'eux :

- On dirait qu'il aime les ramen, Sasuke-kun !

« Sasuke… ? »

La voix mystérieuse couvre toutes les autres voix. Le renard, surpris du ton presque suppliant de cette voix, relève sa tête triangulaire et croise le regard profond et noir de jais de l'Homme à qui il vole la nourriture. Ses cheveux d'ébènes sont ébouriffés à l'arrière et deux longues mèches encadrent de chaque côté son visage. Le renard plonge dans le gouffre de ses yeux et s'aperçoit qu'il ne regarde pas cet Homme comme tous les autres Hommes. Il se détourne précipitamment de ce visage et refait demi-tour. Cette fois, il détaille la femelle qui l'avait caressée. Elle a des cheveux roses qui encadrent son visage et ses yeux sont aussi verts que les émeraudes qu'il avait déterré un jour.

« Sakura… ? »

Le ton suppliant est vraiment présent dans la voix. Le renard ne comprend plus. Sasuke. Sakura. Ce sont des grognements d'Homme parmi tant d'autres et pourtant, ils ont une signification. Une signification qui échappe au renard.

Un autre Homme, plus discret que les autres, tient dans les mains un objet rectangulaire qui est ouvert en son milieu. Le renard s'approche de cet objet, collant son museau contre la couverture de…

« Icha Icha Paradise. »

Icha Icha quoi ? Le renard ne comprend plus rien à présent. Pourquoi la voix répond à des questions non formulées ? Comment connaît-elle les réponses ? Le renard est chamboulé par ce phénomène étrange. Il commence à se demander s'il faut fuir cette voix qui le suit partout ou s'il faut l'écouter.

L'Homme qui l'a recueilli dans la forêt s'approche du stand et le remarque. Il émet d'autres grognements et le renard se sent soulevé par une poigne de fer. Il se retrouve nez à museau face à l'Homme.

- Alors ça va mieux ?

Le renard commence à paniquer lorsqu'il voit le gros chien blanc juste en-dessous de lui.

- T'inquiète, il te fera plus de mal.

Ce que dit l'Homme, il ne le comprend pas, mais il le voit jeter un regard noir sur le chien aux poils hirsutes qui baisse la tête d'un air penaud. Intérieurement, le renard rit de la mimique de Akamaru.

Akamaru ? Qui s'est Aka…

« AKAMARU ! KIBA ! »

Le renard jappe en même temps que l'exclamation de la voix. Cette voix… Elle commence à se faire de plus en plus présente.

Son jappement n'est pas passé inaperçu et les Hommes aux alentours rient de nouveaux. Le renard émet un nouveau jappement, cette fois réprobateur pour…

« Aaah ! Qu'est-ce que je fais ? »

Le renard sursaute dans les mains puissantes de Kiba.

« Je suis… Je suis… un renard ! »

Un renard ? Ce grognement des Hommes, il l'a entendu maintes et maintes fois. Ça serait pour le désigner, lui ?

« Non non non non… Je suis pas un renard. Je suis… Je suis… »

- Qu'est-ce que t'as Monsieur le renard ?

- Il a peut-être peur d'Akamaru ? Qu'est-ce qu'il lui a fait ?

- Il l'a mordu.

Le renard n'écoute plus la conversation entre Kiba et Sakura. Il est pris de tremblements, tétanisé par la voix.

« Je suis Naruto Uzumaki ! »

La simple conscience du renard se retire alors, faisant place à Naruto Uzumaki, un blond aux yeux bleu à l'origine, réceptacle de Kyuubi, turbulent, voulant devenir Hokage, qui aime les ramen, amoureux de…

Oui oui, c'est bon ! On a compris ! Tu peux partir la narratrice, je vais continuer ! Je sais me présenter quand même !

Je me présente donc. Je m'appelle Naruto Uzumaki et je suis… dans un corps de renard ! Pas possible !

Je suis aussi dans les bras de Sakura. Bizarre. Je me souviens pas avoir sauté dans ses bras. Enfin plutôt dans sa poitrine… Aaah… Quel chance d'être un renard quand même. Je frotte ma tête triangulaire sur sa poitrine, y niche mon museau et personne ne dit rien. Pas de coups de poings ni d'engueulades à l'horizon. J'en profite.

« - Et tu penses que t'as que ça à faire ? »

Je sursaute. Qu'est-ce que c'est ?

« - C'est Kyuubi, microbe.

- Kyuubi ? Mais qu'est-ce que tu fais ici ? Et moi ? Qu'est-ce que je fais dans un corps de renard avec toi ?

- T'as la cervelle ramollie on dirait. Tu te souviens du type avec son masque en spirale ?

- Ouais.

- Il se fait appeler Tobi. C'est lui qui nous a foutu dans la merde tous les deux. Tu t'en rappelles au moins ?

- Héhé… Pas vraiment. Je me souviens de ce type en face de moi et d'une douleur atroce. Après… plus rien. Jusqu'à ce que Akamaru me morde. Et encore, c'est flou.

- Au moins toi, tu as vu flou. Moi j'ai dû attendre que tu te réveilles !

- Désolé.

- Je m'en fous de tes excuses ! »

Un silence s'installe dans ma tête et je surprends des regards inquiets posés sur moi.

- Il est étrange. T'es sûr qu'il est guéri ?

Oh… Sakura-chan s'inquiète pour moi… Si j'étais dans mon état normal, je pleurerais.

- Ouais, c'est pour ça que ma sœur l'a laissé partir. Je comprends pas. Je vais le ramener pour qu'elle l'ausculte encore une fois.

Ah non ! Je veux rester dans les bras de Sakura-chan ! Je grogne et montre mes crocs quand Kiba tente de me prendre dans ses bras. Il recule, surpris. Et pour bien lui faire comprendre que je ne veux pas partir, je frotte mon museau noir contre la poitrine de Sakura-chan.

- On dirait qu'il préfère rester avec toi.

Sakura-chan me fait quitter sa poitrine et me tient sous les épaules, mon museau et son nez presque collés.

- C'est vrai ça ?

OUI !

En même temps que je hurle dans ma tête, un jappement s'échappe de ma gueule et ma queue se met à se balancer de droite à gauche.

Hein ? Ma queue… ? J'ai une queue… ?

« - Bien sûr que t'as une queue microbe ! Sinon tu serais pas un renard !

- Mais je suis pas un renard !

- Ah bon ? Tu as un pelage roux, des oreilles triangulaires sur le haut de ta tête triangulaire, une queue rousse dont le bout est blanc, des griffes noires, des yeux amandes, des crocs, tu jappes, tu marches à quatre pattes, mais à part ça t'es pas un renard ?

- Exactement ! Je suis un homme !

- Laisse-moi rire ! Toi ? Un homme ? Peut-être en esprit mais pas en corps !

- Arrête de te moquer de moi ! »

Je boude. Et mon comportement ne passe pas inaperçu devant les autres. Je remarque que j'ai fait une mimique typiquement humaine. J'ai tourné la tête sur le côté et mes yeux sont fermés. Je boude, et ça se voit.

- Il boude ?

Tiens ? Une voix que je n'ai pas entendu depuis… Depuis combien de temps d'ailleurs ? Enfin bref, cette voix me fait ouvrir les yeux et je rencontre un visage familier. C'est Sasuke, un sourire en coin. Il me fixe d'un air amusé.

Qu'est-ce qu'il a ? Je suis aussi drôle ? Il veut peut-être prendre ma place ? Au fait, comment je me suis retrouvé comme ça ?

« - J'allais te l'expliquer tout à l'heure mais tu m'as énervé.

- Bah parle maintenant, je t'écoute !

- Pourquoi je te le dirais ? Et puis, qui te dit que je ne mentirais pas ?

- Parce que t'es dans la même merde que moi.

- Pour une fois, on est d'accord sur la même chose, microbe.

- Je suis pas un microbe !

- Ah oui, c'est vrai. Tu es un renard.

- NON ! »

Un jappement s'échappe encore une fois de ma gueule mais cette fois il est plus agressif. Les autres ne comprennent sûrement pas mes réactions pour le moins… bizarres. La conversation avec Kyuu me perturbe et ça se perçoit dans mes gestes.

« - Kyuu ? C'est quoi ce surnom ?

- Quoi ? Mais c'est mignon Kyuu.

- JE NE SUIS PAS MIGNON !

- Arrête de hurler, je fais que sursauter depuis tout à l'heure ! Après on va croire que je suis un renard qui a les tremblotes !

- TU N'AS QU'À PAS ME DIRE QUE JE SUIS MIGNON ! JE SUIS KYUUBI ! UN DEMON SUPERIEUR ! UN HUMAIN DE BAS-ETAGE COINCE DANS LE CORPS D'UN RENARD N'A PAS LE DROIT DE ME FAIRE CETTE OFFENSE PAREILLE !

- JE M'EN FICHE ! TOI TU M'APPELLES BIEN MICROBE ALORS JE VOIS PAS POURQUOI JE POURRAIS PAS T'APPELER KYUU !

- PARCE QUE C'EST INSULTANT ! JE SUIS…

- UN DEMON, JE SAIS ! »

Après cette petite discussion un peu musclée, on s'est arrêté de se parler et je peux enfin me concentrer sur mes amis qui me regardent encore plus étonnés.

- Dis Sasuke-kun, t'as mis quoi dans tes ramen ?

- C'est pas ma faute si la boule de poils est remuante.

Boule de poils ? C'est quoi ce surnom ?

« - T'arrêtes de répéter les mêmes phrases que moi microbe ?

- J'ai pas dit la même chose que toi. Moi on m'appelle boule de poils.

- Mais c'est mignon, boule de poils.

- Tu te venges ?

- Ouais, exactement !

- Ha ha ha ! Je savais pas que les démons étaient marrants !

- Tu te moques de moi ?

- Ouaip !

- Un jour, tu me le payeras.

- Arrête de grommeler dans ta barbe et explique-moi pourquoi je suis dans un corps de renard.

- C'est ta faute. Si tu me mettais pas hors de moi, peut-être que tu le saurais déjà.

- Allez !

- D'accord. Mais tu ne m'interromps pas.

- Ok !

- Bon… J'en étais à Tobi.

- Ouaip !

- TAIS-TOI !

-

- Bien. Je ne sais pas comment il a fait mais il a réussi à séparer ton corps, ton âme et ton esprit.

- Hein ?

- Quoi ? Qu'est-ce que t'as pas compris ?

- J'ai une âme ?

- Oui, bien sûr que t'as une âme. C'est elle qui renferme ton chakra.

- Alors toi aussi t'as une âme ?

-

- Quoi ?

- Je suis un démon. Je n'ai PAS d'âme.

- Mais comment tu fais si t'as pas d'âme alors ?

- Mon chakra est pratiquement inépuisable. Une âme qui puisse contenir autant de chakra n'existe pas. C'est aussi pour ça que je suis un démon.

- D'accord...

- Ça va ? Tu suis toujours ?

- Oui oui.

- Très bien. Tobi a donc séparé ton corps, ton esprit et ton âme.

- Tu l'as déjà dit.

- TAIS-TOI !

-

- Je ne sais pas ce qu'il a fait de ton corps mais ton âme et ton esprit sont dans ce corps de renard.

- Ah…

- Quoi ?

- Et toi ?

- Quoi et moi ?

- Bah… T'es pas censé être scellé dans mon corps ?

- Si.

- Qu'est-ce que tu fais là alors ?

-

- Kyuu ?

- J'en sais rien.

- Bienvenue au club !

- TE MOQUE PAS DE MOI !

- Mais je me moque pas de toi !

- Mouais… »

Un étrange silence fait place dans mon esprit et je me concentre un instant sur l'extérieur. Je suis sur le comptoir, sur mes quatre pattes – comment j'ai fait d'ailleurs ? – et Sasuke m'observe, son sourire en coin toujours collé sur ses lèvres. Je l'amuse on dirait. Plus que tout en ce moment, j'ai envie de lui enlever ce sourire. Il ferait quoi s'il était à ma place ? Mais au fait, personne ne sait qui je suis. Je dois leur faire savoir, c'est le seul moyen pour m'en sortir. Mais personne ne s'est inquiété pendant mon absence ? Je ne sais même pas depuis combien de temps je suis dans ce corps de renard.

« - Me demande pas, j'en sais rien.

- Mais j'ai rien demandé !

- Tu allais le faire.

- Mais pas du tout !

- C'est ça. »

Un blanc apparaît mais je m'empresse de le combler.

« - Kyuu ? Tu boudes ?

- Pourquoi je bouderais ?

- Je sais pas. Ta voix est plus… triste.

- Triste ? Moi, triste ? Non, je ne suis pas triste.

- Qu'est-ce que t'as alors ?

- Mais rien ! Je suis coincé dans un corps de renard dix mille fois plus petit que mon corps d'origine avec l'esprit d'un microbe que j'ai dû endurer pendant 16 ans ! À part ça, tout va bien !

- 16 ans ? Mais…

- Oui, je sais, j'avais dit que je ne savais pas mais je présume que ça fait un an qu'on est coincé là-dedans.

- Hé ! C'est un corps de renard, pas une boite de conserve !

- Mouais…

-

-

- Dis Kyuu ?

- Microbe ?

- Tu peux continuer ton explication ?

-

- S'il te plaîîîîîîîîît !

- D'accord. Mais seulement si tu ne m'interromps plus et que tu arrêtes de te foutre de moi.

- Ok !

- Je disais que Tobi avait séparé ton esprit et ton âme de ton corps. Il a ensuite inséré ton âme et ton esprit dans un corps de renard. Par un phénomène sûrement imprévu, mon esprit a suivi le tien. Mon corps doit sûrement être encore dans le tien, scellé dans sa cage. Mais en plus de ça, le corps du renard contenait déjà un esprit : celui du renard. Ça veut dire qu'on est trois esprits et une âme dans ce petit corps de boule de poils.

- QUOI ?

- Attends, laisse-moi finir. Le sceau a affaibli mon esprit. Dans ton corps, c'était toi qui gouvernait et donc je n'ai pas pu profiter de ta faiblesse pour prendre possession de ton corps. Enfin, celui du renard. Mais le processus d'insertion a dû t'affaiblir toi aussi et c'est l'esprit du renard qui a pris le dessus. En gros, on a perdu tous les deux face à un petit renard de rien du tout, son instinct de survie étant plus fort que nos deux raisons.

- Et… tu penses qu'on est coincé ici depuis un an ?

- Je pense. Mais je n'en sais rien.

- Et mon corps ? T'as une idée d'où est mon corps ?

- Et bien… Il y a plusieurs possibilités. Soit on te l'a pris et quelqu'un s'en sert pour faire des expériences de chirurgie, soit Tobi a échangé son corps avec le tien ou un truc dans le même genre, soit il est dans une bulle qui garde tes fonctions vitales en état.

- Hein ? Mais… je fais comment pour le récupérer moi ?

- Et c'est pas tout. Il peut très bien avoir été enterré, incinéré, dévoré par les bêtes sauvages, grouillant de vers et…

- Je vais vomir.

- Ah non !

- Tu me débites toutes les horreurs possibles et je dois me retenir de vomir ?

- Oui. »

Malgré son affirmation et mon pelage, je blanchis à vue d'œil, titube les yeux dans le vide et mon estomac se soulève. Mes amis paniquent quand je m'effondre de tout mon long sur le comptoir. Mon corps… grouillant de bestioles toutes plus immondes les unes que les autres, la chair déchiquetée, je vois même les bêtes sauvages savourer mes os, lécher mon sang et se régaler de mes boyaux…

« - Microbe. Arrête. Tu te fais du mal pour rien.

- M'éventrer, m'arracher la tête, dévorer mes globes oculaires, éclater mes yeux et puis la puanteur… Les mouches qui viennent se poser sur mes restes…

- Arrête, t'es pire que moi là.

- … en lambeaux et qui pondent des œufs blancs dans mes entrailles. Je vois même les gens découvrirent mon corps en état de décomposition avancée et prendre les flambeaux. Mon corps, brûlé, devient cendre. Tu es poussière et tu redeviendras poussière.

- Tu deviens philosophe maintenant ?

- Je suis et resterai renard pour tout le reste de ma vie.

- Stop ! Temps mort ! Arrête de déprimer comme ça. T'as pris la pire des suppositions !

- J'ai jamais eu de chance. Pourquoi tout d'un coup j'en aurai ?

- C'est quoi cette histoire de chance ?

- À chaque fois qu'il y avait pire comme situation, c'était sur moi que ça tombait. Je vois pas pourquoi ça changerait.

- Parce que moi je veux pas rester un renard toute ma vie ! Et puis… j'ai réfléchi.

- Hm ?

- Il y a peut-être une autre possibilité qui me plaît mieux que les autres.

- Ah oui ? Laquelle ?

- Si comme je le pense mon corps et mon esprit ont été séparés, alors mon corps rempli de chakra est toujours scellé dans le tien.

- Et alors ?

- Mon chakra pourrait empêcher ton corps de pourrir. Par contre, comme je ne suis pas dedans, il est… sans rien. C'est un corps qui respire seul mais qui est vide à l'intérieur. Pas d'esprit, pas d'âme. En apparence, tu es vivant mais tu es mort.

- Hein ?

- Pour résumer, sans esprit et sans âme mais avec du chakra, ton corps est plongé dans un coma profond. Ton corps n'a donc pas pourri. Et si quelqu'un s'en est occupé pour les besoins minimums, alors tout va bien.

- C'est super ! Je vais pouvoir redevenir moi-même !

- Enfin… jusqu'à ce que mon chakra s'épuise totalement.

- Hein ? Mais il est inépuisable ton chakra.

-

- Il est inépuisable, n'est-ce pas ?

- Tout a une limite. Mon chakra en a donc une aussi.

- Mais… combien de temps tu crois…

- Je n'en sais rien. Normalement, pour faire battre un cœur humain pendant toute sa vie, je ne dépense qu'un dixième du total de mon chakra. Mais comme mon esprit et mon corps sont séparés, mon corps n'a peut-être pas bien régulé la quantité de chakra et en a gaspillé. Il a pu aussi ne pas en laisser filtrer suffisamment et ton corps a quand même… enfin tu vois ?

- Non.

- Qu'est-ce que tu comprends pas dans mon sous-entendu ?

- Je veux pas comprendre, je veux pas savoir. Je veux pas m'imaginer.

- Ah… Mais t'as compris ?

- Non.

- MAIS T'AS FINI ! SI T'AS PAS COMPRIS JE VAIS TE LE HURLER DANS LA TÊTE ! TON CORPS EST SÛREMENT DEJÀ EN TRAIN DE POURRIR DANS SA TOMBE !

- ARRÊTE ! C'EST DEJÀ ASSEZ DUR COMME ÇA ! Je vais vomir… »

Et comme pour prouver ce que je dis, je vomis… du sang. À part les quelques lapées de ramen de tout à l'heure, je n'ai toujours pas mangé et mon estomac est vide. J'entends des cris venant de mes amis, je me sens soulevé puis je sombre dans l'inconscience.


Moi : Alors ?

Tsunade (finit de lire) : Mouais...

Moi : Comment ça "Mouais..." ? T'es pas contente ?

Tsunade : Bof... C'est déjà vu, Naruto en renard... Et après tu vas transformer Sasuke en corbeau et Sakura en fromage ? (pauvre Sakura xD)

Moi : Mais non ! Pas du tout ! C'est pas ma faute si Lafontaine a fait une fable avec un renard et que je les trouve trognons ! Et puis de toute façon, c'est mon histoire ! Alors je fait ce que je veux, Nah !

Tsunade : Et sinon, j'apparais au moins ?

Moi (ferme la fermeture éclair de sa bouche) : ...

Tsunade : C'est pas stupide au moins ?

Moi (secoue énergiquement la tête) : #parle pas... pas de spoil !#

Tsunade (veine apparaissant sur la tempe et fermant sa main en un poing dangereux) : VAGABONDE !

Moi (ouvre précipitamment la fermeture éclair et court vers l'écran d'ordi de ses lecteurs) : À L'AIDE !

(Plus tard, Tsunade me poursuivit, en vain, afin de connaître le prochain chapitre. Mais... elle le lira comme tout le monde, quand je l'aurai posté xD !)

Merci beaucoup de m'avoir lue ! Reviews ? Non ? Pas reviews ? #boude#