Titre : lire dans les pensées

Autatrice : lasurvolte (de pseudo) ou mari (mais vous pouvez m'appelez aussi Plectrude si ça vous dit ^^)

Disclaimer : Hélas, ils ne m'appartiennent pas, et c'est bien dommage =(

Résumé : Arthur a eut le coup de foudre pour Merlin dès la première fois, mais il préfère le cacher. Ah si seulement il pouvait lire dans ses pensées

Genre : ficclet

Couple : Arthur/Merlin

Thème : Pensée

Note : écrite pour la commu 5 sens.

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Ca avait été un coup de foudre. Dès leur première rencontre. Sa répartie, sa manière de ne pas avoir peur, de ne pas baisser les yeux. Il lui avait immédiatement plu, et c'est pour ça que la deuxième fois qu'il l'avait vu, il l'avait cherché, titillé, provoqué, espérant ainsi marquer ses pensées, voulant à tout prix garder un lien avec ce garçon.

Bien sûr quand on est prince, y vaut mieux s'occuper de son peuple ou d'une jolie fille à aimer, plutôt que d'un garçon, non noble qui plus est. C'est pourquoi Arthur enfouit immédiatement ces pensées bizarres au plus profond de lui.

Mais que le garçon lui sauve la vie, n'allait rien arranger, et encore moins que son père fasse de lui son serviteur.

Arthur pouvait bien nier, encore et encore, Merlin était toujours là, à ses côtés, et chaque fois ses mensonges devenaient plus pesants, plus lourds.

Des fois il aurait aimé ne pas être prince, ne pas être homme non plus. Pourquoi pas une jolie jeune femme servante comme Gwen par exemple ? Quoi que l'idée de tout à coup être une fille lui hérissait quand même le poil, ça serait trop bizarre d'être soudainement affublé d'une poitrine.

Mais s'il n'avait pas eu de rang, alors il n'aurait pas eu beaucoup à perdre. Il lui aurait suffit de dire à Merlin ses sentiments, de se faire jeter et on en causait plus. Là c'était son honneur, sa famille, la royauté même qui était en jeu. Il ne pouvait se permettre de se prendre un râteau.

Sa relation imaginaire avec Merlin ne resterait donc que dans ses pensées. Son père l'aurait sûrement chassé ou tué s'il avait pu lire ce qui se cachait dans sa tête. S'il avait pu comprendre que le plus grand désir d'Arthur n'était pas de lui succéder, mais d'embrasser Merlin jusqu'à plus soif.

Si le brun s'en était douté, pas de doute qu'il aurait fuit de dégoût, ou d'horreur, ou même des deux à la fois. Et Arthur se serait retrouvé avec un autre serviteur, sûrement moins intéressant, sûrement moins beau.

Là il ne pouvait rien faire, mais au moins il pouvait profiter de la vue. Du sourire. Des yeux. Et des paroles. Il suivrait ce type jusqu'au bout du monde s'il le fallait. D'ailleurs s'était pas pour rien qu'il avait tout fait pour lui sauver la vie lorsqu'il s'était retrouvé empoisonné, ou qu'il l'avait suivit jusqu'à son village quand Merlin avait parlé de le quitter. S'en était de même pour la fois où il avait bu la boisson empoisonné à la place du serviteur, pour la dernière épreuve de la licorne.

Il ne l'aurait pas laissé mourir, vivre sans lui aurait été trop ennuyant.

Mais vivre avec lui sans jamais pouvoir l'approcher comme il le désirait, s'était une torture.

Ce qu'il ignorait, c'était que l'objet de ses désirs avait à peu près les mêmes pensées. Comme quoi des fois il suffirait qu'on puisse lire dans la tête de l'autre pour ne pas se rater.

A la place ils se cherchaient de loin, s'espéraient, mais ne se jetaient jamais à l'eau.

Puis le désir prit trop de place, l'envie devint trop forte, et sans même s'en rendre compte, alors qu'ils étaient seuls dans la chambre d'Arthur, au beau milieu d'une discussion sans sens, ils se retrouvaient à s'embrasser comme s'ils allaient se dévorer.

Arthur en fut satisfait, sa vie de prince n'en devint que plus intéressante et mystérieuse. Embrasser en secret un autre homme, même pas noble, sous le nez de son père qui ne se doutait de rien, et même de tous les autres d'ailleurs, mettait du piment dans sa vie. C'est ainsi que les deux garçons cachèrent leur relation à tous et menèrent une vie sympathique d'amour et de secrets.

Sans même avoir besoin de savoir lire dans les pensées.

Fin.

L'autatrice : c'pas bien folichon, mais bon ils sont mignons quand même.