Ohio mina! En d'autres termes, salut tout le monde! Je suis rentrée de vacances et à l'école... hélas! Et donc, me revoilà à pied d'oeuvre pour poster le 19e et dernier chapitre de Starfall!! Le plus long de tous, en plus!
Si vous êtes toujours à fond sur les vampires, je vous conseille un super manga qui s'appelle Trinity Blood, et qui est absolument génial (au niveau du dessin comme au niveau du scénario, ce qui est loin d'être le cas de l'anime, malheureusement...). Bref... C'était la rubrique littéraire du jour...
J'espère que vous aimerez ce chapitre!!

Chapitre 19 :

Ses cheveux blonds étaient mi-longs, tombaient en désordre sur ses épaules. Il était grand, et portait les mêmes vêtements que Tamahow à son arrivée, grand imperméable dissimulant à peine sa poitrine nue, bottes sombres et pantalon de même teinte. Il nous dévisageait de ses yeux orange flamboyants, tandis que son aura tourbillonnait violemment autour de lui, agitée par je ne sais quels sentiments chaotiques. Son regard se fixa sur les Cullen, et je sentis l'intérêt s'éveiller en lui, alors qu'il détaillait chacun des membres de la famille de Carlisle, avant de s'arrêter sur Edward. Ses pupilles fauves se dilatèrent, et il s'avança vers lui, l'examinant avec une attention insultante, comme un scientifique son cobaye. Lorsqu'il lui saisit le menton et se pencha vers sa gorge en humant profondément, les yeux mi-clos, j'esquissai un geste dans leur direction, mais Tama me retint de sa poigne de fer. Et effectivement, au moment où ses crocs allaient percer la gorge d'Edward, la main blanche du fils de Carlisle se referma autour du cou de mon ennemi de toujours et l'envoya valser au loin. Je ris, et le regard surpris et furieux de l'Ancien se darda sur moi.

-Surpris, Shigeru ? Me moquai-je.

-Il est si plein de lumière… Souffla-t-il, médusé. Si… appétissant. Je le veux…

Il bondit, mais je me plaçai devant lui. Puis, employant mon ton le plus féroce et dévoilant mes impressionnantes canines, j'articulai :

-Il est à moi ! Ils sont tous à moi !

Il fit un pas en arrière, stupéfait.

-Toi ? Toi, Eléïa ? Tu n'as jamais porté la main sur qui que ce soit !

Je le fixai méchamment.

-Les gens changent, Shigeru. Tu devrais le savoir.

Il sembla hésiter, puis se décida.

-Tu n'as pas apposé ta marque. Je les veux. Ecarte-toi.

Je tendis les doigts en direction des Cullen. Une lueur naquit, enfla. Shigeru bondit vers Edward en hurlant :

-Non !

Mais c'était trop tard. La lumière l'avait devancé, et enveloppait les Cullen, se fixait sur eux pour former une cage scintillante contre la paroi lumineuse de laquelle Shigeru se heurta avec violence et retomba au sol. Un sourire mauvais aux lèvres, je le regardai se relever d'un bond, le visage contorsionné de fureur.

-Tu vas me payer ça ! Rugit-il en se ruant vers moi.

Surprise, je partis en arrière sous le choc, sentis ses mains se refermer sur moi, me caresser sans vergogne, avant de heurter un arbre. Une poigne solide souleva Shigeru de terre, me permettant de me redresser, tandis que Tama et l'ennemi fonçaient l'un sur l'autre. Sans hésiter, je bondis en avant, l'énergie envahissant mon corps, enflammant le bout de mes doigts et se déversant avec un crépitement dans un sort plein de rage que je dirigeai contre Shigeru. Il réussit à l'éviter, sauta sur moi après avoir repoussé Tamahow. Nos yeux à tous trois étaient devenus argentés, et je parai les coups de mon adversaire avec fluidité, attendant que Tama prenne la relève pour me permettre de récupérer. Lorsqu'il écarta Shigeru, je me postai près des Cullen immobilisés et m'excusai rapidement, avant de poser mes mains bien à plat sur le sol et de laisser ma nature profonde prendre le dessus et de m'abreuver d'énergie terrestre. Une fois prête, je retournai au combat avec fougue, impatiente d'en finir avec le parasite qui m'avait pourri l'existence durant des milliers d'années. L'énergie fusait à présent de tous les côtés, Tama et Shigeru étant passés de la lutte à mains nues à un affrontement selon les règles du pouvoir qui était le nôtre. J'absorbai les flux émis par Shigeru au fur et à mesure qu'il les relâchait, donnant un avantage à Tama et me gonflant de puissance. Puis, lorsqu'une ouverture se créa, je déchaînai sur lui ma puissance, enveloppant mon bras d'un bloc d'énergie et visant sa poitrine. Je heurtai quelque chose de très dur, entendis le cri de Tama.

-Derrière toi !

Le Shigeru qui se trouvait en face de moi s'évanouit tandis qu'une douleur aigüe me vrillait la poitrine. Une illusion ? Pensai-je, stupéfaite, en baissant la tête pour voir l'avant-bras de mon adversaire dépasser de ma poitrine. Son autre bras se referma autour de moi, tandis que sa main se retirait petit à petit pour se refermer sur mon cœur. Le visage de Shigeru effleura ma mâchoire, mon cou, mon épaule, mais je ne bougeai pas, paralysée par une douleur atroce, encore inconnue, et une peur soudaine. Une peur panique.

-Je sens… une grande faiblesse en toi, Eléïa. C'est comme si… tu n'avais plus aucune énergie propre. (Il me fit pivoter jusqu'à ce que je sois face aux Cullen qui me dévisageaient avec horreur, mes yeux redevenus orange trahissant ma défaite). Mais lui (il désigna Edward de l'index qui dépassait encore de ma poitrine, et je grimaçai abominablement sous l'effet du mouvement qu'il imposa à mon pauvre cœur pour bouger les doigts), lui est plein de ton énergie. Serait-ce que tu l'as mordu, Eléïa ? Tu as transformé un humain ? Un asticot tel que lui ? (Il serra brutalement mon cœur, et je me mordis les lèvres pour ne pas hurler de douleur, suffoquée par la souffrance, usant de toute ma volonté pour ne pas claquer des dents). Aaaah… L'amour. Nous en sommes tous les victimes consentantes… Mais entre nous, je suis déçu, Eléïa. Je ne pensais que toi entre toutes choisirais ce genre de vermine pour partager ta vie et engendrer une descendance. Enfin, si ton désir est de donner naissance à de petits bâtards…

Il relâcha mon cœur, et je pus à nouveau parler.

-Mêle-toi… de tes… oignons.

Il me laissa aller, brutalement, et je tombai à terre, vidée de toute mon énergie. Il posa un pied sur ma gorge, me dominant de toute sa hauteur.

-Ce sont mes oignons, figure-toi. Nous sommes les derniers de notre race, et tu es l'unique femelle restante. En d'autres termes, la seule chance que nous ayons de voir la magnificence de notre royaume renaître. Je refuse que cette chance soit souillée par un bâtard et surtout engendre des bâtards. (Son regard se fit lointain). Te rappelles-tu, Eléïa ? Les plaines qui s'étendaient à perte de vue, vierges de toute présence humaine, emplies d'une sauvage solitude… Les immenses dinosaures qui nous servaient parfois de montures et les tribus que nous rencontrions au fil de nos errances… Les loups qui nous accompagnaient durant leurs chasses et nous laissaient approcher leurs petits. L'Homme n'existait pas, alors. Il n'avait pas commencé à détruire cette planète avec ses machines nauséabondes. Il n'avait pas encore souillé le sol enneigé de son sang. (Il ferma doucement les yeux, tandis que je sentais l'émotion m'envahir, submergée par les souvenirs). Et la tour de Cristal, au sommet de la Montagne des Quatre Vents, la plus haute de tous les temps… La Sentinelle du Monde. La magnificence de notre race s'est perdue à cause de l'avènement des humains tels que lui, poursuivit-il en désignant Edward avec mépris, souhaites-tu réellement donner des héritiers à la race qui a détruit la nôtre. Eléïa… Fille de la Terre. Nous avons survécu car nous étions les trois originaux. Mais qu'arrivera-t-il si l'un d'entre nous meurt ?

Je ne répondis pas. Il me regarda.

-Repars avec moi. Donnons naissance à la deuxième génération d'Ancêtres de la Terre et créons un royaume indépendant.

-Ce sera la guerre si nous faisons ça, Shigeru, répliquai-je avec douceur. Les Volturi ne nous laisseront jamais faire, et je refuse d'asservir les humains.

Je repoussai son pied, mais il ne bougea pas.

-Les humains sont une race inutile, Eléïa. Toi mieux que quiconque devrais le savoir.

-Je refuse de les éradiquer.

-Tu m'appartiens, observa-t-il presque gentiment.

Je lui jetai un regard féroce.

-Jamais.

-Oh. Alors je vais supprimer les obstacles.

Me délaissant, il avança vers les Cullen et tendit la main, amoncelant l'énergie qui lui permettrait de détruire ma marque. La protection des jeunes vampires. Je tentai de me relever, en vain. J'étais trop faible, et toute mon énergie restante était consommées par mon organisme pour me guérir. Mais au moment où Shigeru relâchait le flot d'énergie, le déchaînant sur la bulle, un torrent de lumière l'agressa sur le côté, et il se détourna, retournant sa colère contre Tama qui, curieusement, ne luttait que d'une main. Ce n'est que lorsque son autre main s'étendit vers moi que, horrifiée, je compris. Un flot de lumière vert pâle, chaude et rassurante, fonça sur moi alors que je hurlai mon désespoir, les yeux rivés sur le regard tendre de Tamahow. L'attaque de Shigeru gagna du terrain, mais Tama ne bougea pas, limitant sa défense au minimum pour se consacrer tout entier à la lumière verte, qui me frappa de plein fouet alors que je hurlai :

-NON ! Tama ! Je te l'interdis ! Non, non, NON !

Hystérique, je parvins à me redresser, retombai à genoux, suffoquai sous l'afflux d'énergie brute qui me submergeait. Je tentai de bloquer l'énergie qui s'engouffrait en moi comme un torrent furieux, mais mes barrières à peine construites furent balayées par la force rugissante qui m'emplissait progressivement. Puis ce fut terminé. L'attaque de Shigeru parvint jusqu'à Tama, et disparut, comme soufflée par une bougie. Les yeux exorbités, me sentant soudain incroyablement vigoureuse, je fis deux pas vers Tama, puis me figeai.

Je tendis la main vers lui alors qu'il faisait le même geste, et nos doigts s'effleurèrent… Puis il explosa en une myriade de fragments de cristal, me laissant… seule.

-NON !

C'était un rugissement, un hurlement bestial, dément. Je me mis à hurler comme une folle, criant le nom de Tama, sans parvenir à me faire à l'idée… sans comprendre… il ne pouvait pas… c'était trop…

-Tama !

Ma plainte enfla, roula, vola par-dessus les arbres, tandis que les fragments de cristal scintillaient au soleil. Je me jetai à genoux, cherchant frénétiquement les morceaux, mais une main peu délicate me saisit par les cheveux, me força à me relever.

-Tu comprends, maintenant ? Susurra Shigeru à mon oreille. Tu es à moi. Nul ne te soustraira à cela. Tu m'appartiens.

Je fermai les yeux pour ne plus rien voir, les larmes dévalant mes joues, incapable de ressentir quoi que ce soit, de me battre, n'ayant plus qu'une envie, me coucher sur le sol, me rouler en boule et mourir. Shigeru bougeait, près de moi, mais je ne savais pas ce qu'il faisait, ne comprenait pas ce qu'il disait. Tama était parti… il m'avait donné son énergie… il m'avait quittée… et plus jamais… Un sanglot me laboura la poitrine, et Shigeru me gifla. Là-bas, loin derrière l'étrange brouillard qui m'obscurcissait le cerveau, un son désagréable tentait de parvenir jusqu'à ma conscience déjà presque éteinte, enflant sans cesse, heurtant de plus en plus violemment les fragiles barrières érigées par mon esprit afin de sauvegarder ce qu'il me restait de raison.

-BELLA !

J'ouvris les yeux. Shigeru me tenait dans ses bras, et marchait dans la forêt. Les Cullen étaient loin derrière nous, immobilisés par ma marque, Edward et ses frères et sœurs déchaînant toute leur puissance contre les murs lumineux dressés autour d'eux.

-Réagis ! Hurlait-il. Bella ! Bouge, bon sang ! Ne le laisse pas faire ça !

Les mains de Shigeru se refermèrent comme des étaux sur moi, et il lâcha un petit rire, avant de se pencher sur moi. Mais alors qu'il allait sceller ma défaite de ses lèvres, j'agrippai son cou. Serrai de toutes mes (à présent) considérables forces. Par réflexe, il me lâcha, essayant de se débarrasser de moi, mais je m'agrippai à lui comme une sangsue. Je retombai finalement sur mes pieds à quelques mètres de là, au moment où une explosion faisait exploser ma marque, ce à quoi je ne prêtai pas attention. Je dévisageai Shigeru avec un sourire méprisant, laissai pleins pouvoirs au dragon, le libérant volontairement de ses chaînes, sans doute pour la première fois de notre vie commune. Nous rugîmes de concert tandis que mes prunelles tournaient à l'argent liquide, et projetai toute ma haine vers celui qui venait de m'arracher mon frère, balayant celui qui avait osé me faire du mal d'un torrent de puissance démentielle. Mon Tama… Shigeru essaya bien de se défendre, oh, oui, mais j'étais folle, de rage et de chagrin, folle et plus forte que jamais. La haine prenait progressivement le pas sur toute autre émotion, en moi, et je sentais le pouvoir ruisseler en moi et autour de moi en une incommensurable intensité. J'étais à nouveau jeune, soudain, et puissante. Et il allait payer.

En face, les yeux de l'ennemi étaient argentés, son corps tendu par sa faible tentative de résistance. Je le balayai, l'envoyai valser dans les airs plusieurs fois. JE continuai ainsi à jouer, feignant de faiblir pour ensuite l'assommer d'attaques. A travers le brouillard de fureur cramoisie qui m'obscurcissait le cerveau, plusieurs odeurs me parvinrent cependant, entachées de ma marque. Du coin de l'œil, je vis sept vampires stupéfiés et craintifs m'observer avec de grands yeux emplis d'une douloureuse surprise. Ce fut radical. Toute l'énergie de ma haine retomba d'un coup. Je restai figée sur place, les yeux plongés dans les pupilles dorées de celui qui semblait le plus jeune… Qui était-il ? Un nom hantait les frontières de ma mémoire, refusait de se dévoiler… J'avais une étrange connexion avec lui, c'était tout ce que je savais. Et il était beau… Beau comme la Terre et le Ciel réunis… Ses traits empreints d'inquiétude étaient les plus parfaits que j'avais jamais vs, sans la violente lueur cramoisie qui trahissait les vampires consommateurs de sang humain.

-Bella ! Hurla-t-il soudain.

Quelque chose me frappa avec violence par-derrière, et j'allais m'écraser contre un arbre. Les sept vampires –Cullen ?- eurent des exclamations alarmées, mais je ne répondis pas. Mon adversaire (Shigeru, j'étais sûre que c'était son nom) se jeta sur moi et je tendis mon poing fermé devant moi. Il le vit trop tard, tenta de dévier sa trajectoire… Mobilisant mon pouvoir, je lui interdis cette issue. Il s'empala sur mon bras avec un bruit mat qui n'alla pas sans me réjouir, et un sourire vicieux déforma mes traits. Immobile contre moi, il me dévisagea avec arrogance. Lentement, je retirai ma main, la refermai sur son cœur, mou et sans défense entre mes doigts. Je serrai brutalement et convulsivement, comme je savais qu'il l'avait fait quelques instants plus tôt -Ou était-ce quelques heures ?- et le vis se crisper de douleur, ses dents crissant sinistrement alors que je jouai avec le précieux organe.

-Alors, susurrai-je, es-tu satisfait de l'efficacité de tes moyens de torture ? (Mon rictus s'élargit). Je vais te dire… ton règne arrive à sa fin. Parce que tu as osé t'attaquer à ma famille, parce que tu m'as enlevé Tama, je vais enfin avoir la force de te détruire. Alors dans un sens… Merci.

-Va… en… enfer, articula-t-il péniblement.

-Oh, je suis sûre que nous nous y retrouverons, répliquai-je gracieusement avec un sourire sardonique, avant de retirer ma main de sa poitrine en un geste sec.

Je repoussai Shigeru, tandis que les derniers fragments de folie meurtrière se dissipaient en moi et que le dragon, ronronnant paisiblement, se roulait en boule et s'endormait doucement en moi. Shigeru resta debout si longtemps que je crus n'avoir pas réussi à le tuer. Mais lorsque, finalement, il ouvrit la bouche pour parler, sa mâchoire se décomposa, l'empêchant d'articuler le moindre son, et il ne resta plus de lui qu'un tas de poussière balayé par le vent.

Ignorant les sept vampires, je revins vers l'endroit où Tama avait disparu, et m'agenouilla sur l'herbe avant de ramasser soigneusement un morceau de cristal d'une beauté sans pareille. Les larmes se mirent à couler sur mes joues alors que je murmurai une lente mélopée funèbre dans une langue oubliée depuis des millénaires et dont j'étais à présent la seule dépositaire. Doucement, obéissant aux inflexions chantantes de ma voix, une multitude de cristaux de taille et de forme variées s'éleva dans les airs, ruissela de lumière comme l'aurait fait la peau d'un de ma race. Près de moi, un coffret de bois sculpté au couvercle enchâssé d'un saphir, apparut, et j'y déposai avec douceur et recueillement les fragments de ce qui avait le corps de mon frère bien-aimé. Je les observai un long moment, inconsciente de mon entourage, incapable de faire quoi que ce soit d'autre que chanter le requiem de mon compagnon, les doigts effleurant doucement ses restes scintillants et purs. Comme il l'avait été de son vivant.

-A travers les étoiles, le courage et les souvenirs, je cherche l'empreinte de tes pas… Je prie pour que tu reposes en paix pour l'éternité… C'est le milieu de mon rêve… (NA : Il s'agit d'une chanson de Noria qui constitue le Requiem des Raggs dans l'anime 07-Ghost)

Je refermai doucement le coffret, et emplis le saphir d'amour et d'énergie. Avant de le poser au sol et de faire quelques pas en arrière.

-Sayonara… Tovarich. Puisses-tu retrouver la tour que nous aimions tant.

Le coffret s'évapora. Je restai plantée là, incapable de penser, de bouger. Lentement, cependant, la compréhension du rituel que je venais d'accomplir coula dans mon cerveau, comme un liquide suintant dont chaque goutte tombe avec bruit dans une mare. La mare de chagrin qu'était devenue ma conscience. La flaque s'élargissait, s'élargissait… Lentement. Si… lentement. La fin du monde aurait pu sonner, les montagnes trembler les vents rugir, les orages se déchaîner… jamais je ne l'aurais su. Seul comptait le lent plic-plac rythmé des gouttes suintantes de mon esprit engourdi par la souffrance. Séparée de celui avec lequel j'avais vécu des millions d'années durant, de l'être avec qui j'avais admiré la profondeur de la nuit des temps.

Plic-plac.

La neige tombait. Je marchais, seule.

Plic—Plac.

La Terre semblait déserte. Le monde était un monde de silence. Mes congénères n'aimaient pas les flocons blancs. Les êtres vivants se cachaient.

Plic---Plac.

J'avançais, seule dans la tourmente, mes cheveux parsemés de glace, les flocons me heurtant avec violence, incapable de me blesser, chassés par mes cils devenus blancs.

Plic----Plac.

Et soudain, l'apaisement. Les flocons tombaient doucement, créant un épais rideau de blancheur, le sol tapissé de blanc, mes pas dérangeant à peine l'amoncellement de poudre blanche…

Plic-----Plac.

Et au-delà du rideau. Sombre dans l'immensité blanche… Une silhouette solitaire. Je ne percevais aucune agressivité. Il attendait que je vienne à lui. Je m'arrêtai vis-à-vis de lui.

Plic------Plac.

Il était beau. Des cheveux noirs bouclés. Les yeux orange flamboyants distinctifs de notre espèce... Il portait des vêtements sombres, son long manteau dévoilant son torse ciselé.

Plic-------Plac.

Sa peau était si blanche…

Plic--------Plac.

La puissance qui émanait de lui était presque palpable..

Plic---------Plac.

Il sourit et porta la main à sa poitrine, s'inclinant avec respect et courtoisie.

-Je suis Tamahow.

Plic----------Plac.

Son sourire était empreint de gentillesse.

Plic----------Plac.

-Mon nom est Eléïa.

Plic------------Plac.

Le monde s'était arrêté de tourner. La neige gelait le temps. A travers les âges, à travers l'évolution et les inventions… Nous dansions. Nous vivions. Ensemble. Immuables.

***

-Elle ouvre les yeux.

-Enfin…

Un bruissement de tissu et de pas légers alors que j'entendais plusieurs corps converger vers moi. Je battis des paupières.

-Bella… Bella, tu m'entends ?

J'ouvris péniblement les yeux, et vis plusieurs visages penchés sur moi, tous plus parfaits les uns que les autres, et tous étrangement semblables malgré des différences certaines.

-Tu vas bien ? Bella… Fit avec douceur un mâle aux cheveux couleur bronze.

Je le regardai, confuse.

-Bella ? Répétai-je. Qui… ?

Je regardai autour de moi, et me rendis compte que j'étais sur un lit, dans une chambre aux tons clairs. Sept personnes se tenaient dans la pièce, et toutes étaient focalisées sur moi.

-Qui est… Bella ? Coassai-je.

Sept regards effarés se dardèrent sur moi. Sans comprendre la cause de leur surprise, je poursuivis.

-Non… Qui êtes-vous ? Où… sommes-nous ?

Je vous en prie ne tapez plus!! Héhéhé... Sadique 2 le retour... Voilà, voilà, je vais peut-être faire une suite, mais ce n'est pas sûr du tout, étant donné qu'en ce moment, je suis plus branchée Bleach et Trinity Blood...
Dites-moi ce que vous en avez pensé!
REVIEW! REVIEW! REVIEW! REVIEW! REVIEW! REVIEW! REVIEW! REVIEW! REVIEW! REVIEW! REVIEW! REVIEW! REVIEW! REVIEW! REVIEW! REVIEW! REVIEW! REVIEW! REVIEW! REVIEW! REVIEW!