Chapitre 34 :

J'espère que vous avez tous passé de bonnes fêtes de fin d'année. Voici un nouveau chapitre nous sommes aux portes de la confrontation finale. Bonne lecture !

Arthur Weasley, le nouveau Ministre de la magie transplana à Godric Hollows après avoir passé du temps au Ministère de la Magie. Il avait rencontré tous les chefs de département, avait demandé que chaque employé soit cherché pour imperium et témoigne s'ils étaient ou non un mangemort sous six gouttes de veritaserum au lieu des trois requises.

On leur donnait l'antidote dès qu'ils avouaient n'être ni des mangemorts ni des partisans de Voldemort. Percy Weasley et Dolores Ombrage furent renvoyés de leurs postes à cause de leur proximité avec l'ancien Ministre.

Ombrage fut questionnée sur trois points. Avait-elle envoyé les détraqueurs à Privet Drive ? Avait-elle presque lancé un doloris avant d'être arrêtée par Hermione Granger. Avait-elle utilisé une plume de sang comme punition, instrument illégal aux yeux du Ministère ?

Elle avait durement bataillé mais n'avait pas été capable de surmonter le veritaserum et les sorts de veritas. Elle admit avoir commis les trois. Dès qu'elle avoua ses crimes, elle fut arrêtée pour punitions illégales et avoir ordonné aux détraqueurs d'attaquer un sorcier mineur innocent. Elle avait également pris avantage de sa position à Poudlard quand elle avait été envoyée au nom du Ministère comme professeur de DCFM en rendant la vie difficile aux étudiants avec ses décrets stupides et ses punitions illégales.

Ombrage hurla et exigea d'être libérée parce qu'elle avait fait tout cela avec l'expresse permission de l'ancien Ministre de la Magie mais dès qu'elle témoigna sous veritaserum, elle fut condamnée à la prison à vie à Azkaban.

Percy Weasley fut rétrogradé parce qu'il avait sympathisé avec Fudge et Ombrage. Comme les rôles de ces derniers dans la guerre étaient hautement suspects, il fut retiré de son poste actuel et envoyé au département de régulation des entrées par cheminette dans le hall du Ministère.

Percy était livide après avoir écouté la voix froide et les mots formels de l'actuel Ministre. Il transplana au Terrier pour y attendre son père pour pouvoir dire le fond de sa pensée au nouveau Ministre et récupérer son job. Il essaya également de contacter Poudlard mais il n'y avait personne dans le bureau du directeur et personne ne se trouvait au Terrier.

Percy attendit jusqu'au déjeuner avant d'envoyer un patronus à Ron et Ginny et d'apparaitre en apprenant qu'il n'y avait personne. Ron et Ginny avaient été terrifiés de quitter Square Grimmaud et avaient été laissés tout seuls pendant ces deux derniers jours. Dumbledore n'était pas venu, ni leurs parents. Quand Percy leur envoya un message, ils lui avaient immédiatement demandé de venir.

Percy reçut le choc de sa vie quand il vit son frère et sa sœur tout seuls. Quand il entendit ce qu'ils avaient à dire, il comprit soudainement bien mieux les actions de Dumbledore et sa défense du garçon qui a survécu.

« Ainsi papa est au courant. C'est pour cela qu'il me punit de cette façon. » Il dit brièvement à Ron et Ginny au sujet de sa rétrogradation.

« Mais Percy, comment papa peut-il te punir ? Ce n'est pas comme s'il est quelqu'un d'important au Ministère et a l'autorité. » Lui demanda un Ron perdu.

Percy grimaça et regarda Ron droit dans les yeux, « Est-ce que papa a dit qu'il ne voulait plus avoir affaire avec nous trois ? »

Ron fit un signe de tête et les yeux de Ginny se remplirent de larmes.

« Ron il est devenu le nouveau Ministre de la magie. » Lui dit Percy à voix basse.

« Quoi ! » Crièrent deux voix toutes deux choquées et étonnées.

Le visage de Ron était rouge dans un effort de ne pas pleurer. Ginny d'un autre côté pleurait.

« Harry l'a poussé pour devenir Ministre et papa a accepté. Il met le ministère sans dessus dessous, a déjà arrêté Ombrage et l'a condamné à vie à Azkaban pour avoir presque jeté un impardonnable à Harry et lui avoir envoyé les détraqueurs l'année dernière. »

Ginny s'évanouit en entendant cela et Ron avait l'air près de rejoindre sa sœur.

Percy se précipita aux côtés de Ginny et la ranima. Elle s'agrippa à Percy tout en pleurant fortement.

« Que s'est-il passé ? » Percy était stupéfait. Ron et Ginny lui racontèrent tout. Il en fut horrifié. Il n'avait pas accepté d'argent du directeur parce qu'il avait vraiment cru qu'Harry était plein de désillusions. Une fois Voldemort revenu, Percy avait commencé à travailler en secret à aider Dumbledore quand il apprit l'existence de la prophétie, juste après le fiasco au Département des Mystères il y a deux ans.

Il avait au début été choqué d'apprendre que Ron et Ginny étaient aussi impliqués mais cela l'avait également rendu triomphant et lui avait donné l'espoir pour le reste de sa famille de se séparer d'Harry Potter duquel il était certain était une menace pour sa famille.

Au fond de lui il n'avait pas été d'accord avec le fait de prendre de l'argent, mais il prit conscience que c'était ce qui rendait Ron et Ginny obéissants et conciliants envers Dumbledore tout en les gardant à l'écart de ses parents. Ainsi il n'avait pas dit un mot et même encouragé Ron et Ginny à essayer de faire changer de camp les jumeaux, Bill et Charlie.

Mais les imperiums l'avaient choqué et si Harry et ses parents étaient au courant, il pouvait mieux comprendre les événements. Dumbledore était un homme déchu voilà pourquoi il avait soutenu Amélia Bones pour proposer son père comme Ministre de la Magie.

Fudge manquait à l'appel et les aurors étaient entrés chez lui pour trouver sa baguette brisée et une maison vide. Ils étaient désormais à sa recherche et il était déjà déclaré un fugitif. Son coffre avait été vidé et les gobelins avaient dit aux aurors qu'il avait converti tout son argent en monnaie moldue. La police moldue était elle aussi à sa recherche.

Les deux frères et sœur restèrent assis avec désolation, se demandant ce qui avait si mal tourné en un si court laps de temps et surtout comment. Ron et Ginny commencèrent enfin à comprendre tout ce qu'ils avaient perdu et ils n'appréciaient pas du tout cela.

Penser que la moitié d'un impardonnable avait envoyé Ombrage en prison pour le reste de sa vie alors qu'ils en avaient jeté quatre Ginny trembla et Ron fulmina de rage en pensant à ce qu'il avait perdu et à cette injustice.

Une demi-heure plus tard, le silence fut interrompu par le son de plusieurs apparitions.

Arthur Weasley, le nouveau Ministre de la Magie apparut à Godric Hollows et se dirigea directement vers son fils endormi et les deux autres. Snape et Arran, dont les yeux étaient légèrement rouges, lui dirent qu'ils allaient bien. Voyant par lui-même qu'ils étaient toujours en voie de guérison, Arthur s'affala avec fatigue sur le canapé dans le salon.

Les portraits avaient été mis au courant de tout ce qui s'était passé et Sirius sourit à Arthur.

« Félicitations ! » Dit-il.

Molly fit un sourire ravi alors qu'Arthur sourit à Sirius. « Merci Sirius. J'espère juste que je serais à la hauteur. »

« Bien sûr que oui papa. Quel commentaire pessimiste. » Charlie sourit à son père tout aussi fièrement que sa mère.

« Je pense que nous devrions appeler tous les membres de l'Ordre du Phoenix et leur dire de patrouiller le périmètre demain Mr Weasley et également demander à Dumbledore de renforcer les protections contre les détraqueurs, vampires et loups garous. » Dit Harry quand le hibou qu'il avait envoyé à Voldemort entra.

Harry sortit sa baguette et vérifia la lettre pour voir si elle contenait un portoloin, d'autres sorts avant de lire la lettre à haute voix.

Ils furent tous silencieux. Après un moment, Snape vint se tenir près d'Harry. Il n'avait pas reçu de réponse à sa lettre et il était effrayé. Arran vint lui aussi se tenir à ses côtés, ayant l'air déterminé.

« Devons-nous faire cela Harry ? J'ai déjà trop perdu dans cette guerre mon chéri. » Molly tremblait. L'atmosphère détendue d'une minute avant était partie et ils étaient maintenant tous tendus.

« Mme Weasley, tout ce que nous avons fait hier aura été vain sinon. Je ferais de mon mieux pour le tuer et je suis sûr que Voldemort dira à Severus ou Arran où se trouve l'autre horcruxe. Il le doit pour revenir une nouvelle fois à la vie. J'ai fait de Snape et Arran les exécuteurs de tous mes biens et ils continueront tout ce dont nous avons parlé l'autre jour. M Weasley en tant que Ministre de la Magie et Amélia Bones en tant que chef des aurors vous donneront toute l'aide dont vous aurez besoin et je vous parlerais à tous de mon portrait. » Finit-il doucement en souriant.

Personne ne lui rendit son sourire. Snape et Arran firent un pas pour se rapprocher. Snape tremblait fortement et Arran, déjà bouleversé à cause de ses parents tremblait lui aussi.

« Les gars nous sommes en guerre. Nous avons tué tant de gens hier et en faisant cela avons détruit tant de familles, même s'ils étaient des mangemorts. Nous l'avons fait parce que nous voulions sauver notre monde. Demain nous devons faire cela. De cette façon personne ne sera blessé. » Dit Harry dans le silence de la pièce.

« Laisse-le essayer de te tuer Harry, »

« Nous simplement, »

« Nous l'annihilerons »

Dirent les jumeaux d'un ton de voix sérieux qui ne leur ressemblait pas.

Harry fit un signe de tête avec sérieux. « Vous devez le tuer s'il me tue et essaye de s'échapper. Ce sera uniquement à ce moment qu'il se tournera vers Sev et Arran avec les informations au sujet de l'horcruxe. »

Il y eut un silence pesant qui sembla s'éterniser. Ils pensaient tous à ce garçon qui était prêt à mourir pour qu'ils puissent gagner. Ils ne savaient vraiment pas quoi dire. Snape avait l'impression que son cœur se brisait en mille morceaux. Il avait protesté dès qu'Harry leur avait parlé de sa proposition mais à l'époque personne n'avait trop rien dit parce qu'ils avaient encore tous les mangemorts à tuer et un autre horcruxe à détruire.

Maintenant Snape ne savait pas comment il allait vivre le reste de sa vie sans ce garçon. Harry avait fait de lui et d'Arran les seuls bénéficiaires dans son testament et leur avait fait promettre qu'ils continueraient ses rêves si quelque chose lui arrivait.

Arran et lui en l'apprenant avaient souri et avec sarcasme dit à Harry qu'il n'allait nulle part désormais Snape pouvait sentir la terreur d'Arran. Arran n'avait pas dit un mot mais Snape savait qu'Arran aimait Harry autant que lui et voyait Harry comme sa famille et son lien avec Sirius et Regulus Black davantage que sa mère qui pourtant était née une Black.

A cet instant, un deuxième hibou arriva de Voldemort. Snape se précipita et lança un sort de révélation sur la boite qui dégageait de la noirceur.

Arran lévita la boite tandis que Snape prenait la lettre et la lisait. Il la lut rapidement et vint ensuite vers Harry, le prit dans ses bras et le fit tournoyer sans se soucier des larmes coulant le long de ses joues. Arran et les autres regardèrent la scène avec curiosité alors qu'Harry criait d'être reposé au sol.

Arran prit ensuite la lettre des mains de Snape, la lut avant de faire un sourire éclatant et de la lire aux autres.

« Yeah ! » Hurla tout le monde. Il y eut une fête impromptue ce jour là au déjeuner. Ils étaient tous fous de joie. Snape écrivit une magnifique lettre à Voldemort et l'humeur changea.

Harry sourit à tout le monde, se sentant soulagé intérieurement. Lui aussi avait été terrifié de mourir spécialement quand il avait trouvé Snape, Hermione, Arran, ses parents, Sirius ET quand ils étaient en train de gagner la guerre. Toutefois il avait repoussé ces sentiments et avait tranquillement préparé son portrait et l'avait mis à jour.

Snape avait observé le portrait et refusé de parler à Harry, mais ils avaient eu tellement peu de temps entre planifier, préparer son testament et autres que Snape n'avait pas eu le temps de réaliser et de contempler cela.

Ils avaient sauté d'une chose à une autre. La perspective de la rencontre d'Harry avec Voldemort où il pouvait être tué n'avait rien fait pour apaiser les peurs de tous et leur terreur qu'Harry ne soit plus là. Le fait qu'il ait fait son testament et fabriqué son portrait avait accru leur peur.

Hermione n'avait pas dit un mot parce qu'elle avait été, tout comme McGonnagall, avec Harry depuis le début et savait à quel point c'était important pour lui. Toutefois elle avait ressenti la même chose que Snape. Elle ne savait pas comment elle pourrait avancer et vivre sa vie sans Harry. Elle avait gardé le silence et avait silencieusement prié pour que quelque chose vienne rendre cette confrontation inutile.

Maintenant ils avaient le dernier horcruxe et Voldemort était préparé à mourir tout allait très bien.

« Détruis-le maintenant. » Dit Arthur Weasley à Snape.

« Non. » Lui dit Harry.

« Mais pourquoi Harry ? Ce serait pour le mieux. » Argumenta Arthur.

« M Weasley, nous ne devons pas le toucher avant demain soir, jusqu'à la mort de Voldemort. Dès qu'il mourra, Sev et Arran qui seront ici à garder l'horcruxe, le détruiront. J'aurais mon oreillette activée et ils seront immédiatement au courant. Ils ne doivent pas et ne viendront pas à Poudlard observer le duel. Jusque là je sens que nous ne devons rien faire. Nous devons simplement attendre sagement. Nous ne savons pas si Voldemort a placé un charme connectant l'horcruxe à lui. Nous ne devons pas l'alerter et faire qu'il aille se cacher. » Répliqua Harry.

Snape hocha la tête tout en s'essuyant les yeux. Arran qui avait passé son bras autour des épaules d'Harry hocha lui aussi la tête, utilisant son autre bras pour s'essuyer les larmes des yeux.

« Harry a raison Arthur. Arran, Molly, Hermione, Pansy et en fait nous tous resterons ici à garder cette chose. Tu dois être présent en tant que nouveau Ministre de la Magie. Kingsley, Tonks, Amélia Bones, Brian Wheeler et tous les aurors seront présents et avec l'Ordre, après les avoir réunis avec Dumbledore, serons prêts à nous battre si Voldemort chercher à s'échapper. » Lui dit Snape avec un sourire.

Arthur Weasley envoya un patronus à Dumbledore et à tous les membres de l'Ordre en leur demandant de venir Square Grimmaud dans une heure où ils discuteront avec Harry Potter du duel de demain. Ils demandaient également à Dumbledore le secret de la maison pour permettre à d'autres personnes d'être présentes.

Après davantage de discussions et de planification, ils apparurent tous Square Grimmaud, laissant Dobby et Winky avec les patients en voie de guérison. Ils avaient ordres de venir les chercher si les patients bougeaient. Transplanant Square Grimmaud, ils y trouvèrent Percy avec Ron et Ginny, ayant l'air effrayés. Arthur les regarda froidement mais ne dit pas un mot et attendit l'arrivée de Dumbledore.

Il arriva cinq minutes plus tard et fut un peu déconcerté de voir tous ceux qui avaient vu les souvenirs l'autre jour. Il rougit et tendit à Arthur un morceau de papier. Ce dernier le donna à Harry qui transplana immédiatement avec Snape et Hermione.

En cinq minutes on entendit le son d'apparitions. Dumbledore et tous ceux qui avaient immédiatement répondu à l'appel furent stupéfaits de voir les visages de Pansy Parkinson, Blaise Zabini et deux visages inconnus.

Dumbledore inspira furieusement et Maugrey avait sa baguette à la main en voyant la copie de Sirius et une autre personne, une fille très belle qui tenait le bras du garçon.

« Venez. Arran tu connais cet endroit, c'est Square Grimmaud, la noble et ancienne maison des Blacks. Attends une minute Harry et il te fera visiter. Il le voudrait je crois. » Lui sourit Molly avant d'appeler Dobby et Winky pour amener des boissons et snacks pour tous.

Arran hocha la tête et regarda la maison de sa mère. Ses yeux tombèrent sur Ron, Ginny et Percy et il rétrécit ses lèvres ils le regardaient bouche bée et Ron et Ginny suaient de terreur.

Personne n'adressa la parole aux trois en fait personne ne dit un mot jusqu'à l'arrivée d'Harry une demi-heure plus tard avec davantage de Serpentards. Ils se trouvaient dans la boutique et se trouvaient désormais Square Grimmaud, effrayés.

Maugrey luttait contre le désir de les attaquer mais n'osait pas à ce stade. Il resta donc assis sagement et les observa.

Ils avaient tous lu le Chicaneur donnant les détails des attaques et le défi et regardaient Harry avec attente pour des explications.

« Asseyez-vous tous s'il vous plait. » La voix d'Harry porta dans toute la pièce et ils s'assirent tous dans un silence pesant.

Ensuite, à la surprise générale, Harry demanda à Molly et Hermione d'apporter aux Serpentards quelque chose à boire et à manger. Une fois cela fait, Harry se dirigea dans un coin de la pièce, se tint là à les surveiller tous pendant une minute.

« Je vous ai tous appelé aujourd'hui pour vous informer que la guerre contre Voldemort se terminera demain. Voldemort a accepté mon défi de nous battre en duel. »

Ils haletèrent tous en comprenant ce qu'Harry avait dit.

« Je vais faire de mon mieux pour le tuer demain. SI je n'y arrive pas, j'aurais un portoloin qui m'emmènera en sécurité. A ce moment là, je veux que vous tous, membres de l'Ordre, aidés par l'ensemble des aurors jettet des sorts de coupure et si vous le pouvez des sorts de mort afin qu'il ne s'enfuie pas. »

Dumbledore s'éclaircit la gorge. « Harry il ne peut pas mourir de cette façon. » Avant d'être coupé par Harry.

« Oui je sais directeur et tous ses horcruxes sont détruits. »

Dumbledore haleta et les autres crièrent de peur, « Horcruxes ? »

« Voldemort a créé de nombreux horcruxes et ils ont tous été détruits. Donc pas d'inquiétude directeur. Et avant que vous ne commenciez à les regarder tous avec suspicion, » Harry fit un geste de la main pour indiquer les Serpentards, Arran et Ria, « ces gens sont de mon côté et sont des gens de confiance. Ils ont été sous veritaserum et sous sorts de veritas par le Ministère. Vous pouvez le vérifier auprès d'Amélia Bones qui les a personnellement contrôlés. Je ne tolèrerais donc aucune insulte ou commentaires injurieux à leur encontre. »

Il y eut un silence et Dumbledore était sidéré. Tous ses horcruxes détruits et Harry avait tant de soutien ? Il ressentit un sentiment de pure jalousie. Harry avait le pouvoir, les gens et toutes les personnes clés dans le monde sorcier.

En cinq minutes il avait changé le Ministère de la Magie et avait amené son homme de main, Arthur Weasley au poste de Ministre. Il avait détruit tous les horcruxes et avait fait en sorte que Voldemort accepte son défi. Dumbledore était devenu un has been en une journée.

Il ne pouvait même pas soulever d'objections parce qu'Harry avait tous ces souvenirs qui l'enverraient à Azkaban en dix minutes s'il osait faire un pas de travers. Il soupira. Il était très envieux de la façon dont Harry avait rassemblé tous ces gens et l'énorme contrôle qu'il avait sur eux.

« Je veux simplement un serment qu'aucun de vous ne laissera échapper ce que je viens de vous dire. »

Ils donnèrent tous leurs serments, même Dumbledore, Maugrey, Percy, Ron et Ginny les trois derniers à contrecœur.

Ensuite Harry les remercia tous et les membres de l'Ordre partirent les uns après les autres.

« Harry, » Appela doucement Dumbledore alors qu'il se levait pour partir montrer à Arran la maison. Seul le côté d'Harry était encore là en dehors de Percy, Ron, Ginny, Dumbledore et Maugrey.

Harry se tourna poliment et regarda avec attente Dumbledore.

« Je souhaite m'excuser, » Harry leva une main pour l'interrompre.

« Ne dites pas un mot de plus directeur. Ne vous excusez pas pour avoir failli à donner un procès à Sirius et pour avoir payé ces deux là pour m'espionner, pour avoir scellé ma magie et plus que tout pour ne pas m'avoir entrainé correctement. Je vous faisais implicitement confiance, uniquement pour découvrir que non seulement vous aviez trahi ma confiance mais planifiez même de faire du mal à Sirius s'il n'était pas tombé à travers le voile. Vous n'avez rien fait non plus au sujet des imperiums et je sais que vous avez des sorts d'écoute dans notre dortoir. Donc s'il vous plait ne m'insultez pas en vous excusant et espérant que tout cela va disparaitre comme par magie. »

Harry le regarda avec tristesse. « Si je peux vous pardonner pour tout, » il l'observa prendre un air soulagé, « je ne vous pardonnerais jamais avec Maugrey pour avoir souhaité la mort de Sirius. » Finit-il doucement avant de se tourner.

Dumbledore s'effondra, totalement anéanti devant tous. Il prit conscience qu'il devait mentalement se préparer à perdre sa position de chef du Mangemagot et directeur de Poudlard. Dumbledore se mordit la lèvre en pensant à tout ce qu'il avait perdu. Il se tourna et transplana.

« Potter ? » Une voix bourrue se fit entendre dans le silence de la pièce.

Harry se tourna pour voir Maugrey le regardant rougissant ce qui lui donnait un drôle d'air.

« J'ai pris conscience que nous avions tort dans notre façon de te traiter et en ayant prit ton argent. Je me trouvais avec Albus quand il t'a sorti des décombres à Godric Hollows et ton aura était totalement noire avec des fumées. Je crains que je l'aie laissé me monter à la tête, spécialement quand Albus m'a dit qu'il y avait un lien mental avec Vous savez qui. J'avais peur qu'il ne te manipule à travers le lien. Je n'ai jamais eu des vues sur ton argent ou autres.

J'ai fait ces commentaires désobligeants uniquement parce que je pensais à l'époque que Sirius ne comprenait pas le lien et le fait que tu aies des visions n'a fait que renforcer mes croyances au sujet des manipulations de vous savez qui. Je n'ai jamais voulu du mal à Sirius ou à toi. Je pensais que tu devais mourir à cause du lien qui soit te détruirait soit te ferait le rejoindre. J'étais d'accord que quand tu tomberais tu doives l'emmener avec toi. Quand j'ai su que Sirius ne serait pas d'accord avec cela, j'ai pensé que nous étions après tout en guerre.

C'est pourquoi j'ai également participé dans le bridage de tes pouvoirs et le plan pour te briser. Je suis prêt à aller à Azkaban si tu le souhaites pour tout ceci car je comprends que c'est de ma faute et que je le mérite. Je le jure sur ma magie et comprendrais si tu ne me veux pas dans les parages et je ne te dérangerais pas davantage mais ma paranoïa m'a emmené trop loin et pour cela je suis désolé. »

Harry était stupéfait quand il vit le filet de magie entourer Maugrey et le voir se tenir toujours debout. Tous les autres étaient aussi étonnés. Personne n'avait entendu l'auror parler autant et ils ne l'avaient jamais vu s'excuser. En fait jusqu'ici il n'avait jamais rien fait de mal, sauf d'avoir peur de sa propre ombre.

Harry fut silencieux pendant quelques minutes. Maugrey le regarda droit dans les yeux, se tenant fier et droit. Il avait commis une terrible erreur et était prêt à se racheter, même à aller à Azkaban. Son extrême paranoïa lui avait causé de commettre tout cela. Il était assez homme pour non seulement prendre le blâme de ses actions, la responsabilité et la punition.

« Bien M Maugrey. J'ai quelque chose qui pourrait faire que vous vous rachetiez. Etes-vous intéressé ? »

« Oui M Potter. » Maugrey fit un pas en avant et posa sa baguette aux pieds d'Harry. Les autres étaient bouche bée face au geste.

Harry fut choqué. Il appela à lui la baguette de Maugrey et regarda Maugrey qui se tenait une nouvelle fois bien droit, le regardant sans émotion sauf l'acceptation de n'importe quelle punition donnée par Harry.

« J'ai besoin d'un professeur de défense contre les forces du mal à l'Université que je prévois d'ouvrir en septembre. Seriez-vous intéressé par le poste ? Vous devrez travailler pendant au moins dix ans avant que je ne vous pardonne entièrement. » Demanda-t-il en souriant au vieil auror. Il tendit sa mainn, tenant la baguette de Maugrey. Cela n'avait pas été personnel avec Maugrey il aurait fait de même avec n'importe qui. Harry pouvait comprendre cela.

« Quoi ? » Dirent les personnes dans la pièce. Harry ne réagit pas mais continua de regarder le vieil auror. Il vit lentement le visage de Maugrey s'éclaircir en comprenant ce qu'Harry lui avait offert. Maugrey sourit.

« Je ne le mérite pas mais je vais accepter pour me racheter. Merci M Potter. » Dit le vieil auror.

« Appelez-moi Harry ou Potter comme d'habitude. Pas de M Potter s'il vous plait. » Harry sourit et Maugrey s'éclaircit la gorge.

« C'est un honneur jeune gens et je t'appellerais les deux. Merci et j'accepte. J'enseignerais jusqu'à ce que tu me demandes de partir. » Il se tourna et regarda tous les autres.

Arthur lui sourit en premier, Molly donna un pleur de soulagement et de joie et les autres sourirent.

« Tout va bien Maugrey. La prochaine fois que tu veux faire des choses de ce genre, pour l'amour de Merlin consulte plus d'une personne. » Lui dit Arthur en lui serrant la main. Maugrey sourit et regarda les autres avec suspicion tout en pointant sa baguette.

« Tu as leurs serments n'est ce pas ? » Demanda-t-il en chuchotant d'une voix bourrue.

Harry se mit à rire. Il ne pouvait pas s'en empêcher. Maugrey avait été sur le point d'être envoyé à Azkaban et il dit juste un merci et le voilà reparti à zéro.

« Maugrey c'est ça ? » Lui demanda Arran, amusé. Ses yeux étaient encore légèrement rouge et enflés.

Maugrey fit un signe de tête, sa baguette prête et son œil magique fixant Arran du regard.

« C'était moi avec la magie ancienne sur Rabastan. Vous voulez en discuter avec moi ? » Lui demanda-t-il sur le ton de la conversation.

Les yeux de Maugrey roulèrent tellement vite que ça en donnait le mal de mer. « Quoi ? Vous êtes celui qui… » Arran avait placé ses mains sur la bouche de Maugrey et le traina dans un coin isolé où ils parlèrent doucement une minute. Maugrey hochait la tête furieusement.

Harry sourit. Dieu seul savait ce qu'Arran disait à l'oreille de Maugrey.

« Hé Arran ! Laisse-moi te montrer la maison de ta mère. Ta grande tante est là elle aussi, hurlant sa gloire. Tu pourras lui remplir les oreilles de stupidités plus tard. » Rit Harry.

« Potter, le jeune homme ne me remplit pas les oreilles de bêtise. VIGILENCE CONSTANTE ! Il me disait comment entrer dans la maison d'Alecto et les maisons des Zabinis et d'autres. Apparemment Zabini a toujours les inferis en liberté. »

Harry roula les yeux. Arran était intelligent. Il avait diverti l'attention de Maugrey. Snape lui fit un sourire malicieux et entraina Maugrey dans une discussion pleine de sarcasmes soudainement ce fut comme dans l'ancien temps dans l'Ordre du Phoenix. Il manquait simplement Dumbledore.

Harry traina Arran dans le hall, se dirigea vers le rideau et appela, « Kreattur ! »

Il y eut un crac et un vieil elfe arriva en murmurant, « Le sale sang mêlé est venu dans la grande maison de ma maitresse » il fusilla du regard Harry puis vit Arran. Il s'arrêta de choc et se pencha bien bas.

« Maître ? » Dit-il, confus de voir Arran avec Harry entre tous.

Arran ne répondit pas mais s'agenouilla.

« Kreattur comment vas-tu ? » Lui demanda-t-il gentiment.

AU choc d'Harry, Kreattur sauta dans les bras d'Arran et s'accrocha à lui comme Dobby le faisait avec Harry et se mit à sangloter.

« Maitre, ces gens complotent de vous tuer. Partez d'ici et restez en sécurité. » Pleura-t-il contre la poitrine d'Arran.

« Kreattur, qu'est-ce que je t'ai dit au sujet de maître Regulus ? » Lui demande Arran.

Kreattur regarda Harry avec suspicion puis regarda Arran.

« Père et mère sont morts Kreattur. » Lui dit doucement Arran, regardant l'elfe dans les yeux tout du long.

Quelques minutes plus tard Kreattur soupira puis fit un signe de tête. Arran se leva. « Je n'ai plus besoin de garder sa photo. »

« Est-ce toi Arran ? » Dit une douce voix au-dessus d'eux. Kreattur sourit au portrait de Mme Black.

« Tante Wilhelmina, c'est un plaisir. Comment vas-tu ? »

Elle lui sourit tristement, « Sirius est mort, tout comme Regulus avant lui, le savais-tu ? » Lui demanda-t-elle. Harry la regarda et fut touché par la tristesse dans sa voix une voix qui jusque là n'avait fait qu'hurler des insultes, même à Sirius et même spécialement à Sirius. Il commença à s'éloigner pour donner un peu d'intimité à Arran et Mme Black mais Arran le ramena.

Arran fit un hochement de tête au portrait de sa tante qui le regardait. « Tu ressembles tellement à mon Reg et à mon Sirius Arran. Je suis ravie que tu aies au moins pu venir ici. Comment as-tu réussi à venir ? Cet endroit est toujours sous le contrôle de Dumbledore. »

« Draco est lui aussi en vie tante et il sera bientôt là. Nous les Blacks envahiront bientôt cet endroit. »

Elle lui sourit tristement.

« Nous nous sommes alliés avec Harry tante. »

« Il est avec Dumbledore. » Répondit-elle doucement.

« Il ne l'est pas. Je donnerais le Chicaneur et la Gazette du sorcier à Kreattur en lui demandant de te les lire à haute voix. Sirius a son propre portrait à Godric Hollows et avec les parents d'Harry aimeraient venir ici et parler avec toi dans les détails. Je vais lui demander de venir ici en amenant un portrait et en l'alignant sur la magie des lieux. » Lui dit Arran avec détermination.

Un sourire illumina son visage quand il mentionna Sirius. « Quand ? Je veux me rattraper et lui faire comprendre que même si nous sommes des sorciers noirs et avec Voldemort avant, je me suis si mal comportée à cause de Dumbledore et de son Ordre. Je ne les voulais pas ici. Est-ce que le portrait de Reg s'y trouve aussi ? » Demanda-t-elle avec espoir.

Arran secoua la tête. Il se tourna vers Harry. « Puis-je aller à Godric Hollows et leur demander ? »

« Bien sûr et amène le portrait de Poudlard. Ils auront tous plus de place pour bouger. » Harry lui sourit, légèrement étonné et Arran disparut.

Elle se tourna pour regarder Harry.

« Nous étions avec Voldemort jusqu'à la mort de Reg. » Lui dit-elle doucement. « Son père et moi avons reçu une lettre après sa mort dans laquelle il nous racontait tout sur Voldemort mais nous étions déjà allés tellement loin et Sirius était déjà parti il avait quitté la maison et vivait chez les Potters. Un mois après la mort de Regulus mon mari est mort, le cœur brisé en réalisant que nous avions perdu nos deux enfants.

Je suis morte dans le mois suivant la proclamation que Sirius était un mangemort. Je savais qu'il n'en était pas un il aimait ton père mais qui m'aurait cru ? Je l'avais laissé tomber également. Après treize années il est revenu ici et a commencé à travailler avec le foutu Ordre qui n'avait rien fait pour lui. Je suis devenue folle et puisque Kreattur et moi ne pouvions que hurler et insulter, c'est ce que nous avons fait. Sirius n'a jamais compris. »

« Alors comment Kreattur a trahi Sirius ? S'il ne m'avait pas menti, je n'y serais jamais allé et Sirius ne se serait jamais aventuré dehors. » La voix d'Harry était étranglée alors qu'il fusillait du regard Mme Black et Kreattur.

« Ne le blâmez pas M Potter. Lucius a ordonné à Narcissa de le placer sous imperium, qui est une Black, et de lui faire dire ces mots si n'importe quel membre de l'Ordre lui posait cette question et spécialement vous M Potter. Narcissa n'avait pas le choix. Elle aurait été tuée pour être une traitresse, après avoir observé la torture et la mort de Draco. Ils la menaçaient avec cela tout du long. »

Harry était étonné. « Comment as-tu su Arran ? »

« Je l'ai rencontré Harry. Une fois que j'ai lu les journaux de Regulus j'ai pu venir ici puisque je partageais le même sang. J'avais l'habitude de venir souvent ici jusqu'à ce que Sirius ne s'échappe et ensuite je ne suis plus venu parce que ma tante m'a dit que ce serait dangereux. Elle m'a dit de me tenir éloigné jusqu'à ce qu'elle puisse parler avec Sirius mais ça n'a jamais pu arriver à cause de Dumbledore et l'entêtement de Sirius de ne même pas regarder sa mère. » Arran avait un petit portrait dans les mains.

« Lucius a retiré l'imperium après que Sirius soit tombé à travers le voile plutôt Narcissa l'a fait. N'est-ce pas Kreattur ? » Kreattur fit un signe de tête, ses yeux emplis de larmes.

« Il vous a tous insultés sur mes ordres M Potter. Je voulais que vous partiez pour avoir du temps seule avec Sirius pour que je puisse lui parler et lui dire l'autre version de l'histoire notamment le sacrifice de Regulus. Je voulais également amener Arran, Draco et Ria. Mais cela ne devait pas se passer puisque Sirius n'était jamais seul. Il était toujours grossier envers nous vu qu'il savait ce que nous avions été des mangemorts et il nous ignorait. Cela m'avait fait craindre de me confier à lui, particulièrement quand je n'étais pas sûre qu'il ne le rapporterait pas à Dumbledore. »

Deux coulées de larmes coulèrent de ses yeux.

« Bonjour Mme Black. » Dit la voix douce de Lily. Mme Black se tourna sans répondre à Lily, regardant par-dessus elle pour voir Sirius se tenir avec raideur et fusillant sa mère du regard.

« Pouvez-vous tous me donner un peu d'intimité avec mon fils ? » Leur demanda Mme Black.

Arran avait amené un autre portrait et le pendit au mur dans la salle de réunion. C'était la photo de Poudlard. Quatre portraits de l'école avaient orné les murs de Godric Hollows à différents endroits et Arran en avait amené un pour le mettre ici. Le portrait amené comportait plusieurs chaises.

Il le suspendit et alla dire à Lily et James d'y venir pour rencontrer les autres.

James et Lily vinrent immédiatement, donnant un peu d'intimité à Sirius et sa mère pour qu'ils mettent les choses au clair chose qu'ils n'avaient pas pu faire de leur vivant. Maintenant ils allaient essayer de réparer cela.

Harry vint vers ses parents et avait l'air très triste. Snape vint vers lui. Harry s'appuya sur lui et ils parlèrent à voix basse, Snape le réconforta en ayant un bras fermement autour du garçon garçon qu'il y a à peine quelques heures avait pensé qu'il ne survivrait pas demain.

Ron et Ginny regardèrent Harry avec étonnement et choc en le voyant s'appuyer contre le foutu bâtard graisseux et SNAPE entre tous le tenant fermement et le réconfortant.

Les autres Serpentards s'étaient mis à leur aise et observaient le spectacle. Ils avaient prit le parti de fusiller du regard Ron, Ginny et Percy à chaque fois qu'ils se tournaient pour les regarder. A chaque fois ces trois là détournaient le regard et rougissaient.

Ron et Ginny voulaient s'enfuir et se terrer dans leurs chambres mais n'osaient pas.

« Peut-être que si nous nous excusons comme Maugrey, Harry nous pardonnera. » Chuchota Ron à Ginny. Elle le regarda un moment avec espoir avant de baisser les yeux. Elle secoua la tête, Harry ne les avait même pas regardés. Bien qu'Hermione les ait regardés, ça n'avait été que pour les fusiller du regard et de rétrécir les lèvres comme s'ils n'étaient que de viles créatures. Elle avait été ensuite discuter avec les Serpentards. Elle n'était même pas venue dans leur côté de la pièce, pas même pour leur hurler dessus.

Molly, après un moment de détente général sauf pour les trois Weasleys isolés, envoya les Serpentards à l'étage avec Kreattur en leur disant d'y rester jusqu'au lendemain.

« Attendez jusqu'à demain mes chers et Harry, Severus, Amélia Bones et Brian Wheeler viendront vous emmener au Ministère pour vous innocenter et vous autoriser à rentrer chez vous libres de vivre vos vies. Montez avec Kreattur qui vous montrera où vous pourrez vous reposer jusque là. Relaxez-vous et Kreattur vous amènera à diner si vous ne voulez pas descendre. Ceux qui veulent descendre, venez vers vingt heures. Même si nous ne sommes pas là Kreattur vous servira. »

Les Serpentards étaient plus que ravis de partir. Maugrey partit après qu'Harry, ayant récupéré, lui donna le secret de Godric Hollows, « Venez demain Maugrey et nous commencerons les préparations. »

Le vieil auror sourit, se tourna et transplana chez lui pour passer le reste de la journée finalement en paix après ces dernier jours agités.

« Tu es un idiot Potter. » Lui dit Snape dès que Maugrey fut parti. Il ne restait que les Weasleys.

« Pourquoi Severus ? » Lui demanda Harry avec un sourire dramatique, ayant récupéré de sa colère et de sa tristesse après sa discussion avec Mme Black colère contre Lucius Malfoy et Dumbledore et tristesse pour elle et Sirius.

Snape roula les yeux. « Pardonner Maugrey était une chose. Faire de lui le professeur de DCFM et pendant en plus dix ans était autre chose. Tu, tu…., oui ça y est. Espèce de Gryffondor. » Insulta-t-il joyeusement. Il donna presque une crise cardiaque à Ron et Ginny en voyant ce joyeux Snape. Les autres ricanèrent.

« Mais c'est Harry. » Molly se réjouit, incapable d'oublier qu'Harry avait permis aux Weasleys de s'occuper des cas de Ron et Ginny en privé, les sauvant d'une honte éternelle. La honte était présente dans tous leurs cœurs et Molly était sûre qu'elle perdurerait jusqu'à leur mort, mais au moins cette honte n'avait pas été rendue publique.

Harry lui sourit et Snape roula des yeux.

« Père ? » Appela doucement Percy à cet instant.

« Oui Percival ? » Demanda-t-il froidement.

Percy déglutit mais continua courageusement.

« Père je n'ai rien fait de mal. Je partais juste à la pêche aux informations et les donnais à Dumbledore. Oui je n'ai jamais voulu que vous soyez du côté d'Harry, » il rougit avant de continuer vaillamment, « je pensais que s'associer avec Harry était dangereux et j'ai donc fait de mon mieux pour éloigner Ron et Ginny. Tu ne peux pas me déclasser papa, je n'ai rien fait de mal. »

« Mais tu as tort Percy. » Lui dit doucement Arthur Weasley, « Je pense qu'il est dangereux de s'associer avec des hommes comme Fudge et des femmes comme Ombrage qui sont meilleurs amis avec Lucius Malfoy et qui abusent de leur autorité en envoyant des détraqueurs et jetant des impardonnables. » Ici il fusilla du regard Ron et Ginny. Les voyant déglutir il se tourna de nouveau vers Percy, « et comme Ministre je ne peux pas te permettre d'avoir une position de responsabilité parce que tu as montré uniquement un mauvais jugement dans tes choix. »

« Ce n'est pas juste papa. Nous avons tous fait confiance à Dumbledore. Tu fais également parti de ces personnes. » Protesta Percy.

« Oui et le moment où j'ai su que lui et mes enfants commettaient non des erreurs mais de graves offenses qui devraient les envoyer à Azkaban après tout c'est la punition que j'ai donné à Ombrage je me suis assuré de prendre immédiatement mes distances. En as-tu fait autant Percy ? Pourquoi même Maugrey était préparé à aller à Azkaban pour les erreurs qu'il a commises ? »

« J'espionnais pour Dumbledore. »

« Oui, mais tu n'as pas pris tes distances avec le Ministre ni n'a fait comme Severus, informer l'Ordre de ta position d'espion. Et tu étais aussi au courant que la magie d'Harry avait été bridée. Ceci Percy est un crime qui peut t'envoyer à vie à Azkaban. Pourquoi crois-tu que Dumbledore est si conciliant ? Tu te fichais que les pouvoirs d'Harry soient bridés parce que vous l'aviez tous déjà tué dans vos esprits. Et bien je dis qu'aucun de vous n'a le droit de tuer une autre personne, à moins que vous ne soyez des mangemorts ? »

« Ce n'est pas juste papa. » Hurla Ron, venant se tenir à côté de Percy. « Vous avez tous tué hier. Est-ce que cela fait de vous des mangemorts, toi et ton précieux garçon qui a survécu ? »

BAFF !

Ron était stupéfait. Il se tourna pour voir Hermione tremblante de rage avec ses mains prêtes à le gifler une nouvelle fois.

« Toi Ron a lancé deux impardonnables et fait parti d'un schéma pour tuer le garçon qui a survécu. Devrais-je demander à ton père d'ouvrir ce cas publiquement ? »

Ron se tint la joue et continua de regarder Hermione avec choc.

« Ou tu penses que c'est justifié parce qu'Harry est le garçon qui a survécu, il est une propriété publique qui doit être utilisée avant d'être jetée aux ordures oh n'oublions pas après l'avoir dérobé de son argent ? Peut-être penses-tu qu'Harry n'est bon qu'à être tué ? » Hurla-t-elle.

« Tu n'as rien à dire. Tu es toujours avec lui et jamais avec moi. » Cria Ron, jaloux qu'elle ait prit le parti d'Harry.

« Tu veux dire que j'aurais dû être avec toi et t'aider à établir de meilleurs plans pour tuer Harry ? » Lui demanda-t-elle férocement avant de continuer avec colère,

« Tu as un train de retard sur les événements Ron. Dumbledore est tombé, Maugrey a admis ses erreurs et les mangemorts ont tous été éliminés. La plupart de ces sales Serpentards furent ceux qui nous ont aidés à gagner la guerre. Pas des braves Gryffondors comme toi, Ginny et Percy qui voulaient Harry, son argent, ses propriétés, sans oublier la vie d'Harry et gagner la guerre en laissant mourir de nombreux innocents. Mais vous les Gryffondors vous en fichez n'est-ce pas ? »

Ron la regarda avec colère et défaitisme. « Tu ne comprendras jamais. »

« Comprendre quoi ? » demanda Charlie à Ron, « comprendre que tu es misérablement jaloux d'Harry. Oh mais nous le savons tous Ronnie. Et bien sûr nous comprenons tous que Ginny est une trainée. Pas de doutes sur ce point non plus et Percy, le scélérat a montré ses vraies couleurs. »

« Je ne suis pas une trainée Charlie. Ne dis pas cela. » Hurla Ginny.

« Je ne suis pas jaloux du balafré. » Ron hurla, tremblant de jalousie et de colère. Les mots coulèrent de sa bouche, des mots qui n'auraient jamais dû être dits.

« J'ai donc jeté un imperium, et alors ? C'était pour qu'Harry soit moins impatient et moins enclin à tuer les gens proches de lui comme il l'a fait avec Sirius. Hier Harry a jeté le sort de mort et tué dieu seul sait combien de personnes. Est-ce que c'est bien ? Personne ne semble l'arrêter. Oui, j'ai prit l'argent, et alors ce n'est pas comme notre pathétique de père nous faisait baigner dans l'opulence.

Tout ce temps à porter des vêtements de seconde main, à manger des restes et à s'inquiéter pour joindre les deux bouts. Et maman faisant comme si papa était important et était le meilleur quand papa n'avait aucune ambition et aucune valeur. Il ne pouvait même pas nous acheter de nouveaux livres et baguettes. Hé ! Aie, ow, ow » Cria soudainement Ron.

PAF ! PUNCH ! Baff ! Punch !

« Aie, aie, arrête, arrête. » Ron criait et Hermione criait en même temps que lui, « Arrête Harry. Tu vas le tuer. »

Arthur, Molly et Charlie se tenaient là, stupéfaits par les mots blessants de Ron.

Harry avait écouté avec stupéfaction les mots de Ron. Le moment où il entendit tout cela sortir de sa bouche, Harry avait perdu le contrôle. Il n'avait même pas conscience qu'il battait Ron, le frappait et le blessait. Ron, après le choc initial et quelques cris s'était mis à riposter.

Les jumeaux se précipitèrent pour frapper Ron quand ils entendirent leur mère pleurer et tanguer et coururent vers elle après s'être rendus compte qu'Harry faisait un excellent travail. Charlie, après le choc initial tenait son père qui tremblait comme une feuille.

Ce furent Snape et Arran qui finalement les séparèrent quand il devint apparent qu'Harry ne s'arrêterait pas et qu'ils allaient finir par se tuer. Hermione essayait d'éloigner Harry et fut touchée par un coup de Ron, de la même façon que Ginny qui elle essayait d'éloigner Ron.

Harry continua à frapper Ron et Percy, qui avait joint la bataille pour aider Ron après avoir vu comment Harry avait le dessus. Harry tomba finalement sur Pansy et Blaise qui luttèrent pour le retenir parce qu'il voulait tuer Ron une fois pour toutes. Il leur hurlait de le relâcher quand Snape et Arran arrivèrent et prirent le relais.

Harry avait deux yeux au beurre noir, le nez cassé, des coupures sur les joues et avait été frappé un peu partout. Ron était pire, son menton avait un angle étrange, il avait lui aussi deux yeux au beurre noir, trois dents cassées et des bleus partout. Mais la bataille n'était pas encore finie.

« Comment oses-tu ? » Hurla Harry à Ron. Lui, Percy et Ginny virent pourquoi Harry était craint et respecté. Harry, même avec toutes ses blessures, transpirait tellement de pouvoir et de magie, que ça en était effrayant. Les Serpentards qui avaient été se reposer étaient redescendus au bruit des cris et hurlements. Tout le monde observait le combat entre les deux ex meilleurs amis.

« Comment oses-tu dire toutes ces choses contre tes parents ? » Hurla une nouvelle fois Harry.

« Est-ce que tu sais ce que c'est de ne pas en avoir ? Combien c'est difficile ? Si mes parents ou Sirius étaient là pour moi quand j'avais été un bébé, penses-tu que ma magie aurait été bridée ou qu'ils auraient permis à Dumbledore, Maugrey ou vous trois de comploter contre moi et me tuer ? » Cria fortement Harry, les fusillant du regard.

Harry se tourna et tira Arran, « C'est Arran Lestrange et il m'a donné le secret des barrières de protection autour de sa maison pour que je puisse tuer ses parents et grands-parents. Sais-tu que c'est un bi-millionnaire Ron ? Draco Malfoy a autorisé Amélia Bones à tuer ses parents et tu sais à quel point il est riche. Tous ici, » Harry fit un geste en direction des Serpentards, « sont tellement riches que l'argent que tu as prit de Dumbledore n'est même pas assez pour leur servir d'argent de poche. »

Ron rougit et essaya de fusiller Harry du regard, « Mais ils n'ont pas eu la chance d'avoir des parents comme les tiens. Alors oui tes parents t'ont donné des vêtements de seconde main et ton père n'a pas léché les bottes comme Percy pour grimper les échelons, ON s'EN fiche RON ! Ce que tu ne réalises pas Ron c'est qu'ils t'aiment, ils te protégeraient de leurs vies et seraient morts pour toi sans arrières pensées. BON SANG ! Tu es PATHETIQUE Ron et je ne sais vraiment pas comment tu as pu naitre dans une famille si aimante. Sais-tu combien de fois j'ai souhaité que mes parents soient là pour moi comme les tiens le sont pour toi ? Combien je t'ai envié ta famille ? Combien j'étais jaloux ? » La voix d'Harry se brisa et il fallut une minute de silence avant qu'il ne continue.

« Comment peux-tu dire que tes parents ne valent rien ? Comment OSES-tu dire cela ? Que sais-tu de parents indignes Ron ? Sais-tu que les enfants de vrais parents indignes souffrent ? En as-tu vraiment une idée ? Je sais Ron et ce n'est pas beau à voir parce j'ai brisé ces familles la nuit dernière et fait d'eux des orphelins. Et tu oses parler ainsi de tes parents ? VA TE FAIRE VOIR RON, VA TE FAIRE VOIR ! » La voix d'Harry s'éteint et il s'effondra à genoux avant de cacher son visage dans ses mains.

Snape et Arran qui clignaient des yeux pour empêcher leurs larmes de couler, prirent Harry dans leurs bras. La plupart des Serpentards pleuraient et Ron prit conscience pour la première fois qu'il avait été trop loin en disant toutes ces choses horribles dans sa rage.

Snape s'essuya les yeux furieusement et en sortant sa baguette se mit à guérir les blessures d'Harry. Ginny fit de même avec Ron voyant que personne ne s'approchait de lui. Snape lui envoya un baume cicatrisant. Elle rougit à travers ses larmes en le prenant et l'appliqua sur Ron, Percy puis sur sa joue enflée.

Il n'y aurait aucun pardon ni réconciliation, elle le savait. Ron se sentait dévasté. Il regarda autour de lui pour voir que tous les autres pleuraient, les émotions d'Harry déteignant sur eux. Les Serpentards montèrent silencieusement dans leurs chambres et y restèrent.

Les Weasleys se tenaient là, les larmes coulant le long de leurs joues, trop stupéfaits. Ils ne pouvaient pas croire l'opinion que leur fils avait d'eux.

L'humeur Square Grimmaud était très triste et remplie de désespoir. Ajouté à cela, la peine d'Harry s'était mélangée à sa magie et cela affectait tout le monde dans la pièce.

Personne ne dit un mot après cette explosion. Snape avait Harry presque sur ses genoux et lui caressait doucement les cheveux pour le calmer. Arran était assis avec Snape, tenant fermement la main d'Harry tout en murmurant doucement « pas ta faute » encore et encore.

Molly Weasley était totalement dévastée et Arthur se ratatinait sous le poids des mots de son plus jeune fils. Ses deux fils et sa fille le voyaient comme un père indigne et un bon à rien en tant que personne. Cette pensée tourbillonnait dans sa tête et il était appuyé sur Charlie comme si sa vie en dépendait et que Charlie était son dernier espoir.

Le reste des Weasleys étaient simplement époustouflés par les accusations de Ron et les mots d'Harry en réponse, qu'ils perçurent comme un coup de poignard. Même Snape n'avait pas conscience de la profondeur de la peine d'Harry et de la culpabilité qu'il avait pour avoir initié les attaques de la nuit dernière.

Seul le silence régnait Square Grimmaud ce soir là et Ron prit finalement conscience que sa jalousie l'avait amené dans un endroit d'où il ne pourrait jamais revenir.