Résumé : Cette fois, nous y sommes ! La fin de l'opération la plus terrifiante du monde sorcier… J'espère que l'épilogue de cette seconde aventure vous plaira… Bonne lecture, Lilywen.

OPERATION : Quand bébé arrive…

(Suite de 'OPERATION : Marions le')

Chapitre 19 : Il était une fois un conte magique…

EPILOGUE

Trois ans, deux mois et un jour plus tard… Au royaume de Poudlard…

« Il était une fois un roi ténébreux et solitaire qui vivait dans un château éloigné, au cœur des terres d'Ecosse. Cet homme, jugé sombre par certains de ces contemporains qui en fait, le connaissaient bien mal, était un sorcier, sans doute l'un des plus doués de son monde. Il était capable de créer de puissants élixirs d'amour comme de mettre en bouteille la plus douloureuse des morts. Le roi était craint mais il était aussi profondément aimé et apprécié de ses proches, en particulier de son filleul, un homme d'une beauté époustouflante et d'une intelligence peu commune, le plus talentueux médicomage de sa génération… Mais passons sur ce point, il n'est malheureusement pas le héros de cette histoire… Où en étais-je déjà ? Ah… Oui… Un soir, alors que le roi ténébreux et solitaire s'ennuyait à mourir dans son château éloigné, au cœur des terres écossaises, une jeune princesse aux yeux verts arriva dans le palais de…

- Oh non ! Pas encore cette histoire... »

Le blond arrogant reporta immédiatement son attention sur la jeune Rose Weasley qui soupirait de façon exagérément théâtrale. Etant l'adulte, le référent responsable et mâture, Drago répondit à la demoiselle comme il se doit… En la fusillant du regard :

« Un peu de respect, fillette.

- Et pi', nous, on veut 'tendre l'hi… Hi-toire, hein, Al… »

Cherchant son assentiment et un appui toujours indéfectible, Scorpius se tourna vers Albus-Severus, qui s'enthousiasma aussitôt :

« Vi, nous, on veut ! Allez ! Dis ! Allez ! Hein, 'Go, qu'il doit dire z'histoire…

- Ze m'appelle HU-GO ! Pas 'Go ! C'est maman qui dit… », bouda le dernier rejeton de la tribu Weasley-Granger.

Sous le regard agacé de Rose et exalté des trois autres enfants, Drago Malefoy se racla la gorge pour reprendre le fil de l'histoire :

« Je disais donc… Un soir, alors que le roi ténébreux et solitaire s'ennuyait à mourir dans son château éloigné, au cœur des terres écossaises, une jeune princesse aux yeux verts arriva dans le palais de Poudlard… »

Une porte claqua et Seamus s'avança vers son époux. Il déposa un léger baiser sur les lèvres de son insupportable blond arrogant et déclara dans un sourire amusé :

« Si Harry apprend que tu as raconté cette histoire à son fils, il te tuera et je l'applaudirais pour cela.

- Salut l'irlandais… Tu sais que tu m'as terriblement manqué, mon cœur.

- Je suis parti dix minutes, juste le temps de croiser Poppy. D'ailleurs, elle attend la visite du plus talentueux médicomage de sa génération à l'infirmerie.

- Tu parles de moi peut-être…, répondit avec ironie le blond.

- Je ne connais personne de plus mégalomane que toi pour s'enorgueillir ainsi d'un tel titre, et toi ?

- Oh… on dirait bien que mon adorable irlandais a mangé du lion au petit-déjeuner…

- Je ne pen… »

Le reste de la phrase de Seamus mourut dans un étrange borborygme. Il lança un regard noir à son homme qui ricanait de la claque magique qu'il venait d'administrer sur le délicieux postérieur de l'irlandais.

« Dray ! Les enfants !

- Un problème, mon irlandais ?

- Comme si tu ne le savais pas…

- Et nous, z'on veut z'histoire, hein Al ?

- Oui, mon bonhomme. Papa va te raconter ce conte magique, n'en déplaise à maman !

- Malefoy ! »

Alors que Seamus bougonnait, Drago se cala plus confortablement contre le dossier de son fauteuil et reprit pour son public attentif :

« Dès que la jeune princesse aux yeux verts rencontra le roi ténébreux et solitaire, elle tomba éperdument amoureuse de cet homme pourtant craint par tous… »

Un rire cristallin et sonore résonna dans le salon des Potter-Snape alors que dans un nuage de fumée verte, s'extirpait de la cheminée la fameuse princesse aux yeux verts, accompagné du non moins célèbre maître des potions. Ce dernier se redressa et lança un regard passablement exaspéré à son gryffondor :

« Tu es réellement impossible, Potter !

- Potter-Snape, amour, Po… »

Avant que le brun ne puisse finir la phrase, Severus couvrit la bouche de son insupportable terreur avec sa main qui en profita pour titiller gentiment son maître des potions en léchant sournoisement la paume de l'homme. L'ancien mangemort lança un regard réprobateur à son gryffondor, tout en marmonnant sourdement :

« Les enfants sont là, je te rappelle ! »

Souriant, l'attention du jeune et puissant sorcier se reporta aussitôt sur la petite troupe, assemblée sagement aux pieds de Drago Malefoy.

« Qu'est-ce que vous faites donc tous là, la marmaille ? »

L'explication ne se fit pas attendre car aussitôt, Scorpius répondit joyeusement :

« Papa Dago, y nous raconte z'histoire de la princesse…

- Vi, et même que Corpius, et 'Go et moi, on veut zavoir… Et pas Rose qui dit qu'elle connaît dézà z'histoire de la princezze », renchérit avec non moins de ferveur Albus-Severus.

Harry se dégagea alors de l'étreinte de son maître des potions et lança un regard furibond au blond arrogant :

« Quelle histoire de princesse as-tu raconté à mon fils, Male… Filleul de mon amour ? »

Tandis que Drago ricanait et que Seamus haussait les épaules pour signifier à son ami son impuissance, ce fut Albus-Severus qui leva ses grands yeux verts vers son père et déclara, avec fierté, du haut de ses trois printemps :

« Z'histoire d'une princezze comme toi, papa !

- MALE…

- Allez, Potty, tu devrais plutôt être satisfait…

- Par… Pardon ?

- Et bien, oui… Il est loin d'être bête, ce gosse. Au moins, on sait de qui il a hérité son intelligence et sa perspicacité et c'est plutôt une bonne nouvelle, non ?

- Drago…

- Oui, parrain ?

- Ne pousse pas trop ta chance tout de même. »

Après un reniflement sarcastique pour signifier sa colère légitime envers le blond, Harry se rapprocha du petit Abus-Severus et déposa un baiser empli de tendresse sur le bout du nez de son garçon :

« Tu as faim ? Tu veux manger quelque chose, Al ?

- Vi, papa… Zocolat ! »

Le survivant se redressa dans un soupir :

« Alors, goûter pour tout le monde ! Allez dans la cuisine, la marmaille… »

Tandis qu'Albus-Severus se jetait au cou de son père pour le remercier comme il se doit, Harry appela Dobby. Une seconde plus tard, l'elfe aux oreilles grises se tenait devant l'honorable assemblée de sorciers et s'inclinait avec respect :

« Harry Potter-Snape Monsieur m'a demandé ? Que puis-je faire pour Harry Potter-Snape Monsieur ?

- Pourrais-tu déposer en cuisine un plateau pour le goûter de ces chérubins ? Du chocolat chaud, des viennoiseries… Enfin, fais au mieux, je te fais totalement confiance, Dobby.

- Oh ! Harry Potter-Snape Monsieur est un si grand sorcier et Dobby est fier de servir un si grand sorcier… »

L'instant suivant, la petite créature disparaissait dans un pop tandis que les enfants se précipitaient en courant vers la cuisine. Seamus et Harry les suivirent aussitôt, préférant éviter de laisser seuls les quatre gamins, de peur qu'ils ne se décident à rejouer la dernière grande bataille de Poudlard dans la petite pièce voisine. Resté finalement seul avec Drago, Severus conjura deux verres de whisky-pur-feu, dont un qu'il fit léviter jusqu'à son filleul avant de s'asseoir à sa droite sur le large sofa. Le silence qui régnait dans le salon du maître des potions n'était en rien pesant ou gênant. Les deux hommes savouraient tranquillement ce moment de paix, songeant chacun à leur parcours respectifs qui les avaient menés, ici même, à cet instant précis.

« Tu es au courant que Blaise et son dresseur de dragon nous invitent tous le week-end prochain pour fêter l'anniversaire d'Edward.

- Je sais… Ce matin, Albus a reçu un message de son parrain à ce propos.

- J'imagine qu'il devait être ravi de cette nouvelle.

- Il était littéralement aux anges de passer une journée entière avec la tribu Weasley au grand complet.

- Je suis certain que ta Princesse l'est tout autant.

- Qu'est-ce que tu as encore à me reprocher, Malefoy ? », répliqua Harry en revenant dans le salon suivi de Seamus.

Le maître des potions soupira, un air résigné peint sur son visage, face aux sempiternelles oppositions entre son filleul et sa petite terreur, tandis que Drago reprenait d'un ton où suintait une ironie mordante :

« Je pensais que Severus et moi devrions prévoir quelques potions contre la migraine…

- Et pourquoi donc ?

- Il me semble pourtant Potty que tu as, tout comme nous, reçu l'invitation de Blaise et de son dresseur de dragon pour célébrer l'anniversaire d'Edward.

- Quel rapport avec les potions anti-migraine, ô toi, le plus grand génie de la médicomagie de notre génération ?, répliqua sarcastiquement le brun aux yeux émeraude, en trouvant naturellement place tout à côté de son homme.

- Voyons ! Une journée entière entourée de toute la descendance de la tribu Weasley et tu t'interroges. Vraiment, Princesse ! Tu as bien conscience que ce doit être une sorte de malédiction particulièrement pernicieuse pour nous autres, pauvres Serpentards, au milieu de cette marmaille horriblement rousse, future génération gryffondorienne, à n'en pas douter.

- Oserais-je te rappeler qu'Edward, est effectivement un Weasley mais également le fils de ton meilleur ami, un serpentard, ce me semble. Et puis, il n'y aura pas qu'Arthur, Rose, Hugo et lui. Tu oublies un peu vite Teddy, Al, ton adorable demi-sœur et ton fils…

- Salazar soit loué ! Au moins, deux enfants Malefoy dont la beauté rare et l'intelligence peu commune ne peuvent souffrir aucune comparaison dans la plèbe rouquine de cette nouvelle génération, voilà de quoi compenser ses instants tragiques à venir.

- Dray !

- Quoi, mon adorable irlandais ? Un problème, peut-être ? »

Le jeune sorcier leva les yeux au ciel d'exaspération et s'effondra sur le fauteuil face au sofa.

« Tu es tellement…, grogna Seamus.

- Magnifique, brillant, supérieur…, suggéra en toute fausse modestie l'arrogant blond.

- Et quelque peu mégalomane, renchérit Harry dans un sourire. Peut-être que le génie de la médicomagie de notre génération pourrait envisager de prendre rendez-vous avec cette bonne vieille Partemonia, histoire de poursuivre une thérapie, trop tôt abandonnée, selon tout vraisemblance. »

Seamus adressa un sourire complice à Harry, quand, soudain, la cheminée magique s'anima et que dans un nuage de fumée verte, apparut Ron, suivi quelques secondes plus tard d'Hermione. Ils saluèrent d'abord chaleureusement les quatre sorciers présents et la jeune femme demanda ensuite :

« Tout s'est bien passé avec les enfants ?

- Bien évidemment, Granger-Weasley. Douterais-tu de mon extraordinaire talent pour dompter quatre petites terreurs à peine sorties des jupons de leurs mamans respectives ?

- Seamus et moi ne sommes pas des femmes au cas où ce détail t'aurait échappé, Malefoy !, s'offusqua Harry.

- Oui, c'est cela..., ricana Drago, tout en poursuivant comme si de rien était. En tout cas, il suffit d'une histoire de Princesse et ils m'écoutent tous plus attentivement que s'ils étaient sous Imperium !

- Il n'a quand même pas osé ? Pas encore…, demanda Hermione dans un soupir affligé.

- Si seulement… », répondit Seamus dans un gémissement accablé.

Hermione s'installa dans le dernier fauteuil libre tandis que Ron s'appuyait avec nonchalance près de la vaste cheminée et la discussion entre les trois couples reprit naturellement :

« Vous ne devinerez jamais qui nous avons croisé en allant sur le chemin de traverse pour acheter un cadeau à Edward ?

- Qui ?, questionna aussitôt Harry, piqué par la curiosité.

- Neville et Andrew sont revenus de leur voyage de noce.

- Ils seront donc là ce week-end ?

- Sans aucun doute. Ils nous ont promis de tout nous raconter mais…

- Quoi ?, demanda le brun aux yeux émeraude.

- Peut-être que je me trompe mais Neville paraissait assez… différent… Presque agacé et…

- Insupportable, tu veux dire…, renchérit Ron.

- En fait, je me demandais si…

- FELIX PARENTIS, répondirent en chœur Seamus et Harry.

- C'est exactement ce que je pensais ! », s'exclama Hermione avec enthousiasme.

Severus sembla blêmir dangereusement à la nouvelle.

« Ca va, Sev chéri ?

- Ne pose pas de questions stupides, Potter !

- Potter-Snape, amour, Potter-Snape…, minauda le brun aux yeux d'émeraude en se câlinant contre son ténébreux époux.

- Oh non ! Par Salazar ! Pas cette fois… Tu auras beau user honteusement de subterfuges sexuels indéniablement créatifs et stimulants, je ne me plierai certainement pas à tes manigances de serpentard refoulé. Je vais prendre immédiatement rendez-vous avec Minerva pour organiser mon départ de Poudlard. Je m'étais quelque peu résigné à l'idée d'enseigner l'art si noble des potions à la nouvelle génération Weasley, Lupin, Malefoy même si cela me paraissait déjà une bien cruelle revanche du destin mais là, il s'agit tout simplement d'un effroyable châtiment de Voldemort si je dois, en plus, faire face à l'héritier Parkinson-Londubat.

- Ne sois pas si négatif, amour...

- C'est vrai, parrain. Après tout, c'est forcément ainsi que s'achève les contes magiques.

- Pardon ?

- Voyons, parrain. Je croyais pourtant que tu connaissais le célèbre adage moldu : « Ils se marièrent, vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants »… Mais pourquoi crois-tu que l'on ne parle jamais de ce qui suit ?

- Je l'ignore, Drago, mais je suis certain que tu as sûrement la réponse à cette question existentielle, n'est-ce pas ?, soupira ostensiblement le maître des potions.

- Bien évidemment… Parce que vois-tu quand les enfants grandissent et s'en mêlent, les opérations reprennent…

- Je n'aurai pas dit mieux, filleul de mon amour », conclut Harry en souriant diaboliquement.

FIN (ou presque)

Merci à ma petite béta personnelle, ma Nadwen, pour ces corrections et surtout pour tous nos délires pour 'construire la nouvelle génération'…

Merci aux lecteurs, toujours fidèles à cette seconde aventure… Certains d'entre vous avaient déjà compris que cette suite serait en fait une trilogie… (Et je les en félicite chaleureusement !) Alors oui, je vous le confirme, comme je l'avais décidé en fait dès la première opération, il y aura bien un troisième et dernier volet qui clôtureront les péripéties de nos couples favoris…

Vous retrouverez donc dans quelques temps Harry et son Sev chéri, Drago et son délicieux Irlandais, Blaise et son dresseur de dragon, Neville et Andrew, Lee et Georges, Hermione et Ron… Bref, de nombreux couples heureux et comblés qui devront faire face aux aléas périlleux de l'adolescence avec toute la nouvelle génération : Albus-Severus Potter-Snape, Scorpius Malefoy-Finnigan, Hugo et Rose Weasley-Granger, Edward Zabini-Weasley, Arthur Jordan-Weasley, Matthew Parkinson-Londubat, Cassiopée Malefoy-Parkinson, Teddy Lupin… et tous les autres, sans compter ceux que nous retrouverons dans ce dernier opus, comme William Grinwitch.

Je remercie encore tous ceux qui ont laissé ou laisseront un message… et je vais poursuivre d'abord mes trois fictions en cours que j'avais un peu mis de côté pour finir « opération bébé ». Je reprends donc « Aller simple », « Littérature » et « La quête » et vous pourrez découvrir prochainement le troisième et ultime volet d'opération. A bientôt, Lilywen.