[OS en réponse au 18e défi du poney] Comme toujours, tout est à Tolkien, rien à moi. Après avoir écartée l'idée d'une soirée entre hobbits au pied de l'arbre des fêtes, cette idée là m'est venue.. elle n'est pas la meilleure, mais elle me semblait appropriée à la situation.

Bonne lecture à tous


La dernière nuit de Décembre

Perdue dans ses pensées, la jeune femme aux cheveux dorés regardait attentivement le ciel. L'année qui tirait à sa fin avait été difficile pour la pauvre femme. Sa vie avait filée à une vitesse telle qu'elle avait du mal à croire tout ce qui lui était arrivé. Pourtant, elle savait parfaitement que rien n'était terminé.

Quelques semaines auparavant, elle avait vu filer un homme à cheval. Elle était parvenue à identifier l'arbre blanc, symbole de la cité de Minas Tirith et à voir son empressement à traverser la trouée du Rohan, elle avait d'abord crue qu'il fuyait pour préserver sa vie de quelques semaines. Mais un fuyard n'aurait jamais porté avec autant de charisme cet emblème royal. Il devait porter un message d'une très grande importance, car tous les autres voyageurs, quel que fut les raison de leur voyage se serait arrêté dans la cité.

Depuis ce matin là, la jeune femme avait prit l'habitude de regarder au loin dans l'espoir de voir cet étranger passer son chemin. Elle n'avait aucune idée de qui il pouvait bien être et ne ressentait rien de particulier envers lui. Pourtant, elle avait l'impression que quelque chose les unissaient l'un à l'autre et la curiosité qu'elle éprouvait envers la quête de ce mystérieux inconnu n'en était que plus forte encore. C'était en partie pour cette raison qu'elle était sortie en cette dernière nuit si froide et si triste de décembre. Malgré le long manteau en fourrure qu'elle avait revêtu, elle pouvait sentir le vent glacial de la nuit venir se fracasser sur son frêle corps.

Elle se mit à imaginer ce à quoi pouvait ressembler le monde à l'extérieur des frontière du Rohan. Cet homme, lui, l'avait sûrement parcourut en entier. Si un jour elle le revoyait, elle s'empresserait de grimper à cheval et de chevaucher à sa rencontre et lui demanderait avec espoir de lui raconter son histoire à lui.

Ainsi, lorsque la nouvelle année arriva, elle était seule, dehors, au froid, alors que tous les autres s'étaient rassemblés dans la salle du banquet pour festoyer et espérer une année plus heureuse. L'année qui suivrait seraient particulièrement difficile pour le peuple du Rohan et nombres des hommes le fêtait pour la toute dernière fois. La guerre était commencée et Sauron, cet imposteur qui revendiquait la souveraineté de toutes les terres de ce monde, avait commencé à mobiliser des armées d'orcs et tous savais que ce n'était que le début encore et que les mois qui suivraient serait plus sanglants que tous ceux qu'ils avaient connus jusqu'à ce jour. Pourtant, ils étaient loin de ce douter jusqu'à quel point ils le seraient.

Perdue dans ses pensées bordées du faible espoir d'une vie meilleure que lui avait inspiré le cavalier du Gondor, la jeune femme ne remarqua pas qu'une personne s'était approchée d'elle et l'observait en silence depuis plusieurs minutes déjà.

Vous ne devriez pas être dehors à cette heure, dit finalement l'homme hideux qu'elle avait apprit à côtoyer sans pour autant cesser de s'en méfier.

Lui obéissant, la jeune femme du se résigner à entrer dans le palais de son oncle, le roi Théoden. Tant et aussi longtemps que ce fourbe de langue de serpent serait en vie, elle ne pourrait l'abandonner à sa merci.