Ma berceuse

Résumé : Un matin banal dans la nouvelle vie de Bella à Forks, les Cullen Brothers, célèbre groupe de musique, débarque au lycée. Il semblerait que la petite ville de l'état de Washington soit devenue le nouveau fief d'un band qui ne souhaite que vivre une vie normale. Quoi de plus normal alors que de tomber amoureux? Bella/Edward Tous humains (enfin je crois^^)

Note de l'auteur : Allez je me lance,, je vous le poste. Ce chapitre sera arrivé plus rapidement. Il faut dire que je me suis mis un con coup de pieds aux fesses pour l'écrire rapidement. Je m'attendais à ce qu'il soit plus long que ça, mais bon, j'espère que la quantité n'influera pas sur le fait que vous appréciez ce chapitre. C'est donc le dernier, mais n'hésitez pas à surveiller mon profil parce que d'ici quelques temps, une suite arrivera (pas encore écrite^^).

Cette histoire m'a beaucoup apportée et VOUS m'avez beaucoup aidé à la terminer. Ca me fait tout bizarre de la terminer parce que 1) ce n'est pas dans mes habitudes de finir mes fics(^^) et 2) j'adorais l'écrire. D'où le fait que AHAH ! je vais faire une suite. Allez, assez de blabla.

Bonne lecture !

Bella s'apprêtait à prendre son avion avec Esmé et Carlisle Cullen, dont les vacances se terminaient, et un affreux remord la taraudait. La façon dont elle avait traité Edward après la scène du paparazzo avait été tout sauf gentille. Elle s'était écartée de lui brusquement puis l'avait ignoré jusqu'au lendemain. Il avait bien essayé de lui parler deux ou trois fois mais chaque fois, soit elle partait, soit elle trouvait quelqu'un avec qui discuter et l'ignorait de nouveau. Lassé, il avait fini par abandonner. Et elle s'était sentie encore plus mal que lorsqu'il essayait de lui parler. Edward était un garçon gentil et tout cela n'était pas de sa faute. Seulement… seulement elle ne voulait pas être une fille de plus, un nouveau nom dans les magasines qui serait poursuivi jusqu'à la prochaine. C'était une expérience qu'elle ne voudrait jamais tenter. Et, à chaque fois qu'elle l'oubliait pour se perdre dans une discussion passionnée ou dans une étreinte aussi douce qu'éphémère, elle prenait une claque, la rappelant violemment à la réalité. Edward ne voulait pas vraiment d'elle. Il se sentait seul, désirait la seule fille qui n'était pas à ses pieds, la charmait puis finirait par la laisser tomber parce qu'elle était trop loin de son univers célèbre et riche. Et, même si cela la rendait désespérément triste, elle ne craquerait pas.

Dans l'avion, Esmé la tira de ses sombres pensées bien après le décollage. Elles étaient assises l'une à côté de l'autre. La mère de famille avait sans doute remarqué que quelque chose n'allait pas.

« Ca va, Bella ?

-Oui. Je suppose que je suis juste un peu triste de quitter Los Angeles, sourit-elle doucement. C'était fantastique, merci encore de votre accueil.

-C'était un plaisir. Tu as apporté une ambiance tellement agréable dans la maison que c'est plutôt à moi te remercier.

-Pardon ?

-Oui, je crois que j'ai rarement vu mes enfants aussi contents d'accueillir quelqu'un. Ce n'est pas toujours très facile pour eux de se faire des amis… normaux.

-J'imagine.

-Je crois que depuis qu'ils font de la musique, je n'ai jamais vu Edward aussi heureux. »

Interloquée, Bella haussa un sourcil et se tourna un peu plus vers Esmé, l'incitant à poursuivre. Celle-ci eut un sourire.

« Tu sais, je n'ai pas l'habitude d'intervenir dans les histoires de mes enfants mais depuis que tu es entrée dans la vie de mon fils, tu ne lui as fait que du bien. Il s'est même remis à écrire des chansons, chose qu'il n'avait plus fait depuis qu'ils sont connus. La célébrité n'a pas épanoui Edward. Il n'aime pas ça. Il le fait plus pour faire plaisir à Emmett et Jasper, et, même s'il ne dit rien, tout le monde s'en rend compte. »

Elle laissa un temps, pensive. Bella ne dit rien, tentant d'analyser ce qu'on venait de lui dire. Certaines choses, elle le savait déjà, d'autres, elle n'aurait jamais pu les deviner.

« Je peux te poser une question, Bella ? La réponse restera entre nous, bien sûr.

-Je… euh… oui.

-Aimes-tu mon fils ? »

Bella ouvrit de grands yeux. Elle ne s'attendait pas du tout à cela, évidemment. Pendant une seconde, elle se demanda s'il fallait mentir, puis, rassurée par le regard d'Esmé, elle décida de se confier, enfin.

« Et bien… oui. Je l'aime beaucoup… mais il y a tellement d'autres choses qui entrent en compte.

-Comme quoi ?

-Comme… hum… je ne sais pas ce qu'il éprouve pour moi. Je me rends compte que je lui plais un peu mais… pourquoi ? Je veux dire, je suis plutôt…banale. Et puis toute cette histoire de célébrité, je n'aime pas ça du tout.

-Je vois. Et tu en as parlé avec lui ? »

Bella secoua la tête, dépitée. Elle n'osait pas vraiment avouer qu'elle n'en avait aucune envie. Elle ne voulait ni se faire de faux espoirs ni se retrouver sous le feu des projecteurs. Dans tous les cas, reparler du baiser avec Edward était une erreur. Selon elle.

« C'est dommage, parce que je suis quasiment sûr que tu comptes beaucoup pour lui… »

Esmé n'ajouta rien, il n'y avait rien de plus à dire, laissant Bella pensive et perdue jusqu'à l'atterrissage. Et, même quand elle fut dans la voiture pour rentrer à Forks, elle ne dit rien, absorbée dans ses pensées. Personne ne lui posa une seule question, pas même son père qui l'accueillit aussi maladroitement que d'habitude. Elle monta se coucher, prétextant être épuisée. Elle ne dormit que peu dans la nuit, bouleversée. Edward avait tellement chamboulé sa vie et ses sentiments. Elle l'aimait, c'était certain, mais il était si difficile pour elle d'accepter une relation avec un tel être. Au delà de la célébrité, aimer un garçon parfait, aussi bien physiquement que mentalement, était un enjeu difficile à surmonter pour elle qui se sentait banale et à peine mignonne.

Le lendemain, elle resta toute la journée en pyjama, ne se décidant à se laver que peu avant le retour de son père vers 17h, histoire de faire bonne impression et d'avoir la paix. Elle n'avait pas pleuré mais s'était légumée, incapable de faire quoique ce soit alors que son moral ne suivait pas. Son père rentra enfin à 17h30 et l'appela depuis l'entrée.

« Oui ?

-Viens voir. »

Elle soupira et se leva du canapé pour arriver dans l'entrée.

« Regarde qui je t'ai ramené », marmonna-t-il sans enthousiasme.

La porte d'entrée s'ouvrit complètement pour laisser apparaître sur le palier un Edward Cullen plus beau que jamais, laissant Bella totalement coite et subjuguée. Il portait son habituel caban gris avec un petit pull col V et un jean qui lui allait à la perfection, ses ray-ban sur le haut de la tête. Ses cheveux étaient tout ébouriffés, ses mains dans ses poches et son air… elle adorait ce petit air. Il ressemblait à un gamin pris en faute quand il se mordait ainsi la lèvre et qu'il arborait ce regard. Un gamin qui semblait en plus de cela très triste.

« Bonjour Bella, dit-il simplement.

-Mais… qu'est-ce que tu fais là ? Tu…

-J'ai pris le vol juste après le tien. Il fallait absolument que je te parle. »

Elle ouvrit de grands yeux, abasourdie. Puis, une fois qu'elle revint sur terre et que son cerveau eut assimilé toutes les informations, elle tourna les yeux vers son père et tira Edward par la manche vers la cuisine… dont elle ferma la porte. Elle entendit son père soupirer d'agacement mais n'y prêta pas attention.

« Tu as fait tout ce trajet pour venir me parler ?!

-Oui.

-Le téléphone, ça existe.

-Je…, il passa sa main dans ses cheveux, gêné, ce que j'ai à te dire devait être fait en face.

-Les vacances se finissent dans trois semaines.

-Ca ne pouvait pas attendre. »

Elle soupira, croisa les bras et l'invita à parler d'un « bien » un peu agacé. Un long silence suivit cela et, alors que Bella allait s'impatienter, Edward commença.

« Ce… n'est pas facile à dire. Bon. Je crois qu'il faut que je me lance, mais d'abord, prend ça. Et ne dis rien », ajouta-t-il rapidement alors qu'elle ouvrait la bouche. Elle hocha la tête et prit le CD qu'il lui tendait. « Il y a une chanson de moi dessus. Je l'ai écrite en pensant à toi. A tout ce que j'ai envie de te dire et que je n'arrive pas à dire. C'est compliqué de trouver les mots quand on éprouve des choses aussi complexes et… et fortes. »

Il lui tourna le dos en se passant une main dans les cheveux, visiblement très nerveux. Elle fronça les sourcils, ne comprenant pas bien où il voulait en venir.

« Je suis fou de toi, Bella, murmura-t-il sans se tourner vers elle. Je pense à toi tout le temps. Je n'en peux plus de te voir sans… sans te toucher, sans t'aimer. Je ressens des choses que je n'ai jamais ressenties auparavant. » Il se tourna enfin vers elle mais ne s'approcha pas. Il paraissait tourmenté, comme si prononcer ces mots lui faisait mal. « Je croyais avoir déjà aimé, mais depuis que je t'ai rencontré, je… je me suis rendu compte que tout ce que je connaissais avant n'était rien du tout. Et ça me détruit parce que je ne sais rien de ce que tu ressens. Je ne dors plus, je n'arrête pas d'écrire pour essayer de me libérer mais rien n'y fait. Et toi, tu es si… distante… et je ne sais pas sur quel pied danser. Quand je suis près de toi, c'est horrible cette frustration que je ressens. Mais quand tu n'es pas là, c'est pire encore… »

Il laissa un moment de suspens et observa le visage abasourdi de Bella. Elle était pétrifiée, incertaine de ne pas vivre un rêve étrange qui la laisserait de nouveau horriblement seule et désorientée. Mais non, lui dit sa conscience, c'est la réalité.

« Alors dis moi, Bella, ajouta-t-il vivement en se rapprochant et en prenant ses mains dans les siennes, dis-moi si je dois espérer, si nous avons une chance ou si, au contraire, je dois laisser tomber. » Devant son manque de réaction, il continua, conscient de jouer ses dernières cartes. « Je t'assure que si tu me laisses t'aimer, tu ne regretteras pas. Je t'en prie, dit-il après un moment, dis quelque chose. »

L'attente était insupportable. Bella était hébété et lui ne savait pas si c'était de surprise ou de dégoût. Elle n'avait jamais vraiment montré d'attirance envers lui. Mais tout lui avait plus chez elle. Dès le début, elle lui avait paru hors du commun : belle, intelligente, naturelle et simple.

« Je… finit-elle par murmurer, je… » Elle secoua la tête, paniquant tout à coup. « Ca… ça va trop vite… je ne comprend rien. Il y a tellement de choses qui… je ne peux pas… » bégaya-t-elle affreusement.

Et elle lâcha ses mains doucement. Il ne fallut pas un geste de plus à Edward qui, plutôt que discuter et tenter de comprendre la situation, vécut cela comme un rejet personnel. Il lui lança un regard brisé et sortit en coup de vent de la cuisine, les larmes aux yeux. Il ne dit même pas au revoir au sheriff et sortit de la maison, démarrant en trombe dans la petite rue de Forks, voulant quitter le plus vite possible cette situation humiliante et douloureuse.

Bella resta appuyée contre le plan de travail de la cuisine, tentant de remettre ses idées en ordre. Cette déclaration avait été comme un coup de pieds dans une fourmilière. Les idées étaient éparpillées dans son cerveau et elle ne s'était pas encore remise du choc.

« Ben… qu'est-ce qu'il a ? demanda son père dans l'embrasure de la porte.

-Rien… rien ne t'inquiète pas. »

Elle secoua un peu la tête et monta dans sa chambre sans un mot de plus. Elle s'affala ensuite sur le lit pour réfléchir et tout remettre en ordre. Bella avait toujours été quelqu'un de raisonnable. Et ici, la raison lui disait de fuir. Fuir ce garçon qui ne lui apporterait sans doute que des soucis. Et pourtant, elle avait rêvé d'entendre ces choses sortir de la bouche d'Edward, elle s'était demandée s'il ressentait quelque chose pour elle à part une tendre amitié, si elle l'attirait… Elle avait longtemps été perdue et là, il lui avouait tout, au prix, sans aucun doute d'un grand effort.

Observant depuis un moment le disque, Bella finit par le mettre dans le lecture et la musique, douce et suave démarra. Elle la reconnut immédiatement. C'était Ma Berceuse. Les paroles avaient été légèrement modifiées et elles collaient exactement à la situation actuelle : un amour lointain, incertain, surprenant et terrifiant. Un amour passionné et profond qui mourrait peut-être de lui-même ou s'épanouirait dans sa réalisation. Les paroles étaient magnifiques et Bella eut les larmes aux yeux. Il lui était si étrange de savoir qu'Edward avait écrit une chanson en pensant à elle, à eux. La chanson se termina en quelques notes de piano longues et terriblement tristes.

« Je suis débile » pensa-t-elle en se redressant brusquement.

Elle éteignit le lecteur de disque, prit ses clés de voiture et descendit en trombe non sans avoir garanti à son père de revenir avant la nuit. Elle fonça dans Forks jusqu'à atteindre la maison des Cullen, isolée dans la forêt.

« Je dois voir Edward, dit-elle précipitamment à Esmé quand elle lui ouvrit.

-Je le croyais chez toi.

-Il doit être parti faire un tour. »

Elle salua précipitamment la mère d'Edward avant de reprendre sa voiture. En parcourant l'allée, elle réfléchit rapidement aux différents endroits où Edward pouvait se trouver et essaya tout d'abord le panorama sur la falaise où il l'avait emmenée boire un café. Il lui avait confié, un jour, qu'il aimait s'y rendre pour réfléchir. Elle fut vite rassurée de voir la voiture d'Edward sur le petit parking et se gara à côté de lui et il sortit de la voiture en la voyant, coupant sa musique. Elle le rejoignit rapidement se fichant de la pluie qui commençait à tomber.

« Bella ? murmura-t-il, surpris.

-A toi de te taire à présent », répliqua-t-elle, en fronçant les sourcils.

Il eut un mouvement de recul, étonné puis haussa un sourcil et acquiesça d'un signe de tête.

« Je suis tombée amoureuse de toi il y a des semaines de cela ! Et toi, tu dis que tu n'as rien vu ? Que devrais-je te répondre ? Tu n'as rien montré non plus ! » Il voulut dire quelque chose mais elle le coupa en posant sa main sur sa bouche. « Attend. Je n'ai peut-être rien voulu voir non plus. Il n'y a pas que le fait d'être incertaine de tes sentiments qui m'a poussée à mettre de côté ce que je ressens. Je ne supporte pas d'être sous le feu des projecteurs et je n'étais pas sûr de pouvoir faire le sacrifice de ma banalité pour toi.

-Ta banalité ?! releva-t-il, surpris. Tu es tout sauf banale, Bella.

-Peu importe. » Elle balaya son objection d'un signe de main et reprit : « Ce que tu m'as dit dans la cuisine tout à l'heure m'a fait comprendre une chose, Edward. Je n'ai plus la force de te fuir ou de ne pas t'aimer. Surtout en sachant que tu ressens la même chose que moi. »

Il commença à sourire, comprenant où elle voulait en venir et elle le lui rendit timidement. Il s'approcha et déposa une main sur sa joue, doucement.

« Je pensais que ton silence voulait dire que tu ne ressentais pas la même chose, avoua-t-il, ses lèvres tout prêt des siennes.

-Je sais et j'ai été bête de te laisser partir sans t'expliquer. Ta chanson est magnifique.

-Tu l'avais déjà entendu, n'est-ce pas ? La fois où tu es entrée et que j'étais au piano ?

-Oui mais je ne savais pas qu'elle m'était adressée. Elle est tellement…

-Je t'aime, Bella, la coupa-t-il tendrement.

-Je t'aime aussi, répondit-elle après une seconde de surprise et d'hésitation. »

Elle rougit légèrement, peu habituée à parler de ses émotions. Il sourit plus largement encore, heureux, et alla doucement poser ses lèvres sur les siennes. Et, je peux vous l'assurer, ce baiser fut le premier d'une longue série…

FIN

J'espère que cette fic vous aura plus et que ce chapitre vous convient. C'est votre ultime chance de me donner votre avis, à vos reviews ;-)

Merci encore à tous ceux qui m'ont reviewée MERCI MERCI MERCI !! Vous êtes tous adorables et merci à ceux qui ont pris la peine de me lire.

Bon je sais que la fin est assez mélo mais que voulez-vous, j'écris surtout pour moi et j'adore quand c'est mélo xD

Bisous à tous !