Disclaimer : Les personnages appartiennent exclusivement à notre chère J.K. Rowling et l'histoire est le fruit de l'imagination de Taran. Vous l'avez donc compris, je ne suis que la traductrice. Rendez-vous sur mon profil pour avoir accès au profil de l'auteur où vous retrouverez son histoire originale en anglais ainsi que ses autres fanfictions !

Beta : Alexiel_v, que je remercie pour tout son investissement !


Chapitre 1

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« Je l'ai surpris en train de se masturber », dit Snape. « Et maintenant, je ne peux pas m'empêcher d'y penser. »

Il se retourna brusquement afin de faire face à Albus et trouva le vieil homme en train de ricaner, ses yeux bleus pétillant joyeusement. Il lui lança un regard noir et grogna.

« Je savais que je n'aurais pas dû prendre la peine d'essayer de vous en parler. »

« Allons, allons, Severus », il essayait d'être apaisant, mais c'était une chose peu aisée lorsqu'on essayait de se retenir de rire. Severus grogna une fois de plus et sortit en trombe de la pièce lorsqu'Albus commença à glousser.

Severus continua de gronder et de marmonner, éparpillant les élèves terrifiés sur son passage, tout en se dirigeant vers le sanctuaire sacré de ses cachots. Il claqua la porte et la verrouilla derrière lui avant de se jeter dans le confortable fauteuil situé en face du feu. Il fit un sourire méprisant en direction des flammes lorsqu'il se souvint de ce qui s'était passé trois jours auparavant.

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Début du flash-back

L'Ordre avait été prévenu qu'il allait y avoir une attaque sur l'école prochainement ; les professeurs se relayaient donc pour patrouiller dans l'école et ses alentours durant la nuit. C'était au tour de Severus de patrouiller à l'extérieur, c'est pourquoi il se promenait à pas de loup dans les ombres des arbres à proximité du lac.

Severus décida d'y faire un petit plongeon. On était au milieu du mois de Mai, mais le temps avait été incroyablement chaud pour la saison. Vu qu'il n'avait pas eu l'occasion de prendre une douche après avoir terminé quelques potions après le dîner, et que la sueur de la journée lui collait toujours à la peau, il commença à se déshabiller. Il avait à peine retiré sa chemise et ses chaussures et s'apprêtait à enlever son pantalon lorsqu'il entendit un bruissement dans les buissons alentours.

Renfilant sa chemise sans prendre la peine de la boutonner, il s'approcha furtivement de la source du bruit, un rictus affiché sur le visage, en espérant y trouver un couple pris sur le fait. Il jaillit des buissons, inspira profondément afin de confronter le jeune couple, mais se raidit à l'instant où il vit la scène qui se déroulait sous ses yeux et en demeura bouche bée.

Étendu nu sur ses robes se trouvait Harry Potter. Les yeux de Severus furent immédiatement attirés par la main du jeune homme qui caressait son sexe en érection à une vitesse fulgurante. Il admira ce corps jeune et musclé l'espace d'un instant, puis regarda d'un air fasciné ce dernier arquer son dos et s'amener à l'orgasme, son visage reflétant l'extase la plus totale. Ce dernier cria quelque chose d'indistinct lorsque sa semence gicla au dessus de son épaule pour atterrir dans l'herbe couverte de rosée.

Lorsque Potter se laissa tomber dans l'herbe à bout de souffle, Severus reprit ses esprits et se retourna. Il cligna des yeux plusieurs fois en direction de l'herbe à ses pieds alors qu'il entendait le jeune homme couiner et commencer à chercher ses vêtements, lesquels était maintenant éparpillés à travers la petite clairière.

« Mr. Potter », dit-il doucement, essayant de masquer son choc sous la colère, qui de toute façon était en train de prendre place. « Que diable faites-vous ici ? »

« Ce n'était pas évident ? », marmonna Harry pour lui-même alors qu'il se rhabillait dos au Maître des Potions.

Severus serra les dents et essaya de se calmer avant de parler à nouveau.

« Avez-vous une quelconque idée du danger dans lequel vous vous mettez, en étant en dehors du château ? »

« Avez-vous une quelconque idée de ce que c'est que d'être enfermé dans ce maudit château toute l'année ? », répliqua Harry.

« Si vous avez tant envie de mourir », hurla Severus, tournoyant autour de lui, ne se souciant pas qu'il soit déjà habillé ou non, « je peux vous donner un poison très rapide et vous pourrez en finir avec la vie ! »

Il fut soulagé que Potter ait en réalité renfilé son uniforme.

« Je pourrais dire la même chose à propos de VOUS ! Vous êtes le traître qu'ils veulent pour mort ! »

Severus grogna simplement. Il ne pouvait pas vraiment argumenter contre ceci. C'était seulement une question de temps avant que le Seigneur des Ténèbres n'envoie quelqu'un pour le tuer.

« Pourquoi est-ce que vous et Dumbledore ne m'attachez simplement pas à un putain de bureau, si vous êtes tellement inquiets ? J'aurais alors suffisamment l'occasion de profiter de la vie, tout comme je suis autorisé à le faire en ce moment ! »

Severus bouillonnait de rage.

« Vous - êtes - vraiment - IMPOSSIBLE !! »

« VOUS aussi ! », lui hurla Harry en retour avant de courir en direction de l'école, des larmes de colères coulant le long de ses joues.

Severus hurla à plein poumon afin de laisser échapper une partie de sa frustration avant de récupérer sa cape et de courir après lui. Ses plus longues jambes lui permirent de le rattraper juste en face des portes principales. Il agrippa durement les bras de Potter par le coude, suffisamment fort pour y laisser un bleu, et amena le jeune homme légèrement plus petit à lui faire face.

« Écoutez-moi, Potter », dit-il d'une voix mortellement calme. « Vous mettez en danger non seulement votre propre vie en venant ici, mais la mienne également. Ainsi que toutes celles de ceux qui ont essayé de vous protéger. Je me fiche de savoir que vous êtes le sauveur de notre monde aux yeux de Albus ou de n'importe qui d'autre. Le fait est que vous êtes un odieux petit merdeux qui ne pense qu'à lui, que j'ai juré de protéger. Et je vais vous protéger, même si ça veut dire mourir à votre place, mais je vous mets en garde à présent. Si je meurs à cause de l'un de vos petits coups pathétiques comme celui-ci, je reviendrai vous hanter vous et votre famille, je vous le promets ! »

Les yeux de Harry brillaient autant que ceux de Severus. Il fixa le torse nu de l'homme, respirant difficilement sous la colère.

« Donnez-moi n'importe quelle punition qui pourrait convenir et laissez-moi partir ! »

« Je m'occuperai de votre munition demain matin. Maintenant, retournez dans votre dortoir ! »

Severus le retourna et le poussa vers la porte.

Alors que ce dernier se calmait, l'image de Harry nu lui revint à l'esprit. Lorsqu'il se coucha finalement cette nuit là, c'était tout ce à quoi il pouvait penser. Il se maudit lorsqu'il commença à être excité par cette image. Après s'être tourné et retourné pendant près d'une heure, il renonça et prit une douche froide. Ça n'était pas d'une grande aide. Il commençait à l'imaginer nageant nu avec lui dans le lac.

Severus grogna et frappa de son poing le mur de la douche. La douleur était suffisante pour le distraire, au moins momentanément. Il réussit à passer le reste de la nuit en soignant son poignet douloureux dans un bol de glace et en faisant un creux considérable dans sa bouteille de Scotch.

Au matin, il fit appeler Harry dans son bureau et lui colla une détention avec Rusard trois nuits par semaine jusqu'à la fin de l'année. Il devait détourner les yeux du visage du jeune homme lorsqu'il lui parlait, effrayé qu'il puisse commencer à rougir s'il le regardait dans les yeux. Il fut quelque peu surpris de remarquer le rougissement de Harry alors que les yeux de celui-ci n'arrêtaient pas de glisser vers son torse, jusqu'à ce qu'il se souvienne que sa chemise était grande ouverte la nuit précédente. Peut-être que ce petit morveux avait aimé ce qu'il avait vu, pensa-t-il.

Severus passa les deux jours ainsi que les deux nuits suivantes à essayer d'oublier ce fantasme. Le jeune homme de seize ans devait avoir été dégoûté, et non excité par l'état de son torse squelettique. Il savait qu'il était en bonne forme physique, mais approchant la quarantaine, il n'était pas suffisamment fou pour penser rivaliser avec le corps d'un adolescent.

Fin du flash-back

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à suivre...

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