Traduction : Jenn et Juliette

T/ N : Voilà l'épilogue tant attendu...

On blablate à la fin, ENJOY ;)


Épilogue

« Chaque fois »

De la playlist beautilful d'Edward

Some day somebody's gonna ask you

A question

That you should say yes to

Once in your life

Baby, tonight, I've got a question for you

"Question" by Old 97's


Emmet s'assit à la table de la cuisine face à Rosalie. Les nuanciers et les échantillons en recouvraient la surface. Emmett sentit une goutte perler sur son front. Il aurait du prendre en charge l'équipe d'Eric. Il aurait préféré être au parc, ramassant les détritus au bord du lac, plutôt que d'être assis là, sous le contrôle de Rosalie. Un mot de travers, un faux pas et elle ferait de ses testicules un trophée.

« Emmett, est ce que tu as entendu ce que j'ai dit ? » Elle lui donna un regard plein d'attente.

« Tu m'as demandé quelle couleur j'aimais ? » Il se maudit intérieurement. Il n'avait pas voulu que sa voix vacille à la fin de sa phrase.

Elle soupira doucement. « Alors ? »

Il y avait des morceaux de tissus devant lui. Ils étaient tous orange, mais il savait que c'était un piège. Il se passa la main devant la bouche et se frotta le menton. Il allait devoir choisir ses mots avec soin. « Euh… ils me paraissent tous… super. »

« Je sais. C'est pour cette raison que c'est si difficile. » Rosalie jeta un œil aux échantillons puis en attrapa un. « Je pense que celui là sera trop chaud. Ça va jurer avec la couleur de mes cheveux. »

Emmett acquiesça presque mais se retint. C'était une de ces ruses féminines. S'il était d'accord, elle l'accuserait de penser que ses cheveux sont horribles. (T/N : Il est traumatisé le pauvre !!)

Rosalie posa le bout de tissus et en attrapa un autre. « Celui là est trop clair. On dirait un croisement entre de la marmelade et du citron. »

Il souffla légèrement. Est-ce que ça ne voulait pas dire que l'un était orange et l'autre jaune ? (T/N : Si si !!)

Rosalie saisit un nouvel échantillon. « Et celui là, il a tout faux. Il est juste trop brillant. Je sais qu'Alice aime celui là, mais… je ne sais pas. » Elle leva le bout de tissu loin d'elle et dit, « C'est joli sur toi pourtant. »

Il grogna. Trop brillant ? Le orange n'est elle pas une couleur brillante ? Il était sur le point de perdre la tête.

« Mais, Emmett, je veux que ça soit parfait. Je n'aurais jamais pensé avoir autant de mal à me décider sur tous les petits détails. » Elle reposa l'échantillon sur la table. « Si c'était une voiture, tout serait déjà réglé en ce moment. » Elle mit son coude sur la table et posa son front dans sa main.

Emmett s'approcha et prit la main libre de Rosalie dans la sienne. Avec son autre main, il lui prit le visage en coupe. « Je suis désolé, Rose. » Il regarda les morceaux de tissus sur la table et en prit une poignée. « Je suis désolé. Je ne connais pas la différence entre mandarine et marmelade. Ils sont tous orange pour moi. » Il leva les yeux vers elle. « J'aurais voulu pouvoir t'aider, mais je suis sûr que quoi que tu décides, ce sera spectaculaire. » Il fit une pression sur sa main. « Aussi longtemps que tu es là. »

Elle leva leurs mains jointent et embrassa le sommet de celle d'Emmett. « Em, tu as raison. Ils sont tous orange. » Elle rit légèrement. « Je dirais à Alice que j'aime celui qu'elle a choisi. »

Il sourit. « Tu es sûr ? Je veux dire, nous pouvons en regarder d'autre… »

Elle leva la main. « Non. Je pense que nous avons passé assez de temps sur la préparation du mariage pour ce matin. » Elle rassembla les nuanciers et les échantillons sur la table. « Nous avons 6 mois avant le mariage. Nous avons tout le temps de régler ce genre de chose. »

Il laissa échapper un soupir de soulagement. « Bien. »

Elle rit. « Ne soit pas si soulagé. »

« Ce n'est pas ça. J'ai juste… ce n'est pas vraiment pas mon truc. »

Elle leva la main et caressa son visage. « Je sais. Et j'apprécie que tu essaies. » Elle soupira. « Dommage que ta sœur soit comme toi. Elle est tout aussi inutile. »

Il rit. « Hé, nous sommes un ensemble. »

Rosalie sourit. « Et je vous aimes tous les deux. »

Il sourit également et après un moment, il dit, « elle me manque. »

Rosalie sentit son cœur se serrer légèrement. « Je sais. Tu as été très compréhensif à propos de tout ça. »

Il soupira doucement. « Elle est très heureuse et après ce weekend, je suis sûr qu'elle le sera encore plus. »

Rosalie eu un sourire entendu. « Leur voyage à Napa ? Ils le méritent. Bella a beaucoup travaillé et Edward a été très occupé au labo. »

« Ouais. » Puis à voix basse, il rajouta, « J'espère juste qu'Edward ne foutra pas tout en l'air. »

Rosalie plissa le front. « Foutre en l'air ? Quoi ? Tu crois qu'il sera appelé par le travail ? »

« Euh… non. Collin s'assure qu'il ne soit pas dérangé. »

Elle le regarda avec interrogation. « C'est vraiment gentil de sa part, mais je pensais que Collin devait aller à Atlanta pour Edward pendant le weekend. »

« Exact. C'est pour ça qu'il a pu prendre un weekend de congé. Edward sait qu'il ne peut pas tout foutre en l'air. »

« Foutre quoi en l'air ? »

Les yeux d'Emmett s'élargirent. « Euh… rien. » (T/N : T'es mort, c'est foutu !)

Elle le regarda avec méfiance. « Emmett Charles, dis moi ce qu'il se passe, maintenant. »

Il se frotta la nuque. « Oh, allez, Rose. Attends juste la fin du weekend. »

Elle lui jeta un regard étonné. « Attends, tu veux dire… » Elle rebondit sur son siège. « Est-ce qu'Edward va… »

Emmett leva les mains. « Rose, allez. Je ne suis pas supposé en parler. J'ai juré de garder le secret. Edward ne veut que personne ne le sache. »

« Ok. Ok. » Elle prit une profonde inspiration. « Est-ce que je peux poser des questions et tu répondras oui ou non ? »

Il grogna.

Elle continua avant qu'il ne puisse dire quoi que ce soit, « A-t-il une bague ? »

« Rose. »

« Allez. Oui ou non ? »

Il jeta les armes. « Oui. »

« Est-ce que tu l'as vu ? »

Il hésita avant de dire, « Oui. »

Elle tapota la table deux fois, ses yeux agrandis par l'excitation. « C'est une grosse bague ? »

Il leva les yeux au ciel. « Oui. »

Elle leva le poing en l'air une fois. « Il va lui demander à Napa ? »

« Rose », dit-il sur un ton d'avertissement.

« S'il te plait, Em. »

Il soupira de frustration. « Oui. »

Elle tendit la main et lui serra le bras. « Va-t-il lui proposer à l'intérieur ? »

Il lui jeta un regard soupçonneux. « Non. »

Elle applaudit. « À l'extérieur ? »

« Oui. » Emmett croisa les bras. « Je n'en dirais pas plus. Tu devras attendre que ce soit arrivé pour avoir la suite. Edward sera fâché contre moi s'il apprend que je t'ai dit tout ça. »

Rosalie lui fit une petite moue. « Bien. » La moue disparut et fut remplacée par un sourire. « Je parie que ce sera romantique. »

Emmett fronça les sourcils. « Est-ce que tu es en train de dire que ce n'était pas romantique quand je t'ai fait ma proposition ? »

Rosalie parut offusquée. « Bien sûr que ça l'était ! J'ai aimé la façon dont tu me l'as demandé. Tu sais que j'ai fait encadrer la fortune. » (T/N : petit papier qui se trouve dans les biscuits chinois.)

Il sourit. Quand ils étaient allés rendre visite à Alice et Jasper pour la pendaison de crémaillère six mois plus tôt, ils étaient tous allés diner un soir à Chinatown. Alice aida à choisir le restaurant et Emmett donna au serveur le biscuit de la fortune spécial pour que Rosalie puisse l'avoir. Quand elle ouvrit le biscuit, elle ne lut même pas la fortune.

Alice lui demanda alors ce qui était inscrit dessus et Rosalie répondit qu'elle ne les lisait jamais parce qu'ils étaient inutiles. Ensuite Rosalie le passa à Alice en lui disant qu'elle pouvait l'avoir si elle voulait.

Emmett était abattu. Sentant sa déception, Jasper poussa sa sœur du coude en lui disant qu'elle pouvait au moins le lire pour les numéros de loterie. Rosalie aimait jouer à la loterie et se dit que ça ne ferait pas de mal de regarder. Elle cligna des yeux lorsqu'elle lut le message.

Tu as l'opportunité de rendre un homme heureux pour le reste de sa vie. Tout ce que tu as à faire c'est de dire oui.

Quand elle leva les yeux vers Emmett, il la regardait avec beaucoup de tendresse. Ensuite il fouilla dans la poche de sa veste et en sortit une petite boite en velours noir. (T/N : Ohhhhhh !!!)

Il tendit la boite vers elle. « Rose… »

Elle se jeta à son cou. « Oui ! Mille fois oui. »

Depuis lors, ce fut un tourbillon de discussions interminables sur les détails pour le mariage.

Emmett se pencha sur la table et serra la main de Rosalie. « Tu vas devenir ma femme. »

Le sourire de Rosalie illumina la pièce. « Et tu seras mon mari. »

Emmett se rapprocha un peu plus. « J'aime la façon dont ça sonne. »

Rosalie leva la main et lui passa la main dans les cheveux. Elle aimait le regarder et se voir dans le futur avec lui.

*****

« Angela, tout ira bien. » Alice se rassit dans son fauteuil en cuir et s'éloigna du bureau. « Je sais que le mariage est dans un mois, mais c'est suffisant pour finir la robe. »

Jasper se rendait à son bureau, mais s'arrêta sur le pas de la porte à la mention du mot mariage. Il était sur le point de poursuivre son chemin quand Alice dit, « Je dois y aller Ang. Jasper a besoin de moi pour quelque chose. Je te rappellerais plus tard. » Elle raccrocha le téléphone et soupira lourdement avant de poser la tête sur le bureau.

Jasper se tenait dans l'entrebâillement de la porte, l'épaule appuyé contre l'encadrement. « Peut être que tu aurais dû être organisatrice de mariage. »

Alice gémit. « Entre Rosalie qui doit choisir une couleur et Angela qui s'inquiète de la longueur de sa robe, je pense que je vais étrangler quelqu'un. »

Il laissa échapper un petit rire. « Eh bien, si tu n'avais pas eu le mariage parfait, elles ne te solliciteraient pas. »

Alice releva la tête et un coin de sa bouche se souleva. « Bien, et toi ? Il semblerait que tous les gars t'aient demandé des conseils sur la façon de faire leur demande. »

Il secoua la tête. « Tu es celle qui a aidé Emmett à choisir le restaurant. Ben était juste nerveux et Jake… »

Alice se redressa. « Jake va faire sa demande à Carlie ? »

Il ferma les yeux et gémit.

Elle frappa des mains. « Je pensais qu'ils allaient essayer de vivre ensemble quelque temps. »

« C'est vrai. Jake est juste en train d'y penser. Il n'est pas encore prêt à faire sa demande. »

Une petite moue se forma sur ses lèvres.

Il lui donna un air sévère. « Maintenant, Alice. Ne vas pas t'immiscer dans ses affaires. Il était juste… en train de tâter le terrain si on peut dire. »

« Eh bien, c'est parfait. » Elle rassembla quelques papiers sur son bureau. « Au moins Jake y pense. Je ne sais pas ce qui passe par la tête d'Edward. » Elle mit les papiers dans un élégant attaché-case. « Parfois j'ai l'impression qu'il va demander à Bella de l'épouser et à d'autre moment on dirait qu'il ne sait pas comment faire. Je veux dire, allez. » Elle posa sa mallette sur le bureau. « Elle lui rend visite une fois, et elle emménage quasiment avec lui. »

« Mais, elle a passé son temps à voyager pour son travail. » Jasper suivit Alice en dehors de son bureau et se dirigea vers la cuisine. « Avant que tu ne le demandes, oui l'emploi à mon agence est toujours disponible si elle le veut, mais pour autant que je sache, elle est heureuse d'être consultante indépendante. »

« Peut être qu'elle est consultante parce qu'elle pense qu'Edward est heureux de cette façon. »

Ils commencèrent à préparer le diner côte à côte. Jasper était sur le point de hacher le cœur d'une laitue romaine, mais quand il entendit les paroles d'Alice, il s'arrêta. « Attends, qu'est-ce que ça veut dire ? Pourquoi penserait-elle ça ? »

Elle leva les yeux au ciel et entreprit le découpage de la laitue avec vigueur. « Peut être parce qu'il travail tout le temps et donc elle pense que de cette façon elle lui laisse plus d'espace. »

« Attends, Alice. » Il plaça une main sur son bras afin de l'empêcher de massacrer la pauvre laitue. « Est-ce que Bella n'aime pas son travail de consultante ? »

Elle poussa un profond soupir. « Ce n'est pas qu'elle n'aime pas ça. Je pense qu'au début elle était ravie de cette opportunité. Elle n'avait pas à choisir un poste à un endroit précis et ils l'embauchaient quand ils avaient besoin d'elle pour divers projet. » Elle leva les yeux vers Jasper. « Je pense qu'elle apprécie ça, mais… »

Il poursuivit, « Elle veut s'installer. »

Elle acquiesça. « Je pense qu'elle aimerait accepter le poste dans ton entreprise et ne faire que ça, mais elle a peur qu'Edward… » Elle poussa un nouveau soupir. « Ok. Je sais que ce que je vais dire est un stupide raisonnement de fille que tu ne comprendras certainement pas, mais elle pense que si elle trop présente autour de lui, il ne prendra pas son travail au sérieux et ça la ferait se sentir coupable. Alors, elle se dit que même si techniquement elle vit avec Edward, si elle n'est quasiment jamais là, c'est mieux pour lui. Alors il ne se sentira pas coupable de passer du temps avec elle alors qu'il devrait travailler. »

Jasper y réfléchit pendant un moment. Puis il dit, « Tu as raison. C'est un stupide raisonnement de fille, mais je crois que je comprends. »

Alice sourit.

« Mais sa logique est sérieusement erronée. » Dit-il.

Elle fronça les sourcils

Il leva les mains. « Je dis juste que j'ai le sentiment que si Bella disait à Edward qu'elle veut prendre le poste dans mon entreprise, il serait très heureux. »

« Bien sûr qu'il le serait. »

« Alors ? »

Alice le regarda avec incrédulité. « Tu ne penses pas que j'ai essayé de lui dire ça ? Rappelles toi que ces deux là ont vécu une relation pleine de malentendus pendant de nombreuses années. Ça va prendre un certain temps avant de leur faire perdre cette mauvaise habitude. »

Jasper ne put s'empêcher de rire. « Eh bien, j'espère qu'il n'y aura aucun malentendu ce week-end. »

Alice sourit. « Napa était une bonne idée. Je pense que ce sera sympa pour tous les deux, de s'évader un peu pour quelques jours. Edward a été enfermé dans son laboratoire toute la semaine tandis que Bella était à New York et en Floride. »

Jasper reprit le couteau des mains d'Alice et retourna son attention sur le hachage de la laitue.

Alice poursuivit, « Et bonne idée pour Cottage Grove Inn. (T/N : société de location de cottage de luxe dans la Napa Vallée.) J'adore les cottages et la façon dont le vignoble s'étend à l'arrière. C'est tellement romantique. »

Il rassembla la laitue et la mit dans l'essoreuse à salade.

« Oh, j'espère qu'ils auront l'occasion de se faire masser. Ça serait parfait après le week-end qu'ils vont passer.

Jasper égoutta la laitue puis alla chercher des tomates et un concombre dans le frigo.

« Tu sais se serait un endroit parfait pour lui faire sa demande. »

Il était en train de rincer les légumes avant de les mettre sur le plan de travail pour les découper, mais à la mention du mot demande, une tomate lui échappa et elle tomba sur le sol avec un léger bruit. Il se baissa pour la ramasser.

« Je suis étonnéee que tu ne m'ais pas fait ta proposition lorsque nous y sommes allés. » Alice attrapa la tomate et regarda Jasper.

Ils étaient tous les deux accroupies, mais Jasper se redressa rapidement. « J'étais vraiment nerveux. »

Alice reposa la tomate sur le plan de travail et regarda Jasper avec de grands yeux. « Attends, tu étais sur le point de faire ta demande ce week-end là ? »

Il détourna le regard et se concentra sur le concombre. « Je… Je l'étais. »

« Pourquoi ne l'as-tu pas fait ? »

Il découpa le concombre en petit morceaux. « Je n'étais pas sûr que tu dirais oui. »

Alice fronça les sourcils. « Pourquoi as-tu pensé ça ? »

« Tu as raison cet endroit est magnifique. » Il arrêta de couper et la regarda. « J'ai réalisé que tu penserais probablement que je me laissais emporter par la beauté du moment et que je ne voulais pas vraiment me marier avec toi. » (T/N : stupide raisonnement de fille, hein ??!!)

Alice ouvrit la bouche et la referma. Elle ne pouvait pas le nier. A ce moment là, ils sortaient ensemble depuis seulement 3 mois.

Jasper se remit à préparer la salade. « Du coup, j'ai décidé d'attendre le bon moment. Et ensuite j'ai réalisé que peut être j'allais trop vite. Je ne savais pas quand serait le bon moment pour faire ma demande. J'ai toujours pensé que quand je rencontrerais la bonne personne, je devrais apprendre à la connaitre, sortir avec elle, et que les choses se feraient d'elle-même. »

Il termina de mettre en place les ingrédients pour la salade et commença à préparer la vinaigrette. « Tout ce que je croyais savoir sur l'amour n'a plus eu aucun sens quand je t'ai rencontré. Je n'avais pas besoin d'apprendre à te connaitre ou de sortir avec toi pendant quelques temps ou d'attendre que les choses se fassent, j'ai juste su. » Il dosa l'huile d'olive et ensuite le vinaigre balsamique. « Mais bien sûr, je ne voulais pas t'effrayer, alors j'ai attendu. »

Alice s'approcha de lui. Même si elle connaissait la réponse, elle voulait malgré tout l'entendre dire. « Alors, qu'est ce qu'il s'est passé ? »

« Je me suis dit qu'il valait mieux attendre que tu sois prête. Jusqu'à ce que j'ai une sorte de signe. J'aurais attendu l'éternité pour toi, mais je commençais à être découragé. » Il se souvint des deux semaines qu'ils avaient passé loin l'un de l'autre. « Quand tu m'as dit que tu savais que nous étions fait pour être ensemble, j'ai été soulagé, mais toujours un peu hésitant. »

Elle posa sa main sur le bras de Jasper. « Pourquoi ? »

« J'attendais toujours le signe. »

Elle fronça les sourcils, puis se souvint. « Le café ? »

Il eut l'air honteux. « Je sais. C'est stupide, mais… »

« Non, je comprends. » Alice s'était réveillée au milieu de la nuit en se rendant compte que Jasper n'était plus là. Elle s'était inquiétée lorsqu'elle avait vu que son téléphone portable était resté sur la table de chevet. Elle s'était dit qu'il allait bientôt revenir puisqu'il l'avait laissé, mais après une demi-heure il n'était toujours pas rentré, alors elle s'était levée pour le chercher.

Elle ne savait pas pourquoi elle se sentait obligé de le faire, mais son instinct lui disait qu'il fallait qu'elle le trouve. Il était tard dans la nuit et elle s'était demandée si oui ou non il se trouvait dans un bar, un club, ou peut être un restaurant. Aucun de ses endroits ne lui paraissaient être le bon alors elle avait décidé de s'arrêter et de prendre un café avant de réfléchir à où aller ensuite.

Et c'est là qu'elle avait trouvé Jasper. Il était assis sur une table haute dans le coin, penché sur un journal, mais elle n'aurait su dire s'il était réellement en train de le lire.

« Tu as raison. Je ne le lisais pas. J'étais en train de me dire que je devrais rentrer à la maison avant que tu ne te réveilles, mais j'avais juste besoin d'être seul avant de le faire. » Il prit son visage entre ses mains. « Ensuite la seule chose que je sais, c'est que tu te tenais devant moi et tu as dit… »

« Je t'ai trouvé, » finit-elle.

Il sourit. « J'étais surpris, puis j'ai réalisé que si tu pouvais me trouver sans avoir la moindre idée de là où je me trouvais, s'il devait y avoir un signe s'en était un.

Il la prit dans ses bras comme il l'avait fait cette nuit là. Il lui avait dit qu'il voulait qu'elle devienne sa femme et elle avait répondu oui.

Alice leva les bras et les passa autour de son cou. « Tu sais ce que ça veut dire ? »

Il l'embrassa. « Quoi ? »

« Tu ne pourras jamais disparaitre. Je serais capable de te trouver où que tu ailles. »

Il rit.

« Tu rigoles maintenant, mais tu ferais mieux d'être effrayé. »

Il rit encore plus fort. Ensuite il dit, « Ok. Je suis un peu effrayé. »

Après plusieurs autres baisers échangés, ils se reconcentrèrent sur la préparation du diner.

Alice dit, « Est-ce que tu crois qu'Edward et Bella vont venir diner ? »

Jasper la regarda avec étonnement. « Sérieusement, Alice ? »

Elle leva les yeux au ciel. « Je sais. Bella vient tout juste de rentrer. J'espérais les voir avant qu'ils ne partent pour Napa. »

Il secoua la tête. « Euh… ouais. Je ne pense pas qu'ils viendront. Edward n'aime pas partager. »

Elle frappa Jasper à la hanche. (T/N : bah oui parce qu'elle est trop petite pour le frapper plus haut:/) « Eh bien, il va devoir faire un effort. Quand elle sera officiellement ma sœur et qu'elle travaillera ici en permanence, je vais exiger de la voir plus souvent. »

La main de Jasper s'immobilisa. « Quoi… Comment sais-tu… »

Elle haussa les épaules. « Je le sais c'est tout. » Elle regarda Jasper et avant qu'il ne puisse le cacher, elle vit l'expression de soulagement sur son visage. « Attends, qu'est ce que c'était que ça ? »

« Quoi ? Rien. » (T/N : Grillé! Bravo Jasper !) Il se détourna, mais Alice fut rapide. Elle sauta face à lui. « Jasper, qu'est ce que tu me caches ? »

« Rien. » Il se détourna à nouveau. (T/N : maydé ,maydé, on va s'écraser !!)

Alice le suivit jusqu'au réfrigérateur. « Tu sais quelque chose. »

« Je sais un tas de choses. »

« Qu'est ce que tu sais sur ce weekend ? »

« Qu'est ce que tu veux dire ? Bella et Edward vont à Napa ce weekend. » Il tenta un regard sur elle à travers les asperges qu'il tenait devant lui. « Quoi ? »

Elle le regarda avec méfiance. « Est-ce qu'il va se passer quelque chose ce weekend ? »

Il haussa les épaules.

« Allez. »

« Quoi ? Pourquoi crois-tu que je sais quelque chose ? »

« Parce que tu agis comme quelqu'un de coupable. »

« Non, c'est faux. »

« Si, c'est vrai. Tu fuis toujours le regard des personnes avec qui tu parles lorsque tu te sens coupable. »

« Je ne fais pas ça. » Il essaya de la regarder mais n'y arriva pas.

« Si tu ne veux pas me le dire, je vais appeler Edward moi-même. »

« NON ! » En voyant le regard étonné d'Alice face à son haussement de voix, Jasper s'éclaircit la gorge. « Je veux dire, tu ne devrais pas les déranger. Ils pourraient être sur le point de… faire Dieu sait quoi. Donnons leurs un peu d'intimité. » (T/N : que quelqu'un lui jette une bouée, pitié !!)

Alice commença à reprendre une expression normale puis, soudain, elle comprit et se mit à sourire et à sauter de bas en haut. « Est-ce qu'Edward va… »

Il plaça une main sur son épaule pour l'empêcher de sautiller. « Alice, non. »

Elle fit la moue et puis lui dit, « Quoi ? »

« Il ne veut que personne ne sache. »

« Pourquoi pas ? » (T/N : *lève les yeux au ciel*)

« Euh, peut être parce qu'il veut que ce soit entre lui et Bella. »

Elle leva les yeux au ciel. « Bien sur que ça l'est. Je peux quand même être excité pour eux, non ? »

« Bien sûr. »

Elle fit ensuite semblant d'être vexé. « Comment ça se fait qu'il te l'ait dit et pas à moi ? »

« Peut être parce qu'il voulait en parler à un beau frère. »

« Je les ai toujours soutenue. »

« Je sais, mon cœur, mais faire sa demande… c'est vraiment un truc de mecs. C'est notre responsabilité et nous devons nous assurer que tout est parfait. Il veut… » Il passa sa main à travers ses cheveux blonds comme le sable. « Il veut juste… se faire une idée de ce à quoi ça ressemble. C'est tout. »

Elle fut réticente à accepter son point de vue, mais le fit malgré tout. « Très bien. »

Ils reprirent la préparation du diner. Alice fit réchauffer quelques petits pains au micro-ondes et Jasper s'occupa des steaks à faire griller.

« Tu es d'accord pour des steaks encore, mon cœur ? » Demanda-t-il.

« C'est parfait. » Elle se tourna pour le regarder. « Je suis désolée que nous ayons mangé ça tous les soirs cette semaine, mais c'est la seule chose qui me paraisse bien en ce moment. »

Il lui donna un sourire chaleureux et lui embrassa le front. « Ne t'excuses pas. Je suis simplement heureux que tu ais retrouvé ton appétit. » Il lui frotta le ventre avec la main. « Si nous devions manger des steaks tout le temps, je serais heureux de les faire. » (T/N : Awwwwwww !!!!!)

Elle rit. « Nous pourrions bien manger des steaks pour les 7 prochains mois ! »

Il haussa les épaules. « Eh bien, ma mère disait que pour moi, tout ce qu'elle pouvait manger était des Tamales (T/N : spécialité mexicaine, petits pains de maïs, sucrés ou salés, cuits le plus souvent à la vapeur.) et pour Rosalie c'était du flan. »

Elle ne put s'empêcher de rire encore. « Ma mère, pour Edward voulait de la root-beer (T/N : sorte de bière sans alcool) et pour moi c'était du jus d'orange-ananas. »

Il secoua la tête. « Tamales et jus d'orange-ananas pour nous. » Il plaça sa main sur l'abdomen d'Alice avec délicatesse et regarda en bas. « Steak pour toi. »

Alice posa sa main par-dessus celle de Jasper. « Steak pour nous tous. »

Il laissa échapper un léger rire. « Elle bouleverse déjà les habitudes de la maison. »

Elle le regarda avec interrogation. « Comment sais-tu que c'est une fille ? Ça fait seulement 10 semaines. »

Il lui fit un sourire en coin. « C'est juste un pressentiment. »

Elle lui rendit un sourire complice. « J'ai le même pressentiment. » Puis elle gémit. « Ugh. Je meurs de faim. Elle va être exigeante. J'espère que tu es prêt pour ça. »

Un large sourire étira ses lèvres. « Oh, je pense que je peux le gérer. »

****

Edward faisait les cents pas devant la maison d'ami, parlant au téléphone. « Collin, est-ce que tu es sûr de ça ? Qu'est-ce qu'Heidi a dit d'autre ? »

« Mec, je te l'ai dit, on gère les choses. »

Edward leva les yeux. « Je sais, mais... »

« Je sais que tu ne laisserais faire que quelqu'un en qui tu as confiance et dont tu penses qu'il est super bon... oh, attends... c'est moi. Alors calme toi, et laisse moi faire mon boulot. »

Edward arrêta de faire les cents pas, mais son autre main agrippa ses cheveux. « Tu as raison. Je suis désolé. C'est juste... je n'avais pas vu les complications arriver. Est-ce que tu crois que je vais devoir rentrer ? »

« Non, arrêtes de t'inquiéter. Je gère. Je vais refaire le test. Je suis sûr que tout va aller comme il faut. » Edward entendit des bruits de papiers avant que Collin ajouta, « Et pourquoi est-ce que tu m'appelles ? N'es-tu pas censé partir pour un weekend romantique ou je ne sais quoi ? »

Edward rit. « Ouais. C'est juste... Je ne veux pas que les choses se passent mal et... » Il soupira avant de finir. « Je suis super nerveux. »

« Pourquoi serais-tu... attends... est-ce que tu vas... ? Oh... OH ! » (T/N : Ah c'est beau un mec qui comprend -plutôt- vite !)

« Ouais. »

« Quand est-ce que Bella arrive ? »

« Elle est déjà là. »

« Alors pourquoi diable est-ce que tu me parles ? »

« Elle voulait se rafraichir. Apparemment un gamin dans son avion de New York a été malade et lui a vomis dessus (T/N : Bonne raison pour se rafraichir avant de passer du temps avec son chéri...). Elle voulait aussi faire un peu de lessive. »

« Ça craint. Alors... est-ce que tu es prêt ? »

Il hésita, écoutant pour s'assurer que la douche marchait toujours. « Ouais. La chambre est réservée pour le weekend et comme Jasper les connait, ils ont préparé un dîner aux chandelles avec vue sur les vignes. »

« Pas mal. »

« Ça devrait. »

« Tout ira bien. » Après un moment, Collin prit un ton taquin. « Est-ce que tu crois qu'elle va dire oui ? »

Edward jura. « J'espère. »

« Quoi ? Tu es le génial Edward Cullen. Pourquoi elle ne dirait pas oui ? »

Edward grogna. « Peut être parce qu'elle n'a pas envie de s'engager ? »

Il entendit un soupir à l'autre bout du fil. « Est-ce que tu es encore inquiet à ce niveau là ? Allez, elle est dingue de toi. Et je paris qu'elle veut bien se faire enchaîner... »

« Bon sang, Collin ?! »

« Ce n'est pas ce que je voulais dire (T/N : Meuh oui, c'est cela...). » Il rit. « Je veux dire, si elle en a l'opportunité, elle voudrait s'engager avec toi. Je suis sûr qu'elle a juste besoin d'une raison. »

« Qu'est-ce qui te fait dire ça ? »

« Oh, je ne sais pas. Peut être vos regards tristes quand elle doit partir. Ou peut être... »

« D'accord. »

« Tous les sms et les conversations skype... »

« Ok. »

« Ou les moments où vous pensez qu'il n'y a personne dans les parages et que vous vous emportez dans ton bureau avant qu'elle doive... »

« Ferme la, Collin ! »

Il rit.

Après un moment, Edward dit, « Merci de m'avoir supporté ces derniers mois. Je sais que je n'ai pas été vraiment... sympa au boulot, mais... j'apprécie ton aide. »

Collin ne répondit rien.

« Collin ? »

« Je suis un peu mal à l'aise. Je ne supporte pas trop l'étalage de sentiments, surtout venant des autres mecs. » (T/N : Sacré Collin va, mdr !)

« Collin... »

« Contente toi de me promettre que si un jour tu reçois un Prix Nobel, tu me mentionneras. Les filles adorent ça. »

« Non, pas vraiment. »

Après un moment, Collin dit, « Ok. Peut être pas les mannequins de Victoria Secret, mais ce n'est pas mon genre. Elles ne portent pas assez de vêtements. Je pensais plutôt à Olga de la cafétéria. »

« Celle qui sert ? »

« Hé, j'aime les looks naturels. Je ne vois même plus sa moustache maintenant. » (T/N : Contente pour toi Collin ^^)

Edward leva les yeux même si Collin ne pouvait pas le voir. Il savait qu'il avait le béguin pour la timide et un peu geek Ann au département d'éducation, mais il suivit Collin dans sa blague. « C'est parce que tu aimes ses hamburgers. »

« Elle les fait super dégoulinant rien que pour moi. »

Edward rit.

« Alors, maintenant que tu t'es calmé, est-ce que ça va aller ? » Demanda Collin.

Il sourit. « Ouais. Merci. »

Ils se dirent au revoir et raccrochèrent.

Edward s'assit sur le canapé et réfléchit au fait d'appeler Jasper, mais il n'y avait plus grand-chose à dire. Jasper avait été d'une grande aide pour faire les réservations, il ne voulait pas l'embêter plus que ça surtout qu'Alice était enceinte. Son attention devait rester sur elle.

Il pensa un moment appeler Emmett mais il lui avait déjà donné son consentement et il savait que son meilleur ami allait juste lui demander de ne pas merder. Alors, à la place, il alluma la télé sur ESPN (T/N : Célèbre chaine de sport américaine). Entre sa nervosité et le fait que Bella soit sous la douche, il avait besoin d'un peu de distraction.

Ça faisait une semaine qu'ils ne s'étaient pas vus, mais ils s'étaient envoyés des textos pendant la journée et avaient discuté sur internet le soir. Malgré ça, quand Bella rentrait à la maison, il devait se retenir pour ne pas la molester. Il se demanda si ça serait toujours comme ça. Le besoin constant de l'avoir. Cependant, son apparence débraillée et la dure expression sur son visage lui montrèrent qu'elle n'avait pas très envie d'être câlinée même sous la douche.

Elle aurait pu être couverte de boue, il aurait toujours pensé qu'elle était sexy. La boue était, après tout, glissante et humide et cela faisait un ensemble érotique dans l'esprit d'Edward (T/N : Beuuuurk !). Il secoua la tête pour faire disparaitre l'image de Bella en bikini est couverte de boue (T/N : *tousse* Typique *tousse*) et essaya de se concentrer sur les statistiques de sport sur l'écran. Les statistiques l'aidaient toujours à se concentrer.

Il écoutait depuis un moment quand il commença à se demander ce que faisait Bella. Il ne pouvait pas s'en empêcher. Ce n'était pas sa faute si au mot home-run son esprit faisait le parallèle avec le nombre de fois où Bella avait jouis la dernière fois qu'ils étaient ensembles. (T/N : Association un peu bizarre quand même :/)

Il gigota, essayant de calmer l'excitation qui montait dans son pantalon. Bella n'avait pas fait un très bon vol et ça ne se faisait pas de l'interrompre pendant sa douche juste pour qu'elle assouvisse ses besoins. Quand il fut capable de se reconcentrer sur le résumé du dernier match, il entendit la douche s'arrêter et quelques secondes plus tard, il entendit Bella déambuler dans leur chambre.

Il pensa que, peut-être, s'il montait le son, ça l'aiderait à ne pas imaginer Bella marchant à travers la pièce dans rien d'autre qu'une serviette. Il se frotta la bouche avec sa main. Il ne lui avait pas parlé du voyage à Napa. Bella n'aimait pas les surprises, mais il espérait qu'elle ne serait pas trop en colère contre lui. Alice lui avait conseillé de lui dire qu'il avait réservé des massages, ce qui la motiverait un peu plus pour y aller.

Mais, il n'y a rien de mal à l'aider à se préparer ? Si ? Il pourrait l'aider avec sa lessive et pour faire sa valise ? Peut être faire un petit repas. Il pourrait même lui donner un pré-massage. Elle semblait tendue et il était sûr qu'un massage l'aiderait.

C'était la meilleure façon de l'aider.

Il éteint la télévision et était sur le point de se lever quand Bella entra dans la pièce.

Il y avait beaucoup à voir. Ses cheveux étaient toujours humide et gouttelaient aux pointes sur ses épaules. Sa peau brillait, elle n'était pas encore tout à fait sèche. Peut être qu'elle le laisserait l'aider. (T/N : Il perd pas le nord le Eddy !)

Elle respirait fort et il ne put s'empêcher de ne pas remarquer comment sa peau nue juste au dessus de ses seins se soulevait à chaque respiration.

« Edward, je te parle ! »

Ses yeux remontèrent sur son visage. Il n'avait pas vu son froncement de sourcil ni sa visible expression de colère. Sa première réaction fut de la trouver magnifique, mais quand il réalisa que cette colère était dirigée contre lui, il sembla confus.

« Je suis désolé. Qu'est... »

Elle leva une petite boite noire en velours. « Qu'est-ce que c'est que ça ? »

Ses yeux s'écarquillèrent. « Où est-ce que tu as eu ça ? »

Avec son autre main, elle leva le tee-shirt avec le logo de Berkeley. « Je cherchais quelque chose à mettre en attendant que ma lessive soit terminée. » Elle leva de nouveau la boîte. « C'était dans la commode. »

Il jura contre lui-même. Il devait encore faire sa valise. Alice n'avait pas arrêté de lui dire de la faire toute la semaine, mais il avait toujours repoussé l'échéance et maintenant il apprenait de la pire façon qu'il ne fallait jamais repousser les échéances.

Elle lui jeta la boite. « Bon sang, qu'est-ce que c'est ? »

Il fronça les sourcils. « Euh... C'est une petite boîte à bijoux. »

« Je sais ça. »

« Alors pourquoi... »

Elle ferma ses mains en poings. « Pour qui ? » (T/N : Elle a des questions bizarres...)

« Qu'est-ce que tu veux dire ? » Il la regarda, ne comprenant pas ce qu'elle demandait. Il vit aussi des larmes se formaient au coin de ses yeux.

Elle soupira. « Je sais que nous n'avons pas passé beaucoup de temps ensemble même si nous vivions tous les deux, mais... » Elle cligna des yeux plusieurs fois et secoua la tête.

Edward sentit son estomac se nouer. « Quoi ? Tu penses... »

Elle se retourna et repartit dans la chambre.

Edward la suivit. « Parle-moi s'il te plait. »

Bella chercha dans les tiroirs quelque chose à se mettre.

« Dis-moi ce que tu penses. »

Elle essuya son visage avec le dos de sa main. « Je ne comprends pas. »

Il leva son menton pour qu'elle le regarde. « Bella, c'est pour toi. »

Elle ouvrit la bouche mais en moins d'une minute elle la referma en une fine ligne. Elle secoua la tête, incrédule.

Il passa ses doigts dans ses cheveux. « Tu ne me crois pas ? »

« C'est juste... tu es sérieux ? » En rentrant à la maison, elle s'était sentie seule et confuse à propos d'Edward. La possibilité qu'il fasse sa demande ne lui était pas passée par la tête.

Il soupira. « Pourquoi ne le serais-je pas ? »

Elle ne parut pas convaincue tout de suite. « Où est-ce que tu vas ce weekend ? »

Il fronça les sourcils et hésita avant de répondre, « Napa. »

Elle ne s'attendait pas à ce qu'il soit si franc.

Il continua. « C'était censé être une surprise. »

« Une surprise ? »

« Oui. » Il traça la courbe de sa joue avec son pouce.

Elle s'adoucit. « Je pensais... » Elle baissa la tête. « Je ne savais pas quoi penser. »

Il ne put s'empêcher de cacher sa déception. « Pourquoi ? »

Elle attendit quelques secondes avant de répondre. « J'ai entendu Collin parler à Heidi au téléphone. Je suppose qu'il avait cru me mettre en attente, mais non. »

« Qu'est-ce que tu les as entendu dire ? »

« Heidi disait à Collin qu'il y avait encore un problème avec les données et qu'ils allaient devoir faire plus de tests. Elle disait qu'il devrait t'appeler ce weekend. » Elle hésita avant de continuer. « Collin a dit que tu étais hors de la ville pour des raisons personnelles et qu'il ne fallait pas te déranger. »

Il hocha la tête. « Pourquoi ça t'as mise en colère ? »

« D'après ce que je savais, il n'y avait rien de spécial ce weekend. Si tu n'étais pas censé être dérangé... eh bien, ça veut souvent dire que tu es avec quelqu'un. » Elle leva les yeux vers lui, coupable. « Tu ne m'avais rien dit, alors j'ai pensé que... peut être que tu avais prévu quelque chose avec quelqu'un d'autre. »

Comme Edward ne disait rien, Bella s'assit sur leur lit. Il fit les cents pas.

Elle s'agrippa à sa serviette. Son esprit était embrumé. Elle avait entendu cette conversation la veille et y avait beaucoup pensé. Elle n'avait pas très bien dormi et ça n'avait pas aidé que le bébé Satan dans l'avion rende son déjeuner sur elle. La douche l'avait aidée à se sentir mieux, mais maintenant que la vérité avait éclaté, elle sentit une pression montée dans sa tempe gauche.

« C'est juste... » Elle ajusta la serviette au niveau de ses cuisses. « Est-ce que tu es heureux avec la façon dont les choses se déroulent en ce moment ? »

Il s'arrêta et la regarda. « Oui. »

« Moi... » Elle respira un bon coup avant de finir, « Moi non. »

Ce n'était pas la réponse qu'il attendait. « Je n'avais pas réalisé que tu n'étais pas heureuse... avec moi. »

Elle le regarda surprise. « Non, pas avec toi. La situation. Je n'aime pas... » Elle secoua les mains dans l'air. « Ça. »

« Tu n'aimes pas vivre avec moi ? »

Elle regarda autour de la pièce. Les murs avaient maintenant les photos qui étaient avant dans sa chambre. Elle regardait la photographie des arbres avec le but de football au fond. « Est-ce qu'on peut vraiment dire qu'on habite ensemble ? C'est à peine si on est ensemble ici. »

« Je sais que je passe beaucoup de temps au labo et avec ton travail... »

« Je sais. Mon boulot de consultante me force à être souvent partie. Les premiers mois étaient drôles et j'aimais autant voyager. »

Edward sentit sa poitrine se serrer. « Mais ? »

Bella se frotta le bras droit. « Je pense que je ne veux plus faire ça. »

« Mais, ça ne fait que six mois. »

« Six mois, c'est un long moment loin de la maison. » De toi.

« Tu n'étais pas toujours partie. »

« Je sais nous avons eu quelques weekends ici et là, mais... » Elle chercha dans son expression. « Les weekends ne sont plus assez. »

Il se lécha les lèvres et s'assit à côté d'elle. « Eh bien, peut être que nous pourrions prendre plus de temps libre. A la place de weekends, pourquoi pas une semaine entière ? Je suis sûr que Collin pourra me couvrir. »

Elle secoua la tête. « Non, Edward. Ce n'est pas ce que je veux. »

Il passa ses doigts dans ses cheveux avant de passer son front dans ses mains. « Alors, qu'est-ce que tu veux ? »

Elle hésita avant de dire, « Je sais que ton travail est très important pour toi et je ne veux pas interférer. Je veux dire, c'est pour ça que j'ai cru que ce serait pas mal si je consultais. Je pensais que ça allait te donner de l'espace pour travailler sans être un poids. »

Il couvrit sa main de la sienne. « Tu n'es jamais un poids. »

Elle soupira. « Et ça marchait, mais... » Elle prit sa main et la plaça sur sa joue. « Je suis désolée, Edward. Ce n'est pas assez. »

Il se passa un moment avant qu'elle continue, « Je veux... au lieu de t'envoyer bonjour par sms, je veux pouvoir juste me tourner dans le lit et te le dire en face. Au lieu d'espérer pouvoir m'arrêter à ton travail et voir si tu es libre pour déjeuner, je veux pouvoir juste le faire. Je ne veux pas m'endormir devant mon ordinateur après t'avoir parlé. » Elle lui serra le biceps. « Je veux m'endormir dans tes bras. »

Edward la regarda pendant qu'il enregistrait ce qu'elle venait de dire.

« J'ai l'impression que peut être je devrais expérimenter la vie avant de m'engager, mais... je veux l'expérimenter avec toi. » Elle avait l'air déterminée. « Je ne vais plus être consultante. »

Il soupira. « D'accord. Qu'est-ce que tu vas faire alors ? »

« Je vais prendre le poste dans l'agence de Jasper. »

Il écarquilla les yeux et son sourire s'étira sur son visage. Il la prit dans ses bras. « C'est génial. »

Bella n'attendait pas cette réaction. « Tu n'es pas... Tu es d'accord avec ça ? »

Il s'écarta. « Bien sûr ! Pourquoi ne le serais-je pas ? »

« Je pensais... Eh bien, tu n'as pas besoin d'un peu d'espace ? »

« D'espace ? De quoi tu parles ? »

« Je pensais que tu aimais que je ne sois pas trop là. Que je ne sois pas une trop grosse distraction. »

Il rit. « Tu es une distraction que tu sois à l'autre bout du pays ou dans mon bureau. »

Sa référence à sa dernière visite à son boulot la fit rougir. Elle continua, « Alors, tu es d'accord avec l'idée que je sois plus souvent là ? »

Il fronça les sourcils. « Pourquoi penses-tu que j'aurais un problème avec le fait que tu sois plus souvent là ? »

Elle haussa les épaules. « J'ai jamais eu l'impression que tu voulais que je sois plus souvent dans le coin. »

Ses yeux s'écarquillèrent à son commentaire. « Bella, je ne voulais pas que tu arrêtes de faire ce que tu voulais faire. Tu semblais résolue à prendre ce boulot. »

« Juste parce que je ne voulais pas t'éloigner de ton travail. »

Ils se regardèrent incrédule. Après un moment, Edward secoua la tête. « Alors, depuis ces six derniers mois, on vit ensemble sans vraiment vivre ensemble parce qu'on essaye d'être polis ? »

Elle rit. « C'est à peu près ça. »

« Alors, si je t'avais dit que j'aurais été content que tu acceptes l'offre à l'agence de Jasper, tu l'aurais fait ? »

« Tu n'aurais pas pensé que j'étais égoïste de vouloir accepter son offre ? »

Il s'approcha d'elle, comblant les derniers centimètres qui les séparaient. « J'aurais été reconnaissant que tu viennes travailler ici et que tu vives avec moi. »

Elle lui offrit un petit sourire. « Et j'aurais été contente de travailler avec Jasper si ça voulait aussi dire que j'allais être près de toi. »

Il se pencha vers elle et l'embrassa sur les lèvres tout en levant ses jambes pour qu'elles soient sur ses genoux. « Quand est-ce que tu commences chez Jasper ? »

Elle passa ses doigts dans les cheveux d'Edward et lui rendit son baiser. « La semaine prochaine. »

Il avait une de ses mains qui commençait à monter sur sa cuisse. « Est-ce que tu es sûre de toi ? »

Elle étouffa un gémissement et réussit à dire, « Toi ? »

« Absolument. » Il abaissa sa bouche vers la sienne et suça sa lèvre inférieure. Bella lui rendit la pareille et sentit la main d'Edward au dessus de sa serviette. Il était sur le point de l'enlever quand elle attrapa son poignet.

« Attends une minute, » dit-elle.

Une lueur de déception se dessina sur son visage (T/N : Tu m'étonnes...). « Quoi ? »

Elle prit la petite boîte en velours de sa main et la souleva. « Tu dois toujours m'expliquer ça. »

Il la regarda, penaud. « Je t'ai dit pourquoi c'était. »

« En fait, tu m'as dit que c'était pour moi. Tu n'as pas dit pourquoi exactement. »

« Bella, je suis presque sûr que tu peux le deviner. »

« Est-ce que tu vas vraiment me le faire deviner ? »

Il se frotta le front. « Non, mais... »

Comme Edward ne disait plus rien, Bella réalisa ce qu'il se passait. « Est-ce que c'était censé faire partie du weekend que tu avais prévu ? »

Il hocha la tête, sans pour autant la regarder.

Une petite vague de culpabilité la submergea. « Je suis tellement désolée. » Elle mit sa main sur sa joue. « Je suis stupide. »

Il rit. « Non, tu n'es pas stupide. »

« Si. D'abord, je doute à propos de notre relation. Puis, je tire des conclusions hâtives sur le fait que tu as une aventure. » Elle baissa la tête. « Je ne t'en voudrais pas si tu voulais annuler notre voyage et ralentir... les choses pendant un moment. » Elle plaça la boîte dans sa main.

Il l'embrassa sur la tempe. « Je ne veux pas annuler notre voyage et surtout pas ralentir les choses. » Il remit l'écrin dans sa paume.

« Mais, j'ai gâché tous tes plans. » Elle lui retendit.

« Tu n'as rien gâché. » Il repoussa sa main.

Elle secoua la tête et repoussa elle aussi la petite boîte (T/N : Vous avez envie d'un tennis ou quoi ?). « Tu as dit que la demande était un truc de mec. Je suis sûre que ce n'est pas ce que tu avais imaginé. »

« Non, mais ce n'est pas si mal. » Il rit. « La seule chose qui pourrait tout gâcher, c'est que tu dises non. » Il lui tendit.

Bella la récupéra et la mit sur ses genoux. Puis, elle prit la main d'Edward et entrelaça leurs doigts. Elle fixa leurs mains jointes et dit, « Je dirais oui. » Elle embrassa sa joue. « A chaque fois. »

Edward s'écarta pour la regarder. Ils restèrent assis là, à se regarder. Puis un petit sourire se dessina sur les lèvres d'Edward.

« Bella ? »

Elle sourit aussi. « Oui, Edward ? »

Il serra sa main et rit quand il dit, « Est-ce que tu veux m'épouser ? »

Elle rit aussi. « Oui. »

Malgré le fait qu'il connaisse déjà la réponse, Edward écarquilla les yeux. « Vraiment ? »

Elle rit plus fort. « Pourquoi ça te surprend ? »

« Je ne sais pas. C'est juste... Il y a ce moment de doute avant que ça arrive vraiment. »

« Mais... » Toute pensée s'envola quand il ouvrit la boîte pour lui montrer la bague.

C'était un imposant mais élégant et simple diamant taillé en carré sur un anneau d'argent.

Edward serra son genou. « Est-ce que tu l'aimes ? »

Elle leva les yeux vers lui. « Bien sûr que oui ! Elle est magnifique. »

Il l'enleva de la boîte, leva sa main et passa l'anneau sur son doigt. Ils admirèrent tous les deux la bague étincelante pendant une seconde avant de se regarder.

Ils avaient tous les deux l'air ahuris et en voyant l'expression de chacun, ils rirent.

« Je ne peux pas croire que ça arrive, » dit Bella.

Edward embrassa sa joue. « Enfin. »

« Enfin ? »

Il baissa la tête pour embrasser son cou. « Mienne. »

Elle rit quand il frotta son nez sous son oreille. « J'ai toujours été tienne. »

Il plaça de doux baisers sur son épaule. « Maintenant, tout le monde va le savoir. »

Elle passa ses doigts dans ses cheveux alors qu'il amorçait sa descente. « Hé, qu'est-ce que j'ai dit sur le fait d'être possessif ? »

Il l'embrassa à pleine bouche entre les seins, juste à la limite de sa serviette. « Tu vas te marier avec moi, alors je peux être autant possessif que je le veux. » Il ouvrit la serviette et fut accueilli par ses mamelons durcis.

« Tu sais, je... » Elle haleta quand elle sentit sa bouche recouvrir l'un d'eux.

Il était sur le point de porter son attention sur l'autre quand son téléphone sonna. Il l'ignora, mais Bella dit, « Ce n'est pas la sonnerie d'Alice ? »

Il grogna et retira son tee-shirt. Puis, il l'allongea sur le lit.

Bella commença à enlever son pantalon. « Tu devrais au moins lui envoyer un sms. Elle pourrait débarquer et... » Elle baissa son boxer. (T/N : Oui mais bon, si tu continues sur ta lancée, même un sms, il va avoir du mal...)

« Ok. » Il descendit du lit et alla chercher son téléphone dans une poche de son pantalon par terre. Il était sur le point de taper son message quand il sentit la bouche de Bella sur lui.

Il jura et dit, « Bella, je ne peux pas... » Il serra son épaule.

Elle s'écarta. « Dépêche-toi alors... »

Il tapa son message.

On célèbre nos fiançailles. Ne pas déranger.

Il l'envoya et éteignit son téléphone. Puis il le lança par terre et jeta littéralement Bella sur le lit.

Elle cria et ne put s'empêcher de rire.

« C'était vraiment très vilain, Mme Cullen. » Il s'avança vers elle.

La mâchoire de Bella se décrocha à la vue de son futur mari dont l'expression ne laissait planer aucun doute sur son désir et son amour. Puis, l'entendre parler d'elle en tant que Mme Cullen fit monter une chaleur entre ses cuisses.

C'était comme s'il pouvait lire dans ses pensées. Il écarta les jambes de sa fiancée et baissa la tête. Il embrassa sa hanche. « Cependant, ça m'a donné une idée. »

« Quel genre d'idée ? » Sa voix était tremblante.

Un petit sourire se dessina sur le coin de sa bouche. Au lieu de lui dire, il baissa la tête et lui montra.

Trois fois pour être exacte.

Ils passèrent le reste de l'après-midi goûtant, touchant et aimant l'autre. Quand Edward finit par se calmer, ce fut juste parce qu'ils devaient se préparer à partir pour leur weekend.

Mais pas avant qu'Alice les ait vus et ait insisté pour voir la bague.

Le weekend fut une extension de cet après-midi. Ils réussirent à sortir de la chambre une fois pour aller dîner à l'un des endroits où ils avaient la meilleure vue sur les vignes, mais n'allèrent pas plus loin que le plat quand Edward découvrit que Bella ne portant pas de sous-vêtements.

Deux semaines plus tard, tout le monde se retrouva au chalet de Forks. Angela voulait voir tout le monde ensemble avant son mariage, prévu quinze jours après.

C'était très intime. Après un dîner prit tôt, Charlie, Carlisle et Esmée arrivèrent. C'était une surprise pour tout le monde sauf Bella, Edward, Angela et Emmett.

Ils étaient tous dans le solarium. L'après-midi ensoleillée laissait peu à peu sa place à la douce lueur du crépuscule. L'eau du lac, plus bas, ondulait en vague vertes et bleues.

Emmett expliqua que même s'il était là pour passer du temps avec Angela et Ben avant leur mariage, Angela avait gracieusement accepté que Bella et Edward utilisent ce moment pour se marier.

Il y eut un silence étonné dans le solarium. Angela était rayonnante et Ben était stupéfait. Alice et Rosalie regardaient Emmett comme s'il avait deux têtes. Carlie et Jacob se regardèrent et rirent et Jasper les rejoint.

Puis, tout d'un coup, tout le monde se mit à parler en même temps. Emmett leva ses mains, mais personne ne fit attention. Alice et Rosalie n'étaient pas contentes de ne pas avoir été mises au courant. Ben demandait à Angela si Emmett était sérieux et Jasper taquinait Jacob sur le fait que c'était bientôt son tour, ce qui fit rougir Carlie. Charlie, lui, secouait la tête et Carlisle était amusé par la réaction de tout le monde dans la pièce.

Tout le monde se tut quand Edward entra dans le solarium. Il portait un pantalon et une veste foncés, une chemise à col blanche et déboutonnée en haut. Esme apparut à son tour à la porte de la chambre d'ami.

« Est-ce qu'on est prêt à commencer ? » demanda-t-elle.

Emmett sourit et hocha la tête.

« Attendez ? On va vraiment faire ça ? » Demanda Alice.

« Oui. » Répondit Edward.

« Mais... vous ne voulez pas un vrai mariage ? » Dit Rosalie.

Il soupira. « C'est notre mariage. »

Alice se leva. « Mais... »

« Est-ce que vous êtes sûrs ? » demanda Rosalie.

Emmett se redressa pour se faire aussi grand qu'il pouvait. « C'est ce que veux Bella, alors c'est ce qu'elle aura. »

Rosalie leva un sourcil vers lui. « Qui va les marier ? »

Emmett sourit. « Moi. »

Alice et Rosalie le fixèrent incrédules.

Jacob rit, « C'est génial ! »

« Je suis d'accord, » acquiesça Jasper.

Edward regarda tour à tour sa sœur et la future femme de son futur beau-frère. « Toutes les personnes à qui on tient sont ici. Je veux juste rendre Bella heureuse et elle m'a dit que c'était ce qu'elle voulait et si c'est de cette façon qu'elle veut se marier, alors c'est ce qu'on fera. »

Son ton était ferme et définitif.

Rosalie sourit et hocha la tête.

Alice prit une minute pour s'en remettre, Jasper serra sa main. Elle soupira. « C'est juste... Je n'avais aucune idée qu'elle avait prévu de faire ça. »

Jasper lui frotta le dos. « C'est bon, chérie. Tu as été très préoccupée. »

Elle rit et secoua la tête. « Elle a intérêt à ne pas se marier en sweat. Je ne laisserais pas faire ça. »

Tout le monde rit.

De l'autre pièce, Bella cria, « Je ne porte pas de sweat. »

« Est-ce que tu es prête ? » demanda Emmett.

« Oui ! »

Esme prit sa place à côté de Carlisle.

Un moment passa avant que Bella apparaisse au pas de la porte.

Le cœur d'Edward s'arrêta pendant un moment.

Elle portait une robe bustier blanche. Elle était simple et descendait jusqu'à ses pieds. Ses cheveux étaient légèrement épinglés avec de nombreuses bouclés qui s'échappaient. Dans sa main, elle tenait un petit bouquet de tulipes roses.

Le seul bruit que l'on pouvait entendre provenait d'une petite brise soufflant dans les feuilles des arbres. Bella regarda ses amis. Chacun d'eux arboraient différentes émotions qui allaient du choc à l'incrédulité. Quand elle vit les larmes dans les yeux d'Alice et Rosalie, elle commença à se dire que c'était peut être une erreur.

Elle leva les yeux vers Emmett et vit qu'il la regardait avec un mélange de surprise et d'amusement. Quand elle regarda Edward, il ne lui en fallut pas plus pour avancer. Avec chaque pas vers lui, son sourire s'agrandissait et l'expression d'Edward était assortie à la sienne. Il ne la quitta pas des yeux.

Charlie s'éclaircit la gorge ce qui sortit Emmett de sa transe. Même s'il n'avait été ordonné qu'une semaine auparavant, Emmett prenait son rôle d'officiel très au sérieux. Il accueilli tout le monde et commença à partager comment, même enfant, il était évident que ces deux là étaient fait pour être ensemble malgré le fait qu'ils ne l'avaient pas compris tout de suite.

Il hésita avant de dire, « Même s'il fallut du temps à ces deux là pour se retrouver, quand ils ont réussi, il ne restait aucun doute sur leur amour pour l'autre. » Il leur sourit et continua, « L'amour est patient. L'amour est bon. C'est toujours de la protection, de la confiance, de l'espoir, de la persévérance. L'amour ne rate jamais. »

Il regarda autour de la pièce à ses amis et ses parents. « Aujourd'hui, je marie ma sœur et mon meilleur ami. Je suis si honoré et fier qu'ils m'aient permis de faire partie de ce moment si spécial. »

Puis, il leur demanda de dire leur vœu respectif qu'ils s'étaient écrits.

Edward fut le premier. « Moi, Edward, je te prends Bella, pour être ma partenaire, aimer ce que je sais de toi et avoir confiance en ce que je ne connais pas encore. J'anticipe avec impatience la chance de grandir avec toi, connaitre la femme que tu vas devenir, et tomber amoureux de toi un peu plus chaque jour. Je promets de t'aimer et de te chérir à travers tout ce que la vie nous apportera. »

Emmett passa l'alliance à Edward qui la glissa délicatement sur le doigt de Bella.

Ce fut au tour de Bella, « Moi, Bella, je te prends Edward, pour être mon ami, mon amour, le père de mes enfants et mon mari. Je serais tienne dans les moments d'abondance et de besoin, dans les temps de santé et de maladie, dans les instants de joie et de peine, dans les moments d'échec et de triomphe. Je promets de te chérir et de te respect, de prendre soin de toi et de te protéger, de te réconforter et de t'encourager, et de rester à tes côtés pour l'éternité. »

Emmett donna l'alliance à Bella qui la passa au doigt d'Edward.

Puis il annonça, « Par les pouvoirs qui me sont conférés par l'état de Washington, je vous déclare mari et femme. » Il se pencha et ajouta, « Tu peux l'embrasser maintenant. »

Edward tira Bella vers lui et couvrit sa bouche de la sienne. Tout le monde cria et applaudit.

« C'est avec plaisir que je vous présente M. et Mme Edward Cullen. » Déclara Emmett.

Tout le monde sauta pour féliciter l'heureux couple. Alice réprima à peine Bella pour ne pas l'avoir laissé l'aider et embrassa sa nouvelle sœur. Les félicitations se poursuivirent pendant quelques minutes de plus avant qu'Esme et Carlisle ne commencent à demander à tout le monde de partir.

Edward et Bella furent surpris, s'attendant à ce que tout le monde reste.

Esme les regarda incrédule. « Vous vous attendiez vraiment à ce qu'on reste pour votre lune de miel ? Carlisle et moi avons réservé à la vieille auberge Meyer à Piedmont pour nous tous. » Elle leur fit un clin d'œil. « Si vous y arrivez, venez nous voir demain pendant qu'on y sera tous. »

Bella rougit, mais Edward hocha la tête et dit, « On verra. »

Tout le monde récupéra ses affaires, s'assurant de partir avant qu'il fasse trop nuit. Une fois tout le monde dehors et la porte fermée, Edward se retourna pour voir Bella, debout dans l'entrée, le fixant chaleureusement.

Il la prit dans ses bras comme une mariée et la porta jusqu'à la chambre d'ami où ils avaient fait l'amour pour la première fois. Cette fois-ci, contrairement à avant, leurs mouvements se furent plus lents, plus doux et plus tendres.

A la fin, Bella posa sa tête sur la poitrine d'Edward. Elle attendit que sa respiration se soit calmée avant de dire, « Tu sais, cette première fois où on a couché ensemble, j'ai eu peur que ça ne soit que physique entre nous. »

Edward passa ses doigts dans les longs cheveux bouclés de sa femme. « Juste physique ? Tu aurais été d'accord avec ça ? »

« Non, mais honnêtement, je ne pense pas que j'aurais pu non plus résister. »

Il rit avant de dire, « Je ne t'aurais pas laissé croire que je me servais de toi. »

Elle embrassa son torse et d'un ton taquin, elle dit, « Je sais, mais je suis un peu triste de dire que je t'aurais probablement utilisé. »

Il rit encore. « Ça ne m'aurait pas gêné. »

« Bien sûr que si ! »

« Hum... voyons-voir... la femme que je désirais depuis ces sept dernières années décide qu'elle veut m'avoir, souvent. J'aurais dit oui à ça. » Il la fit tourner sur son dos, ses lèvres effleurant celles de Bella. « A chaque fois. » Il pressa sa bouche contre la sienne.

Après s'être remise de ce baiser, elle demanda, « Edward ? »

Il déposa un autre baiser sur son omoplate. « Oui, Mme Cullen. »

Elle rit. « Je... Cette soirée était parfaite. Merci. »

Il leva la tête. « C'est moi qui devrait te remercier. »

Elle secoua la tête. « Je suis contente que tu n'ais pas pensé qu'on allait trop vite ou... »

Il l'embrassa.

« Ou que nous aurions du attendre d'avoir... », Continua-t-elle.

Il l'embrassa encore.

Elle ne put s'empêcher de rire. « Edward, laisse-moi finir... »

Il l'embrassa encore, plus longuement cette fois. Après un moment, il recula et dit, « Si on l'avait fait à ma façon, nous aurions été marié juste après ma demande. »

« Edward, ne soit pas ridicule. »

Il raidit ses épaules. « Je suis sérieux. »

Elle étudia son visage et vit qu'il était vraiment sincère. « Tu es quand même ridicule, » dit-elle en souriant.

Il lui donna un sourire en coin. « Et tu t'es quand même mariée avec moi. »

Elle feignit l'agacement en grognant. « Ne me le rappelle pas. »

Le sourire d'Edward s'élargit. Il lui prit sa main et il effleura son pouce sur son alliance. « Je te le rappellerais avec grand plaisir. »


T/N : Et voilà... C'est fini... Voilà comment se clos My Brother's Best Friend. Oui, bien sûr, il reste les bonus, mais ce sont des parties coupées des précédents chapitres. Ce n'est plus tout à fait la même chose... =)

On aimerait remercier quelques personnes. Tout d'abord, bien sûr, JennLynnfs, l'auteur, pour nous avoir laissé traduire sa merveilleuse ff en français.

Merci à toutes celles qui nous lisent depuis le début de cette aventure, déjà plus d'un an.

A toutes celles qui ont été de fidèles revieweuses. Vous savez à quel point c'est important pour nous d'entendre ce que vous avez à dire, c'est notre seule « salaire » ces petits mots.

Merci à tou(te)s.

Bonne nouvelle, après la publication du chapitre des bonus, on attaque la traduction de la nouvelle ff de JennLynn, Boycotting Valentine's day ! C'est une mini ff de 7 chapitres, fraîche, drôle, romantique et HOT. Tout ce qu'on aime. Alors n'oubliez pas de nous mettre en Author Alert.

Et enfin, on peut faire une dernière demande, avec des yeux du Chat Potté, et vous suppliez d'exploser le compteur des reviews. On veut tout savoir sur ce que vous avez fait cette fiction. Déception ? Rire ? Pleure ? Vous l'avez suivi depuis quand ? Vous avez des remarques sur notre traduction ? Sur les personnages ? Vous avez tout simplement envie de dire merci à JennLynn ? Montrez-lui et montrez-nous votre 'amour' pour MBBF !

Si vous n'avez jamais reviewé, c'est le moment... ;)