Eh bien voilà c'est le dernier chapitre, nous avons passé un bon moment ensemble. Sincèrement j'espère que l'histoire vous a plu. Elle sort tout droit de mon imagination, lol. Merci à Anthales pour le prénom de la petite Dhampir, j'aime bien Liliane.

Les mois ont passés pour les habitants du clan des ténèbres, nous voilà à Noël.

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Beta-reader : Imliel

Flocons de neige.

Debout devant la maison, enfin devant leur maison comme le lui rappelle souvent Severus, Harry regarde complètement fasciné les flocons de neige qui tombent en tourbillonnant. Ces petites choses toutes blanches recouvrent entièrement le clan des ténèbres et le jeune homme savoure ce moment qu'il aime particulièrement. Bien sûr que la neige est froide et s'infiltre partout comme le dit si bien Severus, bien sûr que l'on se trouve mieux devant un bon feu de cheminée plutôt que sous un ciel plombé, mais quel bonheur de voir ce blanc tout envahir.

-Tu devrais rentrer mon amour, tu vas prendre froid, demande le maître des potions à un jeune homme sous le charme des merveilleux cristaux.

L'homme prévenant ajoute sur les épaules de son calice une épaisse cape d'hiver et entoure son cou d'une écharpe rouge et or. Le survivant se dit que si Severus continue de le couvrir ainsi, il risque de mourir étouffé.

-Sev, c'est magnifique, tu ne trouves pas ? dit-il en se plaçant entre les bras de son Dhampir qui ronchonne pour la forme.

-Joli mais froid, chéri ! Mais où as-tu mis tes gants, Harry ?

-Dans ma poche, je voulais sentir la neige sous mes doigts, Sev. Et arrête de t'inquiéter, je ne suis plus un enfant !

L'homme boude et Harry éclate de rire. Sentant ses pieds commencer à le picoter, le jeune homme décide de rentrer dans la maison et de faire comme Severus, s'installer devant un bon feu de cheminée. Après avoir enlevé chaussures et chaussettes, Harry, une bonne tasse de thé entre les mains, se réchauffe les doigts de pieds en éventail devant des flammes dansant joyeusement dans l'âtre contre un demi-vampire des plus heureux.

-A quelle heure arrivent les autres Sev ? Est-ce que tout est prêt dans la cuisine ? Tu crois qu'ils vont tous venir ? Tu n'as pas oublié de leur dire, au moins !

-Stop Harry ! Nous avons le temps. Et oui, ils seront tous là, même Lucius et Jamie !

-J'espère que Jamie ira mieux après avoir vu ses parents. Finalement, Lucius Malfoy est un homme bien et je pense qu'ils ont de la chance tous les deux de s'être trouvés. Je regrette simplement les gestes désespérés de notre ami qui souffre encore de la haine de ses parents.

-Lucius prend les choses en main, ne t'inquiète pas pour ça. Il ne le laissera pas tomber.

Justement près d'une maison à l'écart du village, à l'orée d'un grand bois, deux hommes emmitouflés sous de lourdes capes, les pieds sur la neige craquante, avancent lentement. L'un des deux, un homme aux longs cheveux blonds et aux yeux gris aciers, tire par la main un jeune homme récalcitrant et boudeur.

-Lucius, arrête de me tirer ainsi par Lucifer ! Tu vas finir par m'arracher le bras.

-Si tu ne traînais pas, je ne serais pas obligé de le faire, je te signale !

Lucius, parvenu devant la porte de la maisonnette, tape de sa canne un coup bref mais impérieux. Des pas traînants raclent le sol à l'intérieur, Jamie recule brusquement dans un renforcement où les occupants rangent le bois pour l'hiver puis il fait signe à Lucius de ne pas le trahir.

La porte s'ouvre sur une femme d'une quarantaine d'années qui semble étonnée de voir un homme si richement vêtu devant sa porte.

-Je n'achète rien monsieur. Mais si vous voulez vous réchauffer, et bien entrez ! Vous êtes le bienvenu dans cette maison.

-Je ne veux pas vous déranger et je vous rassure tout de suite, je ne vends rien madame.

-Ah non !

-Non, en fait, je suis venu vous parler de votre fils Jamie, assène Lucius en voyant la femme pâlir considérablement.

-Je ! Oh mon dieu ! Vous le connaissez ?

-Avant de répondre à votre question et pour ne pas avoir de surprises, j'aimerais savoir où se trouve votre mari ? Je ne tiens pas à avoir un fou furieux sur le dos !

-Ne vous en faites pas pour lui, il est mort il y a trois hivers de ça, dit la femme en s'asseyant sur une chaise complètement usée et en proposant le meilleur fauteuil pour Lucius. Voulez-vous un thé pour vous réchauffer ? Cela ne me prendra que quelques secondes.

-Bien volontiers madame, le temps n'est guère clément cette année.

La mère de Jamie revient, portant entre ses mains un plateau garni de deux tasses fumantes et une assiette de petits gâteaux aux raisins secs.

-Comment va-t-il ? Comment va mon enfant ? J'aimerais tant qu'il revienne, que je puisse le serrer contre mon cœur.

-Il souffre comme un enfant qui a mal quand on le rejette, madame, dit l'homme blond en durcissant son regard. Cela dit, il n'est plus un enfant mais la douleur est toujours là. Avoir la vision toutes les nuits de ses parents qui veulent sa mort et qui ont essayé de le tuer à coup de fourche est pour lui tout simplement destructeur.

-Par Merlin ! s'exclame la femme. A-t-il vraiment pensé que moi, sa mère, je voulais le tuer ? Jamais ! Jamais je n'aurais laissé faire ça.

-Pourtant tu courais derrière moi en hurlant, maman, prononce d'une voix douce Jamie qui vient d'entrer dans la maison.

La femme se retourne subitement renversant son thé sur sa robe, ses yeux laissent partir un flot de larmes qu'elle ne peut contrôler.

-Jamie, souffle t-elle, tu es revenu ?

-Seulement grâce à lui, dit-il en désignant Lucius qui sirote son thé tranquillement. Il m'y a obligé. Lucius est têtu, quand il s'y met !

-Amour, viens près du feu et réchauffe-toi, tu dois être transi.

Le blond sait qu'il vient de choquer la mère de son amant, mais il n'en a cure. Après tout qu'elle pense ce qu'elle veut, ce n'est pas son problème. Et puis il n'a pas l'habitude de prendre des gants avec les autres, sauf avec son petit vampire peut-être.

-Vous êtes ensemble ? demande-t-elle malgré tout.

-Oui, répond Jamie d'un air de défi.

-Oh ! Mais je n'ai rien contre ça, Jamie. Mon propre frère aussi vivait avec un homme, tu ne te souviens pas ?

-Plus personne ne venait à la maison, alors comment veux-tu que je m'en souvienne !

-Je sais, ton père t'a fait beaucoup de mal. Pourtant quand nous nous sommes connus, il n'était pas comme ça. Je suppose que l'alcool y est pour quelque chose : perdre son travail l'a complètement ravagé.

-Ce n'est pas une raison pour essayer de tuer son propre fils ni de faire de sa vie un enfer, accuse Lucius d'une voix polaire. Je suis pour une bonne éducation mais en aucun cas, on ne blesse un enfant !

Jamie regarde le blond qui s'est levé sous le coup de la colère et qui s'approche de lui. La femme ne dit mot, elle admire son fils qui est devenu un très bel homme. Pas étonnant que le seigneur qui se trouve devant elle en soit amoureux.

Lucius aimerait effacer la tristesse dans les magnifiques yeux mauves de son amant, yeux mauves qu'il tient de sa mère apparemment. Un petit sourire contrit de Jamie rassure Lucius, l'homme plus âgé se retourne imposant vers la maîtresse des lieux.

-Nous voulons savoir une chose madame, les mots que vous avez prononcés avant que Jamie ne soit obligé de prendre la fuite. Quels sont-ils ?

-Allez-vous me croire sur paroles ? demande la mère de Jamie.

-Non bien sûr, je ne suis pas de ces gens qui accordent foi aux paroles d'inconnus ! C'est pour cela que j'ai apporté avec moi une fiole de véritaserum. En prendrez-vous ou bien serais-je obligé de vous le faire boire ?

La femme tend vers Lucius sa tasse de thé. L'homme blond sort de sa poche une potion translucide et en verse quelques gouttes dans le breuvage légèrement sucré. Jamie, étonné, regarde sa mère avaler sans rechigner le thé. Il ne savait pas que Lucius avait emporté une fiole de véritaserum, le blond l'étonnera toujours.

-Je vous écoute madame, ordonne Lucius qui reprend place dans le fauteuil pendant qu'elle aussi s'assoie sur la vieille chaise branlante.

-Nous nous sommes disputés, mon mari et moi, quand j'ai su qu'il avait envoyé Jamie seul au bord de l'étang. Je savais que c'était dangereux, les gens du village en parlaient entre eux. Ils disaient que la nuit venue des vampires rodaient dans les alentours. J'ai tout fait pour rejoindre Jamie ce soir-là mais mon mari avait bloqué la porte d'un sort que je ne pouvais défaire. Quand mon fils est revenu plus tard, son père a aperçu la morsure qui n'était pas encore fermée, du sang coulait le long de son cou.

-Est-ce à ce moment-là qu'il vous a délivré du sort ? demande Lucius.

-Oui, malheureusement je n'ai rien pu faire quand je l'ai vu attraper la fourche et courir après Jamie. J'ai quand même essayé de retenir mon mari par la manche et j'ai crié à Jamie de se cacher que je reviendrais le chercher plus tard. J'avais décidé de partir avec lui, je n'en pouvais plus de la vie que mon mari nous faisait subir.

-Pourtant, j'ai bien entendu que tu disais que j'étais un monstre ! hurle Jamie mécontent.

Non ! C'est ton père que je traitais de monstre. Faire ça à son propre enfant alors que c'est lui-même qui t'avait mis dans cet état. Rien ne serait arrivé s'il ne t'avait pas obligé à aller chercher ce fichu livre près de l'étang !

-Que s'est-il passé ensuite ? Continue Lucius.

-J'ai préparé un sac en vitesse pour Jamie et moi et je suis allée l'attendre près de la petite cabane dans le champ juste à côté. J'ai attendu tout le reste de la nuit mais Jamie n'est jamais venu.

-Je ne t'ai pas entendu ne dire ça maman, je suis désolé. Je n'ai entendu que des cris de haine. Je ne voyais que la fourche qu'il risquait de me planter dans le dos si je ne courais pas assez vite, j'avais dix ans ! Comment veux-tu que je comprenne ce qui m'arrivait ?

-Tous les soirs pendant un an, je suis allée dans cette cabane. Puis j'ai compris que tu ne viendrais plus, alors j'ai cessé d'y aller. Mais je n'avais pas perdu l'espoir pour autant, tu sais !

Lucius regarde la femme assise devant lui, le visage fatigué, les larmes dévalant ses joues. Jamie n'est guère mieux et tend sa main vers le blond qui la lui prend. Leurs doigts s'entrecroisent, ils n'ont pas besoin de beaucoup plus, ils se comprennent.

Les effets de la potion de dissipe et la mère de Jamie se lève.

-Je sais que tu as encore du mal à me croire, lui dit-elle. Pourtant après toutes ces années, j'espère encore et toujours que tu me pardonnes de n'avoir pas su te protéger. Ton père….

-Ne me parle pas de lui ! Jamais ! Je ne veux rien savoir.

Lucius debout devant la cheminée se retourne vers son vampire, leurs mains toujours emmêlées. La colère gronde dans le jeune corps.

-Nous allons partir, annonce le blond. Nous sommes attendus chez des amis et je n'aime pas être en retard.

-Oui, partons ! Je veux être ailleurs Lucius.

La femme panique, ses yeux font le tour de la pièce cherchant quelque chose pour les retenir encore un instant.

-Reviendras-tu ? lui demande-t-elle. Quand tu m'auras pardonné, reviendras-tu Jamie ?

-Je reviendrai maman, avec Lucius. Nous vivons ensemble et tu devras l'accepter.

-Il n'y a pas de problème, je te l'ai déjà dit.

Lucius ouvre la porte et reçoit de plein fouet la neige sur le visage qui tombe à gros flocons. Jamie ne le lâche pas, il salue sa mère d'un simple signe de la tête et sort de la maisonnette derrière le blond.

Lucius prend son vampire dans ses bras. Après un dernier regard vers la femme restée sur le pas de la porte et un léger signe lui signifiant qu'ils reviendront, les deux hommes transplanent pour le manoir Malfoy.

-Tobiak ? Tu ne crois pas que nous devrions nous lever.

-Pourquoi faire ? Je suis bien moi là contre ton corps si chaud et si délicieux, susurre un vampire des plus charmeurs.

-Est-ce que nous ne sommes pas invités chez Harry et Severus pour le réveillon ?

-Oh par Belzebuth ! Oui tu as raison. À quelle heure doit-on y être ?

-Dans deux heures mon amour. Alors si tu veux être prêt, je te suggère de te lever.

-Dis ! On n'a pas le temps pour un autre petit câlin ?

-Tobiak ! S'offusque Galbin. Je savais bien que les vampires sont de vrais fous de sexe !

-Mais non pas du tout ! Rigole le vampire aux magnifiques yeux bleus.

Le jeune sorcier se sent tiré en arrière contre un corps chaud et complètement excité. Les lèvres de Tobiak prennent les siennes avec avidité et convoitise, ses mains baladeuses se promènent sur sa peau rendue brûlante par le contact d'une autre peau. Tobiak n'en a jamais assez de son amant, sa langue part à la découverte d'un membre au summum de sa raideur.

Galbin crie de plaisir sous les lèvres expertes de son vampire qui le rend fou de désir. Des doigts impatients forcent son entrée, le jeune sorcier siffle de douleur et de plaisir. Tobiak, plus dur que jamais en entendant ces sons aphrodisiaques sortir de la bouche de son amant, le pénètre les bras tendus de chaque côté. La chaleur de Galbin multiplie les sensations du vampire qui se meut avec frénésie dans le corps du jeune sorcier qui en demande toujours plus.

-Je viens, mon amour, hurle Tobiak.

-Moi aussi, réponds le plus jeune.

Les deux hommes se libèrent en même temps à grand renfort de coups de hanches, les jambes enchevêtrées, leurs peaux luisantes de sueur mais si heureux d'être là ensemble.

Dans la même maison, c'est un jeune homme blond qui prend son temps pour se préparer. Un certain vampire s'impatiente.

-Draco ! Sors de cette salle de bain, chéri. Nous ne serons jamais prêts à temps !

-Deux secondes, amour ! Je suis presque prêt.

Slade, déjà habillé, fait les cent pas dans la chambre et soupire en voyant son merveilleux calice sortir de la salle d'eau. Draco est superbe, le vampire admire le pantalon noir et la chemise que le jeune homme a mis pour l'occasion.

-Tu vois, je me suis dépêché, et je suis sûr que nous ne serons pas en retard. Severus a dit pour huit heures. Il nous reste un quart d'heure pour aller chez lui et en transplanant…

-Oui bon, rigole le vampire. Tu veux toujours avoir le dernier mot, Draco.

-Mon amour, susurre le calice contre Slade. Les Malfoy ont toujours le dernier mot, tu devrais le savoir !

L'homme ne répond pas et en profite pour approcher sa bouche de celle de son calice et enfoncer dans celle-ci sa langue impatiente. Slade savoure le baiser et le ressent jusque dans ses terminaisons nerveuses. Draco lui fait toujours cet effet-là et l'entendre gémir n'est pas fait pour arranger les choses.

-Slade... Je croyais que nous devions partir !

-On y va, dit le vampire en se détachant de son blondinet préféré.

Les deux hommes disparaissent dans un plop et réapparaissent dans un hall décoré de plusieurs petits sapins de Noël qui chantent sur leurs passages.

-Une idée d'Harry, je suppose ? déclare le chef du clan devant le déballage de vert, de rouge et d'or.

Le jeune sorcier aux yeux gris et son vampire entrent dans la grande salle à manger et sont accueillis par leurs hôtes qui discutent déjà avec Jamie, Lucius ainsi que Tobiak et Galbin.

-Blaise ! s'exclame Draco, je ne savais pas que tu serais là !

Les deux jeunes hommes s'étreignent sous l'œil ombrageux d'un Slade qui ne peut s'empêcher d'être jaloux.

-Nous attendons un dernier invité, messieurs, annonce Harry. Ensuite, nous pourrons commencer les festivités. Je suis désolé de vous dire que les anciens ont décidé de partir en Transilvania, ils ne reviendront que dans une semaine. Il y a aussi Remus Lupin qui n'a pu venir. Apparemment, il aurait rencontré quelqu'un. Il viendra par contre dans la semaine nous faire une petite visite. Que cela ne nous empêche pas de nous amuser.

Harry regarde satisfait les décorations de Noël qu'il a mis partout, Severus lui dit souvent qu'il en fait des cauchemars, ce qui le fait rire bien sûr. Partout il y a des boules et des guirlandes à profusions, le jeune homme a même installé du gui à toutes les portes. Le maître des potions en a bien profité quand même !

Après avoir entendu le bruit caractéristique d'un transplanage, les invités voient Jayson apparaître dans la salle à manger. Tout le monde le salue et lui demande comment se passent ses cours de potions. Le jeune homme ravi répond bien volontiers à ses amis. Ce qu'il ne dit pas, par contre, c'est qu'il est un prodige et que le recteur l'a prit sous son aile. Severus lui donne des cours particuliers tellement le jeune vampire est en avance sur son temps.

-Tout le monde est là ? crie Harry, alors que la fête commence !

FIN