Saving Edward


Disclaimer : Aucun des personnages ne m'appartient, tout est à Stephenie Meyer, et l'histoire provient de l'imagination de twiXlite, je ne fais que traduire sa magnifique histoire…


Bonsoir tout le monde !

Je dois dire que ça fait très plaisir d'avoir ce retour, et ces gentils petits mots, après tant d'années d'interruption... Alors un GRAND merci à vous. Normalement, j'ai répondu à toutes celles / tous ceux qui étaient logués. Merci beaucoup à ceux auxquels je ne peux pas répondre personnellement !

Je suis actuellement en vacances à Blois (vive les châteaux de la Loire ;) ), mais j'ai quand même pensé à vous au milieu de mes visites de jardins et châteaux (mon rêve depuis que je suis gosse...)

J'espère qu'elle vous plaira ! Et comme toujours, si vous avez des remarques, des idées d'amélioration, si vous remarquez des fautes / erreurs, n'hésitez pas à m'en faire part.

Encore merci, et bonne lecture !


Chapitre 45 : Problem Solved !


Edward POV


Quand j'appris que Tanya changeait d'établissement, je me retins de sauter de joie.

- Merci mon Dieu pour ça, dis-je en m'arrêtant, et en entraînant Bella dans un baiser, lui démontrant toute ma joie.

Elle me répondit avec la même ferveur. Oui, merci pour ça ! songeai-je, jubilant. Au moins, Bella et moi n'avions plus affaire à elle.

Nous séparant, nous nous aperçûmes que les autres s'étaient arrêtés, Diana et Claire arborant chacune un sourire heureux, et Michael m'adressait un petit sourire en coin. Mon Dieu, j'étais tellement chanceux d'avoir Bella. Il n'y avait aucune chance pour que je laisse des traînées telles que Tanya ruiner ce que je partageais avec elle. Alors que nous avancions vers la salle de loisirs, Bella entoura ma taille de son bras, et j'enroulai le mien autour de ses épaules. Elle reposa sa tête contre mon bras et soupira. Je souris en songeant qu'il n'y avait plus personne à présent pour nous déranger.

Nous nous assîmes sur le canapé et je passai mes jambes sous moi, de même que Bella. Michael ramassa les cartes sur la petite table, et lui, Claire et Diana s'assirent sur le sol, juste devant le canapé.

- Rami ? s'enquit-il auprès des filles, qui acquiescèrent. Vous jouez ? ajouta-t-il à notre adresse.

Je secouai la tête, ainsi que Bella. Il distribua les cartes et ils commencèrent à jouer. Je regardai une ou deux parties, avant de me tourner vers Bella, qui les observait attentivement. J'avais l'impression que c'était ce qui était supposé être, lorsque tu étais un adolescent normal. Aller chez les uns les autres, et traînasser avec tes amis. Je soupirai, en songeant à ce que j'avais perdu de mon adolescence. Bella se tourna vers moi, en souriant légèrement et je l'embrassai doucement sur le front avant qu'elle ne retourne son attention vers le jeu en cours.

Je la dévisageai amoureusement, seulement extirpé de ma transe par Michael et Diana qui se disputaient pour savoir qui avait gagné. Je souris face à leur comportement. C'était de vrais gamins, parfois. C'était agréable de pouvoir les regarder agir comme des ados normaux, ce qui était quelque chose qu'aucun de nous n'avait jamais vraiment été capable de faire.

Soudain, un cri perçant retentit.

- Papa !

C'était Tanya. Nous nous retournâmes pour la voir courir et sauter dans les bras de celui que je supposais être son père. Curieux, nous nous levâmes tous et nous approchâmes pour voir ce qui se passait. Nous le vîmes embrasser sa fille sur le front, avant de la lâcher doucement, comme s'il était effrayé de la casser en mille morceaux. Nous vîmes le Dr Martin s'avancer vers lui, un air furieux sur le visage.

- Ah, Dr Martin, dit-il d'une voix totalement inamicale et suffisante. Auriez-vous l'obligeance de me dire pourquoi on change ma fille d'établissement ? Elle n'a rien fait de mal.

- Je crois qu'il serait préférable d'aller dans mon bureau, répliqua-t-elle, avec un coup d'œil dans notre direction.

Il suivit son regard et rit.

- Oh, vous êtes inquiète de ce que vont en penser vos patients, n'est-ce pas ? Et bien, non, je crois que nous devrions régler ça, ici et maintenant.

Il croisa les bras sur son torse, tout comme Tanya venait de le faire.

- Très bien. Tanya est emmenée dans un autre établissement car son attitude met extrêmement mal à l'aise certains de mes patients les plus… fragiles.

Je n'étais pas vraiment sûr de comment prendre la dénomination « fragile ». Cependant, compte tenu de mon comportement jusqu'à maintenant, je voyais ce qu'elle voulait dire. Je décidai de ne pas m'en offenser.

- C'est pas vrai ! s'écria-t-elle en se tournant vers son père.

J'exhalai et elle se tourna vers moi. Merde ! songeai-je.

- Eddie ! s'exclama-t-elle en bondissant vers moi.

Elle agrippa mon bras, et je m'écartai d'elle violemment, totalement paniqué. Jamais personne ne m'avait agrippé comme ça, et je sentis mon pouls s'accélérer alors que j'essayai de tenir ma respiration sous contrôle. Je m'appuyai contre le mur, alors que mon cœur refusait de se calmer. Bella m'adressa un regard inquiet, me demandant silencieusement si ça allait.

- Qu'est-ce qui ne va pas, Eddie ? s'enquit Tanya dans ce qui était supposé être une voix mielleuse.

- Idiote ! s'écria Bella.

Elle posa une main sur mon cœur. Je fermai les yeux et me concentrai sur ma respiration, espérant que si je pouvais la maintenir sous contrôle, mon pouls se rétablirait.

- Tu sais qu'il déteste qu'on le touche !

- Et bien alors, jeune fille, s'il déteste être touché, pourquoi est-ce que tu le fais, en ce moment même ?

J'ouvris les yeux pour voir que le père de Tanya s'était approché derrière elle et qu'ils arboraient tous les deux le même sourire suffisant.

- Parce que je suis sa petite amie ! rétorqua-t-elle.

Elle se tourna de nouveau vers moi.

- Edward, est-ce que ça va ?

J'acquiesçai, sentant finalement ma respiration se niveler.

- Si vous me permettez, Mr Denali. Il s'agit du patient dont je vous parlais. Lui et Bella sont engagés dans une relation sérieuse, et Tanya essaie par tous les moyens possibles de les séparer, expliqua le Dr Martin et se postant derrière Tanya et son père. Il est extrêmement réticent à d'autres contacts que celui de Bella, comme vous venez de le constater, et pourtant, elle persiste à essayer. C'est pourquoi elle va changer d'établissement.

- Ce n'est pas vrai ! s'exclamant Tanya en se tournant vers son père. Papa, oblige-les à me laisser ici.

- En fait, monsieur, intervint Diana, en s'avançant, aussi polie que d'habitude. C'est la vérité. Beaucoup d'entre nous avons vu l'attitude de Tanya envers Edward. C'est extrêmement inapproprié, surtout que Bella est pratiquement tout le temps là. Elle semble croire qu'elle peut éloigner Edward de Bella, pour une raison ou une autre. Pour être honnête, monsieur, nous sommes tous plutôt proches, et nous détestons tout ce qui peut entraver notre processus de guérison. Nous avons tous le sentiment que Tanya peut ruiner les chances d'Edward d'aller mieux.

Le père de Tanya se tourna vers elle.

- Est-ce vrai, Tanya ?

- Bien sûr que non, papa !

Elle lança un regard noir à Diana.

- Elle ment !

- Est-ce que tu vas la laisser s'en sortir comme ça, papa ? Comme tu le fais toujours ? dit une voix, venant de la porte.

Une autre fille s'y trouvait. Elle arborait une chevelure blonde, très claire, presque argentée. Elle ressemblait à Tanya, mais ses traits étaient plus doux, moins anguleux. Bien qu'elle soit très jolie, elle n'avait rien à voir avec ma Bella.

- La ferme Irina ! cracha Tanya.

- Quoi ?

Elle s'avança et se campa face à Tanya.

- Quel est le problème, soeurette ? Simplement parce que tu veux quelque chose que tu ne peux pas avoir… je veux dire, regarde-le ! Je suis là depuis quoi ? Une minute, et je peux déjà dire qu'il est amoureux de cette fille ! Rien qu'à la façon dont il la regarde, c'est évident ! Juste parce que tu ne peux pas l'avoir, tu piques une crise ! Être anorexique ne te rend pas spéciale, Tanya ! Regarde autour de toi, tu n'es pas la seule à avoir ce problème.

Tanya adressa un regard noir à sa sœur, et se dirigea vers son père et le Dr Martin, qui étaient maintenant en train de discuter. Irina se tourna vers Bella et moi.

- Je suis vraiment désolée. Parfois, elle ne sait pas comment lâcher prise. Bien que je dois dire que si vous n'étiez pas ensemble (elle m'indiqua, d'un air taquin), je tenterai ma chance.

Je lui souris.

- Et bien, je suppose que c'est vraiment dommage pour toi que ce soit le cas.

Elle opina et sourit.

- Oui, c'est vrai. Main contrairement à ma sœur, je prends ce fait en compte.

Elle nous sourit de nouveau.

- J'avais vraiment espoir qu'elle ne cause pas trop de problèmes.

Son air était contrit, ce qui m'agaçait, car c'était Tanya qui devrait s'excuser, pas elle.

- Tu n'as pas besoin de t'excuser pour elle… Irina… c'est ça ?

Elle acquiesça.

- Joli nom.

Elle s'esclaffa.

- Tu es gentille.

Elle sourit à l'adresse de Bella.

- Et d'après ce que j'ai vu, tu es extrêmement chanceuse.

- Je sais.

Bella sourit et embrassa le bas de ma mâchoire. Elle se retourna vers Irina, qui souriait toujours. Je remarquai le père de Tanya se détourner et s'approcher de nous.

- Excuse-moi, tu es Edward, n'est-ce pas ? dit-il, et je me redressai.

- Oui, monsieur, dis-je prudemment, peu sûr d'où cela mènerait.

- Dis-moi, ce qu'ils ont dit à propos de ma fille est vrai ?

Il lança un regard circulaire aux autres.

- Etait-elle véritablement ainsi ? Je ne veux pas lui causer plus de traumatisme qu'elle n'en a déjà traversé.

Irina s'esclaffa moqueusement et roula des yeux. Je la dévisageai un instant et souris légèrement. Je crois que je pouvais l'apprécier.

- En fait, monsieur, je trouve que Tanya est plutôt agaçante, répondis-je le plus poli possible. Elle ne semble pas écouter lorsque je lui dis de me laisser tranquille, ou que j'ai une petite amie. Je n'aime pas lorsque les gens me touchent, et pourtant, elle semble convaincue qu'elle le peut. Pour une raison inconnue, elle croit que je vais quitter Bella pour elle, ce qui, je peux vous le certifier, n'arrivera pas. C'est assez épuisant d'être près d'elle, monsieur.

- D'accord. Merci Edward.

Il se détourna et rejoignit le Dr Martin et Tanya.

- Tu sais, je pense que tu aurais mieux fait d'abandonner les gants et de lui dire qu'elle était une traînée qui ne voulait pas te laisser tranquille, dit Irina en souriant.

J'en restais bouche bée. Est-ce qu'elle venait vraiment de traiter sa propre sœur de traînée ?

- Hum, désolée mais… est-ce que tu viens juste de traiter ta sœur de traînée ? dit Bella.

Irina haussa des épaules.

- C'en est une. Et elle le sait ! s'esclaffa Irina.

- NON PAPA !

Nous nous tournâmes tous vers Tanya, qui piquait une crise de colère envers son père. Il lui avait apparemment annoncé qu'il était d'accord avec le Dr Martin et qu'il les laissait la changer de quartier. Honnêtement, j'aurais cru qu'il demanderait à ce qu'elle reste.

Je vis Tanya se détourner et s'éloigner, son père à ses trousses. Irina roula des yeux.

- Je suppose que je devrais aller avec eux.

- Tu n'y es pas obligée, si tu ne veux pas, lui dit Claire, et elle sourit.

- Nan, toi, on t'aime bien.

- Oui, renchéris-je. C'est juste ta sœur qui nous pose problème.

Elle rit et je souris.

- Très bien alors.

Nous retournâmes tous vers la salle de loisirs, Irina nous suivant précautionneusement. Bella et moi nous rassîmes là où nous nous trouvions auparavant, et Michael, Claire et Diana reprirent leur partie de cartes. Irina s'assit à côté de Bella, qui s'était pelotonnée contre moi, posant sa tête sur mon torse.

- Alors, Irina, tu as d'autres frères et sœurs ou tu dois supporter Tanya toute seule ? demanda Diana, et nous rîmes tous, Irina y compris.

- Non, j'ai un frère et deux autres sœurs. Carmen, Kate et Eléazar, mais on l'appelle simplement El, répondit-elle.

- C'est étrange, comme nom, indiqua Bella. Eléazar ?

Elle médita sur le nom, me regardant, et je haussai des épaules en me retournant vers Irina.

- Je sais, acquiesça-t-elle. C'est l'aîné d'entre nous. Apparemment, ma mère ne voulait pas un nom « normal » pour lui, et elle a trouvé ce nom dans un bouquin ou un autre du genre, et elle pensait que ça faisait cool. Personnellement, je pense qu'elle lui a donné un malédiction, mais bon…

Elle haussa de nouveau des épaules.

- Qu'est-ce que vous allez faire ?

Elle nous observa, Bella et moi.

- J'ai l'impression que tu n'as pas de troubles alimentaires, Bella, du moins vu la façon dont Tanya parlait de toi tout à l'heure.

Bella secoua la tête.

- Comment es-tu arrivée là ?

Bella leva la tête vers moi.

- Pour Edward, sourit-elle, et Irina l'imita. Ils croyaient que m'avoir ici l'aiderait.

- Et c'est vrai, intervint Michael, toujours concentré sur son jeu, tout en écoutant la conversation.

Il releva le regard vers nous trois.

- Franchement, je doute qu'Edward aurait fait ces progrès si Bella n'était pas là.

- Michael, le réprimanda Diana.

- Non, Di, il a raison, concordai-je. Je ne pense que j'y serais arrivé non plus.

J'embrassai Bella au sommet du crâne et je la sentis sourire contre ma poitrine.

- C'est trop mignon, roucoula Irina. C'est vraiment génial de pouvoir faire ça pour quelqu'un, Bella. Tout abandonner. Je veux dire, tu laisses ta vie à l'extérieur de côté. Je ne sais pas comment tu arrives à faire ça.

- Facile, souffla Bella, toujours souriante. Ma vie, c'est Edward.

- T'es un mec chanceux, Edward. Ne la laisses pas filer, m'indiqua sérieusement Irina.

- Non, répliqua Bella, en secouant la tête. C'est moi, la chanceuse.

- C'est l'heure du déjeuner ! s'exclama Jude, tout le monde commença à se lever pour la suivre.

Bella lui tendit sa main.

- J'ai été heureuse de te rencontrer, Irina.

Elle sourit en prenant la main de Bella.

- Tu es tout le contraire de ta sœur, je peux te l'assurer.

- Moi aussi, j'ai été ravie. Et merci.

Elle s'esclaffa en relâchant la main de Bella, elle ne me tendit pas la sienne, évidemment.

- Ravie également de t'avoir rencontré, Edward.

- Moi aussi, Irina.

Je souris et pris la main de Bella, et nous nous dirigeâmes vers ma chambre. Je devinais qu'Irina était probablement troublée de voir que nous prenions la même direction qu'elle, puisque la chambre de Tanya était dans le même couloir que la mienne, mais elle ne dit rien. Ce dont j'étais reconnaissant. Je ne me sentais pas vraiment d'expliquer ma situation à une complète étrangère.

Alors que nous tournions à l'angle de mon couloir, nous vîmes le père de Tanya, qui essayait de la convaincre de ranger ses affaires, et l'emmener où elle resterait désormais. Elle me vit et ses yeux s'élargirent. Elle s'écarta de son père et courut à travers le couloir.

- Eddie ! Eddie ! Tu ne vas pas les laisser m'emmener loin de toi, Eddie ! pleurnicha-t-elle en agrippant mon pull.

Je reculai, pour essayer de me libérer, mais elle se cramponna plus fort, et je m'écroulai contre le mur.

- Lâche-le, foldingue ! cria quelqu'un, et je vis Irina pousser sa sœur loin de moi alors que je glissai le long du mur, en me serrant la poitrine.

Les battements de mon cœur étaient affolés, et Bella s'accroupit face à moi, prit mon visage entre ses mains, me faisant sursauter.

- Edward, ça va mon amour ? demanda-t-elle, d'une voix tendue par l'inquiétude.

J'acquiesçai lentement, tout en essayant de calmer ma respiration. Je fermai les yeux, et appuyai ma tête contre le mur.

- Edward ? Ouvre les yeux mon amour.

Elle releva mon visage doucement tandis que j'ouvrais les yeux pour la fixer. Elle avait les yeux pleins de larmes, et je réalisai de quoi cela avait l'air. Elle devait avoir pensé que j'avais une autre crise cardiaque. Je fis glisser ma main dans ses cheveux.

- Je vais bien, soufflai-je, d'un ton plus paniqué que je ne l'aurais souhaité. J'ai juste besoin d'une minute.

Je jetai un coup d'œil à côté, et vis qu'Irina poussait sa sœur dans les bras de son père avant de se retourner vers nous.

- Tout va bien, mon amour. Tout va bien, je suis là.

Elle déposa un léger baiser sur mon front, et je sentis mon cœur s'apaiser lentement.

Irina s'accroupit à côté de Bella, et me lança un regard anxieux.

- Je suis vraiment désolée. Il va bien ?

Elle alterna son regard entre Bella et moi.

J'opinai, incapable d'émettre le moindre son.

- Oui, ça va aller.

Je scrutai de nouveau Bella, et vis la larme silencieuse qui s'écoulait le long de sa joue. Je vis Irina lui adresser un regard sceptique.

- Alors pourquoi est-ce que tu pleures ? s'enquit-elle, posant une main sur le sol, près de moi, et l'autre sur l'épaule de Bella.

- Oh.

Elle essuya sa larme.

- J'ai juste eu peur que…

Elle s'interrompit, sans donner de véritable explication.

- Que quoi ? demanda Irina.

Bella me fixa, et j'acquiesçai, lui donnant mon accord pour lui raconter ce qui s'était passé.

- Il, hum, il a eu une crise cardiaque, il n'y a pas très longtemps. Parce que quelqu'un l'avait attaqué de la même façon.

Tout en disant cela, d'autres larmes roulèrent sur ses joues, et je les essuyai de mon pouce.

- Quand je l'ai vu comme ça, j'ai pensé au pire.

- Oh mon Dieu.

Irina semblait coupable et anxieuse.

- Je suis vraiment désolée.

Elle se tourna pour voir sa soeur, qui se faisait emmener, en criant et donnant des coups.

- Je vais la tuer !

Elle avait une voix emplie de malice.

- Ça va, répétai-je. Je vais bien, j'ai juste besoin d'une minute.

Je lui souris, ce qu'elle me rendit, bien que cela n'atteignit pas ses yeux.

Nous restâmes ainsi encore quelques minutes, et je sentis mon cœur ralentir. Ma respiration se nivelait, et j'adressai un sourire à Bella.

- Tu peux te lever ? demanda-t-elle, et j'opinai.

Elle se redressa et tendit ses mains. Je les pris, et elle m'aida à me relever doucement, et nous allâmes jusqu'à ma chambre.

- Je suis vraiment désolée, répéta Irina, dans l'encadrement.

- Ne t'inquiète pas de ça, la rasséréna Bella, elle alla l'étreindre. Au fait, c'est quoi ton numéro ? J'aimerai beaucoup te connaître mieux. Où est-ce que tu vis?

- Hum, on vit à Port Angeles, répondit-elle, en entrant dans la chambre.

Elle prit le papier et le stylo que lui tendait Bella, et inscrit son numéro.

- C'est vrai ? Michael vient de là-bas, indiquai-je.

Elle me sourit.

- Le monde est petit, hein ? dit-elle, en rendant le papier à Bella.

Plutôt, puisque les gens provenaient de tout l'état. Les cliniques de ce genre n'étaient pas nombreuses, et éloignées. Y entrer était difficile, et une proche de chez soi encore plus.

- Et vous ?

- Forks, répondit Bella, reprenant le papier et le stylo.

- Sans blague ! s'exclama Irina. On pourra se revoir.

Elle jeta un coup d'œil à la porte.

- Je crois que je ferais mieux d'y aller. A bientôt, alors ?

Nous acquiesçâmes.

- J'ai été vraiment ravie de vous rencontrer. Et bonne chance, Edward.

- Merci, répondis-je, alors qu'elle sortait de la chambre, et refermait la porte. Elle, je l'aime bien, ajoutai-je en baissant le regard vers Bella. Mais qu'est-ce qui lui vaut une telle peste comme sœur ?

Bella haussa les épaules, et nous allâmes nous asseoir sur mon lit.

Un moment plus tard, on toqua à la porte.

- Entrez !

Jude apparut, deux plateaux à la main, comme ce matin. J'inspirai profondément, me préparant. Elle déposa les deux plateaux à côté de Bella, et sortit silencieusement. Bella me tendit un des plateaux, et je vis qu'un bol de soupe était posé dessus. Tout va bien, Edward, me dis-je. Tu l'as fait ce matin, tu peux encore le faire. Je lançai un regard à Bella, qui me sourit, et se concentra sur son propre déjeuner, me donnant le temps dont j'avais besoin. Elle savait comment ne pas me pousser, et j'en étais reconnaissant. Je pris une nouvelle inspiration, et captai cette fois-ci l'odeur de la soupe. Ça ne sentait pas si mauvais, tout compte fait. Je pris la cuillère et la plongeai dans le bol, prenant doucement une cuiller.

Ce n'était pas franchement agréable, mais la soupe était plutôt bonne, en fait. Tomate. Apparemment, ils essayaient de m'initier aux saveurs les plus simples. C'était plus facile que le porridge. Du moins, il n'y avait aucun morceau. Je tenais bon à chaque bouchée, et m'arrêtai lorsque je n'en supportais pas plus. Je pensais ne pas en avoir manger tant que ça, en reposant la cuillère, mais je vis que j'avais mangé au moins la moitié du bol. Je relevai la tête vers Bella, et la vis me lancer un regard rayonnant. Je supposai que ça n'était pas si mal. Elle repoussa le plateau de mes genoux, et le mit près du sien. Elle se pencha et m'embrassa profondément, comme ce matin, et je le lui rendis.

Nous nous allongeâmes sur les oreillers, et nous fixâmes l'un l'autre, le silence simplement brisé par l'intrusion de Jude, lorsqu'elle vint récupérer nos plateaux. Elle me sourit également lorsqu'elle vit ce qui restait dans le bol.

- Comment tu te sens ? murmura Bella.

Je poussai un soupir.

- Bien, je suppose, chuchotai-je, et elle déposa un baiser sur le bout de mon nez.

- Tu te débrouilles très bien, tu sais.

Elle me sourit et je l'embrassai.

J'enroulai mes bras autour d'elle, inspirai de sa fragrance, sachant qu'avec elle à mes côtés, je pourrai faire n'importe quoi. A présent, je devais me préparer à son départ.


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