Rémission

AUTEUR : Morgane et Holly

DATE : Avril 2009

SAISON : Hors saison.

CATEGORIE : Romance shweir et mckeller

RESUME : John a t- il réussie à vaincre sa dépendance au sexe ?

ARCHIVES : Je serai très heureuse que ce fan fic soit diffusé sur d'autres sites, merci de m'en informer si vous l'utilisez.

DISCLAIMER : Je ne touche pas d'argent pour cette fic, que j'écris pour le plaisir.

NOTE DE L'AUTEUR :

Voila la suite de Addict et Sur la corde raide ! C'est la dernière partie, j'espère que cella vous plaira ! John a-t-il réussie à vaincre sa dépendance au sexe ?

« Le sexe, c'est comme l'air qu'on respire : ça semble pas important jusqu'à ce qu'il y en ait plus.' »

Inconnu

Réveillé aux aurores par le bruit des vagues s'échouant sur la plage, John était depuis plusieurs minutes, allongé sur le dos en train de contempler la plus belle chose qu'il fut amené à voir de toute sa vie. Sa femme. Encore profondément endormie, résultat d'une journée éprouvante et d'une nuit encore plus, Elizabeth agissait aux antipodes de ce qu'elle avait toujours fait : elle s'accordait une grace matinée. Alors que John - marmotte de nature - s'était contenté de deux heures de sommeil tout au plus. Aussi loin qu'il pouvait remonter dans sa mémoire, John ne parvenait pas à se rappeler d'avoir été aussi heureux qu'à présent. Même la concrétisation de sa relation avec Elizabeth ne l'avait pas autant rempli de bonheur... Il avait un seul regret: que leur première fois se soit passée alors qu'il était dépendant du sexe. A quoi bon revenir sur le passé, autant se concentrer sur leur avenir commun et surtout à toutes les nuits à venir...

Elizabeth avait eu raison de vouloir attendre la lune de miel pour reprendre une vie sexuelle normale alors même que John avait reçu l'aval de son médecin voilà plusieurs semaines. N'étant plus à quelques semaines prêt, le militaire avait patienté la célébration de leur mariage pour remonter en scelle si on peut dire.

Il était guéri oui, sauf que comme toute forme de dépendance, on ne guérit jamais complètement, on est en rémission en espérant ne pas replonger un jour. S'agissant de l'alcool ou de la drogue, la solution est simple : l'arrêt; une solution que John n'envisageait, ne concevait même pas. Voilà pourquoi il avait mis à profit cette dernière année pour travailler sur certains points comme la confiance, l'engagement, la communication afin de trouver les failles chez lui pouvant expliquer cette dérive comportementale.

Le sexe, une dérive comportementale... comme toutes les bonnes choses, il ne faut pas en abuser. Avant de connaître Elizabeth, John avait toujours eu la fierté et l'honneur de pouvoir se prétendre un excellent amant, si ce n'est le meilleur. Alors même si d'un point sentimental, il était le pire des goujats, un lâche incapable de s'engager une fois sorti du lit, il savait au moins que toutes les femmes ayant foulé son corps se rappelleront de ses exploits. Sauf que sur ce point, il se trompait encore et lourdement. Les femmes ne se souviennent pas des hommes ayant su les faire vibrer physiquement mais ceux qui ont su les toucher de l'intérieur, dans leurs coeurs, leurs essences mêmes. Ce sont ces hommes là qui trouveront alors places dans la mémoire des femmes, les autres seront automatiquement effacés comme s'ils n'avaient jamais existé. Exit.

Tout ce dont en quoi il avait toujours cru était faux. Toutes les femmes avec qui, il avait partagé un moment d'intimité ne se souvenaient certainement plus de lui... Un constat difficile à encaisser pour cet homme en mal de confiance en lui, un homme en perpétuel recherche de reconnaissance, un homme pour qui l'amour se résumait à ça. Finalement, il n'avait jamais aimé, et réciproquement, on ne l'avait jamais aimé non plus.

John remerciait d'autant plus sa rencontre avec Elizabeth, sans elle, il ne s'en serait jamais aperçu et il aurait passé le reste de sa vie à chercher l'amour. En se prenant comme un pied, cela va sans dire!

Confiance, engagement, communication. Trois points essentiels, trois mots qui avaient suffit pour lui faire peur, mais désireux de guérir, John avait suivi les conseils de son médecin et les avait appliqué à la lettre. En réalité, il s'agissait ni plus ni moins des mêmes conseils que prodiguent les conseils matrimoniaux. Ecouter son conjoint, avoir suffisamment confiance pour lui parler de tout y compris de ses plus profondes blessures, et enfin, être capable de surmonter sa phobie de l'engagement.

Tout ce dont John avait été incapable jusqu'à là. Se dévoiler, prendre des risques de construire une relation, il l'avait toujours fui, car intrinsèquement, inconsciemment, il avait peur de reproduire le schéma de son père. Il avait peur de faire souffrir sa femme comme il avait vu sa femme souffrir, préférant le sexe sans conséquence plutôt que le sexe avec amour.

Un chemin semé d'embûches, mais aidée par une Elizabeth aimante et patiente, John avait appris ce que le mot couple signifiait. Pas le mot couple au sens étymologique du terme: copulas c'est à dire copuler; mais au sens moderne. Aimer et être aimer en retour, partager le bon comme le mauvais, faire face à l'adversité tout en restant soudé. C'est ce que John avait découvert aux côté de Elizabeth.

Bien sûr ça n'avait pas été facile de devoir jouer la carte de l'abstinence pendant plus d'un an alors qu'il avait à porté de main un corps de déesse qui éveillait en lui ses plus primitifs instincts de reproduction... Combien de fois n'avait-il pas été à deux doigts de lui sauter dessus comme un animal en rute! En y pensant bien, c'est ce qu'il avait toujours été: un homme pour qui tout passait en dessous de la ceinture. Mais le temps passant, il avait appris à mettre de côté ses pulsions pour ne se concentrer que sur une seule et unique chose: son coeur battant pour elle. Le sexe avait été alors relayé au second plan, pour ne devenir qu'un projet à venir..

C'est ainsi que lorsque son médecin lui avait annoncé qu'il était guéri, John avait alors paniqué. Il avait peur de foutre un an de thérapie en l'air en l'espace d'une nuit, sachant très bien que sa dépendance pourrait de nouveau refaire surface sournoisement. Il n'avait pas tout à fait tort, sauf qu'à force de persuasion, John savait aussi que faire l'amour maintenant n'aura rien de comparable avec avant. Désormais, il ne s'agissait plus d'assouvir un besoin instantanément dont son cerveau réclamait, mais d'obéir à son coeur, de prolonger ce que son amour pour Elizabeth lui inspirait. Un moment de tendresse partagé.

- « A quoi tu penses, mon coeur? » chuchota une voix endormie.

- « Tu es réveillée madame Sheppard. »

- « Oh redis moi ça, s'il te plaît » fit Elizabeth en relevant le nez pour croiser le regard amoureux de son mari.

- « Madame Sheppard. » minauda John d'un sourire ravageur.

La réaction de Elizabeth ne se fit attendre, elle s'empara aussitôt des lèvres de son mari avec fougue ne le laissant guère respirer.

- « Et bien, quelle réaction! Tu n'aurais pas toi aussi un problème de dépendance au sexe? » la taquina John tandis que ses mains vagabondaient sur son corps.

- « Idiot! » s'offusqua t-elle en lui tournant le dos.

Ok, finalement ce n'était peut être pas drôle, songea t-il avec regret. John entama une approche pour se faire pardonner, malicieusement, il vint se coller contre son dos, sa main caressant son bras tandis que ses lèvres parsemaient sa nuque d'une pluie de baisers.

- « Si tu penses te faire pardonner comme ça, tu te mets le doigt dans l'oeil »

à suivre....