Les personnages ne m'appartiennent bien sur pas, à mon grand regret, ils sont à la remarquable Stephenie Meyer que tout le monde connait !!

Ma "fic" sera une série d'OS sans aucun rapport ni chronologie ... ils seront surtout sur mon couple favori, Alice et Jasper, mais j'aime trop Emmett pour le tenir à l'écart xD

N'hésitez pas à me donner votre avis !!

Point de vue d'Alice ^^

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Timide.

J'étais trop timide.

Cela faisait maintenant trois mois que j'étais avec lui, un an que mes visions ne me faisait voir qu'une chose : lui et moi, arrivant chez cette étrange famille.

Lui et moi.

Mes visions n'étaient même pas flous, ce qui m'aurait permis de douter . Au lieu de cela, c'était avec une netteté impressionnante que je voyais ma main, qui semblait ridiculement petite, dans la sienne, si douce.

Et pourtant, je n'arrivais pas à lui dire.

Tout ça a cause de ma timidité. Si j'avais été plus extraverti, je serais sur son torse, mes yeux plantés dans les siens, une de ses mains caressant mes cheveux, l'autre sur mon ventre. J'aurais pris son visage et déposée un baiser sur ses si belles lèvres. Je l'avais vu, très clairement.

Alors comment cela se faisait-il que j'étais assise à coté de lui, séparé par une distance à mon goût trop grande, tandis qu'il était allongé, regardant les étoiles ?

Je me détestais.

Le pire était qu'il avait essayé de me séduire avec son pouvoir, ne se doutant pas qu'il n'avait nullement besoin de ça. J'étais tombé complètement éprise de lui la première fois que je l'avais aperçu. Et dire qu'il ne le savait même pas !!

Le silence me pesait, mon caractère naturellement enjoué, et plutôt bruyant, ne le supportait. Je devais le rompre, trouver quelque chose à dire !

Perdus dans mes réflexions, je ne remarquai pas tout de suite qu'il s'était à demi levé, appuyé sur son coude.

- Alice ? me demanda-t-il.

Je frissonnais, comme chaque fois qu'il murmurait mon prénom. Sa voix m'envoûtait, ses accents graves et si doux me berçait. J'en étais persuadé à présent, cet être était divin, il n'y avait aucun autre mot pour le qualifier.

- Oui ? réussis-je enfin à prononcer.

- Tu es bien silencieuse ce soir.

Un sourire taquin étira ses lèvres parfaites. Je luttais pour ne pas regarder ses yeux, sachant que je m'y perdrais sans possibilité de retour.

- Hum.

Je me maudissais. Idiote d'Alice ! Il fallait que je trouve quelque chose, avant qu'il ne retombe dans son mutisme. Trouve, trouve, trouve ….

- Dis, Jasper, tu sais que …

Une vision m'interrompit.

Une clairière. Cette clairière.

Jasper me murmurant quelque chose.

Moi, criant de joie, sautant sur Jasper pour plaquer férocement mes lèvres sur les siennes …

Je retournais dans la réalité. J'en avais le souffle coupé. J'avais du me tromper, ce n'était pas possible. Et pourtant non, l'endroit de ma vision était celui où nous étions en ce moment. Jasper me regardait inquiet, comme à chaque fois que je jouais les clairvoyantes, et, en me tournant vers lui, mon regard rencontra le sien.

Une fois de plus, je perdis pied. Ils étaient si beaux ses yeux, avec leur lueur d'inquiétude. Ils devenaient de plus en plus dorés, perdant leur couleur rouge sang, ce qui les rendaient encore plus profond. Une joie sans nom s'empara de moi. Jasper allait me proposer d'être avec lui, de devenir sa compagne. Je le savais, je l'avais vu, et toute ma déprime et ma gène s'envola d'un coup. Je le regardais avec insistance, un peu trop sans doute car il soupira :

- Tu l'as vu n'est-ce pas ?

J'étais trop excitée pour lui mentir et donc lui réserver son effet de surprise.

- Oui, affirmais-je, les yeux brillants.

- Et ta réponse ?

Il se fichait de moi ou quoi ? Comme s'il ne la connaissait pas !

- Bien sur que c'est oui !

Ses yeux s'allumèrent, et il me sourit, de ce si beau sourire qui me laissais rêveuse.

- Je peux ?

Il posa ses mains sur mes cuisses, et approcha son visage de moi, plus proche alors qu'il ne l'avais jamais été. Son haleine m'enveloppa, et ma tête me tourna. Il sentait si bon ! Ce parfum, je le savais, jamais je ne m'en lasserai. Pourtant j'eus un mouvement de recul, et bien que j'essayais de le faire disparaître, il le vit et arrêta son geste.

- Qu'est-ce qu'il y a ? s'inquiéta-t-il, ses magnifiques sourcils s'arquant parfaitement.

- Rien c'est juste que … oh Jasper, je ne suis qu'une idiote !

J'aurais voulu me gifler pour être aussi stupide.

- Tu dis n'importe quoi, me rassura-t-il de sa voix chantante. Quoi que tu dise ou que tu fasse, tu ne seras jamais une idiote. J'ai fais quelque chose de mal ?

Et il croyait que c'était de sa faute ? Alors que c'était moi, par mon angoisse superflu, qui venait de gâcher ce si beau moment ?

- Je … je n'ai jamais embrassé quelqu'un , et j'ai peur d'embrasser mal … avouais-je.

- Alice !

Il rit alors, son rire sonnant comme des clochettes à mes oreilles. Il prit mon visage entre ses mains si douces, et l'approcha tout près du sien, nos nez se touchant.

- Moi non plus je n'ai jamais embrassé tu sais.

- Arrête de dire n'importe quoi ! Je sais très bien que tu as de l'expérience dans ce domaine … contrairement à moi.

- Je n'ai jamais embrassé quelqu'un que j'aimais.

Je sentis toutes mes peurs s'envolaient, et, si soudainement que je me surpris moi-même, je collais mes lèvres au sienne. Il fut étonné mais se ressaisit bien vite, me rendant mon baiser avec force. Ses lèvres semblaient s'ajuster aux miennes. Quand sa bouche n'était pas contre la mienne, elle était sur ma mâchoire à en tracer le contour, sur mon cou à l'explorer. J'aurais pu passer ma vie à l'embrasser, à explorer son visage. Lorsqu'il s'interrompit, je grognais, la recherchant à nouveau. Il rit et s'éloigna un peu de moi - un tout petit peu, mes mains emprisonnant sa nuque.

- Comment as-tu pu me faire croire que tu ne savais pas embrasser ?

J'aurais pu rougir que je l'aurais fais, mais je me contentais de ressentir une joie immense m'envahir. Je raffermis ma prise autour de son cou, voulant le ramener à moi, mais il rit encore, et, tendrement, desserra ma poigne.

- Ne crois tu pas qu'il serait tant de repartir ?

Je me rendis compte alors qu'il faisait déjà jour, et je me rappelai soudainement ce qu'on cherchais.

- Maudit soleil, râlais-je.

- Ne t'inquiète pas, me chuchota-t-il, nous avons toute l'éternité.

Il n'eut pas le temps de finir que, déjà, je ressoudais nos lèvres.

Oui, nous avions l'éternité.