Blabla de l'auteur : Salut à tous ! C'est mon premier OS sur ce couple et sur cet univers ! J'espère que ça vous plaira ! Bisous

Disclamer : Rien ne m'appartient. L'univers, les personnages et tout ça, appartient à Stephenie Meyer. La chanson à Christian Vidal. Moi, j'ai juste le mérite d'avoir réunis les deux.

Info à toute fin utile : Os du point de vue d'Edward. Se passe dans la nuit ou Bella prononce son prénom pour la première fois !

Instants volés

J'étais revenu à Forks depuis seulement trois jours. Je n'arrivais pas à comprendre, comment une petite humaine, insignifiante et mortelle de surcroit, avait pu me chasser, moi, Edward Cullen. Vampire depuis près d'un siècle ! Mais elle avait réussie, à me faire douter de tout ! De moi, de la foi inébranlable de Carlisle au sujet de notre régime alimentaire, de ma faculté à résister à l'odeur du sang humain, et surtout elle m'avait fait douter de mon mode de vie ! Depuis quatre-vingt dix ans, je me persuadais que je me suffisais à moi-même ! J'avais repoussé, toutes les avances, de celles qui m'avaient approchée. Qu'elles soient humaines, vampires végétarienne comme Tanya ou encore buveur de sang humain, toutes avaient échouées. Mais pas elle ! Au contraire ! Elle avait réussi à me surprendre ! De part l'odeur de son sang, subtile mélange de lavande et de freesia, mais aussi par mon incapacité à lire son esprit. A croire qu'elle ne pensait jamais. Pourtant, j'avais vu ses yeux, être concentrés, rieurs, interrogatifs, ou songeurs, mais je n'entendais rien !

Je t'ai regardé dormir

Près de toi jusqu'au matin

Heureusement, je l'avais entendu poser des questions, sur ma famille et moi sinon, je n'aurais jamais cru qu'elle nous avait aperçu, ni même qu'elle existait, dans la même dimension que moi, j'entends. Dehors le soleil se couchait. Les humains rejoignaient tranquillement leurs lits, afin de rêver à d'autres vies, à s'échapper, ou tout simplement à se détendre. Pour ma part, c'était un moment comme les autres ! Plus triste peut-être ! Mais ce soir, la nuit me renvoya ma solitude en plein visage. Alice et Jasper étaient dans leur chambre et se disaient des choses tendres, Rosalie et Emmet, étaient passé à la pratique, et même mes parents, avaient laissé la tendresse du moment les surprendre, part ces gestes et ces intentions que l'on a pour l'autre seulement quand on l'aime. Et moi, je n'avais rien ! Rien si ce n'est ma musique et mon piano !

Sans rien oser te dire

Et, ta main dans ma main,

Dans une pulsion, je sortis de ma chambre et descendis les marches. Esmé me sourit, et je les préviens que je sortais faire un tour. Je ne devais pas en avoir pour longtemps, expliquais-je. Ce qui était vrai ! Je ne comptais pas m'attarder !

J'attendais de voir enfin,

Ton premier sourire

Je courus vite, plus vite que d'habitude. J'étais pressé de la revoir. Lorsque j'arrivais en vue de la maison qu'elle occupait avec son père, je me stoppais. Elle n'était pas couchée encore. J'entendais son stylo grattait le papier, comme en cours. Patiemment, assis sous sa fenêtre, j'attendis qu'elle se couche. Durant une demi-heure, elle s'acharna sur son devoir, puis finit par abandonner. Du moins, je le supposais à la façon qu'elle avait eu de le jeter dans sa trousse. Sa lumière s'éteignit, et elle se coucha.

On a bu, on a dansés

On a rit, on a chantés

L'attente ne fut guère longue, puis qu'un quart d'heure plus tard, sa respiration était calme et régulière. Me mettant sur mes jambes, je sautais et, d'un bond, je fus sur le rebord de sa fenêtre. Entrant, sans un bruit, je m'assis le plus loin possible d'elle et je la regardais. Déjà lorsqu'elle était au lycée, je la trouvais belle, mais la nuit était ce que je préférais. Ses traits adoucis, comme insensible à la misère du monde, elle ressemblait à un ange tombé du ciel. Je me demandais si elle sentait ma présence ?

On a jeté nos soucis avant d'entrer

Et longtemps après minuit,

A un moment, elle fronça les sourcils, et se tourna rapidement. Sa main vint frapper son oreiller, et je me surpris à me demander à quoi elle pensait. Ou a qui ? Peut-être à moi, espérais-je ! J'aurais aimé la fascinée, comme elle avec moi ! Je voulais occuper chacune de ses secondes, la hanter dans ses rêves, la suivre dans chacun de ses mouvements. Mais cela m'était interdit ! Son humanité, m'en empêchait !

Quand la fête été finie,

Tout le monde s'est endormit

Je grognais à cette idée, et durant un court laps de temps, je me surpris à nous imaginer, tous deux humains. Nous nous promènerions main dans la main, les yeux dans les yeux. Je lui ferais une cours assidue et lente puis vers nos vingt ans, j'irais demander sa main à son père ! Il accepterait, c'était certain, puis un an plus tard, le temps de préparer le mariage de ses rêves, nous nous unirions sous un soleil éclatant ! Nous aurions terminé nos études, et rapidement, elle mettrait au monde, notre premier enfant. Le deuxième surviendrait deux ans plus tard, et un troisième, avant nos vingt-sept ans.

Mais moi, je t'ai regardé dormir

Près de toi jusqu'au matin

Je n'ai jamais désiré avoir d'enfant. Il faut dire qu'à dix-sept ans, en mille neuf cent dix-huit, alors que la guerre faisait rage en Europe, je ne rêvais que de gloire. J'étais même sur le point de m'enrôler, lorsque l'épidémie de la grippe espagnole m'avait atteint. Peu de temps après, je perdais mon père, puis ma mère, et pour terminer, mon âme. Bien sûr, si j'avais rencontré Bella avant, jamais je n'aurais songé à partir. C'était peut-être un devoir civique, mais j'aurais refusé de laisser mon épouse au pays, pour aller me battre et risquer ma vie, dans un conflit qui ne me regardait pas.

Sans rien oser te dire

Et, j'aurais voulu vivre en toi

Elle bougea une nouvelle fois, et je retins un sourire. Elle était si belle ! A côté, Rosalie était si ordinaire ! N'en déplaise à Emmet, et à tous ces garçons qui rêvait de ma sœur ! Pour moi, sa beauté n'arrivait pas à la cheville de Bella. Cinq lettres, qui me faisait sentir vivant ! Cinq lettres pour lesquelles, j'aurais vendu mon âme, si je la possédais encore ! Pour elle, j'aurais gravit des montagnes, explorés les océans, rendu les chiens sauvages, et les hommes bons. J'aurais fait l'impossible pour qu'elle me regarde avec tendresse, et amour !

Etre ton souffle et ton rêve

Cette nuit-là

L'ironie de la vie, c'est que je n'aurais jamais songé que les auteurs de livres, ou de films puissent avoir raison à ce sujet. Pour moi, avant Bella, l'amour était une notion floue. Un mélange explosif, d'hormones en ébullitions et de gestes ordinaires, censé faire plaisir à l'autre. C'était ma synthèse après plus de trois milles films visionnés, et approximativement autant de livres lus. De plus, j'avais beaucoup observé ma famille et les adolescents que nous croisions. Je commençais même à abhorrer la St-Valentin, qui signifiait, chez les français en tout cas, la fête de l'amour ! Quelle idée stupide ! Depuis quand fallait-il attendre une date précise, pour prouver à la personne qu'on aime, à quel point nous tenions à elle ? J'avais souvent posé cette question à ma famille, cherchant à comprendre ou était le romantisme dans cette tradition idiote, mais chaque fois, j'avais toujours eu les mêmes réponses. Que je ne pouvais comprendre, tant que je ne serais pas tombé amoureux. Jusqu'à l'année dernière, je grimaçais, rien qu'à l'idée ! Maintenant, je n'étais plus sûr de rien !

Et quand on s'est réveillé,

Au milieu de la journée,

Simplement que je voulais toucher sa peau, sentir sa main dans la mienne. Alors doucement, je m'approchais d'elle. Assis à même le sol, j'observais les formes de son corps sous la couette. Elle commençait à murmurer dans son sommeil, se demandant si sa mère était heureuse, et si elle avait retrouvé la batterie de son téléphone, et je souris. Réaction idiote et puéril, mais savoir que même dans son sommeil, elle s'inquiétait pour les autres, me fit rire. J'avais scruté, attentivement l'esprit de Jessica et d'Angela, avec qui elle passait son temps, et j'avais appris qu'elle s'était renseignée sur moi, et ma famille, mais plus moi.

Autour des croissants du petit-déjeuner

Aucun d'eux ne s'est moqué,

Une nouvelle fois, elle se tourna, me faisant face. Une main sur son ventre, l'autre sur son oreiller. J'approchais mes doigts, voulant caresser son visage, mais me retins. Ma peau, glacée, risquait de la réveiller. A la place, je la regardais. Si près, et pourtant si loin de ma moi, de ma vie, et de mon univers. Pour son propre bien, je devais garder mes distances, mais tout en elle m'attirait. Son odeur, son sang, sa peau, ses yeux, et plus profondément, son corps aussi. Elle paraissait si femme ainsi. Les draps épousant ses courbes, contrairement à ses vêtements. Ses jeans, et son coupe-vent qui faisait grincer des dents Alice, et son goût prononcé pour la mode. Mais moi, c'était ainsi, que je l'aimais. Je la trouvais si différente, à ne pas chercher à se mettre en valeur. Pour certains, ça aurait pu passer pour un manque de personnalité, mais pas pour moi. Au contraire ! Dans la société actuelle, ou la mode et les apparences étaient primordiales, j'aimais qu'elle ait cette différence vestimentaire. Elle savait ce qu'elle aimait, ce qu'il lui allait, et se moquait que ce soit à la mode ou pas ! Comme si elle était différente ! Qu'elle ne venait pas du même monde que les autres ! Ou peut-être était-ce ainsi à Phoenix ? Personne ne se souciait d'être être in ou out !

« - Edward, murmura-t-elle distinctement.

Je me figeais, de crainte qu'elle ne m'ait senti, et je scrutais son visage ! Mais non ! Elle dormait toujours ! Cependant, je refusais de relâcher ma concentration, et les minutes s'égrenèrent sans qu'elle n'ouvre les yeux. Je commençais à respirer normalement, lorsqu'elle chuchota, une nouvelle fois, mon prénom, d'une voix étrange. Je refusais de croire qu'elle l'avait dit avec tendresse !

Quand on leur a raconté

Que pendant la nuit passée.

J'étais un monstre, elle ne pouvait pas ressentir autre chose que du dégoût pour moi. Et pourtant à sa façon de prononcer ses quelques lettres, je sentais qu'il y avait plus que ça ! De l'interrogation, certes, mais de la tendresse, et de la naïveté, de me croire aussi humain qu'elle, sûrement. L'odeur de son sang, qui me brûlait la gorge dès qu'elle était avec moi, en biologie, se fit plus ténue, et j'en oubliais ma soif, le temps d'une nuit. Mon côté vampire, était resté en bas, sous sa fenêtre ! Je le reprendrais avec moi, lorsqu'il me faudrait partir, mais pour le moment, j'étais aussi humain que possible ! J'avais juste la peau glacée, et le cœur mort depuis des années. Mais, je sentais qu'il revivait, à travers ses regards et la chaleur de sa voix, lorsqu'elle me parlait. Serait-ce possible, qu'elle réussisse à me rendre vivant à nouveau ? Pas de la manière humaine ! Il était un peu tard pour ça, mais vivant comme seul l'amour sait le faire ? Je refusais d'y croire !

Moi je t'ai regardé dormir

Près de toi jusqu'au matin

L'aimer, c'était la condamner, et une jeune femme comme elle, que dis-je, une femme telle que Bella, devait vivre ! Elle devait finir ses études, aimer, se marier, avoir des enfants, et vieillir ! Même si je souffrais à l'idée qu'un autre que moi, la touche, l'embrasse ou la fasse frémir ! Je ne pouvais me résoudra à la tuer ! J'étais peut-être égoïste, à certains moments, mais pas au point de tuer la beauté faite femme ! Après tout, j'avais beaucoup tué, dans les années trente, enfin juste assez pour me nourrir, et seulement des « méchants. » Je n'avais jamais put tuer une personne qui n'avaient pas un mauvais fond ! Alors comment pourrais-je demander à une femme, telle qu'Isabella, de vendre son âme au Diable juste pour moi ? C'était impossible ! Je devais résister ! M'éloigner ! Elle devait oublier, mon existence ! Ainsi, elle aurait la vie qu'elle méritait ! C'était décidé ! A partir du moment ou j'aurais quitté sa chambre, je ne devrais plus avoir de contact avec elle !

Sans rien oser te dire

E,t ta main dans ma main,

J'allais quitter sa chambre, lorsqu'elle prononça mon prénom avec douleur ! Avait-elle compris que j'avais été présent ? Et que j'allais m'éloigner ? Je ne sais pas ! Et je n'aurais jamais la réponse, à l'instar de Carlisle qui n'avait jamais su si ma mère avait su qu'il était vampire ! Dans un murmure inaudible, pour elle, je dis :

« - Adieu Bella ! Vis ta vie de femme, sois heureuse et oublie-moi !

Sur ces mots, je sautais et atterrit au sol avec souplesse. Je courus rejoindre ma famille. Lorsque je passais la porte, aucun ne fit de commentaire. Seul mon père leva les yeux et me fixa. Sachant ce qu'il se demandait, je répondis par la négative ! Non, je n'avais pas pu mordre Bella ! Elle m'était trop précieuse !

J'attendais de voir enfin,

Ton premier sourire

FIN

Voilà ! Mon premier OS sur ce couple ! J'espère que vous avez aimés ! N'hésitez pas à me le dire ! Le prochain sera différent ! J'ai déjà la chanson mais pas l'idée de base. Enfin je me comprends ! J'espère ne pas avoir laissé de faute ! Surtout dans la chanson, ou je ne suis pas sur des paroles !

Time Tell Will ! ! !