Blabla de l'auteur : Salut à tous ! Merci à MMC, Eternellement moi, Lapetiotesouris, DD-Love-HP, Gin, et poupette pour vos commentaires ! J'espère que ce nouvel OS vous plaira !

Disclamer : Rien ne m'appartient. L'univers, les personnages et tout ça, appartient à Stephenie Meyer. La chanson à Serge Lama (L'enfant au piano). Moi, j'ai juste le mérite d'avoir réunis les deux.

Info à toute fin utile : Os du point de vue de Bella. Se situe nulle part dans la saga ! Et je dédie cet OS à ma sœur (qui se reconnaîtra) pour me faire pardonner de la faire patienter si longtemps ! Oh et puis soyons fou, citons son pseudo ! poupette, cet OS est pour toi, même si tu connais pas la song ! Et toc !

Penser à elle !

Je vivais avec Charlie depuis maintenant deux ans. J'aimais mon père, comme on peut aimer la personne qui vous a donné la vie, et vous a permis de rencontrer l'amour de votre vie. Pourtant, malgré toute la volonté du monde, je n'arrivais pas à être pleinement heureuse ! L'anniversaire de Renée arrivait bientôt, dans deux mois, et si j'avais le cadeau, je n'avais pas les moyens de m'offrir le voyage ! Il me faudrait le lui envoyer par la poste, mais je refusais qu'elle l'ouvre sans que je vois son visage.

Les yeux levés au ciel
Vers le Père éternel

La mine triste, je sortis rejoindre mon copain dans sa voiture et il nous emmena au lycée. Il commençait à me sortir par les yeux celui-là, et j'avais hâte de le quitter. Soupirant, je pris mon sac, sortis de la volvo, et rejoignit le reste de la famille d'Edward. Rosalie commençait à tolérer ma présence, et c'était plutôt une bonne nouvelle. Disons qu'elle ne grognait plus quand j'étais dans les parages. Je saluais tout le monde, et posant mon sac à mes pieds, je réfléchis à comment gagner assez d'argent en moins de deux mois, pour acheter le billet aller-retour pour Jacksonville. Une main passa devant mes yeux et je relevais le nez, interrogeant le propriétaire de la dite-main.

L'enfant au cœur bien gros
Joue du piano

« - A quoi penses-tu ?

« - Aux bêtises que vous pourriez faire, elle et toi, dans ta voiture, proposa Emmet.

Je le fusillais des yeux, avant d'esquisser le geste pour lui frapper doucement l'arrière du crâne, mais à ma grande surprise, Rosalie me devança en y mettant toute sa force, je crois. Je la remerciais et dit :

« - Je pensais à Renée, c'est tout ! Dans deux mois, c'est son anniversaire, et je ne pourrais pas le lui fêter, sauf si je trouve de quoi me payer le voyage, et le cadeau, avant, mais j'ai beau demander un peu à droite à gauche, personne n'embauche !

« - Si tu veux, je …

« - Tu feras rien du tout Edward ! C'est l'anniversaire de ma mère, je me débrouillerais toute seule, pour l'acheter, le payer, y aller et revenir !

Sa maman est partie
Dormir au paradis

Il grogna, et je sus qu'il allait se proposer de m'aider à tout payer, mais c'était hors de question ! Nous partagerions peut-être bientôt la même existence, mais pour le moment, j'étais la seule humaine, et c'était exclu qu'il m'aide ! Je ne lui proposais jamais mon aide, quand il voulait faire des cadeaux à sa famille ! Et il a le cœur sur la main. Il adore leur faire des cadeaux, par-ci par-là ! Plus ou moins coûteux, les petits cadeaux en question, mais bon, il est comme ça. Il a beau se prendre pour un monstre, il me fait plutôt penser au Père Noël, la barbe et l'embonpoint en moins, ça va de soit !

Les yeux perdus au ciel
Il joue pour elle

La sonnerie retentit, et nous entrâmes en cours. La journée passa vite, puisque je n'écoutais pas un traître mot des cours, songeant à m'arranger pour trouver l'argent en question. J'avais eu plusieurs idées, mais aucune n'était réalisable. Faire une sorte de brocante, donner des cours, et même braquer une banque, mais ça, je l'avais refusé. J'avais juste imaginé la scène. Adroite comme je suis, je me serais blessée avec l'arme, et aurait du m'enfuir sans un centime. Quand à papa, j'imagine son embarras, obligé d'arrêter sa fille. Non, vraiment c'était ridicule !

Les anges dans le ciel
Font frissonner leurs ailes

La semaine passa vite, et lorsque j'arrivais à la villa samedi, je fus étonnée de ne voir aucune voiture. Enfin, il y avait bien celle d'Emmet, mais vu l'engin, c'était normal. Les autres n'étaient pas en vue. Je supposais que Carlisle était à l'hôpital, Alice sûrement avec Rosalie et Esmé pour faire du shopping, et les garçons avaient dû prendre la voiture de Rosalie pour … J'en sais rien en fait ! Ils étaient sûrement à l'intérieur entrain de faire un pari débile, sur quelque chose. J'entrais, après avoir frappé, inutilement, pour trouver la maison calme ! Enfin, je veux dire, trop calme pour une maison de vampire ! Il y avait juste Edward à son piano. Lorsque je fermais la porte, il s'arrêta, et vint me rejoindre, pour m'embrasser. Nous montâmes dans sa chambre, et machinalement, je lui demandais ou était sa famille.

« - Les filles ont prit la voiture de Rosalie pour faire du shopping, Jasper et Emmet celle d'Alice pour voir combien de temps, ils mettent pour faire Los Angeles-New-York !

J'acquiesçais, songeant que je ne m'étais pas vraiment trompée.

« - Emmet répète qu'ils ne mettront pas le week-end pour faire l'aller retour, et revenir ici, mais Jasper est septique. Selon lui, ça sera tout juste !

« - Encore un pari stupide ! J'avais raison ! Enfin, au moins, on n'a pas ton frère sur le dos, dis-je en me blottissant dans ses bras.

Pour mieux accompagner
Sa mélodie

Il rit doucement, plongea son nez dans mon cou, et inspira de longues bouffées. Je penchais la tête pour lui faciliter l'accès, et fermais les yeux. J'aimais le sentir contre moi, même si j'aurais préféré être moins habillée, mais monsieur refusait l'idée de me touchait tant que j'aurais mon âme ! C'était d'ailleurs, une source de conflit hebdomadaire. Je reléguais cette pensée au fond de mon esprit et me laissais aller contre mon copain. Je soupirais de bien-être et il s'écarta doucement.

« - Ah non, bouge pas, c'était agréable ! Je promets de ne pas grogner quand tu me repousseras, si ça arrive, soupirais-je en souriant.

Il secoua la tête, et embrassa mon cou délicatement. Je savais que c'était toujours une épreuve pour lui, d'être si près de ma carotide, mais il ne flanchait jamais. Malgré moi, je me demandais ce qu'il se passerait si un jour, il me mordait sans intention de le faire. Arriverait-il à s'éloigner ou me tuerait-il ? J'avais pleinement confiance en lui, pour s'éloigner à temps, mais quelle dose de venin fallait-il ? Une goutte était suffisante, ou en fallait-ils une dose minimum ? Malheureusement, je savais que je n'aurais pas de réponse si je les lui posais. Mais lorsqu'il me demanda pour quelle raison je fronçais les sourcils, je les lui posais, cachant quand même comment en étais-je venue à me poser ce genre d'interrogation.

« - Où vas-tu chercher des questions pareilles, demanda-t-il en s'écartant de moi.

Sa maman était belle
Quand il jouait pour elle

Je savais ce qui allait suivre, et je préféré étouffer la dispute dans l'œuf.

« - Je sais pas, ça fait plusieurs fois que je me pose la question ! Je me dis qu'il faut une dose minimum, sinon ça met trop longtemps mais en même temps, aucun vampire n'a cherché à faire l'expérience, avec raison, ceci dit, et je n'ai pas trop envie de servir de cobaye ! Mais si ça agit comme un médicament, ayant les effets inverses, il faut une dose minimum, non ?

Oui bon, j'avais vraiment bien arrangé les choses, mais je ne me voyais pas lui dire que je pensais à ça, après l'avoir imaginé me mordre ! Il soupira puis m'affirma ne pas avoir la réponse. Décidant de le rassurer, je haussais les épaules, comme si le sujet ne m'intéressait déjà plus ! Il scruta mon visage mais sans succès. Je lui tirais la langue, puis je lui pris la main et l'allongeais sur le lit, avant de prendre place à ses côtés plaçant ma tête sur son torse, et joignant une de mes mains à la sienne. Je sentis ses doigts caresser mes cheveux, et je fermais les yeux. C'était vraiment un moment agréable ! Repensant à ce que j'avais entendu plus tôt, je demandais :

« - Dis-moi, c'était quoi la mélodie que tu jouais quand je suis arrivée ?

« - Un truc sans importance, répondit-il en haussant les épaules.

Je me relevais et plantant mon regard dans le sien, lui reposais la question, arguant qu'il n'arrivait pas à mentir aujourd'hui. Il eut un drôle de sourire, puis soupira.

Et il jouera pour elle
Toute sa vie

« - C'est rien, je t'assure ! Tu as pensé à l'anniversaire de ta mère toute la semaine, et je me suis rendu compte que j'avais oublié celui de la mienne. Alors je jouais simplement pour elle !

« - Tu me ferais écouter ce que tu as écrit ?

Il fit la grimace puis acquiesça, m'assurant que ce n'était pas grand-chose. Nous descendîmes, et il s'installa devant l'instrument. Je pris place à ses côtés, et il commença à jouer. Malgré moi, je fermais les yeux. C'était vraiment un beau morceau. Plein de tristesse certes, mais tellement magnifique. Lorsqu'il mit la note finale, j'essuyais mes joues, sans pour autant ouvrir les yeux.

« - C'est vraiment magnifique Edward ! La plus belle composition que j'ai entendue !

« - Merci ! C'est pas grand-chose pourtant, mais ça m'a fait me sentir honteux de t'entendre chercher par tous les moyens à aller à Jacksonville pour voir ta mère, alors que je n'ai même jamais été voir sa pierre ! Elle a donné sa vie pour moi, négligeant son état pour mieux tenter de me sauver, et je suis incapable d'aller à Chicago, pour aller fleurir la tombe de celle qui m'a donné la vie ! Quel fils suis-je donc ?

« - Un enfant torturé et qui regrette, souris-je.

Je me levais d'un bond et rejoignit l'entrée. J'enfilais ma veste et il me regarda intrigué.

« - Monte en voiture, on va voir ta mère ! Allez ! Tu regrettes de ne pas y être allée avant, là, tu n'as aucune excuse ! Prends tes clés, on file à Chicago !

Il resta interdit, et je le rejoignis. Doucement, il m'avoua avoir peur et je le rassurais. Je serais avec lui, tout au long de ce moment ! Il finit par se lever, et nous montâmes dans sa Volvo. Je décidais de fermer les yeux le temps que nous arrivâmes. Les voyages avec Edward étaient agréables à condition de ne jamais, au grand jamais, regarder la route. Il était déjà vingt heures, aussi j'appelais Charlie pour le prévenir.

Il m'embrassa pour que je sorte du sommeil, et le temps que j'émerge, il nous conduisit chez un fleuriste ouvert à sept heures du matin, et je me réveillais le temps qu'il aille acheter le bouquet. J'avais dormit une bonne partie du voyage et je m'en voulais affreusement. Il revint quelques minutes plus tard, et je m'excusais. Il balaya ma tirade d'un baiser, arguant qu'il avait apprécié m'entendre parler. Comme à chaque fois, je secouais la tête et observais son achat. Des fleurs bleues, et des chrysanthèmes rouges ainsi qu'une rose de la même couleur.

« - Pourquoi ce choix en particulier ?

« - Le myosotis bleu signifie que je ne l'oublie pas, le chrysanthème rouge que je l'aimerais toujours, et la rose qu'elle restera toujours dans mon cœur !

Je ne répondis rien, parce qu'il n'y avait rien à dire après ça. Je ne m'étonnais même pas d'avoir parcouru pas loin de deux mille kilomètres en onze heures. Il s'arrêta devant un cimetière et je sortis de sa voiture. Silencieusement, je m'étirais et l'air piquant du matin acheva de me sortir de mon sommeil. Il prit le chemin du gardien, les fleurs dans une main, la mienne dans l'autre, et lui demanda où était enterrée Elizabeth Masen. Il nous l'indiqua et le remerciant, nous pénétrâmes dans le cimetière même. Nous marchâmes sans échanger un seul mot, et lorsqu'il s'arrêta devant une tombe, il s'abaissa, et déposa son achat. Il lui parla quelques instants et je souris lorsqu'il lui dit que ça devait l'étonner qu'il ait toujours le même visage. Deux minutes plus tard, il prit ma main, et tourna son visage vers moi. Fronçant les sourcils, je le laissais faire, et m'accroupit à son niveau. Il me présenta officiellement sa mère et j'en fus touchée.

Les yeux levés au ciel
Vers le Père éternel
L'enfant au cœur bien gros
Joue du piano

Et voilà ! Bon je vous l'accorde, il est triste celui-là, mais je trouve dommage qu'il ne parle jamais de sa mère, et qu'il n'aille pas lui rendre visite. J'espère que ça vous a plut !

Time Tell Will ! ! !