Bonjour cher amis, je vous présente ma nouvelle fic =D sur, vous l'aurez deviné, Beautiful People, donc je garde le thème, mais pas les personnages. Car j'ai beau aimé la série, je trouve que Sophie est vraiment niaise dans son rôle de la pauvre petite fille intelligente malgré elle, qui a du mal à faire un choix entre le beau gosse de riche et le pas-beau gosse de riche. Sa sœur Karen est guère mieux dans le rôle de la fille narcissique au possible, qui rêêêêve de devenir un grand mannequin en prenant des pilules et en faisant des trucs pas très recommandables…Je crois qu'il y a que la mère qui est à peu près correcte et encore. Enfin bon, les personnages m'énervent parfois quoi :p !

Sur ce, bonne lecture !

Sydney B.

***

Wahoo ! J'arrive pas à y croire, je suis à New York ! Mon cœur fait des petits bonds de joie incontrôlables dans ma poitrine. Mon sac de voyage en bandoulière et la main de ma petite sœur dans la mienne :

_ Euh, tu pourrais lâcher ma main s'il te plaît ? Lâcha ma sœur.

Je me rendis enfin compte de sa présence, et je ripostai :

_ Papa m'a demandé de te surveiller de près pour traverser la route, pendant qu'il déchargeait quelques cartons.

_ Peut-être mais j'ai 13 ans et je peux traverser une route toute seule sans me prendre un bus dans la tronche.

Je soupirai et lâchai sa main. Voilà qu'elle me gâchait mon plaisir, la peste !

Je jetai un regard aux alentours, j'aimai déjà cet endroit ça avait tout de l'appartement new-yorkais type, enfin pas trop. Papa avait dit qu'il avait choisi un appartement avec trois chambres « assez spacieuses » selon ses dires. Et j'y croyais parce qu'il avait une très haute idée de « l'espace », mais je n'avais pas l'intention de me faire coiffer au poteau par ma petite sœur dans le choix de la chambre. Un coup d'œil à droite, un coup d'œil à gauche, je bandai mes muscles prête à bondir.

Je lâchai mon sac, et me précipitai dans le couloir, je regardai à gauche puis à droite. J'entrais dans qui était illuminée par le soleil matinal et qui avait l'échelle de secours, ça pouvait toujours être utile dans le futur. J'avais trouvé mon antre.

_ Eh ! Qu'est-ce qui t'as pris de te barrer comme ça ? questionna ma sœur, avant de s'arrêter pour regarder autour, wahoo ! Sympa cette chambre !

Un sourire satisfait s'étira sur mon visage et répondit :

_ Laisse tomber, c'est ma chambre, Casey !

_ Et qui est-ce qui a décidé ça ? nargua ma sœur avec un de ses sourires sadiques.

_ Mon droit d'aînesse, et aussi comme dit le dicton « premier arrivé, premier servi » dis-je sûre de moi.

J'entendis le pas de mon père dans le couloir, et me précipitai sur le pas de la porte :

_ Papa ! Je peux t'aider !

_ C'est pas de refus, Teddy, tes cartons pèsent une tonne. Tu as mis quoi dedans ? Du plomb ? répondit-il en posant les cartons dans MA chambre.

Casey se précipita vers notre père sans se départir de son air satisfait d'elle-même :

_ Papa, papa, papa ! Est-ce que je peux prendre cette chambre, dis ?

Je lançai un regard assassin à ma sœur, au moment où mon père ajouta :

_ Je n'y vois pas d'inconvénient, chérie.

_ Papa !

_ Oui, Théo ?

_ Tu ne peux pas la lui donner, j'y étais en premier ! m'indignai-je

_ Ah ? Allons, ne fait pas d'enfantillage, Teddy ma chérie, tu es une grande fille !

_ Mais papa, c'est pas juste, elle a déjà fait le coup à Chicago. Et je te rappelles que tu avais promis qu'une fois qu'on aurait emménagé à New York, ça serait moi la prioritaire. En plus, je dois te rappeler, papa, que je suis l'aînée…

_ Et bien, devant un tel plaidoyer, je me dois de te donner gain de cause, Teddy chérie.

Je souris de triomphe, alors que le visage de ma sœur se décomposait. Cette dernière frappa rageusement le sol du pied avant de sortir, et que je me précipitai dans les bras de mon père, et lui murmurait :

_ Merci, papa.

_ De rien, Theodora, chuchota t-il en me caressant tendrement les cheveux, tu crois que Casey va s'en remettre ?

Je me raidis lorsqu'il prononça mon prénom en entier, et je sus immédiatement que la question était seulement là pour noyer le poisson face à ma réaction.

_ Papaaa !

_ Quoi, chérie ?

_ M'appelle pas Theodora, geignis-je

Il rit et son timbre se teinta d'une sorte de mélancolie :

_ Tu devrais être fière de ton prénom, ma chérie.

Je souris, car je savais qu'il allait encore me raconter l'histoire de mon prénom, c'était presque devenu un rituel. Je plantai mon regard dans le sien, pour lui montrer que j'étais attentive :

_ C'est ta mère qui la choisit, le jour de ta naissance. Je m'en souviens comme si c'était hier, elle était si fière, il ricana et continua, quand je suis arrivée à la maternité, tu étais déjà née. On peut dire sans se tromper que déjà à la naissance tu n'aimais pas perdre de temps, enfin, et quand je suis arrivée, ta mère m'a regardé avec ces yeux si perçants et m'a lancée d'un air réprobateur : « Tu es en retard, Bryan ! Maman est allée à la mairie pour déclarer ta fille, elle s'appelle Theodora. » J'étais tellement heureux…

Il s'interrompit, un voile devant les yeux comme s'il revivait la scène.

_ Euh, papa je crois qu'il y a encore des cartons à aller chercher, et moi, je vais ranger la vaisselle dans la cuisine.

Il se ressaisit et me lança un rapide sourire avant de sortir. Je me dirigeai dans la cuisine et m'attelai à charger les verres dans le placard au-dessus de la gazinière, quand ma petite sœur rentra dans la pièce.

_ Qu'est-ce que tu veux, Casey ?

Elle ne me répondit pas et se contenta d'attraper un des fruits dans la corbeille qu'on avait acheté plus tôt. Je levai les yeux au ciel avec agacement :

_ Si c'est pour m'agacer que tu es là, je te félicite tu as réussi. Maintenant, qu'est-ce que tu veux ?

Elle mordit voracement dans son fruit et me répondit :

_ Tu te crois maligne je suppose.

Je levai de nouveau les yeux au ciel :

_ Pourquoi ? Je devrais ?

Casey me toisa de son regard meurtrier avant de sortir d'une démarche digne. Je me demandai ce que cette petite peste pouvait bien avoir en tête…et puis, peu importe, elle m'avait suffisamment gâché mon plaisir d'être ici.

Je terminai de ranger la vaisselle dans les placards de la cuisine, quand j'entendis un cri en provenance le salon, je m'y précipitai.

_ Papa ?! Qu'est-ce qui se passe ?

_ Papa ?!

Casey m'avait rejoint dans le salon, notre père se releva, penaud :

_ Rien mes chéries ! C'est rien…mais je crois que je me suis bloqué le dos avec….ouaïlle ! Je crois que je vais m'asseoir.

Casey et moi aidèrent Papa à s'asseoir sur le sofa qui trônait au milieu du salon. Papa laissa échapper un gémissement plaintif avant de se laisser choir péniblement sur le sofa.

_ Tu es sûr que ça va Papa ? demanda Casey d'une petite voix anxieuse.

Il acquiesça :

_ T'inquiètes pas ma chérie, Théo va appeler le chiropracteur. Et en attendant, poussin va me chercher un anti-douleur dans le carton là-bas…Théo aide moi, à aller jusqu'à ma chambre, je pense que je vais pas bouger en espérant que l'anti-douleur fera son œuvre et que mon dos se débloque lui-même.

_ Oui, papa, répondis-je docilement avant qu'il mette son bras sur mes épaules.

Mon père s'appuya lourdement sur mes épaules.

_ Tu es quelqu'un de bien, Teddy, lança soudainement papa.

Pourquoi était-il si larmoyant aujourd'hui ? D'abord il nous fait une réminiscence du jour de ma naissance et maintenant il me sort ça, je ne pus m'empêcher de lancer une phrase un peu acerbe :

_ Papa, arrête c'est pas la soirée mélodrame !

Il sourit, penaud, alors que je l'aidai à s'installer dans le lit. Alors que je sortais de la chambre, Casey y entrait avec un verre d'eau dans une main et une boîte de médocs dans l'autre.

Je rejoignit ma propre chambre, ouvrant un de mes sacs de voyages remplis de vêtements, j'attrapai le t-shirt le plus miteux que je trouvais avec un vieux pantalon de survêtement avant de m'étendre sur mon lit. La journée avait été longue, j'étais crevée, à tel point que je n'arrivais même pas à m'angoisser pour ma première journée de cours qui avait lieu demain.