Ma vie en peluche

Notes : Le texte en italique et entre { } correspond à ce que Severus dit mais que personne n'entend (vu son état). Les passages : L et /L sont les passages de Légilimencie.
Cette petite aventure ignore, joyeusement, les tomes 6 et 7 et ne contient d'ailleurs pas grand-chose de l'intrigue des livres.

En ce qui concerne la peluche de Severus, elle existe réellement. Elle a été créée par Kappa Kreations (voir la photo et les détails dans mon profil.)

Disclaimer : Tous ces personnages appartiennent à J-K Rowling. Je ne fais que les emprunter pour jouer avec, je les rendrai après, promis.

CHAPITRE 1 : La métamorphose

« Severus, tu étais la marionnette de Dumbledore, durant tout ce temps ? » demande Voldemort, d'une voix étrangement calme.

Je reste parfaitement silencieux. Je ne suis pas stupide au point de croire que cette question, purement rhétorique, demande une réponse.

Je ne doute pas non plus, un instant, que ma dernière heure soit arrivée.

« Je pourrais te tuer, bien sûr» continue t-il sur le même ton « mais je me demande si ce ne serait pas un sort trop doux pour le traître que tu es…»

Je me retiens de lever les yeux au ciel. Le Seigneur des Ténèbres a toujours eu le goût du dramatique.

« Crois-moi, ce qui t'attend est PIRE que la mort ! »

Qu'est-ce que je disais…

« Marionnette tu es, marionnette tu resteras » murmure-t-il, en pointant sa baguette sur moi avant de me jeter un sort informulé.

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Lorsque je reprends connaissance, tout me paraît étrangement distordu.

Tout à coup, je remarque dans mon champ de vision, deux énormes yeux noisette qui me contemplent avec amusement.

Personne ne m'a jamais regardé avec une telle joie.

D'ailleurs, je déteste ça.

Soudain, la géante parle : « Qu'est-ce que c'est que ça ? »

Je me vois alors soulever, sans aucun ménagement, par l'horrible créature aux cheveux crépus.

{Ça, c'est votre professeur de potion, Mlle Granger, 20 points en moins pour Gryffondor}je réplique, d'une voix ferme, lorsque je reconnais l'horrible créature… euh… mon élève.

Néanmoins, celle-ci ne semble pas m'entendre.

« Mmh… Je ne m'y connais pas très bien en peluche mais tu ressembles comme deux gouttes d'eau au professeur Snape. »

{Peluche… oh non.}

« Enfin, une version mignonne et douce du professeur Snape » déclare-t-elle, avec un petit sourire ironique.

{Oh non non non.}

« Qui est assez dérangé pour avoir fait cette peluche ? »

{Quelqu'un de très dérangé, en effet.}

« Qu'est-ce que c'est que ça ? » demande t-elle, intriguée, en prenant un papier, apparemment, punaisé sur ma cape.

A mesure qu'elle lit le message, ses yeux s'écarquillent.

Puis elle murmure: « Dérangé, c'est le mot… » avant de me regarder avec compassion.

Personne ne m'a jamais regardé avec une telle pitié.

D'ailleurs, je déteste ça.

Soudain, à ma grande stupéfaction, elle pointe sa baguette sur moi et s'exclame d'une voix décidée : « Finite ! »

{Vous avez vraiment de l'espoir, Granger.}

« Bon, passons au plan B... Professeur Snape, je ne sais pas si vous m'entendez. Mais sachez, si c'est le cas, que je vous amène chez le directeur » déclare-t-elle, en me calant sous son bras.

{Ô joie !}

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« Mlle Granger, quelle bonne surprise… un bonbon au citron ? » demande Dumbeldore, comme à l'accoutumée.

{Je me suis toujours demandé ce qu'il mettait dans ses saloperies de bonbons.}

« Non merci, monsieur le directeur »

{Moins stupide qu'elle en a l'air.}

« Qu'est-ce que vous m'amenez là, Mlle Granger ? »

« C'est le… professeur Snape » répond Granger, en me tendant sans autre préambule à Dumbledore.

« Je vois, je vois » dit-il, d'une voix grave en m'observant. « Bravo c'est très ressemblant ! Vous avez fait du beau travail. C'est en polaire ? Et cette partie, c'est du velours n'est-ce pas ? L'expression est intéressante, un sourcil levé et ce sourire ironique. Oui, tout à fait pertinent ! Est-ce que vous comptez faire tous les professeurs ? J'aurais un tissu extraordinaire pour la confection de ma robe… »

{Pire que la mort, je dois avouer qu'il avait raison.}

« Monsieur, vous ne comprenez pas… » murmure Granger, d'un ton désespéré.

{Au moins, quelqu'un prend ma situation au sérieux.}

« C'est VRAIMENT le professeur Snape… »

Elle tend un papier froissé à Dumbledore.

« Je vois, je vois… Voilà qui est fâcheux. » murmure-t-il, ennuyé.

{FACHEUX !!! Il a le goût de l'euphémisme.}

« Euh oui, on peut dire ça » murmure Granger, de plus en plus éberluée.

« Mlle Granger, je me vois dans l'obligation de vous confier, temporairement, la garde du professeur Snape. En attendant, bien sûr, que nous trouvions une solution pour lui rendre son apparence. Je suis persuadé que vous le traiterez avec le… hum… respect… et la discrétion qu'implique la situation. »

{Quoi !!?}

« Professeur, est-ce qu'il ne préfèrerait pas plutôt rester avec quelqu'un de Serpentard ? » demande Granger, incertaine.

« Ne vous inquiétez pas, je suis certain que le professeur Snape vous trouvera tout à fait… adéquate. »

{Dans tes rêves !}

« Est-ce que vous croyez qu'il nous entend ? »

« J'en ai bien peur » répond Dumbledore, avec, je le discerne, une pointe d'amusement.

{Sadique.}

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« Vous serez ravi d'apprendre que j'ai une chambre individuelle » déclare Granger, avant de me déposer sur son lit. « Quoi que, vous connaissant, je me demande si ce n'est pas un terme un petit peu trop optimiste »

{Je ne vous savais pas sarcastique, Granger.}

« Je vais vous enlever votre cape pour dormir… Quant au reste de vos vêtements, il semble être cousu sur votre personne » murmure-t-elle, avec un grand sourire.

{Ravi que ça vous amuse.}

« Comme vous le constatez, je n'ai qu'un lit. Cela ne devrait pas poser de problème, il est bien assez grand pour nous deux. Vous allez dormir de ce côté-là et moi de l'autre… »

{Connaissez-vous, par hasard, la signification du terme : 'inapproprié' ?}

« Si ça peut vous rassurer, professeur, je vous promets de ne pas vous confondre avec une vraie peluche. Je ne vais en aucun cas vous câliner. » dit-elle, sérieusement.

{Merci Merlin !}

« Je pensais d'ailleurs que le professeur Dumbledore prendrait la situation avec un peu plus de sérieux » murmure-t-elle en fronçant les sourcils « Mais non, il avait l'air de trouver votre situation hilarante. Quelquefois, je me demande s'il ne serait pas un peu sénile.»

{Vous savez que vous commencez presque à me plaire.}

« Bonne nuit, professeur » dit-elle, en me recouvrant d'une couverture.

{Qui sait...}