Le temps d'un voyage…

AUTEUR : Morgane.

EMAIL :

DATE : Avril 2008

SAISON : Hors saison

CATEGORIE : Romance.

RESUME : Le temps d'un voyage en train, on peut quelque fois rencontrer des personnes intéressantes…

ARCHIVES : Je serai très heureuse que ce fan fic soit diffusé sur d'autres sites, merci de m'en informer si vous l'utilisez.

DISCLAIMER : Je ne touche pas d'argent pour cette fic, que j'écris pour le plaisir.

NOTE DE L'AUTEUR :

Cette idée d'OS m'est venue alors que je rentrais chez moi, après avoir passé une semaine à Montpellier avec ma crunch ! J'étais dans le train, je me suis assis à coté de mon voisin, et ensuite j'ai regardé le wagon et là, j'ai vu une personne qui s'installait à coté d'une autre et qui se mettait à discuter ! Voilà d'où m'est venue cette d'OS lol

Je tiens à préciser que j'étais en plein dans la lecture d'orgueil et préjugés, vous comprendrez pourquoi je dis ça ensuite. Petite précision, l'histoire ne se base pas sur la série, tel que nous la connaissons.. Il n'y a ni porte des étoiles, ni Cité d'Atlantis, et je n'ai gardé Cheyenne Mountain que comme simple base militaire.

Tic, Tic, Tic, bip…Il jeta un regard intempestif à sa montre. Celle-ci affichait 10h00. Merde ! Il n'avait plus que 3 minutes pour attraper son train ! Sinon, il était bon pour prendre le prochain, qui ne passait que dans 3H00. De plus, sa sœur lui avait bien spécifié que s'il arrivait une nouvelle fois en retard, il n'aurait plus jamais le droit de remettre les pieds chez elle, ni de lui adresser la parole !

Rajustant son sac sur son épaules, il dévala en 4ème vitesse les marches menant au quai voie A, sous les regards des autres personnes présentes, qui elles, étaient arrivées une 1/2h en avance pour prendre leur train.

Le jeune homme, une fois sur la voie, eut juste le temps de sauter dans un wagon avant que les portes de celui-ci ne se referment. Mains sur les genoux, il reprit son souffle, indifférent au regard scrutateur d'une veille dame, qui ne semblait pas être du tout ravie que cette énergumène l'interrompe dans sa lecture ! L'homme brun lui adressa un petit sourire d'excuse, et, après avoir retrouvé sa respiration, se décida à partir à la cherche de sa place.

Il sortit son billet froissé et chiffonné de sa poche. « Voiture 5, place 28 » Il regarda le numéro de la voiture juste au dessus de la porte en verre qui séparait les deux compartiments…Voiture 8…d'accord il fallait qu'il traverse deux wagons avant d'arriver enfin à destination. Faisant contre mauvaise fortune bon cœur, le jeune homme prit son sac qu'il avait posé sur le sol, puis partit à la recherche de sa place.

Il finit par la trouver, après avoir été ballotté par les aléas du train…Une jeune femme, aux boucles brunes, était déjà installée coté fenêtre et semblait plongée en pleine lecture de son livre. Elle releva cependant les yeux, sentant probablement un regard sur elle. Celui croisa alors le regard de son futur voisin de voyage et le jeune homme en eut le souffle coupé…Jamais, jusque là, il n'avait vu des yeux verts si magnifiques…

Il ne put dire combien de temps il resta ainsi à la regarder…Mais, quand son cerveau se décida enfin à remarcher correctement, il secoua la tête et posa enfin son sac au dessus d'eux. Après avoir poussé un imperceptible soupir, il prit place aux cotés de la jeune femme. Et, une fois calmé, il se permit un coup d'œil à sa voisine.

Celle-ci était élancée, de longues jambes, elle portait un cache cœur turquoise, qui mettait ses formes en valeur et un pantalon noir des plus saillants. Un pendentif avec une fée en argent était accroché à son cou, semblant vouloir se perdre dans son décolleté. Elle semblait plongée dans la lecture « orgueil et préjugé », d'après ce qu'il réussit à lire. C'était lui, ou un léger malaise régnait ? Se frottant les mains contre son jean, il regarda autour de lui.

Le compartiment était bondé, certaines personnes lisaient, d'autres dormaient, d'autres encore étaient plongés dans de grandes conversations, qui allaient changer la face du monde ! Le jeune homme entendit clairement son voisin de derrière, essayer de draguer sa voisine. Assez maladroitement, il devait bien se l'avouer. Il jeta un nouveau regard à la sienne, toujours plongée dans sa lecture…Gêné, il se décida pourtant à entamer la conversation. Pourquoi ? Il ne le savait pas, il avait juste une envie irrépressible de lui parler et d'entendre le son de sa voix, qu'il pensait sublime.

John : (hésitant) – Eh bien…Un peu plus et j'allais le raté !

Il eut un silence. Cependant, il continua.

John : - Les marches ont failli avoir raison de moi ! Un peu plus et je m'étalais dans les escaliers et serait arrivé face contre terre sur le quai. Tenta-t-il avec un peu d'humour.

Elizabeth : - Vous auriez dû tomber. Ainsi, vous aurez peut-être retenu la leçon d'arriver plus à l'heure, quand vous avez un train à prendre ! Lui dit-elle, sans relever les yeux de son livre.

Le jeune homme ouvrit la bouche pour parler, mais ne trouva rien à dire face à tant d'audace. Jamais encore on ne lui avait parlé aussi…froidement…D'accord, c'était peut-être la vérité, mais était-elle obligée de lui dire si durement ? Il avait déjà assez subi comme sa pour la journée ! Sa sœur n'allait pas manquer de lui faire remarquer son retard de quelques secondes. D'ailleurs…

John : - Vous savez à qui vous me faites penser là ?

Elizabeth : (soupirant) - Non, mais je suppose que même si je vous dis que je ne suis pas intéressée, vous allez quand même me le dire. Alors, je vous en prie, à qui je vous fais penser ?

Décidément, elle n'était pas femme à se laisser faire ! Tant mieux, il préférait nettement les femmes qui avaient de la conversation et de la répartie ! Même si, en ce moment il en faisait les frais.

John : - Vous me faites penser à ma sœur !

Elizabeth : (haussant un sourcil) - A votre sœur ? Voyez-vous ça ! Et en quoi je vous en prie ? Demanda-t-elle, sans relever les yeux de son livre.

John : - Elle a la même façon de me répondre.

Le jeune homme perçut un léger sourire chez sa compagne de voyage.

Elizabeth : - Si elle vous parle ainsi, je trouve que votre sœur est une charmante personne.

L'homme brun parut quelque peu perplexe face à cette phrase, ne sachant comment il devait le prendre.

John : - Heu…Oui…Ou allez-vous ?

Elizabeth : - J'aimerais pouvoir continuer de lire s'il vous plait.