Auteur : mimi yuy

Site perso (supprimer les blancs) : www . mimimuffins . com

Série : Les Bleus, Premiers pas dans la police

Disclamer : Aucun des petits Bleus ne m'appartiennent

Couple : Yann x Kevin

Suite à la fin de la saison 2, l'absence totale de reprise de l'histoire de Yann et Kevin (pourtant bien débutée et développée dans la saison 1) fut une telle frustration ! Que malgré mon planning qui déborde de partout et big retard sur ma fanfic gundam (dsolé -__-) Je n'ai pas pu m'empêcher d'écrire cette petite fic pour mon seul plaisir. C'était ça ou devenir folle à ne pouvoir extraire cette histoire de ma tête lol ^-^''

Il n'existe que quelques rares forums qui publient des fanfics sur cette série (et franchement pas facile d'accès vu qu'il faut excessivement y être actif pour y accéder u_u) Et je sais qu'ici-même, je serais sûrement la première pour cette série, vu que ne référence pas les titres européens. Mais j'avais envie de l'y publier malgré tout. Même si je sais bien que cela n'intéressera personne ^-^

Si vous cherchez des infos sur cette série : passer sur allo ciné http : // www . / series/ficheserie_gen_cserie=684 . html (effacer les blancs) ou M6 qui référence tous les épisodes avec photos à l'appuis : http : // www . / serie-les_bleus/index . shtml (effacer les blancs) Ceci en attendant la mise à jour de mon site perso fin juin, où je publierais une galerie de captures avec les passages les plus croustillants entre les deux persos gay de la série ^__^x

Bonne lecture aux hypothétiques lecteurs tombant ici, par hasard ^_^''


Dernier Combat

.

1. Corps perdu

La Brigade anti-criminalité plus connue sous l'acronyme "B.A.C.", est une brigade de la Police nationale française créée en 1994. Travaillant en civil ou en tenue maintien de l'ordre (MO), par ville ou par département, généralement pourvus de voitures banalisées et souvent de grosses cylindrées, les policiers de la BAC sont spécialisés dans les interventions dans des milieux difficiles, notamment dans les quartiers sensibles...

.

Dans les couloirs de la PJ, le lieutenant Duval chercha deux flics pour son nouveau dossier. A l'approche des fêtes de Noël, les équipes étaient blindées et l'annulation des congés imposés par le nouveau commissaire n'aidait en rien le moral des troupes. Mais les ordres du préfet étaient clairs. Le mois de décembre se devait d'être exemplaire en matière d'arrestation pour regonfler ce qui pouvait encore l'être du coté des statistiques nationales publiées à la nouvelle année.

Ne trouvant personne dans les bureaux, il partit vers la cafétéria. Et trouva sur sa route deux belles victimes toutes trouvées pour sa tache ingrate.

- Laporte, Maurier, vous tombez bien ! Voici votre cas du jour. On a retrouvé un type battu à mort dans les poubelles d'une salle de fitness non loin d'ici. Allez sur place recueillir les témoignages du voisinage.

- La victime ? demanda Kevin en prenant le dossier tendu

- Un SDF de 21ans. Il avait fugué de chez ses parents, il y a deux ans environ. Une patrouille du Samu social l'avait bien retrouvé à cette époque et fiché dans leur service. Mais comme il était majeur, personne n'a pu le convaincre de retourner chez ses vieux.

- Le Samu social a une idée de ce qui lui est arrivé ?

- Aucune maraude ne l'avait encore vu depuis le retour des grands froids. Ils nous ont juste permit de l'identifier.

- Vous pensez à quoi ? interrompit laura

- Rien ne permet de savoir s'il s'agit d'une agression anti-sdf ou d'un règlement de compte. La seule chose que les légistes ont déjà pu affirmer est que ce n'était pas sa première rixe. Son corps était recouvert d'hématomes datant de la veille à plus de 15 jours.

- Pauve môme. A seulement trois semaines de Noël.

- Bah oui, Laporte. La vie est toujours aussi pourrie, même à la venue des fêtes. Va falloir vous blinder les jeunes ! Car ce n'est pas le dernier macchabé de l'année.

Dépité, les deux flics partirent dans le quartier concerné y faire la tournée des cafés et concierges proches des lieux où le corps avait été découvert. Le froid hivernal précoce cette année, leur gelait les mains, quand ils attendirent devant la grille de l'immeuble d'habitation faisant face à la salle de sports.

- Putain, elle se grouille de nous ouvrir la vieille !

- Tu me surprends Kevin. Je pensais qu'à Biarritz aussi, on avait l'habitude du froid.

- Je suis plus fringué que ca d'habitude.

- Et qu'est-ce tu fous avec ta veste d'été ?

- Tu me crois, si je te dis que ma mère m'a renvoyé une partie de mes fringues d'hiver par la poste via colis et que ce dernier c'est perdu ?

- Tu rigoles ? Ta mère elle vient toutes les deux semaines voir Franchard, elle pouvait pas les ramener à cette occasion ?

- Trop encombrant dans le train…

- Et tu trouves qu'on manque de boutiques sur Paris pour pas t'en racheter ?

Kevin allait lui répondre qu'il n'en avait surtout pas eu le temps avec leurs missions de merde qu'ils cumulaient jusqu'à tard chaque soir, quand la concierge daigna enfin leur ouvrir !

S'infiltrant sans attendre dans le hall, ils purent lui poser leurs batteries de questions. Mais sans aucune surprise, cette dernière n'avait rien vu de plus qu'un corps étendu parmi les sacs poubelles au petit matin.

- Il nous reste plus que le gérant de la salle de sport.

Observant les lieux, Kevin se fit pensif.

- Ca a l'air sympa.

- Tu veux une inscription pour ton Noël ?

- Bah… pourquoi pas. Qu'est-ce qu'il me reste à part ca ?

Laura savait bien à quoi il faisait allusion. Ils avaient beau ne pas souvent en parler. Si Kevin avait accepté de réfléchir à sa proposition de vivre en collocation à ses cotés, c'était pour fuir l'appartement où il avait eu un semblant de relation avec son capitaine de la B.A.C. Ne le connaissant finalement pas tant que ça, Laura ne savait pas trop quoi penser de ce type et de leur histoire. Elle pouvait juste constater qu'au moins l'un des deux n'avait pas été en joie à l'annonce de leur rupture.

- T'as des nouvelles de Yann ?

- Aucune depuis deux mois.

- C'est vrai ce mensonge ? Il n'a pourtant pas l'air de ceux qui s'encombre à vouloir éviter leur ex.

Marchant cote à cote dans les couloirs de la salle de sport en direction du bureau du gérant, Kevin s'arrêta quelques instants.

- En fait, j'ai taxé des infos de droite à gauche et j'ai su qu'il avait terminé son congé maladie dans sa famille en Bretagne. Il en est revenu y'a un bon mois, pour enquiller sur un stage de remise à niveau. Comme on l'avait remplacé peu après son agression, il a été décidé qu'il ne reprendrait sa place à la BAC qu'après la nouvelle année. En attendant, ils l'auraient collé en stages de quelques semaines chez les stups.

Laura hésitait entre le rire ou le dépit. Si avec ça, elle n'avait pas la preuve que Kevin était encore accro à ce type pour en savoir autant sur son compte.

- T'a réussi à découvrir tout ca, sans prendre un seul jour de congé et que personne ne se rende compte de ton enquête interne sur un capitaine de la B.A.C. ! Mais t'as pas le temps de prendre 5min pour t'arrêter dans un Jules t'acheter une parka d'hiver ?

Encore une fois, Kevin fut stoppé dans sa réponse par l'arrivée d'un type – affiché prof de fitness – venu à leur rencontre. Ca commençait à le gaver ces interruptions quand c'était à son tour de répliquer. Enfin, qu'est-ce qu'il pouvait lui dire à Laura ? Qu'il espionnait de son mieux Yann pour prévoir le jour exact de son retour et profiter alors de sa seule vue, telle une collégienne énamourée guettant son prof de math à chaque sortie de cours ? Aux souvenirs refoulés de son enfance, il sut qu'il avait là un mauvais exemple. Cette scène là, il l'avait déjà joué à Biarritz.

Soupirant, il laissa Laura gérer l'interrogatoire pour faire quelques pas. A son sourire d'accroche – je séduis sans trop le montrer – il avait bien compris que le type venait de lui taper dans l'œil et ne souhaitait surtout pas assister à la parade amoureuse. Espérons qu'elle n'allait pas se le taper, lui aussi. Ou Alex finirait bien par découvrir qu'il s'était maqué avec une adepte du SM, nymphomane à ses heures perdues. A quelques mètres à peine de leurs situations, il pouvait apercevoir une immense salle de musculation. Et non loin de son entrée, un SM4000, le Marcy Smith dernière génération !

Les yeux pétillants d'envie, il s'approcha du banc de muscu. Si seulement ils avaient quelques minutes à eux, il aurait bien fait un essai. Ca devait être génial de posséder une telle machine chez soit. Mais c'était si encombrant, que Laura refuserait net toute idée de ce genre comme nouvelle déco de leur appartement. En plus, sa mère avait raison, il fallait qu'il arrête la gonflette qui lui donnait un air de gamin trop musclé. Pour faire adulte, il fallait des muscles saillant et une belle tablette abdominale, pas des bouées autour des bras. N'est-ce pas la silhouette tout en force et muscles secs qui le séduisait tant chez Yann. Enfin… ça et sa tignasse mal coiffée, son visage carnassier, les yeux du tueur et son caractère de loup solitaire enragé qui vous bouffait en moins de deux, au moindre faux pas.

N'empêche qu'elle lui faisait envie cette bécane…

Laissant ses doigts filer sur le siège en cuir, il réfléchissait de plus en plus sérieusement à prendre une carte d'abonnement dans l'une des salles de gym de la capitale, quand un bruit réveilla son attention.

Intrigué, il suivit son origine en traversant la salle pour se trouver devant une porte sur laquelle était fixée une plaque avec « Sortie de secours ». L'entrouvrant, il tendit l'oreille pour épancher sa curiosité. Mais à ce qu'il pouvait en voir, ce n'était que deux hommes de ménage descendant par l'escalier de service un très lourd sac de gravats.

- Grouille-toi.

- Qu'est-ce qui t'a prit de le laisser rester ici ?

- Il était si crade que le chef lui avait permis de prendre une douche avant l'ouverture aux clients. Comment tu voulais qu'on prévoie qu'il y crèverait ?

- Putain, ca fait deux en une seule soirée, faut vraiment trouver de la meilleure qualité !

C'était une blague ? Kevin n'y croyait pas. Il assistait bien à bien à ce qu'il voyait ?

Au bras humain s'échappant du sac plastique, oui, il n'y avait plus aucun doute.

C'était quoi ce délire ?

Refermant sans bruit la porte, Kevin s'y adossa, une goutte de sueur coulant le long de son dos. Il devait faire quoi, là ?

S'il mettait de coté qu'il venait de voir un cadavre déplacé sans stress par deux types à l'allure patibulaire, le bras entraperçu était recouvert d'ecchymoses. A savoir, similaire au corps trouvé la veille au soir dans les poubelles du centre, un étage plus bas.

Aucun doute, il avait trouvé une partie des responsables !

Sortant en panique son portable de sa poche, il le trouva évidemment éteint.

Fallait que le manque de batterie, lui arrive à cet instant précis ! S'il n'avait pas aussi passé la mâtiné au téléphone avec un connard de fonctionnaire travaillant au bureau des plaintes du bureau de poste de son quartier.

- Merdeeeeeee…

Deux solutions ! Soit, il les suivait sans arrière garde, en espérant que seul face à deux types, son arme serait suffisante pour les tenir en respect. Soit, il les paumait en allant chercher Laura, au risque de se faire engueuler derrière par un Duval en pétard.

Toujours dos à sa porte, une solution alternative se présenta à lui quand il vit venir le prof de sport qui discutait juste avant avec Laura !

- Pssss !

Se voyant appelé, l'homme le regarda d'un air « c'est à moi que tu parles » ?

- Oui… vous ! Venez-là !

- Vous voulez quelque chose lieutenant ? Votre collègue m'a dit que vous deviez admirer nos machines de musculation. Vous avez peut-être des questions ?

- Oui. Enfin, non ! J'ai juste besoin que vous alliez retrouver ma collègue pour qu'elle me rejoigne via cet escalier au rez-de-chaussée et au plus vite.

- Pourquoi ?

- Aucune importance. Faites-le juste. Ca marche ?

- Aucun problème. Elle discute avec notre gérant, mais je vous l'envoi tout de suite.

Rassuré de savoir Laura bientôt en renfort, Kevin attendit encore une poignée de seconde avant de rouvrir la porte l'arme au poing et s'infiltrer dans l'escalier. Il le descendit sans bruit approchant des deux hommes. Ces derniers ouvraient la sortie de secours quand il reçu un coup sur la nuque d'une violence inouïe. A peine eut-il le sentiment d'être frappé qu'il perdait conscience, lâchant l'arme qu'il tenait à la main.

A suivre

mimi yuy