Titre: Hallucinations

Résumé: « Quand la vie vous a fait don d'un rêve qui a dépassé toutes vos espérances, il serait déraisonnable de pleurer sur sa fin ». Et si Bella n'était pas la seule à entendre des voix? Missing Moment New Moon. Edward POV.

Auteur: Musings of a Shaken Mind

Trad': Nouni

Rating: K+

Disclam': Rien n'est à moi ici, l'histoire est à l'auteur de talent Becky qui a emprunté les personnages de S.M.


Voilà la suite fin d'Hallucination. Ce dernier chapitre se passe à Volterra, et ressemble à un Os que j'ai écrit: At Any Moment. hasard étrange...

Je ne vous embêterai pas longtemps, je voulais simplement remercier les personnes qui m'ont soutenu dans cette traduction et qui me donnent la force de faire tout ça.

Merci, vous êtes exceptionnelles.

Sur ce, bonne lecture.


HALLUCINATIONS

Chapitre VI: Finalement, 19 Mars.

*

Elle était partie. Mon coeur, mon âme...ma vie.

Elle était vraiment partie. J'avais parlé à Rosalie -faussement compatissante et horriblement détachée, bien sûr-, et elle avait confirmé la nouvelle.

Hallucination et réalité se confondaient. J'avais des difficultés à discerner l'une de l'autre. Etait-ce possible que chacune de mes hallucinations reflètaient la réalité, ou bien mon esprit torturé m'avait-il imposé les images que je redoutais le plus? Ca n'avait pas de sens.

Laurent avait-il vraiment rencontré Bella? Avait-elle vraiment tenté de conduire une moto, avec le cabot stupide? Avait-elle failli se faire agresser encore une fois dans les rues de Port Angeles? Avait-elle sauté de la falaise parce qu'elle voulait mourir? Ou était-ce autre chose?

De quoi était morte mon âme soeur?

Les questions mes rendaient dingues. Les possibles occuperaient mon esprit le temps de mon voyage jusqu'en Italie. Puis, j'essayais de ne penser à rien. Mais la douleur était écrasante, et les pensées morbides qui tourbillonnaient sans cesse dans ma tête n'aidaient pas.

*

Oh, imagine what he's going through… he looks so sad…-

Whoa, hot stuff… Maybe he needs cheering up.

What's he running away from?

Maybe I could say something…

Jeez! Who died?

*

Les réminiscences constantes de ma douleur agrandissaient le trou qui avait pris place dans ma poitrine, depuis ce jour où j'avais quitté Forks. Je luttai pour de l'air dont je n'avais pas besoin, alors que je tentai de contrôler la vague de panique et de désespoir qui me noyaient à chaque fois que je pensais à ce que j'avais fait, à ce que j'avais perdu.

Frustré, je jetai un coup d'oeil au hublot. Nous survolions l'Espagne maintenant, approchant la péninsule italienne. Une fois que nous atterrirons à Florence, je voulais voler une voiture et rouler sans m'arrêter jusqu'à Volterra. J'aurai bien sûr préféré courir, c'était le plus rapide des moyens de transport, et la vitesse était mon essence même. Mais c'était trop risqué.

J'avais donc un plan. Aller voir les Volturi et demander à mourir. S'ils refusaient de me donner ce que je voulais, alors je choisirai mon plan B: les rendre furieux par n'importe quel moyen.. Chasser dans l'enceinte de leur cité était une option, ou bien détruire d'une main la fontaine de la place principale. Je pouvais soulever une voiture, ou... ou je pouvais tout simplement me montrer au soleil.

Ca serait assez pour qu'ils aient envie de me mettre en pièces.

Le plan commençait à se paufiner dans ma tête alors que nous descendions vers la Méditerranée et Florence. Selon mes calculs, aller à Volterra me prendrait 33 minutes, mais seulement si je trouvais une voiture assez rapide. Et puis... puis on exaucerait mon voeu.

Mon existence atteindrait simplement sa fin.

Dans d'autres circonstances, j'aurais probablement trouvé cette suite d'évènements presque amusante. C'était très... Roméo et Juliette. Elle avait toujours aimé cette pièce. En fait, elle adorait cette histoire d'amour interdit et impossible. Comme c'était ironique que notre histoire à nous aussi se termine en tragédie...

*

« C'était au printemps dernier, quand tu as... failli être tuée...Bien sûr, ma priorité était de te retrouver vivante. Pour autant, j'ai dû envisager d'autres éventualité, je te l'ai dit, ce n'est pas aussi aisé pour moi que pour un humain. » Le simple souvenir de cet événement m'a fait trembler de la tête aux pieds.

Bella avait l'air horrifié. « D'autres éventualités? »

Je m'étais presque étouffé à l'entente de cette question. Comment pouvait-elle simplement penser que j'allais (ou pouvais) vivre sans elle? « Il était évident que je ne comptais pas vivre sans toi. Mon seul problème, c'était la façon dont j'allais m'y prendre. Inutile d'espèrer l'aide d'Emmett ou de Jasper. Alors j'ai songé à me rendre en Italie pour provoquer les Volturi. »

Elle était irrationellement horrifiée alors que je lui décrivais la vieille famille italienne. L'expression de son visage me faisait tout à coup fait regretter mes plans -mais surtout de les lui dévoiler-. « Je t'interdis d'avoir pareilles idées à l'avenir! Quoi qu'il puisse m'arriver, je t'interdis de te détruire! »

*

Je ressentais une certaine culpabilité maitenant que j'allais contre sa volonté.... mais la culpabilité en comparaison de la douleur n'était rien, je savais que je pouvais vivre avec ça pour les quelques heures qu'il me restait.

La peine insurmontable explosa dans ma poitrine à sa pensée, et ma main se plaqua automatiquement sur l'endroit où un jour mon coeur avait battu. Le mouvement fut un peu trop rapide. J'entendis le choc dans l'esprit d'un homme d'affaires assis à mes côtés, il haussa exagéremment ses sourcils, tout en essayant de se convaincre que ce n'était qu'un simple jeu de lumière.

Quand l'avion atterrit à l'aéroport, j'étais le premier sorti de l'avion. Je n'avais rien pris avec moi, pas de bagages, donc je parcourai vite le terminal, attentif à garder une allure humaine. J'étais heureux que d'énormes arbres me traçaient une allée ombragée jusqu'au parking souterrain, sinon, j'aurai eu quelques problèmes à expliquer pourquoi ma peau brillait.

Malgrè qu'il était tôt, le soleil rayonnait, et dans quelques heures, j'aurai été prisonnier de l'aéroport.

Parcourant le souterrain des yeux, je ne vis que des voitures de sport. J'avais trop de choix. Puis, je repèrai une Ferrari rouge F430 et montai dedans après avoir forcé la serrure. Ca ne me prit que quelques secondes pour allumer le contact, et je démarrai la voiture, sortant du parking à toute vitesse. De 0 à 198 kilomètres heure en une seconde. Je serai là bas plus vite que je ne l'avais espéré.

Alors que je roulais sur les routes venteuses, à travers la campagne italienne, je m'autorisai finalement à me souvenir d'elle, vraiment. Mon esprit vampirique pouvait se remémorer chaque souvenir douloureux avec une parfaite clareté, comme s'ils s'étaient déroulés seulement quelques jours plus tôt.

Je pouvais me rappeler tout ce qu'elle avait jamais dit, tout ce que je lui avais dit, tout ce que j'avais jamais pensé à propos d'elle. Cette mémoire spectaculaire était à la fois douloureuse et curative.

Je pouvais me rappeler tout d'elle, mais ça signifiait aussi que je n'avais pas la possiblité d'oublier les derniers moments, les plus douloureux, dans la forêt. Tout était d'une parfaite lucidité.

*

« Je ne veux pas que viennes, Bella. »

Je ne pouvais rencontrer son regard observateur, effrayé qu'elle découvre les mensonges et le bluff. De plus, je savais que si je plongeai dans ses yeux chocolat, mes résolutions se désagrégeraient, et elle serait de nouveau envoyée dans les dangers de mon Monde. Mon Monde n'était pas fait pour elle, malgrè qu'une part égoïste de moi le désirait.

Il y eut un silence qui sembla s'étendre indéfiniment.

Puis, « Tu... me... quittes? »

Oh mon Dieu. Comment pouvais-je faire ça? Comment pouvait-elle le croire, après toute les fois où je lui avais dit, répété, que j'étais complètement et irrémédiablement tombé amoureux d'elle? Comment pouvais-je lui mentir comme ça? Si je ne l'avais pas déjà su avant,cet instant aurait effacé tous les doutes.

J'étais un monstre.

« Oui. »

Le mensonge brutal semblait tellement vrai. Mais en moi, je la suppliai de voir la vérité, malgrè que je savais que ça ne changerait rien,et que ça n'aiderait en rien à la situation.

« Ca change tout. ». Pour n'importe qui -sauf moi-, Bella semblait calme et relativement indifférente, mais je savais. Je pouvais pratiquement entendre son coeur se briser, au moment exact où mon propre coeur mort se brisa, lui aussi.

*

Haletant, je me dégageai de mon rêve éveillé alors qu'une Lamborghini furieuse me dépassait, son moteur hors de prix rugissant. Je réalisai subitement que j'étais en train de longer Volterra, ma destination finale -dans tous les sens du terme. Puis, ma Ferrari escalada la colline entourant les remparts de la ville.

Il était tôt, mais beaucoup de voitures m'entouraient alors que je m'approchais de la ville. D'après les pensées heureuses autour de moi, il y avait une sorte de célébration à Volterra. Après quelques secondes d'écoute mental, je découvris qu'aujourd'hui était la Saint Marcus, un jour férié ici. L'ironie me poursuivait toujours, apparemment.

Je me garai dans la rue principale, juste à côté du domaine des Volturi. Evitant les larges plages de soleil, j'approchai d'un imposant château médiéval, se dressant dans le coin Nord de la place principale. Puis, j'entrai dans la salle d'accueil richement décorée, bien que je n'y prêtai pas attention.

Carlisle m'avait dit une fois comment entrer facilement dans le coeur de la Tour. Je suivais ses instructions maintenant, alors que je poursuivais mon chemin dans des couloirs déserts et passais devant des dizaines de portes verrouillées. Quelques minutes plus tard, j'étais devant la porte de la pièce centrale, le coeur de la société des Volturi. Je ne pris pas la peine de toquer, j'ouvris la porte.

La scène était spectaculaire.

Ma vision périphérique retint que je me trouvai dans une pièce immense, avec des murs faits de pierre et des fenêtres ornementées de vitraux. Cependant, la partie rationelle de mon esprit était parfaitement consciente du fait que c'était dans cette pièce que bon nombre de vies avaient été volées. Malgrè tout, j'étais surtout concentré sur les trois hommes immobiles à l'opposé de moi.

Je les reconnus immédiatement, grâce à la mémoire de Carlisle mais aussi grâce à la peinture dans son bureau. Aro, Caïus et Marcus, les Volturi. Ils se tenaient droits, m'imposant leur silence pendant un moment, avant que celui du milieu, Aro, ne parle.

« Laisse-moi deviner... Des yeux dorés... Tu es un Cullen. Un des fils de Carlisle. Oh! Quel plaisir, cher garçon! »

Malgrè la chaude familiarité de son ton, l'esprit d'Aro était froid et calculateur. Il réfléchissait déjà aux raisons qui m'avaient amenées ici. Presque imperceptiblement, ses mains rejoignirent celles de l'homme à sa gauche, Marcus. Ca me prit à peu près un seizième de seconde avant de comprendre la situation: Aarcus détectait les relations. Aro pouvait lire l'esprit de Marcus quand leur peau entrait en contact. Marcus voyait l'aura qui m'entourait comme une ombre noire ou, transcrit par le vampire, comme la marque d'un homme affreusement seul et sans amour.

Les yeux d'Aro s'écarquillèrent à peine, alors qu'il assemblait rapidement les pièces du puzzle. Lentement, il s'approcha de moi -ses frères juste derrière lui. Aro étendit sa main, et j'hésitai une seconde, avant de la prendre. Je vis dans ses pensées l'avidité alors qu'il lisait un siècle de pensées en quelques instants. Puis, la compréhension se lut dans ses traits: il savait pour quelle raison j'étais venu.

« Tu es Edward. Celui qui lit dans les esprits? C'est un plaisir. J'ai toujours voulu te rencontrer. Mais assez de politesses! Tu as une requête, si je ne me trompe pas... et c'est une requête plutôt inhabituelle... »

Ses yeux noirs étaient perçants alors qu'ils m'examinaient. Je ne m'étais jamais senti aussi vulnérable; avec chacune de mes pensées et émotions exposées à cette créature.

« Je veux mourir. »

Mes mots étaient murmurés, presque soupirés, mais chaque vampire ici les entendit. Caïus semblait choqué, alors que le visage de Marcus restait indifférent.

« Et pourquoi désires-tu une telle chose? »

Je faillis grogner. Il le savait, il savait tout à propos de moi.

Mais il était là, me forçant à revivre mes souvenirs encore une fois pour le bénéfice de toutes les personnes qui m'entouraient.

« Je suis tombé amoureux d'une humaine. Puis, je l'ai quitté, dans le but de la protèger. Les jours se transformèrent en semaines, les semaines en mois. Je n'ai pas le désir de vous raconter notre histoire, mais j'ai été récemment informé qu'elle était morte. Et maintenant, je n'ai simplement plus envie de continuer à exister sans elle. »

La douleur dans ma voix était palpable, mais d'une façon ou d'une autre, je continuai de parler, même lorsque l'expression de Caïus se fit incrédule, puis moqueuse, et enfin, satisfaite. Je lus dans son esprit qi'il était presque heureux de voir ses gardes me tuer, amusé qu'il l'était par la situation.

« Et, es-tu sûr que cette humaine est définitevement morte? L'as-tu vu mourir? »

« Non, mais ma soeur Rosalie me l'a dit. Elle a été informée par mon autre soeur, Alice. Alice ne se trompe jamais. »

*

Hear the news and the floods begin

Scream so loud, but only felt within

Heart is shattered, the pieces can't be found

*

« Hummm... Bien, nous allons considérer ta demande, bien sûr, mais d'abord, nous en aurions une pour toi. » Je la lus dans ses pensées avant qu'il ne puisse la dire à haute voix, et ma réponse fut instantanée.

« Non. Je suis désolé, Aro, mais je ne veux pas me joindre à vous. Je désire mourir, c'est tout. »

« Tu déclines notre requête? » Caïus parlait pour la première fois, sa voix avait des intonations furieuses et ses pensées étaient de la même humeur. « Pourquoi, dans ce cas, accèderions à la tienne? »

« C'est tout ce que je veux. »

« Et bien... » dit Aro avant que Caïus ne puisse répondre. « Bien que j'ai envie d'exaucer tes désirs, Edward, j'ai bien peur que ce soit impossible. Tu sais, bien sûr, que je suis un vieil ami de ton père. Accorder ta requête lui causerait une peine immense, j'en suis sûr... donc notre réponse sera non. C'est pour ton bien, mon garçon. Tu réaliseras bientôt que cette fille n'est rien en comparaison de ta vie immortelle. Reconsidère notre demande, je t'en prie. »

Je reculai d'un pas, ne lui donnant pas la chance de pouvoir lire une nouvelle fois mon esprit. Ma décision était prise: si les Volturi ne voulait pas me donner la mort, je le ferai moi même. J'acquiescai. « Très bien. »

*

M'excusant, je quittai la tour glaciale par une autre sortie, celle-ci débouchant sur une ruelle sombre qui jouxtait la tour de l'horloge de la grande place. Jetant un regard à son cadran, je vis qu'il était 11h50. J'attendrais jusqu'à midi, pour un plus grand effet.

Ma décision était prise. Ce serait mes dix dernières minutes sur Terre, et je prévoyais de les passer avec Bella.

J'essayais de mon mieux de m'immerger dans une des mes Hallucinations masochistes. Bella était morte, mais elle vivait encore dans ma mémoire. Lentement, je me sentis transporté vers un autre temps, vers un autre lieu. Je n'ouvrais pas mes yeux, je ne faisais qu'imaginer.

J'imaginai qu'elle était en train de courir à travers la place principale, trébuchant et hurlant mon prénom, essayant de stopper ma tentative de suicide.

Je l'imaginai prendre un raccourci dans la fontaine, essayant de me rejoindre avant que je ne fasse quelque chose d'irréversible.

Je l'imaginai hurler désespéramment mon prénom.

Puis, je laissai tomber ma chemise blanche à mes pieds. J'avais besoin d'avoir le plus de peau exposée, pour obtenir l'effet que je désirais.

L'hallucination me prit de nouveau, et je sentis mon expression s'adoucir alors que j'entendais l'horloge au-dessus de moi commencer à égrenner l'heure. Comme dans un rêve, j'entendis sa voix encore une fois.

« Edward! »

Je lui répondis à haute voix, sachant que paraître fou maintenant ne signifierait plus rien dans quelques instants. « Bonjour, Bella. »

« Edward, non! » Elle semblait plus proche, comme si elle avait bougé , s'était dirigé vers moi. Je ne répondis pas cette fois, elle ne semblait pas écouter de toute façon.

La cloche sonna le dernier coup. « Non, Edward, regarde-moi! » Je ne pus réprimer le sourire heureux qui étira mes lèvres alors que j'entendais encore sa voix. Sa voix serait ma dernière pensée. Juste ce que je voulais. Je levai un pied, prêt à sortir sous le soleil...

Puis, quelque chose de petit et de très lèger me heurta si violemment que, si j'avais été humain, je serais tombé. Instinctivement, mes bras s'enroulèrent autour de la silhouette familière, l'empêchant de s'écrouler.

Lentement, j'ouvris mes yeux.

Mes suspicions étaient bonnes. C'était elle, et elle était là. A Volterra.

La seule explication était que, miraculeusement, Carlisle avait eu raison, et que j'étais en possession de mon âme, et que je pouvais maintenant passer l'éternité avec elle. Impulsivement, je m'approchai d'elle pour repousser une mèche de ses cheveux de son visage. La seule chose qui me désappointa fut combien le Paradis ressemblait à une horrible ruelle sombre de Volettra.

« Etonnant. Carlisle avait raison. » Et c'était incroyable.

C'était un honneur, un privilège de l'appeler 'mon père'. Il avait tant fait pour moi. Chaque membre de ma famille s'était occupé de moi; jusqu'à la fin. Reconnaissant, je ne pouvais tout de même pas regretter d'être venu ici alors que je respirais sa fragrance délicieuse, et je réalisai finalement que j'aurais pu ête en Enfer que ça ne m'importerait pas.

Aussi longtemps qu'elle serait là avec moi, ce serait le Paradis.

« Edward! Il faut que tu regagnes la pénombre! Bouge! »

Je ne comprenais pas son urgence. Nous avions l'éternité pour nous... Qu'est-ce que ça faisait si je restais au soleil? Je devais tant aux Volturi. Pas seulement pour avoir accédé à ma requête; mais surtout parce qu'ils l'avaient fait très vite. J'étais impressioné.

« Je n'en reviens pas que ça ait été aussi vite. Je n'ai rien senti. Ils sont décidemment très forts. »

Je fermais mes yeux encore, enfonçant mon visage dans ses cheveux, inhalant l'odeur qui avait failli lui coûter la vie, si longtemps auparavant. « La mort, qui a sucé le miel de ton haleine, n'étend pas encore son empire sur ta beauté. Tu as exactement la même odeur que d'habitude. », notai-je. « C'est donc ça l'Enfer? Tant pis! Je l'accepte. »

« Je ne suis pas morte, et toi non plus! », s'exclama-t-elle. Elle semblait terriblement pressée. Alors que je contemplai son visage, je ne voulais rien de plus que de presser mes lèvres contre les siennes, puis de lui dire que je l'aimais... mais quelque chsoe me dit que ce ne serait pas particulièrement une idée brillante. « S'il te plaît, Edward, fichons le camp d'ici! Ils ne doivent pas être loin! »

J'étais confus. De qui parlait-elle? Est-ce quelqu'un la menaçait? Si oui, je devrais le tuer...

« Plaît-il? »

« Nous sommes vivants. Pour l'instant. Mais il faut que nous décampions avant que les Volturi... »

Aussitôt qu'elle dit leur nom, je compris. Je n'étais pas mort, et Bella non plus.

Nous étions tout ce qu'il y a de plus vivant, par quelque miracle, mais soudainement en danger imminent...

*

Bien plus tard, après que nous ayons échappé aux Volturi, nous étions étendus sur son lit et je la tenais dans mes bras. Enfin.

Elle m'avait appris qu'elle avait entendu des voix, et j'étais estomaqué.

Apparemment, je lui avais sauvé la vie en plusieurs occasions. Comme elle avait sauvé la mienne, plusieurs autres fois.

Mais ça n'avait pas d'importance, maintenant.

Je ne la quitterais plus jamais.

Jamais. Et j'avais l'éternité pour la convaincre de ça.

Cette exist... Cette vie n'avait jamais été si prometteuse...

Fin


Bon, dès que FF sera gentil avec moi, je remettrai tout aligné à gauche mais ce soir... Il m'énerve. ^^

Bon, dernières petites indications:

1- La chanson est de Jem 'You will make it'

2- La fic' est de Becky, n'hésitez pas à lui envoyer vos félicitations

3- M'aiderez-vous à atteindre les 50 reviews ? Si vous avez aimé, s'il vous plaît, prenez le temps de laisser une trace de votre passage, pour le dernier chap' de cette fic.

Merci à tous. Nouni.