Prompt lancé par : tipitina: Un mot lâché ne saurait revenir (expression latine)
Rating : PG-13
2 mots : Death fic
Fandom : Harry Potter
Titre : Lapsus

James n'avais jamais cru qu'un jour il expérimenterai l'un de ses moments dans la vie où on regrette intensément quelque chose. Où l'on souhaite pouvoir retourner dans le temps pour changer quelque chose. On dit souvent qu'un mot lâché ne saurait revenir. James Sirius Potter n'avait jamais vraiment su ce que cela voulais dire. Maintenant il savait. Alors qu'il regardait la tombe de son frère descendre sous terre, il comprenait qu'il ne pourrait jamais reprendre les dernières paroles dites à un frère en difficulté.

Peu à peu, les gens quittèrent l'enterrement et il ne resta plus que la famille proche. Ron plaça un main rassurante sur l'épaule de son ami, puis Harry reçut un câlin d'Hermione. Ils emmenèrent ensuite Rose et Hugo avec eux pour laisser Harry, Ginny, James et Lily seul. Après un moment, Ginny prit la main de Lily et les fit transplanner tous les deux. Harry appela son fils, mais ce dernier ne répondit pas. Le père de famille sortit alors un crayon de sa poche et le plaça sur la tombe grise.

« C'est un portoloin. Utilise le pour rentrer à la maison lorsque tu seras prêt. » fit Harry, la voix roque d'avoir trop pleurer.

James resta seul à fixer le trou béant dans lequel gisait le cercueil de son frère. Soudain, il se laissa tombé à genoux sur le sol, pleurant pour la première fois depuis la mort de son frère. Il resta longtemps dans cette position à tremper le cercueil de ses larmes. Lorsqu'il n'y eut plus de larmes, il ne lui resta que la colère. Une colère grandissante contre lui même et contre son frère. Il se releva, tremblant, et s'enfuit en courant, laissant le portoloin où il était. Il avait besoin de se défouler. Il avait besoin de s'épuiser au point de ne plus voir se superposer à son esprit l'image de son frère pendu et celle de son frère des jours heureux, riant avec lui. Mais surtout, il avait besoin d'arrêter d'entendre en boucle la conversation qu'il en était sur avait pousser son frère au suicide. Cette conversation où dans un élan de colère injustifié, ses paroles avait dépassé sa pensée.

Et plus sa propre voix s'élevait dans sa tête, plus il courait. T'es qu'un sale pédé, AL… qu'un sale pédé, pédé, pédé, pédé… Il courut tellement longtemps - le manoir Potter étant à l'autre bout de Londres – et tellement rapidement qui arriva épuisé au manoir vide des rires d'Albus si fréquents dans la maison des années auparavant.