Scène de la cantine, PDV Edward

Alors que je rentrais dans la cantine, automatisme que j'avais acquis au fur et à mesure de mes années à fréquenter les humains – bien que ce lieu me sois totalement inutile – j'aperçu, non pas tout à fait … je sentis d'abord. Oui la première chose que je remarquais était cette enivrante et douce odeur qui vint me chatouiller les narines. La soif, que j'avais appris à contrôler en présence de personnes qui ignorer notre existence, prit soudain possession de mon corps, montant jusqu'à mon cerveau et noircissant automatiquement mes yeux. Je cherchais ensuite de qui provenait ce parfum floral qui me faisait presque perdre le contrôle. C'est alors que je la remarquais. C'était donc elle la nouvelle dont tout le monde parlaient. Continuant mon chemin jusqu'à la table où ma famille était déjà installée, j'entendis la conversation entre Jessica, une espèce d'hystérique qui m'énervait au plus au point, avec la nouvelle, Bella. J'écoutais également les pensées de son amie mais lorsque je voulu pénétrer dans la tête de Bella, je ne pus le faire. Une sorte de barrière m'empêchait de lire en elle. Frustré, je rejoignais ma famille, m'assied auprès d'eux, devant un repas que je ne mangerais pas. Je regardais cette fille dont je ne pouvais lire les pensées lorsqu'elle se retourna vers moi, m'observant quelques instants, avant de détourner ses yeux des miens, qui ne devaient pas être agréables à regarder tant le désir de boire son sang était important.

Les cours ayant repris, je prenais place à ma table habituelle, seul sur ma paillasse. Et comme si le destin aurait voulu que je satisfasse mes désirs, elle arriva en classe. Lorsqu'elle passa devant le ventilateur, l'ai produit par celui si emporta son odeur jusqu'à moi. Ne voulant pas révéler mon secret devant tant de témoins, je plaçais une main devant mon nez, essayant d'empêcher l'odeur de me parvenir. Chose qui ne fut pas efficace pour le nez surdéveloppé que je possédais. Mr Molina lui indiqua la place libre à côté de la mienne et elle s'y installa. Elle était tellement proche, je ne savais quoi faire. J'aurais pu retenir ma respiration, mais quel garçon de dix sept ans peut retenir sa respiration plus d'une heure ? Je me tint donc le plus loin possible d'elle paraissant certainement amer et froid, mais mieux valait-il pour sa sécurité et la mienne, qu'on ne devienne pas amis.

Pendant tout le cours je l'observais attentivement, elle était si banale et pourtant je la trouvais particulière, outre sa délicieuse odeur, je l'a trouvais vraiment magnifique et mystérieuse, de plus que je ne pouvais savoir ce qu'elle pensait. L'heure passait très lentement et je ne pouvais m'empêcher de regarder cette gorge offerte à mes dents qui n'en feraient qu'une bouchée si je perdais le contrôle même rien qu'une seconde. Guettant le moment où la concierge appuierais sur le bouton de la sonnerie qui me libèrerais de cette envie qui prenait de plus en plus d'ampleur, je me levais rapidement juste une seconde avant que le bruit assourdissant se répande dans tout l'établissement. Je courrais, à une vitesse qui aurait pu paraître humaine, vers le bureau où se trouvait la personne qui gérait les emplois du temps et la répartition des élèves dans les différents cours. La colère montait en moi alors qu'elle me répétait qu'elle ne pouvait pas me placer dans un autre cours que celui de Biologie. Sentant de nouveau la délicieuse odeur de mes envies et résigné par le refus, je partais en jurant, et rentrais chez moi le plus vite possible. Pendant quelques jours je ne retournerais pas au lycée, j'ai besoin d'allé chasser avant de ne succomber à mon désir et de la tuer.