OUT TAKE 3

A l'origine, cet Out Take prend place après le chapitre 15 et propose une alternative à ce chapitre.

Je vous conseille donc de le relire afin de vous le remettre en mémoire, si nécessaire.

Etant donné que MANYAFANDOM, l'auteure,

n'a jamais terminé cette fiction, je vais me permettre de me servir

de cet Out Take en guise d'épilogue afin de clore cette histoire.

De plus, comme je suis une fervente adepte des happy-end, ce chapitre alternatif

me plait bien pour terminer cette fiction.

Laissez-moi vos impressions à la fin de votre lecture !

EPILOGUE

Edward POV

La porte d'entrée claqua et le bruit inimitable de la moto de Jasper me réveilla d'un sommeil troublé. Jetant un coup d'œil à mon radio-réveil, je vis qu'il n'était que 9 h 58. Encore trop tôt pour que je me lève, considérant l'heure à laquelle j'étais allé me coucher et à quel point mon sommeil avait été agité.

En grognant, je balançai mon bras sur mes yeux pour bloquer la lumière du soleil qui filtrait à travers les fenêtres. Les pensées avec lesquelles je m'étais couché me frappèrent de toute leur force. Ma tête me fit souffrir de la réel énormité de la lourdeur qu'elles portaient.

La douche fut mise en route dans la salle de bain adjacente et cela fit sortir ces pensées de mon esprit... Merci mon Dieu, Bella était là, maintenant. Là et nue, ou sur le point de l'être. Ma queue réagit instantanément et se durcit.

« Whoaw... du calme, garçon ! »
« Quoi ? Tu sais bien que tu en veux ta part ! »
« C'est vrai... mais je veux être auprès de Bella plus que je ne veux être en elle... »
« Si tu le dis ! »

Devais-je la rejoindre ? Nous n'avions pas eu de sexe sous la douche depuis plus d'une semaine. C'était notre truc à nous, la douche. Mais après Halloween, ça paraissait mal, alors je n'avais rien initié de sexuel depuis, sous la douche.

Nous prenions toujours notre douche ensemble, chaque matin, mais à présent, je me contentais de lui laver les cheveux et nous parlions. Même sans le sexe, c'était agréable. C'était juste elle et moi. Sans Jasper. Sans arrangement. Sans le monde extérieur. Dans notre propre petite bulle où nous étions à l'abri de tout ce qui, en dehors de nous, pouvait nous séparer.

Je voulais être auprès d'elle, alors, j'ordonnai à ma putain de bite de se calmer et je sortis du lit. La salle de bain était emplie de vapeur et l'atmosphère y était lourde lorsque j'entrai. Je frappai légèrement à la porte vitrée avant de l'ouvrir et de glisser un regard à l'intérieur.

La vision que j'eus devant moi n'était pas du tout celle à laquelle je m'attendais. Bella était assise sur le sol de la baignoire. Ses genoux remontés contre sa poitrine, ses bras cramponnés autour d'elle pendant qu'elle se balançait d'avant en arrière en pleurant âprement.

Je trébuchai sur le rebord de la baignoire, désespéré de l'atteindre. Je refermai la porte de la douche derrière moi en la glissant, je m'accroupis à côté de Bella et touchai délicatement son épaule.

« Bella ? » Dis-je à peine plus fort qu'un murmure, alors que mon cœur se brisait en la voyant ainsi.

Bella sursauta sous mon toucher, elle tourna la tête sur le côté pour me jeter un coup d'œil à travers le rideau de ses cheveux qui recouvrait son visage. En voyant qu'il s'agissait de moi, elle s'agita pour changer de position et percuta mon corps, me faisant tomber sur le derrière.

Je me réinstallai sur le sol de porcelaine froid de la baignoire et l'accueillis entre mes bras. Je la berçai tendrement d'avant en arrière en l'exhortant tout bas de se calmer et en essayant de lui faire cesser ses pleurs. Cependant, ça ne marchait pas et elle s'agrippait à moi encore plus fort, s'enroulant autour de moi comme si j'étais la seule chose sur terre capable de l'empêcher de sombrer encore plus loin.

Je n'avais aucune idée de ce qui pouvait la mettre si mal, et honnêtement, je ne l'avais jamais vue aussi mal que ça auparavant. J'étais terrifié par l'idée qu'elle puisse s'être blessée quelque part. Mais je ne voyais rien de physique qui n'allait pas chez elle. Cela devait être quelque chose d'autre. Ne l'ayant pas vue depuis 24 heures, je n'avais fichtrement aucune idée de ce qui pouvait ne pas aller. Puis, je me souvins d'elle dans le lit de Jasper. Elle avait eu l'air tellement en paix. Jasper. Il avait dû lui faire quelque chose pour qu'elle en arrive là. Putain ! J'allais je tuer. Mais d'abord, il fallait que je sache ce qu'il avait fait.

« Ce putain d'enculé de suceur de bites, il va crever la prochaine fois que je le vois. »

En la serrant encore plus fort contre moi, je murmurai à son oreille :

« Bella, mon petit cœur, qu'est-ce qui ne va pas, ma douce ? »

Bella se contenta de secouer la tête négativement tout en continuant de s'agripper à moi et de pleurer. Ses sanglots étaient irréguliers, à présent, secouant tout son corps.

Le sol de la baignoire était glacé en comparaison de l'eau bouillante projetée par la pomme de douche au-dessus de nous. M'étirant vers le haut, j'atteignis la poignée du robinet et tournai la manette pour ajouter de l'eau froide et tempérer le jet. Je me remis en arrière, le dos contre le mur, toujours en berçant contre moi le corps mouillé de Bella.

Je la repoussai légèrement de moi et retirai ses cheveux de son visage afin de mieux pouvoir la regarder. Ses yeux étaient gonflés d'avoir trop pleuré et son visage était aussi pâle que celui d'un fantôme. Mais ce que je vis dans son regard me transperça le cœur jusqu'à me causer une douleur physique.

Le désespoir et l'impuissance et le regret et la défaite et l'envie. Tout était là, au fond de ses yeux. Tellement clairement que ça faisait mal de la regarder, de voir la peine dans laquelle elle était et de ne pas être capable de faire quelque chose pour l'aider. Je voulais lui retirer toute cette peine. Je l'aurais bien volontiers prise entièrement sur mes épaules si j'avais pu.

« Dieu, je t'en prie, aide-moi à lui retirer toute cette souffrance ! »
« Je ne pense pas que Dieu puisse t'être d'aucune aide dans le cas présent. »

« Bella, mon amour, que s'est-il passé ? » Chuchotai-je en mettant mes mains de chaque côté de son visage.
« Edward... oh Edward ! C'est mal, c'est si mal, » sanglota-t-elle en appuyant sa tête contre mon cou.
« Bella, qu'est-ce qui est mal, bébé ? » Fis-je contre sa chevelure.

Je n'étais pas plus avancé pour déchiffrer ce qui n'allait pas. Cependant, je pouvais dire qu'il s'agissait de quelque chose d'important.

« Mal, Edward, c'est juste mal ! Quand est-ce que tout s'est mis à tellement déconner ? »

Je ne pouvais pas répondre à sa question, alors je restai silencieux. Je ne pouvais pas faire grand chose pour elle, mais je pouvais quand même être là pour elle. La tenir contre moi, la toucher, la réconforter pendant qu'elle traversait ce qui avait pu la mettre si mal.

Soudain, je sentis ses lèvres dans mon cou, quand elle commença à m'embrasser malgré qu'elle pleurait toujours. Puis, elle se déplaça pour venir chevaucher mes cuisses, en se frottant contre moi. En dépit de mon cerveau qui hurlait « STOP ! » à mon corps, celui-ci réagit comme il le faisait toujours avec Bella. Ma queue se durcit et Bella continuait de se frotter à moi, ses lèvres prenant le chemin de mon oreille. Elle en mordilla le lobe induisant une réaction supplémentaire dans mon corps.

Je posai mes mains sur le haut de ses bras et la repoussai de moi pour regarder son visage. Il y avait toujours les mêmes expressions que j'y avais vues tout à l'heure, mais à présent, le désir avait aussi rejoint les autres émotions. Je ne pouvais pas lui donner ce qu'elle demandait dans l'état où elle était actuellement, ça serait simplement mal. Je serais le pire des monstres si je me laissai aller à faire ça.

« Bella, non, pas comme ça, » la suppliai-je.

Elle ferma les yeux et je ne vis plus la souffrance qu'ils contenaient, alors qu'elle appuya son front contre le mien.

« Edward, » souffla-t-elle en plaçant ses mains sur le haut de mes bras, « Edward, je t'en prie... j'ai besoin de toi... seulement de toi. J'ai besoin de toi tout de suite, » m'implorait-elle à présent, et Dieu aide-moi, j'allais presque lui céder.
« Bella, non, je... je ne peux pas, pas quand tu vas si mal, » adjurai-je à mon tour, tentant de lui faire comprendre.
« Edward, je t'en prie... je t'en prie, aime-moi, simplement. J'ai besoin que tu m'aimes, » souffla-t-elle en se frottant encore contre moi et en approchant son visage du mien pour m'embrasser.

Bella qui me suppliait de l'aimer fut mon point de rupture. Je l'aimais. Je l'aimais tellement que ça me consumait de l'intérieur. Va chier Jasper, va chier l'arrangement, va chier les grands gestes, va chier ma peur du rejet. J'allais lui dire les trois petits mots qui changeraient tout, il fallait espérer, pour le mieux.

Elle voulait que je l'aime. Alors j'allais l'aimer. Elle allait finalement savoir que je l'aimais. Que j'étais amoureux d'elle.

Je répondis à ses baisers, mais lentement, tendrement. Pas de la façon fiévreuse et désespérée dont elle m'avait embrassé. Le mouvement de ses lèvres ralentit et elle se mit à caresser les miennes doucement. Le baiser se termina avec son front contre le mien, en respirant lentement, profondément. Comme si elle savait que quelque chose d'énorme était sur le point de se passer.

Mes mains caressèrent le haut de ses bras et je la repoussai légèrement de moi. Je voulais la regarder dans les yeux au moment où j'allais lui dire. J'avais besoin de la voir et j'avais besoin qu'elle me regarde. Ses émotions se reflétaient toujours tellement dans son regard. Et il fallait que je voie sa réaction lorsque je prononcerai les mots.

Une fois qu'ils seraient dit, je ne pourrai jamais les effacer. Il m'avait fallu neuf ans pour arriver à cet instant. Ce n'était pas la déclaration parfaite à laquelle j'avais toujours pensé. Mais en fait, nous étions bien au-delà du besoin de faire des grands gestes et d'attendre des moments parfaits.

Elle m'avait demandé de l'aimer et de lui devais de lui dire. Je savais qu'elle avait mal et qu'elle était dévastée par quelque chose. Peut-être qu'en lui disant enfin, ça l'aiderait... ou peut-être pas...

Mais elle devait savoir.

« Bella, » soufflai-je.

Elle n'ouvrit pas les yeux. Ils restaient fermés. Sa respiration était toujours lourde et profonde. Comme si l'anticipation de ce qui allait arriver pesait sur elle. Ou peut-être était-elle effrayée à l'idée que je pouvais la rejeter.

« Bella, ouvre les yeux, mon amour ! Regarde-moi ! »
« Edward, » geignit-elle gardant toujours les yeux clos.
« Bella, mon amour, regarde-moi ! » insistai-je tout bas, ma main se posant sur son visage et mes pouces caressant ses joues doucement et avec tout l'amour que j'éprouvais pour elle.

Les paupières de Bella se soulevèrent avec hésitation. La tristesse et la peine s'y trouvaient toujours, ainsi que la peur et, d'une manière choquante, l'espoir aussi.

« Je le fais... » hésitai-je, incapable de laisser ma bouche dire les mots que mon cœur me hurlait de prononcer.
« Tu fais quoi ? » demanda-t-elle alors que la confusion apparaissait sur son visage.
« T'aimer ! Bella, je t'aime, » affirmai-je avec conviction et certitude.

Avec ces petits mots, je me sentis déchargé d'un incroyable poids qui pesait sur moi. On aurait dit que je pouvais finalement respirer. Après neuf longues années à avoir gardé ça en moi, de finalement les dire et de leur donner une signification que je n'avais jamais eu le courage de leur donner auparavant me rendait plus léger que jamais.

Je sentis un sourire s'étaler sur mon visage sans que je puisse m'en empêcher. Son regard chercha la mien comme si elle tentait de saisir la profondeur de mes paroles.

« Edward... je... »
« Bella, je t'aime ! Je suis amoureux de toi. Je le suis depuis très longtemps déjà. »
« Edward, tu m'aimes ? » Demanda-t-elle avec un soupçon d'émerveillement dans la voix.

Tout ce que j'avais pu voir dans ses yeux, quand je l'avais trouvée dans la douche tout à l'heure, était à présent envolé, ne laissant apparaître que l'espoir et, oui, l'amour. L'amour dont je n'avais perçu que des lueurs avant et que j'avais rejetées comme si elles n'étaient que des illusions, cet amour était là et brillait de tant d'éclat qu'il me rendait aveugle.

« Oui, Bella, je t'aime tellement que ça me brûle de l'intérieur. Je t'aime tellement que je pourrais faire n'importe quoi pour toi. Tout et n'importe quoi. Je t'aime depuis si longtemps qu'il m'est difficile de me souvenir d'une période où je n'étais pas amoureux de toi, » répondis-je avec sourire immense sur le visage.
« Edward... oh Edward... je t'aime aussi. Depuis... j'ai l'impression que c'est depuis toujours aussi. Je t'aime tellement que ça me fait mal. J'avais si peur de te le dire depuis si longtemps. J'avais si peur que tu ne m'aimes pas en retour, » confessa Bella à voix basse, comme si elle avouait son secret le plus profond et le plus sombre, ce qui semblait être le cas.

Mais de l'entendre me dire qu'elle m'aimait aussi, faisait battre mon cœur comme un fou. On aurait dit qu'il allait s'envoler de ma poitrine.

Bella m'aimait. Bella m'aimait aussi. Ma tête bourdonnait en réalisant que mes sentiments étaient partagés. Que ce que je ressentais pour elle, elle le ressentait aussi pour moi. Et là, je me sentis comme un idiot d'avoir été si effrayé et d'avoir attendu si longtemps pour lui déclarer mon amour.

J'avais besoin de le répéter encore et encore. Je voulais le hurler sur les toits. Sortir et rencontrer des gens inconnus dans la rue et leur dire que je l'aimais et qu'elle m'aimait aussi. Mon monde était parfait, et il était entre mes bras et il m'aimait aussi. Et ELLE était mon monde !

Posant mon front contre le sien, je lui dis :

« Isabella (baiser)... Marie (baiser)... Swan (baiser)... je (baiser)... t'aime (baiser)... » déposant un baiser sur ses lèvres après chaque mot.

Bella rit de moi. Et pour moi c'était le second plus beau son du monde, le premier étant de l'avoir entendue me dire qu'elle m'aimait aussi. Elle se recula légèrement de moi pour me dévisager.

Son visage était souriant et lumineux de tout l'amour qu'elle éprouvait pour moi. Les larmes dégoulinaient le long de ses joues, mais je savais qu'il s'agissait de larmes heureuses. Des larmes de joie et de contentement et d'amour et de soulagement et d'un million d'autres émotions grandioses.

« Edward (baiser)... Anthony (baiser)... Masen (baiser)... je (baiser)... t'aime (baiser)... » dit-elle en me retournant mes sentiments.

Puis elle m'embrassa pour de bon. Notre premier baiser en ayant la certitude des sentiments de l'autre. Nous étions libres d'exprimer finalement tout ce que nous avions toujours gardé à l'intérieur de nous. Tout ce que nous nous étions caché l'un à l'autre. Tout ce que nous avions peur de nous montrer

Elle m'aimait et plus rien d'autre n'avait d'importance. Tout allait se mettre en place tout seul. Parce qu'elle m'aimait autant que je l'aimais.

J'interrompis notre baiser car j'avais besoin de lui dire encore quelque chose avant de lui faire l'amour. Avant de la faire mienne... pour toujours.

« Bella, je t'aime. Je suis à toi et tu es à moi, tu me possèdes. Tu m'appartiens et je t'appartiens. Nous sommes faits pour être ensemble. Tous les deux. Juste toi et moi, » avouai-je en tremblant légèrement.
« Oui, Edward, je suis à toi et tu es à moi. Pour toujours. »
« Oui, pour toujours, » murmurai-je contre ses lèvres en la réclamant finalement comme étant mienne avec mon baiser.

Nous ferions face l'un près de l'autre, quoi que la vie nous envoie, et nous passerions au travers parce que notre amour était si fort que nous survivrions à tout. Assez fort contre toutes les choses qui allaient venir à nous bientôt, et qui ne feraient que nous rendre plus forts encore.

Toujours et pour l'éternité...

FIN