Ce bonus est en lien avec le bonus « matin ». Cette fois c'est Carlisle qui gère le matin…

Carlisle PDV

Ce matin c'est moi qui amène les loupiots à l'école.

J'aime bien ça, c'est une meilleure façon de commencer la journée que de se réveiller sur le canapé défoncé de la salle de repos après 3 heures d'un sommeil entrecoupé par des urgences nocturnes.

Je me rase et m'habille puis je me prépare un café.

Je vais réveiller les enfants.

Le printemps commence, c'est vraiment agréable.

J'ouvre les fenêtres des enfants pour les réveiller.

Emmett et Edward grognent mais Alice bondit hors du lit. Mon petit ange !

Elle me fait un gros câlin et je retourne à la cuisine.

Je bois mon café tout en lisant mon livre. Passionnant ce bouquin.

Vraiment passionnant.

AAAAAAH !

8 heures déjà ! Le temps passe à toute allure quand on lit !

Je bondis de ma chaise et me précipite vers les chambres des enfants.

Alice est habillée, mais les garçons dorment encore.

Je secoue Emmett :

« Debout mon grand ! On va être en retard ! »

Il sort du lit en gémissant. Edward fait pareil.

Je retourne voir Alice :

« Tu vas à l'école habillée comme ça ?! »

« Oui, c'est maman qui l'a dit parce que sinon je la mettrai jamais cette robe ! »

Ah, bon.

« Va te brosser les dents et les cheveux ! »

Elle file.

Emmett est à moitié habillé, Edward lui est à la cuisine, en train de manger le reste de glace au chocolat. Pas top comme petit déjeuner mais bon…

« Edward, va vite t'habiller ! On doit partir dans 5 minutes ! »

Il y va en maugréant.

8 heures 15 je bats le rappel :

« Allez les enfants, on y va ! Vous vous êtes brossés les dents ? »

« Oui papa ! »

« C'est bien mes lapins ! »

On embarque en voiture. Mais Emmett se plaint :

« Papa, j'ai faim moi ! »

Alice me prévient :

« Tu nous a pas donné nos paniers repas pour midi ! »

Ah zut !

« On va s'arranger les enfants ! »

Je m'arrête devant un snack et achète à toute allure 3 beignets au chocolat.

Les garçons l'engloutissent et Alice tache un peu sa robe en le mangeant, mais tant pis.

Je me gare devant l'école et leur donne 10 dollars chacun :

« Vous vous achèterez quelque chose au distributeur pour midi ! »

Ils sont tout contents !

J'embrasse mes trésors et file au boulot.

A peine assis à mon bureau j'appelle Esmée :

«Voilà, tout le monde est à l'école ! »

« Ah, ça s'est bien passé ? »

« Merveilleusement ! Que veux-tu qu'il se passe de travers franchement ?! »

« Oh plein de choses… »

« Mais non mon amour ! Passe une bonne journée ! »

Esmée s'en fait trop. Nos enfants sont grands maintenant, tout roule !

Esmée PDV

15 heures.

Je vais chercher mes enfants à l'école.

J'ai eu une longue journée au travail, et je ne suis pas fâchée qu'elle se termine.

Il fait plutôt beau, il faut dire qu'on est fin mai.

Ah, je reconnais la maitresse d'Edward et Alice qui arrive avec sa classe.

Je cherche mes enfants des yeux.

Tiens, Edward donne la main à la maitresse…Que se passe-t-il ?

Et…..A-ALICE ? Non, je rêve. CE N'EST PAS POSSIBLE !

Je fixe ma fille qui marche entourée de plusieurs petites camarades.

Elle sourit, très contente.

Elle…ELLE PORTE SA ROBE DE DEMOISELLE D'HONNEUR !

Celle qu'elle a portée l'été dernier pour le mariage d'un couple d'amis à nous.

C'est une robe à crinoline, toute blanche avec des dentelles et elle a même mit les gants à trou-trou…

Je me liquéfie sur place.

Carlisle … Je vais l'étriper. Lentement.

Je pense assez sérieusement à m'enfuir pour éviter la maitresse mais celle-ci s'approche de moi, Edward toujours par la main.

Elle rit ouvertement.

Je m'exclame :

« C'est mon mari qui s'en est occupé ce matin ! »

« Oh je m'en doute, ne vous en faites pas ! Et puis Alice a eu beaucoup de succès ! Par contre Edward n'est pas bien, il a mal au ventre »

Du coup je cesse de fixer Alice qui se pavane tandis que ses camarades l'admirent et je reporte mon attention sur mon fils.

Qui est tout vert.

« Edward mon chéri, qu'est ce qui t'arrive ? »

« J'ai mal au cœur… »

Je me penche vers lui et il se met à pleurnicher. Je passe ma main sur son front. Il n'est pas chaud, pourtant.

« Tu as mangé le sandwich au fromage que je t'ai préparé à midi ? »

Alice intervient :

« Non papa nous a pas donné nos paniers repas alors à la place il nous a donné des sous pour acheter à manger au distributeur. Moi j'ai prit une gaufre et un ice tea mais Edward il a acheté plein de paquets de bonbons ! »

Oh oh. Voilà l'explication…

Je vais passer un de ces savons à mon mari…

En attendant j'ai un petit garçon pas bien du tout.

La maitresse m'encourage :

« Bon, au moins on sait ce qu'il a, ça passera ! »

« Oui, merci, et désolée ! »

Je porte presque Edward pour aller à la voiture.

Sauf qu'il a presque 10 ans et qu'il est bien trop lourd pour moi ! Edward n'est quasiment jamais malade, et du coup il ne supporte pas de se sentir mal.

Je cherche mes clés dans mon sac quand l'inévitable se produit :

Edward vomit par terre.

Alice n'a pas le temps de se reculer et elle en reçoit plein sa splendide robe…

Je me retrouve avec deux enfants en larmes.

Alice se lamente sur sa robe et Edward pleure de douleur et de honte.

Heureusement j'ai des mouchoirs en papiers dans mon sac.

Je me précipite sur mon fils :

« Mon chéri, là…Ne t'en fais pas ça peut arriver ! »

Alice gémit :

« C'est la faute de papa ! »

« Oui, absolument ! »

Edward vomit encore. J'espère qu'il aura tout évacué.

Il me regarde, pitoyable :

« J'ai mal au ventre ! »

Je le serre contre moi, tout en lui essuyant le menton :

« Ca ne fait rien mon amour, demain tu seras guéri ! »

Il chouine en se tenant le ventre.

Alice pleure aussi :

« Je veux pas sentir le vomit ! »

Je les fais monter en voiture.

Et en effet ça pue horriblement…

Pas des milliers de solutions, d'autant plus qu'on va être en retard à l'école d'Emmett, je me tourne vers ma fille :

« Enlève ta robe minette ! »

Elle obtempère et je jette la belle robe dans la poubelle la plus proche.

Quand je remonte en voiture pour aller chercher Emmett, évidement Alice est en larmes.

Elle est vêtue de sa culotte, de ses chaussures blanches et de ses gants à trou-trou. Quel look…

Edward est recroquevillé à ses côtés, gémissant.

Je la console :

« Papa va t'acheter une autre robe ma puce ! »

Elle renifle et demande :

« Une robe de princesse ? »

« Tu la choisiras ! »

« Oh cool ! »

Emmett nous attendait devant le portail.

Il monte, furieux, et à peine dedans il se bouche le nez :

« Ah ça PUE ! »

« Edward a dégueulé partout ! J'ai même du jeter ma robe ! »

L'informe sa sœur.

Emmett, qui est assis à côté de moi se retourne vers sa sœur et la fixe d'un œil rond avant de lancer un coup d'œil compatissant à son frère :

« Ca va Ed ? »

« Non ! »

Je soupire.

« Edward a mangé trop de bonbons… »

« C'est parce que papa a oublié nos paniers repas ! »

Dit Alice.

Emmett se tourne vers moi, furieux de nouveau :

« Oui justement ! Il a aussi oublié mon sac de sport ! J'ai pas pu participer à l'entrainement de foot ! »

Il a la voix qui tremble.

Je songe un instant à me rendre directement à l'hôpital et à refourguer à mon cher et tendre époux un Edward vomissant, une Alice à moitié nue et un Emmett furieux.

Sauf qu'à cette heure-ci il opère surement et qu'il va laisser les enfants livrés à eux-mêmes, hors je touche du doigt ce que ça donne…

« Ceci dit, Emmett, tu as 12 ans passés, tu pourrais penser à ton sac de sport et à ton panier repas. Vous aussi Edward et Alice !

« « Moi j'oublierai plus ! »

Gémit Edward. Oui, je pense aussi…

On arrive à la maison.

« Alice va te changer, Emmett file faire tes devoirs, Edward viens mon cœur, je vais te faire un citron pressé… »

Il me suit à la cuisine.

Ah….AAAAAAh…

La tasse de café de Carlisle est encore sur la table, la boite de glace au chocolat est posée à côté et elle a bien entendu complètement décongelé : le chocolat a coulé partout. Dans le grille pain il y a deux toasts carbonisés, une chance que ça n'est pas prit feu !

Je contiens ma colère et fait un citron pressé à mon fils.

Puis je l'accompagne pour qu'il s'allonge.

Evidement dans sa chambre les volets ne sont pas ouverts, le lit n'est pas fait…

Pareil dans les chambres des deux autres et dans la notre.

Carlisle a beaucoup de chance de travailler ce soir et cette nuit !

Mais je prends sa tasse de café, la boite de glace dégoulinante et les toasts cramés et je les pose sur son bureau.

Il y a des limites à tout !