Bonjour tout le monde!

Bon et bien dimanche pluvieux et tout tristounet alors j'espère que vous êtes bien au chaud chez vous...

Installez-vous confortablement dans un endroit douillet...

Tout d'abord je vous remercie pour tous vos petits mots et toutes les alertes... C'est incroyable de partager tout ça avec vous...

J'en profite pour remercier ici toutes les revieweuses anonymes... N'hésitez pas à vous vous inscrire que je puisse vous répondre...

Des gros bizoux à mes deux relectrices, l'une pour son regard vierge et innocent (ahahahahaha ^^') et l'autre pour son soutien sans faille. Love you les girls!

Avec ce chapitre, je réponds à quelques unes de vos questions, enfin j'espère!

Pour la musique, j'ai eu un gros coup de coeur (encore une fois) pour un morceau au piano de P. Glass Glassworks, Opening

www[.]youtube[.]com/watch?v=eDN8NzIGz-Y


Chapitre 19

Spirales

Esmée

Je tournais en rond dans le salon en attendant John et Elisabeth alors que Carlisle s'occupait d'Edward. Ils ne le connaissaient pas mais j'étais certaine qu'ils seraient sous son charme comme je l'avais été. Je le regardais jouer avec lui. Comment imaginer qu'un homme aussi bienveillant était un vampire, qu'il pouvait être un prédateur redoutable ? Cela semblait tellement abstrait comme idée, tellement aberrant... Je secouais la tête pour stopper ma réflexion. Chaque chose à la fois. J'apprendrais à connaître son monde au fur et à mesure. Pour le moment, je devais prendre mon mal en patience.

- Tu devrais t'assoir Esmée, tu vas finir par user ce parquet à force de faire des aller-retour… dit-il avec un petit sourire.

- Ils sont en retard…

- Je sais bien mais cela ne sert à rien de t'inquiéter…

Je stoppais mes rondes pour aller les rejoindre. Le bras autour des épaules de mon vampire, je regardais Edward s'amuser avec un xylophone que ses parents lui avaient offert. Carlisle se crispa sous mes doigts.

- Qu'est-ce que tu as ?

- Emmène les enfants à l'étage, maintenant, souffla-t-il tendu.

- Quoi ?…

Je le regardais hébétée, alors qu'il se levait pour se mettre devant moi, comme pour me défendre. La serrure de la porte d'entrée sauta sans résistance et celle-ci s'ouvrit lentement pour laisser apparaître un homme. Il ne me fallut pas longtemps pour comprendre ce qu'il se passait. Tout le monde était figé par le danger qui avait envahi le cocon familial, si fragile à présent. Je ne sais pas où j'ai trouvé la force de me tourner vers Edward.

- Edward, s'il te plaît est-ce que tu peux emmener ta sœur à l'étage…

Il me jeta un regard inquiet, avant de regarder le visiteur comme s'il était hypnotisé. Celui-ci se tenait dans l'embrasure de la porte, des lunettes sombres sur les yeux. L'air nonchalant qu'il affichait masquait à peine la menace qu'il représentait.

- Edward, regarde-moi. Tu vas monter à l'étage avec ta sœur, s'il te plaît…

- D'accord…

Il prit la main de sa petite sœur et s'en alla doucement en empruntant les escaliers. Je surveillais du coin de l'œil l'attitude de l'homme alors qu'ils disparaissaient dans leur chambre. Je savais que derrière ses verres fumés, il les suivait lui aussi du regard. J'avais du mal à respirer. Je quittais soudainement mon conte de fée pour me retrouver plongée dans un film d'horreur. Le mot "vampire " qui m'avait paru si romantique dans la bouche de Carlisle prenait un tout autre relief avec cet étranger. Ils s'affrontaient tous les deux dans un silencieux face à face. Je savais que Carlisle ferait tout ce qui était en son pouvoir pour nous protéger, mais est-ce que cela serait suffisant… Notre seule présence le rendait bien plus vulnérable que son ennemi.

- Je n'ai pas l'honneur de te connaître.

La voix de Carlisle était ferme et coupante.

L'inconnu enleva lentement ses lunettes pour laisser apparaître des pupilles dévorées par le sang. J'eus toutes les peines du monde à retenir le hoquet de frayeur qui montait en moi. De toute façon je savais que ma peur avait envahi la pièce et tournoyait dans les narines des deux vampires.

Il planta ses yeux dans les miens, furtivement, comme un prédateur qui jauge sa future victime, avant de fixer Carlisle.

- Je suis Eleazar.

- C'est bien ce qu'il me semblait. Je peux savoir ce que tu fais ici…

Il se déplaça pour laisser courir ses doigts sur la petite table qui se trouvait dans l'entrée.

- Voyons, voyons Carlisle, je pense que tu sais parfaitement pourquoi je suis là.

Je regardais le dos de celui-ci sans comprendre. Je n'arrivais pas à prononcer un mot, ni à poser les questions qui commençaient à envahir ma tête.

- Je ne te laisserais pas faire…

- Je ne pense pas que tu sois en mesure de faire quoi que se soit de toute façon. Tu sais bien que quand Aro veut quelque chose…

- Aro est au courant ?

La voix de Carlisle était beaucoup plus tendue d'un coup, ce qui ne présageait rien de bon.

- Non, du moins pas encore…Mais il va être ravi…

- De…de quoi est-ce que vous parlez ?

Ma gorge était tellement serrée que je la reconnus à peine. Carlisle surveillant toujours son adversaire avait placé sa main devant moi. Sans m'en rendre compte j'avais esquissé un mouvement vers l'avant.

- Eleazar est une sorte de chasseur de primes. Il a la faculté de déceler les futurs pouvoirs des humains, ceux qui feront des vampires particuliers.

Je ne comprenais pas, pourquoi est-ce qu'un vampire s'intéresserait à moi ? A moins que…Une lente sueur froide glissait le long de mon dos. Je jetais un regard vers la porte de la chambre des enfants.

Eleazar brisa le silence d'un rire sinistre.

- Tu pensais pouvoir garder ces petits prodiges pour toi Carlisle ?

- Ce ne sont que des enfants Eleazar…

- Oui mais des enfants très spéciaux.

- Les règles sont les règles, même Aro ne peut pas les ignorer. Il ne peux pas transformer des enfants.

- C'est sûr mais rien ne l'empêche de les mettre à l'abri le temps qu'ils grandissent…

- Qu'est-ce que vous leur voulez exactement ?

Il ignora ma question et s'adressa de nouveau à Carlisle.

- Tu es d'ailleurs mal placé pour parler des règles il me semble… Ce genre de divertissement est plutôt mal vu à Volterra.

Etant donné le regard méprisant qu'il venait de me jeter, j'imaginais sans peine que j'étais le « divertissement ». Carlisle resserra les poings furtivement, avant de poursuivre.

- Quelles sont les capacités exactes de ses enfants Eleazar ?

- La petite est tout à fait fascinante. Elle a le pouvoir de voir l'avenir. C'est encore diffus étant donné son jeune âge mais son don sera une pièce de choix dans la collection de Aro.

Il avait continué à avancer, alors que Carlisle tournait à son tour, me maintenant derrière lui avec son bras.

- Et pour Edward ?

- Ahhhhh. Edward. La pièce majeure. J'ai déjà une idée de ma récompense… Une fois que j'aurai livré ces deux enfants je pourrais exiger ce que je veux d'Aro, sans limites… Mon cher Carlisle, Edward a la capacité de lire dans les esprits.

- Tu veux dire comme Aro ?

- Non, non. Il n'aura pas besoin de toucher ceux dont il veut sonder l'esprit, il les entendra tout aussi clairement que s'ils parlaient à voix haute.

- Qu'est-ce que je peux t'offrir pour que tu laisses cette famille en paix, que tu oublies ce que tu as vu ?

- La seule chose au monde que je souhaite c'est Carmen, l'une des favorites d'Aro et il est le seul à pouvoir accéder à mes requêtes.

La pression était montée d'un cran. J'étais encore sous le choc de ce que je venais d'entendre. Encore une fois tout un monde se dévoilait à moi. J'avais cru naïvement que mon univers se limiterait à Carlisle, que rien ne pourrait m'atteindre... Au lieu de cela, un monstre se tenait dans le salon, avec des projets pour Edward et Alice...J'avais introduit des vampires dans leur univers si paisible… Je resserrais mes bras autour de moi, toujours à l'abri dans le dos de mon amant, le goût amer de la culpabilité envahissait peu à peu ma bouche.

- Au fait…

Il attrapa une photo d'Elisabeth et de John accrochée au mur.

- Ils risquent d'avoir un peu de retard… Enfin, disons beaucoup de retard…

Il passa un pouce sur le bord de ses lèvres qui s'ourlèrent dans un sourire carnassier. Ses paroles coulèrent en moi comme un poison. Mue par une rage dévorante, je m'élançais sur lui en hurlant. Carlisle me retint in extremis et Eleazar profita de cette diversion pour se jeter sur lui. Je fus propulsée sur le côté pour atterrir contre le canapé. J'étais sonnée mais je tentais de suivre leur combat. Tout se passait à une vitesse inouïe et dans une violence fracassante. Les yeux rivés sur la porte de la chambre des enfants je priais pour qu'ils ne sortent pas de là….

Je me concentrais à nouveau sur le combat et avant de comprendre ce qu'il se passait je vis surgir un autre individu. Il attrapa Eleazar par les épaules et Carlisle se chargea d'arracher la tête de son ennemi. Je mis mes mains devant les yeux sous l'horreur de la scène et quand je les rouvris, le visage de Carlisle était face à moi, retirant délicatement mes doigts. La vision brouillée par les larmes, tremblante comme une feuille, je m'accrochais à lui.

- C'est fini. Je suis là…. Je suis tellement désolé…

- Mon dieu… Les enfants…

Je me levai d'un coup pour aller vers la chambre mais me stoppai en plein milieu.

Ma respiration s'accélérait, je cherchais mon souffle alors que Carlisle me prenait à nouveau dans ses bras.

- Elisabeth… John..

J'avais l'impression que j'allais exploser sous la douleur. C'était comme si le sol se dérobait sous mes pieds, le vide était sous moi, était en moi. Mon amie était morte. Son mari aussi, tous les deux dans d'atroces souffrances…Tout ça était de ma faute... Je revoyais les pupilles de cet animal, son regard qui glissait sur la photo de mes amis… Comme une folle, je me mis à rechercher ce fameux portrait qui avait glissé sur le sol. De manière frénétique, j'enlevais les morceaux de verres qui striaient leurs visages déjà griffés par les éclats de la vitre. Les larmes tombaient en cascade sur mes joues pour noyer leur image. Inlassablement j'épongeais avec ma manche le papier qui gondolait sous mes doigts. Sous le mouvement du tissu, le vernis s'écaillait et s'émiettait. Impuissante je regardais leur bonheur s'en aller alors que Carlisle me retirait le cadre des mains.

- Calme-toi Esmée, je t'en prie, calme-toi…

Je le regardais hébétée.

- Ils étaient ma famille Carlisle. Qu'est-ce que je vais bien pouvoir faire sans eux ?

- Edward et Alice ont besoin de toi Esmée…

- Je ne suis pas capable…

- Il le faut Esmée, ils n'ont plus que toi à présent…

Je secouais ma tête, en larmes.

- Regarde-moi Esmée. Tu es la personne la plus forte que je connaisse. Tu sauras comment faire…

L'autre vampire qui avait aidé Carlisle s'approcha. Je l'avais à peine vu, je remarquais seulement maintenant qu'il avait lui aussi les yeux dorés.

- Je suis navré d'insister Carlisle mais il va falloir effacer toutes les traces et rapidement.

- Esmée, je te présente Charlie. C'est un de mes amis les plus anciens et les plus proches…

Je le regardais sans pouvoir parler.

- Ecoute-moi, il faut que l'on s'en aille le plus vite possible.

- De quoi est-ce que tu parles ?

- Eleazar travaille seul mais des enfants comme Alice et Edward attirent des convoitises. Il faut les protéger. Il faut vous protéger. Charlie va s'occuper de toi et des enfants. Je lui avais demandé de veiller sur Elisabeth et John une fois que nous serions partis tous les deux mais à présent c'est vous qu'il faut protéger…

De nouvelles larmes roulèrent sur mes joues en entendant les noms de mes amis.

- Je suis tellement désolé Esmée. Tout cela est de ma faute. Je n'aurai jamais dû…

- Non Carlisle. C'est de MA faute. Ils étaient heureux et j'ai brisé leur vie, comme tout ce que je touche…

- Je t'interdis de dire ça Esmée. Tu n'as pas le droit…

Il avança son bras vers moi et j'eus un mouvement de recul instinctif.

- Je vais aller me laver le visage. Je ne veux pas qu'ils me voient ainsi.

A peine la porte refermée derrière moi, je courus vers les toilettes, l'estomac au bord des lèvres. Brisée par les spasmes qui vidaient mon estomac, je réussis à me redresser vers le lavabo. Sous l'effet de l'eau froide je sentais mon visage se détendre petit à petit. La bile qui me brûlait la gorge avait une âcreté bien plus cruelle. C'était la culpabilité qui me rongeait de l'intérieur. Je croisais mon regard dévasté dans le miroir. En un claquement de doigts tout avait basculé, tout s'était brisé. La veille, à la même heure j'étais dans les bras de l'homme que j'aimais…Des vampires...Mais à quoi est-ce que je pouvais bien penser en m'engageant ainsi avec Carlisle? Je crispais mes mains autour du lavabo. Nos deux univers étaient bien trop différents, j'aurai dû penser aux conséquences de mes choix. J'avais mis cette famille en danger. A partir de maintenant, il m'était interdit de penser à moi. J'avais fait suffisamment de mal autour. Je ne vivrais que pour ces deux enfants. Je serai forte pour eux. Je plongeais une nouvelle fois ma tête sous l'eau glacée, jusqu'à ce que le liquide anesthésie ma peau. La douleur faisait battre mes tempes. Je me redressais pour respirer. Absorbée par mon propre reflet je scellais cette promesse.

Au bout de quelques minutes je ressortis de la salle de bain pour me rendre dans la chambre.

Edward était en train de lire une histoire à sa sœur. Ils levèrent leurs yeux vers moi. La gorge nouée, j'allais m'installer sur le lit avec eux. Alice s'accrocha immédiatement à moi et je cherchais la main d'Edward. J'embrassai les cheveux d'Alice que je berçais doucement. Edward s'était rapproché de moi, la tête posée sur mon bras.

Je ferai tout ce qu'il est nécessaire pour qu'ils soient heureux.

Je les regardais s'endormir avant de descendre.

Carlisle avait fait disparaître les traces de lutte et ramasser les débris. Les meubles brisés avaient été sortis, laissant ça et là des vides lourds de sens. Je croisais son regard mais je me détournais rapidement pour aller faire nos bagages. Dans un aller retour mécanique, mes mains déposaient des vêtements dans les bagages.

Ne pas penser surtout, se vider la tête et continuer à avancer…

La voix de Charlie me sortit de ma torpeur.

Je regagnais le salon. Charlie se tourna vers moi avec un sourire.

- Esmée, est-ce que je peux prendre vos bagages ?

- Oui, merci… tout est dans la chambre.

Il s'éclipsa pour nous laisser seuls. Appuyée contre le canapé, je regardais Carlisle.

- Que va-t-il se passer à présent ?

Il plissa les yeux pendant une fraction de secondes avant de m'expliquer le plan.

- Nous allons nous rendre dans un aéroport en Irlande pour brouiller définitivement les pistes. Tu appelleras la baby sitter d'ici demain matin pour ne pas éveiller les soupçons. Les papiers seront prêts lorsque vous arriverez.

- J'ai l'impression que tu as l'habitude de faire ce genre de choses, murmurai-je, bien plus amère que ce que j'aurai voulu.

Il se crispa légèrement.

- Nous sommes effectivement obligés de déménager régulièrement…

- Excuse-moi…

Je serrais mes bras nerveusement autour de moi avant de me diriger vers la cuisine. Je mis la bouilloire à chauffer avant de me servir une grande tasse de thé, le préféré d'Elisabeth. J'humais le parfum rassurant de la vanille en fermant les yeux.

Je ne pleurerais pas…Non, je ne pleurerais pas.

Carlisle s'était installé derrière le comptoir de la cuisine alors que je m'évertuais à mettre de l'ordre. Je restais de l'autre côté, j'essayais de maintenir une distance illusoire, mais je ne sentais que sa présence dans mon dos malgré la séparation.

- Est-ce que tu pourrais me rendre un service…demandai-je après quelques minutes.

- Dis-moi…

- Je voudrais qu'ils conservent le nom de jeune fille de leur mère…Sur les papiers… C'était la seule chose qui lui restait de son passé et elle aurait aimé que ses enfants le portent, enfin j'imagine…

- Bien sûr, je préviendrais Charlie pour qu'il fasse le nécessaire…

De nouveau je laissais le silence s'installer entre nous. Depuis mon mouvement de recul de tout à l'heure, il ne s'était plus approché. Je préférais que les choses restent ainsi. Mes mains glacées autour du mug tentaient désespérément d'y retrouver un peu de chaleur. Je pris une profonde inspiration et fis enfin face à Carlisle. Je plongeais mes yeux dans les siens, accrochés l'un à l'autre pendant quelques minutes, sans même se toucher.

- Je ne veux pas que tu viennes avec nous.

Ma voix n'était plus qu'un mince filet tendu presqu'inaudible. Je le vis serrer les dents sous mes paroles. S'il avait mal, ce n'était rien en comparaison de ce que je ressentais.

- Nous devons être invisibles n'est-ce pas ?

- Oui, mais…

- Je ne veux pas qu'ils puissent remonter notre trace, il faut que tu nous laisses nous éloigner. Les enfants ne doivent plus courir de risques à cause de nous…

La douleur imprimait ses traits et malgré cela, lui comme moi savions que j'avais raison. Il n'était pas question d'une quelconque histoire entre nous après ce qu'il venait de se passer. Je ne supporterais pas de le revoir après tout ça, c'était trop dur. Les enfants ne seront plus en danger à cause de moi.

- J'aimerai que Charlie reste avec vous. Je refuse de vous laisser partir seuls, vous avez besoin d'être protégés.

J'acquiesçais en silence. Je ne pouvais pas assumer cela toute seule de toute façon et nous avions besoin d'un garde du corps adapté. Je me mordillais la lèvre inférieure pour combattre les larmes qui menaçaient de revenir encore une fois.

- Esmée…

Carlisle avait fait le tour et se trouvait face à moi, impuissant. Il n'avançait pas plus, attendant un geste de ma part. Je fermais mes yeux une dernière fois avant de les rouvrir et de faire un pas vers lui. Je me retrouvais aussitôt tout contre lui, contre son torse doux, enivrée par son odeur. Avide de graver le moindre souvenir en moi je prenais tout ce que ma mémoire d'humaine pouvait enregistrer. Le mouvement de sa main contre mes cheveux, ses lèvres sur mon front, la fraîcheur qui émanait de son corps. Je prenais tout avant de le repousser doucement. Il glissa sa main sur ma joue, le regard lourd de regret. Les choses auraient pu être tellement différentes.

- Ce sera comme si je n'avais jamais existé, tu ne me reverras plus… Je te le promets. Mais je t'attendrais, si un jour tu veux encore de moi, je serais là. Juste un mot de toi et je viendrais.

Des larmes silencieuses glissèrent sur mes joues. Je fermaient les yeux et un léger mouvement fit bouger mes cheveux. Il était parti dans un bruissement d'air.

Edward

Je posais le journal sur mes genoux. Je n'avais que de pâles souvenirs de cette nuit là, ce moment où j'avais appris la mort de mes parents. Maintenant que j'y pensais, Esmée avait toujours été là pour nous. Je pouvais imaginer ce qu'elle avait ressenti en voyant son existence basculer. Partager notre douleur avec nous avait été sa façon de surmonter la perte, la perte de mes parents mais aussi celle de son amour. Est-ce que je pourrai vivre en étant séparé de Bella ?

Je me levais pour me servir un verre de whisky. Le liquide brûlant se fraya un chemin dans ma gorge, se répandant dans ma poitrine. J'avais lu toutes ces pages sans m'arrêter. Je frottais mes yeux fatigués avant de passer rapidement sous la douche. J'avais besoin de me défouler, de me vider la tête avant de faire quoi que ce soit. J'attrapais les clés de la Lamborghini et partis en trombe.

Bella

J'avais regardé la voiture s'en aller aussi longtemps que possible. J'avais des choses à régler de mon côté aussi. Je devais parler à Carlisle et voir ce qu'il voudrait bien me révéler maintenant qu'Edward était parti. Je remontais l'allée en laissant crisser les graviers sous mes pieds. Je m'apprêtais à rentrer dans le bâtiment principal mais je pris un autre chemin. Carlisle m'attendait dans l'une des bâtisses sur le côté. Je fis coulisser la lourde porte en bois qui grinça sous le mouvement. La lumière s'infiltra en même temps et captura un nuage de poussière. Je n'étais jamais venue par ici. Je m'avançais doucement, pour découvrir une Chevrolet Bel air rouge, en parfait état. Carlisle était allongé sur la banquette arrière, les yeux fermés, les mains derrière sa tête.

- Assieds-toi Bella…

Je m'installais à l'avant et l'observais dans le rétroviseur.

- Edward est parti n'est-ce pas ?

- Oui.

- Tu as des questions à me poser ?

- Tu as des réponses à me donner ?

Il esquissa un sourire mais garda les yeux fermés.

- Il y a une vingtaine d'années, je suis tombée amoureux d'une femme. Une humaine.

Il prit une profonde respiration.

- Tu vois, cette voiture lui appartenait. Quand je suis comme ça, les yeux fermés et que je me concentre, je peux retrouver un peu de son odeur, un peu de la magie de cet été là.

Je restais silencieuse. Je ne l'avais jamais vu aussi nostalgique, aussi fragile. Il avait toujours été un guide pour nous tous, et je le découvrais sous un autre jour avec ses propres blessures, ses faiblesses.

- J'ai rencontré Esmée il y a une vingtaine d'années. A cette époque, Edward avait presque 5 ans et Alice un peu plus d'un an. Nous n'avons passé que quelques semaines ensemble, mais nous étions amoureux, passionnément attachés l'un à l'autre. Tu sais ce genre de sentiments qui te fait oublier qui tu es, ce que tu es…

Je l'écoutais parler, je me doutais bien que leur chemin s'était croisé mais je ne m'attendais pas à cela. J'étais sous le choc de chaque mot qu'il prononçait, chaque mot qui rappelait ma propre histoire.

Et je savais parfaitement ce qu'il avait pu ressentir…

Il se releva dans un soupir, et passa ses mains sur son visage.

- Un chasseur de prime nommé Eléazar s'est intéressé à Edward et Alice.

- De quoi est-ce que tu parles Carlisle ?

- Ils sont spéciaux Bella, ils ont des dons qui les rendent très intéressants…

Dans un mouvement, je m'étais retrouvée près de lui à l'arrière de la voiture.

- Alice peut voir l'avenir… Tu la connais suffisamment pour l'avoir remarqué.

J'avais du mal à le croire mais maintenant qu'il le disait, je devais avouer que tout devenait clair. Alice…ses rêves… et cette sensibilité...

- Et Edward ?

Je me risquais à poser la question même si la réponse risquai de ne pas me plaire.

Carlisle soupira avant de me regarder droit dans les yeux.

- Edward peut lire les pensées…

- Quoi ? Tu veux dire comme Aro…

J'avais prononcé le nom de ce dernier dans un murmure. Aro et Edward dans la même conversation, ça n'était pas bon, pas bon du tout…

- Pas exactement, il pourrait lire les pensées sans avoir besoin de les toucher… Eléazar avait l'intention de les offrir à Aro, mais je me suis interposé. Charlie et moi avons réussi à le tuer…

Je sortis de la voiture dans un bond.

- Charlie est lui aussi au courant ? Est-ce que vous êtes tous au courant de cette histoire et vous n'avez pas jugé bon de m'avertir ? Est-ce que cela vous amuse de jouer avec nos vies comme ça ?

J'avais du mal à me contrôler. Au-delà de la colère, l'angoisse commençait à m'envahir. C'était comme si notre histoire, notre cocon à Edward et moi n'avait jamais existé, comme si tout le monde nous observait pour voir comment nous allions réussir à nous en sortir.

Carlisle ne disait rien.

- Que s'est-il passé ensuite ?

- Eléazar avait déjà tué les parents de Edward et Alice. Mais tu n'as pas de raison de t'inquiéter, il n'avait rien dit à Aro, de peur de se faire doubler sans doute. Esmée est partie avec les enfants, sous la bonne garde de Charlie. Il est resté dans l'ombre pendant des années avant de prendre ce poste de shérif à Forks. Esmée m'a demandée de rester en dehors de sa vie, de leur vie Bella. Je lui ai fait cette promesse…

Je m'approchais à nouveau de la voiture pour regarder le visage de Carlisle. La peine que je pouvais y lire calma instantanément ma rancœur.

- Je suis désolé Bella… Je n'avais pas le choix… J'aurai dû tout te raconter mais… Je ne sais pas trop comment te le dire… Je voulais vous laisser une chance, à toi et Edward. Je voulais que cela marche pour vous…

Sa voix se rompit, il était incapable de poursuivre. Je rentrais à nouveau dans la voiture pour le serrer dans mes bras.

- J'ai vécu ma vie dans le souvenir de cette histoire, coincé dans cette voiture…

Il se recula pour prendre mon visage dans ses mains.

- Je ne voulais pas de ça pour toi Bella. Tu es comme ma propre fille. Lorsque j'ai compris ce qu'il se passait entre vous, j'ai laissé faire les choses, Esmée a laissé faire… Vous étiez notre chance de vivre à nouveau.

Je posais mon front contre le sien et nous restâmes ainsi plusieurs minutes.

- Est-ce que Edward est au courant ?

- D'après ce que m'a dit Charlie, lorsque Esmée a appris qu'il venait ici, elle a décidé de lui envoyer son journal intime de l'époque.

- C'est bien, il doit connaître la vérité.

Je patientais quelques jours, avant d'aller le rejoindre. Il fallait que je le vois. J'avais besoin de le voir. Après ce que Carlisle venait de me raconter, je pouvais comprendre que cela faisait beaucoup d'informations d'un coup et il aurait peut-être besoin de moi lui aussi. J'avais un peu paniqué en arrivant à la péniche et en ne le trouvant pas. Il me suffisait de fermer les yeux, d'inspirer profondément pour remonter sa trace. Son odeur me guida jusqu'à un immeuble. Je voyais de la lumière filtrer à travers la fenêtre. Le verrou n'opposa aucune résistance. Je me faufilais à l'intérieur pour découvrir une salle de sport avec un grand ring au milieu. Des machines de musculation occupaient une partie de l'espace. Edward était bien là, au fond de la pièce, en train de se défouler sur un sac de sable, frappant sans relâche. Son t-shirt blanc lui collait à la peau et il avait un simple jogging gris clair. Si j'avais pu oublier ne serait-ce qu'une seconde à quel point j'étais amoureuse de cet homme, cette image me faisait vite retrouver la mémoire.

- Salut…murmurai-je, de façon à ne pas l'effrayer.

Il rattrapa le sac, tout en reprenant sa respiration, avant de se tourner lentement vers moi. Je pouvais voir à son expression qu'il était heureux de me voir.

- Salut, répondit-il avec un petit sourire.

- J'étais inquiète, je voulais être sûre que tout allait bien…

Il retira ses gants et les jeta sur le côté. Il attrapa une bouteille d'eau, en but quelques gorgées avant de s'asperger le visage. Il passa ensuite une main dans ses cheveux humides mais ne dit rien. Je m'avançais un peu plus tout en maintenant une distance de sécurité.

- En fait, je voulais voir si tu n'avais rien fait à ma voiture…

Son sourire s'élargit un peu plus, et il remua doucement la tête.

- Viens par ici…

Avec tout ce qu'il avait appris sur son passé, je voulais qu'on y aille doucement.

- Tu es sûr ?…

Il se contenta de sourire et m'ordonna d'avancer d'un petit mouvement de l'index.

Je franchis rapidement la distance qui nous séparait pour me retrouver contre lui. Il m'entoura de ses bras. Son cœur encore sous le coup de l'effort résonnait dans sa poitrine. Mes mains glissaient sur ses bras et sa peau luisante frissonna immédiatement au contact de la mienne. Il toucha mon nez avec le sien.

- Tu m'as manquée Isabella…

- Toi aussi…

Il respira mes cheveux.

- Tu sens tellement bon….Est-ce que tes lèvres ont toujours ce goût incomparable…

Il se pencha vers moi pour les savourer délicatement. Sa langue redessinait ma bouche.

- Toujours aussi délicieuse ma jolie Bella…

Je posais mes mains autour de son visage pour capturer son regard.

- Edward… Est-ce que ça va ?

Il se déroba à mon examen et ses mains se logèrent dans le creux de mes reins pour me serrer un peu plus contre lui.

- J'ai besoin de toi Bella…

Il se pencha à nouveau sur mes lèvres pour m'embrasser un peu plus fort.

- Je ne veux pas parler pour le moment… Je te veux, juste toi…

Il mordillait consciencieusement mes lèvres alors que ses mains me pressaient un peu plus contre ses hanches. Je ne pus retenir un soupir de satisfaction mais je reculais quand même mon visage de quelques millimètres pour explorer ses yeux, l'un après l'autre, avant de passer mes doigts dans ses cheveux. J'en pris un poignée doucement.

- Je crois surtout que tu as besoin d'une douche, répondis-je en m'esquivant dans un petit rire

Il grogna avec un sourire avant de me prendre la main. Il continua à m'embrasser tout en me guidant vers les douches.

- C'est bien ce que j'avais en tête. Quoique… Te faire l'amour sur le ring…

- On se dévergonde M. Masen ?… Mais où est-ce que tu m'emmènes…demandai-je alors que je découvrais un dédale de couloirs.

Il ouvrit enfin une dernière porte. Pour nous accueillir, des appliques projetaient des myriades de petites gouttes lumineuses sur le brun des murs. Le décor qui s'offrait à nous, une ambiance tout à fait différente, celle d'un spa oriental.

- Comment est-ce que tu fais ça Edward…

Il m'avait laissée rentrer la première et m'observait alors que je découvrais les lieux.

- C'est une amie qui possède cet endroit. Son mari s'occupe du club de boxe et elle gère ce spa.

- C'est juste…magique…

- Elle m'a laissé des clés, de façon à ce que je puisse venir quand j'en ai envie…Et cette porte permet de faire communiquer le club et le spa…

Des petites tables opium étaient disposées un peu partout dans la pièce. Il s'agissait apparemment de la pièce de repos, celle qui vous accueillait avant et après le hammam. Edward attrapa une télécommande et libéra des notes de piano. Je m'arrachais aussitôt à ma contemplation pour me concentrer sur quelque chose de beaucoup plus agréable. Edward. Celui-ci avait déjà enlevé son t-shirt et me dévorait littéralement des yeux. Je le fis reculer jusqu'aux douches tout en pierre juste derrière nous, une main pianotant sur son torse.

- Alors comme ça, tu fais de la boxe ?

- Ca m'arrive…

Sa voix était légèrement rauque, et son sourire… Son cœur dansait à nouveau sous mes doigts.

- Je ne t'imaginais pas faire ce genre de choses…

Il se contenta de sourire en haussant les sourcils une nouvelle fois. Il était diablement sexy lorsqu'il faisait ça. Je continuait à avancer jusqu'à ce qu'il touche le mur. J'attrapais ses mains pour défaire les bandes qui les enserraient encore. Une fois libéré, il ouvrit l'eau sur nous, le jet puissant ruisselait sur nous. Nous nous observâmes pendant quelques secondes, suspendus l'un à l'autre. Edward rompit ce contact pour s'emparer de ma bouche, avidement, passionnément, désespérément. Mes vêtements collaient à la peau, mais ils disparurent rapidement sous ses assauts. Ses doigts exploraient mon corps, comme s'il le découvrait pour la première fois. Son regard me brûlait plus sûrement que la brume qui nous caressait. Ses mains glissaient sur moi, il posa ses paumes sur mes seins pour en redessiner l'arrondi avec tendresse. Ses mains remontèrent ensuite le long de mon cou pour se loger sur ma nuque. Nos deux corps s'emboîtaient, se retrouvaient instinctivement, encore et toujours. Il me faisait me sentir à ma place.

- Tu es à moi Isabella, rien qu'à moi…

Il m'embrassa à nouveau, et je lui rendais son baiser. Son odeur, sa saveur, tout cela était bien plus addictif que le sang. Sa jambe se plaça entre les miennes, m'arracha un gémissement. Je me cambrais automatiquement quand ses lèvres se perdirent sur mes seins. Ma langue glissait sur son épaule, pour remonter vers son lobe, attraper les gouttes qui s'en échappaient. L'eau venait s'écraser sur le dos d'Edward, nous éclaboussant au passage. Elle ruisselait sur lui en une pluie fine, courant de ses épaules pour serpenter sur son torse, entre les creux de ses muscles. Je le poussais à nouveau contre le mur et à vitesse vampirique, je dis adieu au jogging et boxer qu'il portait encore.

- Laisse-moi faire Edward…

Mes mains remontèrent le long de ses bras avant de redessiner les muscles de son torse. Je voulais suivre le tracé brouillon de ces petites perles, je voulais m'approprier à mon tour ce corps. Un léger grognement s'échappa de sa gorge alors que mes doigts se rejoignirent en son centre. Je prenais mon temps pour sentir sa peau sous la mienne, ressentir les battements de son cœur sous mes paumes. Mes yeux étaient perdus dans les siens. Malgré tout je savais que ce lien était plus fort, ce qui nous liait dans ce regard était notre fil d'Ariane, celui qui nous emmènerait hors du labyrinthe. Mes doigts suivaient la ligne qui me menait jusqu'à la pointe de son plaisir. Son gémissement mourut sur mes lèvres alors que mes doigts s'enroulaient autour de son membre.

- Bella…

Sa voix n'était plus qu'un souffle rauque.

- Laisse…moi…faire…Edward, répétai-je en ponctuant chaque mot d'un effleurement de lèvres

Ma langue suivit à son tour le chemin tracé par mes mains pour prendre leur place. Edward gémit à nouveau sous cette lente torture. Ma bouche, mes lèvres travaillaient à le rendre fou, mais il me stoppa.

- Reviens…Je veux être en toi…

Il me redressa pour me faire pivoter contre le mur. J'enroulais mes jambes autour de lui et l'accueillis en moi. Nous étions enfin complets, entiers. Je le sentais entrer en moi, puis ressortir lentement, un peu plus vite. Mes mains s'agrippaient à lui et je cherchais ses yeux. Des gouttes d'eau étaient accrochées à ses cheveux, et son regard émeraude était rongé par le noir de ses pupilles. Le noir profond et abyssal du désir qui nous happait tous les deux.

- Je t'aime Edward…soufflai-je contre ses lèvres

Il me mordilla les lèvres, cherchant sa respiration.

- Moi aussi Isabella…

Nous nous étions installés sur un tapis fait de coussins de différentes tailles. Ce n'est qu'une fois allongée que je remarquais au plafond une multitude de minuscules ampoules qui scintillaient en un ciel étoilé. Enroulés dans des serviettes, nos deux corps étaient emmêlés l'un à l'autre. Ses doigts flirtaient avec des mèches de mes cheveux.

- Edward…Carlisle m'a tout raconté…

Il resserra un peu plus son étreinte autour de moi.

- Est-ce que tu as parlé avec Esmée ?

- Non pas encore, je comptais l'appeler en rentrant. J'avais besoin de mettre mes idées en place avant…

J'écoutais son cœur battre un peu plus fort.

- Comment est-ce que tu gères tout ça Edward… Je veux dire le fait qu'un vampire ait tué tes parents…

- C'est difficile à dire. C'est tellement étrange de lire sa vie comme ça sur papier, comme s'il s'agissait d'une fiction. Je n'avais que peu de souvenirs de cette nuit-là. J'ai fait des cauchemars pendant longtemps. Il m'arrive d'en faire encore de temps en temps. Mon cerveau avait gardé toutes ces informations quelque part je suppose. J'imagine que je dois être reconnaissant envers Carlisle. De toute façon, lui et Esmée ont suffisamment souffert, je ne peux pas les blâmer…

Nous gardions le silence quelques minutes.

- Tu connais Aro Volturi, n'est-ce pas? demanda-t-il

Je me raidis instinctivement. Je ne lui avais jamais raconté ce qu'il s'était passé au club. Et je ne le ferais pas ce soir.

- Oui. Tous les vampires le connaissent. Il est dangereux Edward, mais surtout il est malfaisant. Il n'a pas une once de bonté en lui. C'est pour cela que Carlisle a tenu à vous protéger. Aro ne doit jamais savoir que vous existez.

Il se dégagea de moi et se redressa pour faire des aller et retour devant moi.

- Oh non Bella. Pas avec moi. Il n'est pas question que tu me serves ce genre de discours. Bella, regarde-moi. Je n'aurai pas la force de suivre Carlisle et Esmée. Il n'est pas envisageable, tu m'entends, pas envisageable que je m'éloigne de toi. Et d'ailleurs au passage, je t'interdis de disparaître, dit-il en me pointant du doigt. Tu l'as fait une fois, je ne survivrais pas à une autre fois. Tu m'entends ? C'est tous les deux ou rien….

Je pouvais sentir la panique monter en lui, tout comme sa colère. Je me redressais pour le stopper.

- Edward… Calme-toi, s'il te plaît… Si je suis là c'est pour être avec toi. Je ne sais pas encore comment, mais je peux te promettre que je ferais tout ce qu'il est possible pour que nous restions ensemble.

Je posais une main sur son cœur, qu'il recouvrit par la sienne. Je passais mes bras autour de sa taille, et il resserra les siens sus épaules. Il attrapa mon menton et se pencha pour m'embrasser alors qu'un bruit attira mon attention.

- Attends, murmurai-je

Je tendis l'oreille.

- Hummm, dis-moi, cet endroit est censé ouvrir à quelle heure ?

Il fronça les sourcils.

- Aucune idée pourquoi ?

Nous nous redressâmes d'un même mouvement, et je rassemblais nos affaires en un éclair.

Nous eûmes à peine le temps de sortir que des clients se montraient déjà. Pouffant comme deux lycéens nous nous éclipsâmes pour rejoindre la Lamborghini.


Au départ le morceau de piano était là pour illustrer le passage au spa mais j'ai trouvé cette musique tellement belle...

J'espère que vous avez aimé ce chapitre... Pour le prochain, il faudra attendre un peu, je dois écrire pour Le Scoop de ma vie avant ^^

Laissez-moi un message mes petits choux!

Biz Val *o*