Titre: Le Masque Fantôme

Résumé: UA. Son existence est un mystère. La seule preuve qu'ils ont sont les compositions qu'il écrit. Elle est chanteuse, intriguée par cette musique qu'on dit hantée, mais encore plus par ce compositeur étrange qui hante le Royal Palladium. BxE

Auteur: Bronzehairedgirl620

Trad': Nouni

Rating: T

Disclam': Twilight ne m'appartient pas, de même que cette histoire, écrite et imaginée par Bronze. je ne suis une fois encore que traductrice.


Bienvenue!

Voici une nouvelle fic, Le Masque Fantôme. Cette histoire est inspirée du Fantôme de l'Opéra, roman génial de Gaston Leroux -si je ne m'abuse.

Je n'en suis pas l'auteur, je ne fais quetraduire les mots de Bronze.

Voici donc le prologue. Laissez-vous happer par la magie du Royal Palladium.


Prologue

*

« Isabella », s'écria le metteur en scène, me faisant instantanément froncer les sourcils.

'C'est Bella', voulais-je répliquer en réponse mais je mordis ma langue. « Oui? »

« On reprend du début. » dit-il, et avec un vague mouvement de sa main, les danseurs se mirent en position, leurs corps gracieusement arqués en attendant le signal. Je soupirai, regardant le mur du fond, avant de prendre une grande inspiration.

L'orchestre se mit à jouer, les violons, les flutes et le piano proéminents. Je patientai pendant l'introduction, et je me perdis dans la musique hantée. Chaque mesure, chaque note, flottaient dans l'air avec tant de poids et d'émotion que j'en étais étourdie. La profondeur bouleversante et angoissante de la musique, combinée avec une intense note joyeuse, me vidait la tête totalement.

« Et... », dit le metteur en scène, semblant ennuyé. Je voulais l'embrasser, mais jugeai préférable de me redresser dans une grande inspiration. Aussitôt que les notes retentirent, je commençai à chanter avec les autres, me concentrant sur rien d'autre que la mélodie alors que les danseurs bougeaient autour de moi.

« Assez, assez. », nous coupa-t-il après deux minutes. Je me tus et le regardai tourner autour de l'équipe, observant tout et tout le monde. « On fait une pause. »

Je soupirai, sachant que je n'avais que quelques minutes avant qu'il ne décide de nous remettre sur scène comme des marionnettes et ne nous fasse courir partout. Attrapant une bouteille d'eau, je pris une longue gorgée, frissonnant à cause du froid. Je pouvais entendre les autres filles autour de moi se raconter des potins, et je fis tout mon possible pour les ignorer, mais échouai.

« J'ai entendu dire qu'il était fou », dit une fille, gloussant alors qu'elle regardait vers les loges. « Apparemment, il s'assoit là-bas et regarde le spectacle. »

« Non », objecta une autre, d'un ton extrèmemment suffisant. « Il se cache parce qu'il n'est pas réel. Ce n'est qu'un mythe pour faire venir les gens. Tu ne crois quand même pas qu'il y a un homme...? »

« Non », dit la troisième, attirant les regards intéressés des deux autres. « Vous avez toutes les deux tort. »

« Oh? », demanda la première, semblant soudain inquiète. « Pourquoi? »

« Il ne se cache pas dans les loges, », dit-elle en s'approchant des autres. « Il se cache au sous-sol, dans une chambre secrète. »

Les deux filles s'étranglèrent. « N'importe quoi! »

Elle leva ses deux mains, en guise de défense. « Pensez ce que vous voulez, mais il regarde. Dans chaque représentation, chaque nuit... Vous pouvez le sentir. »

« Tu ne sais pas. »

Elle leva un sourcil. « Vous ne le sentez pas, vous? » Elle se tut un moment, un sourire en coin. « J'ai oublié que c'était votre première pièce, ici. Vous verrez. Attendant juste la première... »

Je roulais des yeux, dégoutée. Tout ce qu'elles faisaient était de parler de lui. Mais j'avais été si distraite! J'avais été trop occupée pour vous révéler que je chantais au Royal Palladium. Construit au début du vingtième siècle, son architecture était remarquable, ressemblant à une vieille maison hantée. Les sièges étaient de velours rouge, le plafond était orné d'une multitude de dorures, avec un immense chandelier, dont chaque cristal resplendissait dans la lumière pâle.

Les légendes disaient qu'il était hanté par les fantômes des anciens visiteurs, incluant des magiciens, des actrices et des chanteuses d'opéra. Je me sentais déplacée sur la scène de bois, pensant que d'une certaine façon, je faisais partie de son histoire. Ca me rendait nerveuse, mais l'adrénaline qui venait de courir dans mes veines était la bienvenue.

« Bien », s'exclama le metteur en scène, apparemment irrité et prêt à nous faire travailler de nouveau. « Jetez un oeil aux partitions et reprenez vos places. »

Je sortis les feuilles de mon sac, leurs bords pliés et froissés par l'usage. Les notes étaient emmêlées et formaient une tâche à un endroit, du fait de l'eau que j'avais renversée dessus. Il y avait aussi une multitude de gribouillis que j'avais faits, de notes que j'avais prises.

Cependant ce n'est pas ça qui attira mon attention. Mon regard était attiré par le titre, écrit en Français et par le nom qui était inscrit dessous.

Composé par E.A Cullen.

07/12/2008

C'est tout ce qu'on connaissait de lui.

Les mystérieuses initiales, suivies par un nom et une date qui ne signifiaient rien. On avait cherché le nom de Cullen sur l'annuaire, sans succès. Tout ce qu'on savait, c'est que, plusieurs fois par an, une nouvelle partition apparaissait dans le théâtre, et qu'elle serait mise en scène et jouée. Pas de doutes, pas d'hésitations, pas de questions. C'était fait.

Tout le monde connaissait son existence, qu'ils y croient ou pas. Sa réalité n'importait pas, les filles trouvaient un certain intérêt à parler de lui, j'en avais entendu tellement pendant les pauses ou à la sortie. Elles créaient leurs propres histoires fantastiques, et même le metteur en scène semblait superstitieux, ne changeant jamais drastiquement les partitions.

Il ne s'était jamais fait connaître. Pas de notes sur les feuilles, par de traces de lui dans le bâtiment. Il n'y avait pas de trappes menant à un dongeon caché, personne ne pouvait même se vanter de l'avoir rencontré.

Ca m'ennuyait, et me déconcentrait. Mais les rumeurs et les potins constants étaient le prix à payer pour travailler au Palladium.

« Bien », dit le metteur en scène. « Une dernière fois, et vous pourrez rentrer chez vous. »

Je revenais aux notes, remarquant avec éblouissement comment la musique pouvait me laver de toute trace d'irritation. J'oubliai le metteur en scène indifférent et les filles. J'envoyai tout ça plus loin, me détendant complètement.

« Bien, bien, » dit-il, me stoppant une nouvelle fois. « Je vous vois demain. Soyez là à 7 heures tapantes, ou vous ne serez pas payés! »

Je roulai des yeux, débouchant ma bouteille et en prenait encore une longue gorgée rafraîchissante; attendant que les autres s'en aillent avant de ranger mes affaires. Je les balançai dans mon sac et marchai vers l'arrière de la scène, près des loges des artistes pour pouvoir prendre le reste.

Mais quelque chose me fit m'arrêter. Je me tournai et aperçus un poster aux couleurs sombres accroché sur le mur, obscurci par la lumière faible. Je m'approchai, voulant en voir plus. J'étais devant le poster. Tout était noir, mise à part une paire de yeux rouge écarlate. En arrière plan, un homme et une femme portaient des masques et de lourds costumes. Leurs expressions étaient effrayantes: l'adoration peignait leurs traits, ce qui me fit me rapprocher encore.

La Masquerade

Composé par E.A Cullen

Il était accroché sur un des murs les plus éloignés de la scène, une feuille noire le recouvrant partiellement. Je la déplaçai pour pouvoir voir l'affiche entière, mais quelque chose derrière moi bougea, l'air se déplaçait.

Je me retournai brusquement pour voir la queue de pie d'une veste d'homme alors qu'il s'enfuyait dans une des loges. Mes yeux s'écarquillèrent alors que je regardai autour de moi, me demandant d'où il venait.

Des frissons remontèrent ma colonne vertébrale alors que je pensais aux rumeurs que les filles avaient répandues tout à l'heure, mais rapidement, je rejetai cette idée. Je ne voulais pas qu'elles ruinent ma concentration; c'était mon premier spectacle ici, et les rumeurs, disant qu'un homme se cachait entre les murs du théâtre, n'allaient pas briser mon comportement professionnel.

D'habitude, ma curiosité avait le dessus, mais je l'ignorai, mes épaules tremblantes alors que je regagnai ma loge. Je me dirigeai vers la porte, entendant déjà les filles parler de l'autre côté, quand je trébuchai sur une corde. Et je m'envolai voler sur le sol froid.

Et quand je me relevai, époussetant mon jean et ouvrant enfin la porte de la loge, j'aurais pu jurer entendre un rire fantomatique faire écho dans la salle.

*

E.A. Cullen

Je la vis trébucher dans l'allée sombre, confuse. Ses mains se plaquèrent contre le mur avant qu'elle ne trouve la poignée de la porte et qu'elle ne disparut dans les confins des loges. Mais avant, elle jeta un dernier coup d'oeil à l'affiche.

Je sortis de l'ombre, jetant un regard amusé au fil dans lequel elle avait trébuché. Elle avait volé élégamment jusqu'au sol, tombant sur ses genoux.

Je ris, le son se réverbèrant dans la pièce silencieuse.

J'attendis que le porte se ferme avant de descendre de la plateforme et de retourner dans la seule maison que j'ai jamais connue. Mon seul endroit sûr. Je pensai à la musique que j'avais composée et souriai légèrement, me déplaçant sans bruit dans l'obscurité.

« Bienvenue dans mon théâtre », murmurai-je sombrement avant de placer mes mains sur l'orgue, me préparant pour une autre longue nuit d'insomnie avant de disparaître une fois encore lorsque le jour se lèverait.

*


Et maintenant, le plus important: votre avis?

Des tomates? des fleurs? Je continue?

Nouni.