Voici notre dernier chapitre. Le dernier combat de Roy. Je ne saurais vous dire quand viendra la prochaine fic, tout dépends de mon inspiration.

Bonne lecture tout le monde ^^.


Riza reprit connaissance. Sa tête la lançait. La jeune femme gémit et se redressa. Où était-elle ? Une chambre ? Mais chez qui ? Elle se leva, puis se dirigea vers la fenêtre. C'était assez haut. Riza entendit la porte s'ouvrir.

« Vous êtes réveillée. » fit Sarah.

« Qui êtes-vous et pourquoi suis-je ici ? » demanda la blonde.

« Je Sarah Rockbell, ou plutôt Sêsorêtris. Et vous êtes là pour appâter un gros chat. »

Riza comprit illico. Elle parlait de Roy, et cette famille était son ennemie depuis toujours. C'était sûrement l'un d'eux qui avait tenté de l'enlever l'autre jour. Ils savaient certainement que Roy l'appréciait beaucoup. La jeune femme sentit une colère sans nom l'envahir. Pas question que l'homme qu'elle aime soit en danger de mort par sa faute. Aussi décida-t-elle de prendre les devants. La détective fonça vers Sarah, qui ne cilla pas. Elle fit simplement un pas en arrière, de façon à ne plus être sur le seuil de la porte. Son adversaire percuta ainsi quelque chose d'invisible. Avec la force de son élan, Riza rebondit dessus et tomba à la renverse.

« Inutile de tenter quoi que ce soit. Cette chambre est entourée d'un champ magique. Seul un Sêsorêtris peut le passer. »

Riza lui retourna un regard assassin. Elle porta la main à son holster. Évidemment il n'était plus là. Soudain, une lumière bleue envahit la pièce, obligeant les deux femmes à fermer les yeux. Un bruit de verre cassé retentit. Lorsque Riza put de nouveau y voir, elle découvrit Roy en travers d'elle.

« ROOOAAAAAARRRR ! » rugit-il à l'adresse de Sarah.

Cette dernière recula. Puis sans plus attendre le fauve noir se jeta sur elle. Sarah tenta tant bien que mal d'éviter les coups de griffes, mais surtout de mâchoire. Les crocs de Roy s'approchaient dangereusement de sa gorge. Riza qui observait le combat, vit soudain arriver un homme avec un fusil.

« Roy attention devant ! » s'exclama-t-elle.

Le brun sauta aussitôt en arrière, et d'un coup de pied retourné ferma la porte. Un balle de fusil transperça le bois. Roy était déjà auprès de Riza. Cette dernière se jeta à son cou.

« Ils ne t'ont rien fait ? » s'enquit-il.

« Non. Mais c'était un piège pour t'attirer ! » répondit Riza.

« Je sais. Accroche-toi à moi. » répondit Roy en lui tournant le dos.

Elle lui obéit. Le brun fonça vers la fenêtre brisée, et plongea. Riza retint un cri de peur en se voyant ainsi précipitée dans le vide la tête la première. Roy lui avait tendu les mains. Il atterrit souplement sur le bitume. Riza mit pied à terre. Tous deux se dirigèrent vers une grille. Une détonation retentit. Le père tentait d'abattre le brun. Roy prit Riza dans ses bras, sauta une première fois pour retomber accroupi, fléchissant ainsi au maximum les jambes. Puis après quoi il se détendit et franchit la grille en un saut magistral. Une voiture arriva et crissa des pneus juste après qu'il aie atterri.

« Montez ! » s'exclama Trisha en ouvrant la porte.

Si Roy fut surpris de la voir, il n'hésita pas cent sept ans. Il fourra Riza à l'avant et passa derrière. Trisha démarra sur des chapeaux de roues. Roy se redressa et s'assit correctement.

« Mais qu'est-ce que vous faites là ? Je vous avais dit d'aller vous mettre à l'abri ! » s'écria-t-il.

« Et quel genre de mère serais-je si je laissais mon fils se battre seul ? » répliqua Trisha en passant une vitesse.

« Il ne risque rien ! Vous savez très bien que je le protège depuis le temps ! » protesta Roy.

Edward fut étonné. Alors sa mère savait que le brun avait déjà veillé sur lui dans son enfance. Il faudrait malgré tout qu'il l'interroge sur le sujet. Riza elle, ne comprenait rien à cette histoire de mère-fils. Cette femme à côté d'elle semblait à peine plus âgée que Roy, elle avait même l'air plus jeune. A moins que … il ne s'agisse du garçon dans lequel le fils de Mafdet s'incarnait. Trisha conduisit son monde chez une cousine.

« Bien. Vous deux vous restez là, et j'insiste là-dessus. Moi je vais aller m'occuper des Sêsorêtris une fois pour toutes. » ordonna Roy.

« Mais ... » commença Riza.

« J'ai dit. C'est mon combat, pas le vôtre. » coupa le brun.

Il fila aussitôt à quatre pattes. Riza tendit une main. Trisha approcha d'elle.

« Ne vous en faites pas. Je suis sûre qu'il s'en sortira très bien. »

« Je l'espère, je ne veux pas le perdre. » avoua Riza.

Trisha l'observa un court instant. Ainsi donc, elle était tombée amoureuse du beau voleur. Ça se comprenait, Roy avait un charme fou. Et le petit doigt de Trisha lui disait que ça devait être réciproque.

« Au fait je ne me suis pas présentée. Trisha Elric, je suis la mère d'Edward, le réceptacle de Roy. » reprit la jeune femme en tendant la main.

« Riza Hawkeye, détective. J'étais chargée de coincer Roy, mais j'ai renoncé. Alors comme ça, il s'incarne dans un enfant ? » répondit la blonde avant de serrer la main de Trisha.

« Oui, parce que c'est le seul de la famille. C'est un ado de seize ans. Et il semblerait qu'il aie été piégé par la fille des Sêsorêtris. »

« Eh bien, en voilà des gens charmants. » ironisa Riza.

Trisha acquiesça, avant de s'adosser contre sa voiture. Son regard émeraude porta vers la direction prise par Roy.


Dans la demeure des Sêsorêtris, Winry désinfectait les blessures de sa mère. Roy l'avait bien arrangée : son visage fin était balafré sur les joues, tout comme ses bras et le ventre. Le père Rockbell était furieux. Roy les avait floués une fois de plus. En détenant Riza il avait pensé que le félin entrerait par la grande porte, et ne ferait rien de crainte qu'il ne soit fait du mal à la jeune femme. Au lieu de ça, il avait attaqué directement. Russel et son petit frère observait leur père faire les cents pas.

« Cette fois c'en est trop ! Nous devons absolument lui régler son compte ! » dit-il en frappant du poing dans sa main ouverte.

« Et tu propose quoi ? » demanda Russel.

« De commencer la cérémonie sans lui. »

« Mais … ce sera moins efficace. » intervint Fletcher.

« Nous n'avons pas le choix. Il semblerait que Roy reste plus fort que nous. Nous devons donc réunir nos forces si nous voulons le vaincre. Nous pourrons toujours lui prendre sa force après. »

Les frères et Winry échangèrent un regard. Après tout, le brun avait pu briser le sortilège qui retenait Riza prisonnière. Pourtant, la formule était efficace. Or le guerrier l'avait rompu comme un rien.

« Je suis d'accord. Je vais m'occuper du cas de cette sale bête. » fit Sarah en se relevant.

Elle ne pardonnait pas à Roy d'avoir pris Fletcher en otage pour s'échapper, et maintenant il venait de lui ruiner la face. Les cinq Sêsorêtris étant d'accord, il ne leur restait plus qu'à procéder. Chacun se rendit dans une vaste salle souterraine, où une foultitude d'œuvres d'art étaient entreposées. Les parents commencèrent par allumer un grand feu dans un puits en pierre, pendant que Winry traçait un cercle autour. Russel disposa des bougies sur les points dessinés par sa sœur, pendant que Fletcher allumait des encens. Une fois le feu allumé, les parents commencèrent à rassembler les œuvres d'art, aidés par leurs enfants. Tout fut mis autour du cercle, sur deux rangées. Ces préparatifs terminés, les Sêsorêtris se positionnèrent sur le cercle, autour du feu.

Le père commença une incantation, suivi par Sarah, Russel, Winry et Fletcher. Le cercle s'illumina. La fumée des encens alla se poser sur chaque création, qui s'éclaira à son tour. Puis elle entoura chacun des membres de la famille. Ces derniers quittèrent le sol pour s'élever doucement dans les airs. Le feu prit plus d'amplitude.


« Dis, comment les Sêsorêtris comptent-ils devenir des dieux ? » questionna Edwrd.

« Pas des dieux mais un dieu. D'après ce que je sais, ils peuvent rassembler toute la magie de leurs œuvres. Ensuite, je crois savoir qu'il existe une très vieille formule, qui date du commencement de la civilisation de Ouasiria. Autant dire à la nuit des temps. C'est interdit bien sûr, mais il semblerait qu'ils aient mis la main dessus. Ce qui expliquerait qu'ils soient capable de donner la vie à leurs créations. » expliqua Roy.

Il était presque revenu à leur logis. Nul doute qu'ils devaient l'attendre, les armes à la main. Pourtant quand il approcha de la porte, Roy perçut une aura magique intense. Il entra alors brusquement.

De la porte menant sans doute au sous-sol, une lueur grandissait. Bientôt elle vola en éclat. Une main griffue s'appuya contre le chambranle de la porte. Roy plia les oreilles, et se mit à gronder. Une créature baignée de lumière apparut. Elle arborait une tête de loup, et devait bien mesurer dans les quatre mètres. Le reste était un corps d'homme, portant un pagne. La bête rugit à l'attention du brun, qui lui rendit la pareille.

« Je vais devoir employer les grands moyens pour battre ce truc. » fit Roy.

Son bracelet se mit à étinceler. Une lumière bleue enveloppa le brun, qui se mit à grandir. Sa peau se recouvrit d'une fourrure noire. Un museau avec des moustache poussa, les yeux prirent une couleur or. Roy venait de se métamorphoser en une panthère noire géante, de la même taille que le loup en face.

« Grrroooow ! » fit ce dernier.

« Fssshhh yaaaooow ! »

Il n'en fallut pas davantage pour que les deux créatures se jettent l'une contre l'autre, dans un concert de grognements et de rugissements. La bataille fut dans un premier temps bestiale. Les griffes entaillaient la chair, les crocs perçaient le cuir de la peau. Roy fit claquer sa longue queue noire, qui percuta le flanc du loup. Un autre coup à la tête le fit buter contre un mur. Le canidé tendit alors une main, forma une boule d'énergie grosse comme un ballon, qu'il envoya sur son ennemi. Roy se décala, et l'attaque transperça un mur. Il répliqua par un arc de lumière bleue. Le mobilier se trouvant sur son passage fut tranché net. Le loup bondit sur un mur, y prit appui et sauta sur Roy.

Ce dernier bascula sous le poids du Sêsorêtris. Il plaça toutefois une patte sous son ventre, et put l'envoyer en l'air. Roy attaqua ensuite en crachant sa lumière bleutée, qui toucha son adversaire à une patte. Cela sembla occasionner une brûlure, faisant hurler le loup.

Celui-ci matérialisa soudain des pointes de flèches. Elles partirent toutes en même temps. Notre héros fit ce qu'il put pour esquiver, mais quelques unes lui déchirèrent la peau. Une se planta dans une épaule. Roy s'empressa de l'arracher. Le Sêsorêtris fit apparaître ensuite des chaînes, afin d'immobiliser son ennemi. Les chaînes s'enroulèrent autour des membres de Roy. Mais ce dernier n'était pas décidé à se laisser ainsi capturer. Il empoigna les chaînes, et tira violemment. Ces dernières émergeant du corps du loup, il fut obligé de suivre. Ou plutôt de chuter. Roy tira plus vite, jusqu'à ce que la bête soit devant lui. Après quoi, il enroula une chaîne autour de ses quatre pattes, et une autre autour du cou. Roy tira, étranglant l'animal.


A l'opposé de tout ceci, Riza faisait les cents pas. Être obligée de rester là à attendre, pendant que Roy se battait … ça lui était insupportable. Si ça se trouve il était blessé, peut-être même en très mauvaise posture ? Riza déglutit, puis regarda là où il était parti. Elle devait certainement pouvoir lui venir en aide. Trisha non plus n'en menait pas large. Elle savait pourtant mieux que quiconque que Roy était le seul à être capable d'anéantir cette maudite famille. Mais ça n'empêchait pas l'inquiétude.

« Il faut que j'y aille. » annonça Riza.

« Non Roy ne serait vraiment pas content. Il nous faut lui faire confiance, il reviendra. » répondit Trisha.

« Mais je n'en peux plus de me faire du souci pour lui ! »

« Je sais. Mais nous n'avons pas le choix. »

Riza serra les poings, en proie à la plus grande inquiétude de sa vie. Trisha restait appuyée contre la voiture, et la blonde se demanda comment elle arrivait à rester calme. Après tout, son fils aussi était impliqué dans la bataille.

« Elle doit croire en Roy. Et je devrais moi aussi. » pensa Riza.

Il lui avait pourtant démontré, ne serait-ce qu'en lui échappant à chaque fois, qu'il savait se débrouiller. Il était entraîné au combat. Riza l'avait vu à l'œuvre. Donc il n'y avait pas de raison que cette fois se passe différemment. La jeune femme tentait de se rassurer par tous les moyens. Mais elle ne serait vraiment soulagée que lorsqu'il serait en face d'elle. La blonde vint donc se mettre à côté de Trisha.

« On pourrait peut-être … se rapprocher un peu de l'endroit ? » suggéra-t-elle.

« Et vous arriveriez à résister à la tentation d'intervenir ? Moi je ne m'en sens pas capable. » répondit Trisha avec un petit sourire.

Et elle non plus, pensa Riza. Au moins là, elle était obligée d'attendre et elle était en sécurité. Riza mit ses bras autour d'elle. Elle priait, sans vraiment s'adresser à un dieu particulier, pour que son bien-aimé revienne sain et sauf.


Dans la maison des Sêsorêtris, le combat se poursuivait. Le loup avait brisé ses chaînes, et en avait profité pour administrer une correction exemplaire. La panthère gisait dans le couloir. Le loup s'approcha pour lui porter le coup final. Après, il ne lui resterait plus qu'à absorber sa force magique, et plus rien ne pourrait l'arrêter. Il deviendrait le nouveau dieu de ce monde. Les longues canines se dévoilèrent, prêtes à plonger dans la gorge et avides de goûter au sang. La gueule fut jetée en avant, droit sur la gorge.

« Kaï ! »

Le loup baissa la tête. Un manche dépassait de son poitrail, précisément à l'endroit du cœur. Puis d'un puissant coup de patte, Roy écarta le monstre. Il reprit forme humaine, et fit apparaître la croix pour le sceller.

« Par Mafdet déesse guérisseuse et protectrice, rejoins le monde souterrain et jamais n'en revient ! »

La croix se ficha sur le ventre du loup, et des cordes le ligotèrent. La bête se débattit pendant que le cordage la comprimait.

« Non … tu ne pourras pas … nous vaincre … » firent cinq voix.

Le loup cracha un jet lumineux, que Roy évita en se jetant sur le côté. Voyant que la croix avait du mal à le sceller, il pointa son bracelet. Cela lui prendrait beaucoup d'énergie, presque toute mais il le fallait.

« Attends et Winry ? » demanda Ed.

« Tu tiens encore à elle après ce qu'elle t'a fait ? » répondit Roy en actionnant la pierre.

« Ben … je me disais que ses parents l'avaient manipulée. Mais … elle n'a manifesté aucun regret. »

« Parce qu'elle n'en a pas. Tu n'as été qu'un jouet pour elle. Et puis … ce qu'ils ont fait ne peut être défait. Ils sont allés trop loin. »

Le loup se mit à hurler de rage. On entendait les voix de la famille par-dessus, qui vociféraient leur rancœur. Ils maudirent Roy et Edward. Entendre Winry lui cracher des insultes fit mal au blond. Le guerrier de la déesse avait raison : elle ne s'était pas intéressée à lui mais à qu'il renfermait. Tous ses sourires, ses compliments, toute son attitude n'avait visé qu'à le mettre en confiance pour le piéger ensuite. Il se détourna de la vue de Roy. Le loup en face continuait à se débattre, cherchant en vain à se libérer. Finalement, après ce qui sembla une attente interminable, il explosa en centaines de paillettes. Roy laissa son bras retomber, comme s'il était soudain devenu trop lourd pour lui. Ses jambes tremblaient de fatigue. Il était épuisé.

Il prit quelques instants pour reprendre sa respiration. Misère quelle fatigue ! Il était à deux doigts de s'endormir debout. Roy trouva malgré tout le courage de tourner les talons, et de sortir. Il lui fallait retrouver les filles qui devaient se ronger les sangs. Edward lui demanda s'il ne souhaita pas qu'il prenne le relais pour le retour.

« Non, je n'aurais plus la force de revenir. » répondit Roy.

Il se força donc à faire le trajet du retour.


Riza qui guettait l'horizon, fut la première à le voir revenir. Naturellement, elle se rua vers lui.

« ROY ! »

Trisha se redressa, puis soupira de soulagement. S'il était de retour, cela voulait dire qu'il avait réussi. Mais alors dans ce cas … il n'avait plus de raison d'exister. Roy reçut Riza dans les bras. Il la serra avec bonheur.

« Tu n'es pas blessé ? Tu n'as rien ? » demanda Riza inquiète.

« Les blessures que j'ai eues ont été guéries par les bons soins de Mafdet. A part une très grande fatigue, je vais bien. » répondit Roy.

Il avait en effet une petite mine. Riza lui sourit avec amour, puis se pelotonna contre lui. Elle ne pouvait pas s'en empêcher, il fallait qu'elle le touche, qu'elle le sente, qu'elle lui parle. Soudain, le bracelet qu'il portait se mit à briller.

« Ah. J'imagine que c'est l'heure. » dit-il d'une voix grave.

« L'heure ? Mais l'heure de quoi ? » s'étonna la blonde.

« J'ai vaincu ce pourquoi j'existais. Ma mission est enfin accomplie. » répondit Roy.

Riza eut peur de comprendre. S'il n'avait plus d'œuvre d'art à voler, qu'allait-il devenir dans ce cas ? Tandis qu'elle le fixait, réfléchissant, Trisha approcha. Roy leva la tête vers elle.

« Je pense que … tu va nous quitter à présent. » dit-elle.

« Oui. Je dois retourner dans l'au-delà. Définitivement. »

Riza blêmit. Ça équivalait à dire qu'il allait mourir. Or même si elle savait qu'elle ne pourrait être avec lui, elle ne pouvait supporter une telle idée.

« Non … non Roy tu ne peux pas … je ne … c'est impossible. » bredouilla Riza.

Roy appuya son front contre le sien. Il souffrait autant qu'elle, cependant il n'avait pas le choix. Il savait depuis le commencement qu'un jour cela se terminerait de cette manière. Avant Riza, cela ne l'aurait pas dérangé. Maintenant … c'était douloureux. Il comprenait ce que les humains ressentaient quand ils perdaient un être cher.

« Je n'ai pas le choix, ma mignonne. » souffla Roy.

Les larmes vinrent aux yeux de la détective. Elle les laissa couler, s'accrochant à lui comme un naufragé à une bouée en pleine tempête.

« S'il te plaît .. ne m'abandonne pas. » supplia Riza.

Roy serra les dents et ferma les yeux, tout en la serrant à son tour. Une fine aura bleutée émergea de la peau du brun. C'était le moment.

« Ne pleure pas Riza. Sinon moi aussi je vais craquer et ce sera encore pire. Pardonne-moi de te faire du mal. »

Il l'embrassa sur la joue. Elle leva vers lui des yeux baignés de larmes. Roy était complètement éclairé à présent.

« Je t'aime Roy. J'aimerais tant être avec toi. »

« Moi aussi mon ange. Mon petit chasseur. »

Il parvint à la faire sourire. Le corps du brun commençait à partir en petites paillettes scintillantes. Riza s'accrochait toujours à lui, voulant préserver ce moment le plus longtemps possible. Roy lui pencha soudain la tête en arrière. Il posa ses lèvres sur les siennes. Riza lui répondit avec ferveur, les larmes continuant de couler. La quasi-totalité du corps de Roy avait disparue. Ne restait que la tête.

« Je t'aime. » murmura-t-il à l'oreille de la blonde.

Elle le regarda une dernière fois. Son visage s'effaça à son tour. Les paillettes s'envolèrent, et l'aura disparut. Ne resta qu'Edward, qui retomba à genoux.


« Ooouuuh ! »

En mettant les mains sur ses genoux, il entendit un clic. Le bracelet se décrocha, et tomba par terre. Le blond le prit et le regarda.

« Adieu Roy. Merci de m'avoir protégé. » dit-il.

Sa mère s'approcha de lui, et posa ses mains sur ses épaules. Elle l'aida à se relever. Riza de son côté, essuyait ses yeux. Edward parut réfléchir, puis s'avança vers elle.

« Tenez. » dit-il.

Le jeune lui tendait le Bracelet de Mafdet. Riza le fixa un instant.

« Je crois qu'il vous revient. » reprit Ed.

Riza tendit les mains et recueillit le bijou qu'elle serra contre elle. Une larme coula, et tomba sur la pierre. Trisha et son fils lui dirent au revoir, et lui souhaitèrent bon courage. Elle les remercia d'un signe de tête. Tout à coup, alors que la famille Elric commençait à partir, la pierre du bracelet s'illumina.

« Y se passe quoi ? » s'étonna Edward.

Le bracelet s'éleva dans les airs, puis se tourna, la pierre vers le sol. Un puissant rayon turquoise jaillit. Nos amis crurent distinguer une silhouette à l'intérieur. Et quand la lumière disparut …

« Roy ? » s'exclamèrent-ils.

« Soi-même. » sourit le brun.

C'était bien lui, mais avec un petit quelque chose de différent. Ses oreilles et sa queue avaient disparus. Il portait à présent une chemise blanche avec un jean.

« Mais pourquoi tu ... » fit Edward.

« J'ai eu une petite conversation avec Mafdet. En remerciement pour services rendus, elle m'a offert la possibilité d'être humain. J'ai accepté et me voilà. » expliqua-t-il avec un clin d'œil.

Riza n'en revenait pas. Alors il allait rester ? Et … ils pourraient être ensemble. Roy fouilla dans sa poches et en sortit divers papiers : acte de naissance, carte d'identité ...

« Elle m'a aussi fourni de quoi faciliter mon intégration. Bon évidemment je suis mortel à présent. Mais si Riza veut bien de moi, ça ne sera pas un gros problème. » reprit-il.

Il se tourna vers elle. La jeune femme eut un immense sourire, et se jeta dans ses bras.

« Bien sûr que je veux de toi, quelle question ! » dit-elle.

« C'était pour te faire râler. »

Edward et sa mère échangèrent un sourire.

« Au fait maman, tu savais que Roy m'avait protégé durant mon enfance ? »

« Oui. Je l'ai vu une fois. Enfin je n'ai aperçu que sa silhouette, mais j'ai compris que tant qu'il était là, tu ne risquais rien. »

Roy et Riza allaient s'en aller chacun de leur côté. Avant ça, le brun tint à saluer Ed. Il lui serra la main. Ed pour sa part, lui souhaita une bonne chance et une bonne continuation.

« Pareil pour toi mon grand. A un de ces jours. » répondit Roy.

Après quoi, chacun partit de son côté. Riza posa la tête sur l'épaule du brun, qui l'embrassa. Elle se sentait sereine à présent.